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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 22:26

ACTUALITES : Mardi 8 janvier 2019

Avant 2019 et... 2019 massacre à la tronçonneuse  Photos MLR
Avant 2019 et... 2019 massacre à la tronçonneuse  Photos MLRAvant 2019 et... 2019 massacre à la tronçonneuse  Photos MLR

Avant 2019 et... 2019 massacre à la tronçonneuse Photos MLR

Serait-ce une colonne de Buren échappée de Paris? Une sculpture de Bernard Venet descendue de Nice? Photos F.V.Serait-ce une colonne de Buren échappée de Paris? Une sculpture de Bernard Venet descendue de Nice? Photos F.V.Serait-ce une colonne de Buren échappée de Paris? Une sculpture de Bernard Venet descendue de Nice? Photos F.V.

Serait-ce une colonne de Buren échappée de Paris? Une sculpture de Bernard Venet descendue de Nice? Photos F.V.

AUTRES ACTUALITES : Les Allées ont vécu, place au mail provençal. Les platanes seront abattus, les racines étant fragilisées par un champignon. L’essence choisie ? Des féviers d’Amérique. Ils sont adaptés au manque d’eau et à la ville. Le kiosque est préservé et le boulodrome conservé.

C’est l’occasion de raconter l’histoire du kiosque et ses tribulations…

Le Courrier de Cannes, 27/08/1874.

L’administration municipale s'est décidée à établir le kiosque pour la musique cannoise sur la plus basse allée du Cours en face du cercle du Commerce.

Sans trouver ce changement désavantageux nous croyons néanmoins que l'emplacement primitivement choisi, c'est-à-dire le Petit Cours, était préférable.

Il ne faut point se dissimuler que les  étrangers ne viendront que très difficilement écouter la musique sur la promenade des Allées ; la raison est qu'ils se soucient médiocrement de se voir coudoyer par bon nombre de gamins qui se trouveront là à demeure les jours de concert ; dès lors, puisque le kiosque du Cours est spécialement établi pour permettre aux musiciens de se faire entendre aux indigènes, le Petit Cours, situé entre les cafés de Paris et des Allées eut été préférable, car au plaisir de prendre l’été des boissons rafraîchissantes, on aurait joint celui d'écouter, en étant commodément assis, les airs variés joués par la Musique Cannoise.

 Le kiosque étant placé où il va être établi maintenant, les amateurs de musique seront forcés de rester debout autour du kiosque, ce qui est incommode.

Néanmoins, le kiosque en bois est édifié mais déjà en réparation en 1877. Ce n’est que du provisoire et en proie aux enfants qui le détériorent (il  est appelé à disparaître, c'est vrai, mais n'aurait-on pas mieux fait de le donner à la société de musique de la Verrerie, que de le laisser briser).

Le kiosque construit en 1880 par l'architecte de la ville Louis Hourlier et inauguré le 14 juillet, a une couverture en toile provisoire, l'entreprise de ferronnerie Blaison et Mathieu, de Charleville, adjudicataire de la couverture en fonte, n'ayant pas respecté les délais Echo de Cannes 23/05/1880, puis, enfin, s’érige l'immense champignon destiné à servir d'éteignoir aux effluves de l'harmonie municipale, qui croît tous les jours mais n'embellit pas.

On se demande si la girouette qui en orne le sommet est une allusion aux évolutions politiques de notre député et de notre maire.

Cannes, kiosque à musique Cartes postales, collection particulière.
Cannes, kiosque à musique Cartes postales, collection particulière.

Cannes, kiosque à musique Cartes postales, collection particulière.

Le 6 février 1881 le ton change : La partie du kiosque soutenue par des poutrelles en fer figure, à s'y méprendre, les baleines d'un parapluie gigantesque et musical ; elle est d'un fini, d'une élégance de découpures qui fait penser aux Maures de Grenade et aux arabesques de L’Alhambra.

Jardin public. Carte postale aimablement communiquée par les Archives municipales.

Jardin public. Carte postale aimablement communiquée par les Archives municipales.

Nous serions heureux de connaître « le prix de revient » de cette œuvre magistrale y compris bien entendu celui du chronomètre destiné à récompenser le talent de l'architecte.

LA BLANCHISSERIE DES ALPES-MARITIMES :

La BAM, Blanchisserie des Alpes-Maritimes, fondée en 1884 et fermée en septembre 2009 a marqué le quartier du Cannet-Rocheville à proximité de Cannes.

La famille Grinda qui possédait l’hôtel Westminster à Nice installe la BAM assurant le traitement du linge de la plupart des palaces de la Croisette, de beaucoup de restaurants, de maisons de retraite et même de la station de ski d’Isola 2000.

Elle comptait 100 employés l’hiver et jusqu’à 150 l’été. On y traitait jusqu’à 3 500 tonnes de linge par an, les équipes se relayaient depuis 7 heures le matin jusqu’à 22 heures autour des machines à laver d’une capacité de 250 kg, de la calandre à drap, des calandres à petit linge et de la préparation des expéditions. Au moment du Festival, 7 camions de 12 tonnes partaient ramasser le linge pour le retourner lavé en 12 heures.

L’entreprise de nettoyage Elis a racheté le matériel pour l’installer à Carros.

La BAM angle du chemin du Carimaï et de l’avenue Franklin-Roosevelt.

La BAM angle du chemin du Carimaï et de l’avenue Franklin-Roosevelt.

La famille Grinda a vendu le terrain à la BNP immobilier qui y construira un ensemble de logements et de commerces « esthétiques et paysagers ».

Remerciements à Nice-Matin (27 novembre 2018).

 

JE ME SOUVIENS

J’étais à l’école primaire Maurice-Alice, j'avais une institutrice remarquable, Madame Renaudot ; elle nous avait dit, Mazarin s’adressant à Colbert : « les caisses sont vides, il faudrait lever des impôts ». Ce dernier répondit : « pas aux pauvres, ils n’en peuvent plus, aux nobles, ils donnent du travail à la classe moyenne, il ne reste plus que la classe moyenne qui veut travailler pour devenir riche » ! M.F. -11 ans-80 ans - on ne sait jamais quel souvenir de classe s’imprime en nous !

 

CE MOIS A CANNES : Naissance de René Vietto le 17 février 1914 dans le quartier du Four à Chaux, (Rocheville).

13 avril 1934 : Il gagne alors le grand Prix Wolber, réservé au moins de 25 ans. C’est une épreuve probatoire pour passer professionnel.

Il entre dans la légende dans la 11e étape Nice-Cannes. Il se surpasse au col de Braus et arrive à Cannes avec plus de 3 minutes d’avance sur Magne et Murtano. Il sera « Le roi René ».

En 1935, il gagne la première étape alpestre du tour de France cycliste. Il emporte déjà dans les rayons de sa bicyclette des reflets méditerranéens… nous voudrions que son âme soit gonflée sans menace de crevaison… signé PLURES peut-on lire dans Le Littoral.

 Recueil 1939 tour de France Gallica . 18 e étape Troyes-Paris ; René Vietto à gauche , équipe du Sud-Est, Albert Préjean, et le vainqueur du tour, Sylvere Maes équipe de Belgique. Recueil 1939 tour de France Gallica . 18 e étape Troyes-Paris ; René Vietto à gauche , équipe du Sud-Est, Albert Préjean, et le vainqueur du tour, Sylvere Maes équipe de Belgique.

Recueil 1939 tour de France Gallica . 18 e étape Troyes-Paris ; René Vietto à gauche , équipe du Sud-Est, Albert Préjean, et le vainqueur du tour, Sylvere Maes équipe de Belgique.

S’installe à Cannes un magasin de cycles René-Vietto, rue Jean-Jaurès où vient travailler Apo Lazaridès. Celui-ci habite au Four à Chaux avec ses parents qui ont quitté le bassin houiller du Pas-de-Calais.

Vietto et Lazaridès auront les mêmes premiers entraînements, les boulevards Carnot et Paul-Doumer, les routes de Grasse et Saint-Vallier. Ils appartiendront tous les deux au Vélo-club Boccassien, club fondé en 1910.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Mardi 5 Février : visite guidée par Madame Saïa de l’exposition Enfance cannoise, quelle histoire ? Archives Municipales Rue Docteur-Calmette. Goûter de crêpes à la brasserie La Rotonde boulevard de la République

Jeudi 7 Février : à la demande de Cannes Bel Age, A l’ouest de Cannes, diapo-conférence par madame F Grac, illustrée par Irène Payan. 14h30, Espace Prévention santé de Cannes Bel Age, 2 rue Sergent-Bobillot. Inscriptions dans les clubs Bel Age.

Mardi 19 Février : conférence Cannes et Thorenc liens anciens mais éphémères par monsieur Edouard Heyraud. 15h Maison des Associations 9 rue Louis Braille.

Pour tous renseignements : ( 06 10 83 12 39.

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 21:20
BILLET N° 105 JANVIER 2019

ACTUALITES

L’église Notre-Dame de Bon Voyage se refait une beauté ainsi titre Nice-Matin le 25 octobre 2018.

La dépose des vitraux de Charles-François Champineulle, pour leur restauration est déjà faite. L’intérieur du bâtiment sera nettoyé à l’éponge humide… pour redonner de l’éclat et de la luminosité.

La face cachée de l’église. Photo MLR

La face cachée de l’église. Photo MLR

Son histoire ne figure pas dans le guide Michelin 1961, 6,25 NF!

Au XVIe siècle, la chapelle Notre-Dame des Sables est construite sur les dunes du bord de mer. Elle offre un abri aux habitants cherchant à se protéger de la peste bubonique.

En 1553, Notre-Dame des Plans devient Notre-Dame des Sables sur le chemin tirant vers Antibes. Dès 1592 elle est connue sous le nom de Notre-Dame de Miséricorde puis Notre-Dame du Bord de Mer, pour la distinguer de la chapelle de la Miséricorde des Pénitents noirs. Elle mesure environ 26 mètres de long.

Lors de l’invasion des troupes espagnoles en 1635 sur les îles de Lérins, la chapelle est transformée en fortin. Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, les marins et les pêcheurs viennent demander à la Vierge aide et protection.

A la Révolution on y entrepose le bois destiné aux troupes. Elle sera ensuite vendue à un Grassois, Joseph Tournaire, tonnelier.

Napoléon a bivouaqué au soir du 1 er mars 1815 contre les murs de l’ancienne chapelle Notre-Dame de Bon-Port, encore une variante d’appellation.

L’église sera vendue avant d’être rachetée par la Ville.

Au XIXe siècle, il est décidé d’en construire une plus grande. L’architecte en est Laurent Vianay.

La première pierre, bénie par l’évêque de Fréjus, diocèse dont dépendait la ville, fut posée le 15 décembre 1868, mais le désastre de 1870 stoppa les travaux, et pour en financer l’achèvement une carte (voir photo ci-dessous) fut vendue.

BILLET N° 105 JANVIER 2019

Les travaux reprirent en 1883, mais ne furent jamais achevés, faute de moyens : il manque en effet un clocher ainsi que les deux tours (face Ouest), le déambulatoire (face Est), l'abside et le presbytère. Cette église devait d'ailleurs s'étendre plus encore et atteindre la rue des Belges mais tout cela ne fut pas fait lors de la construction et leur édification remise à plus tard. Cette nouvelle église, 45 mètres de long, placée sous la protection de Notre-Dame de Bon Voyage, fut ouverte au culte le 2 novembre 1879.

L’église est consacrée le 21 novembre 2004. Les reliques de trois saints libanais, sainte Rafqa, saint Hardini, saint Charbel, tous trois canonisés, furent installées le 3 avril 2005.

BILLET N° 105 JANVIER 2019

Sources : Histoire d’Espaces Publics. Ville de Cannes. M. David.

                 Nice-Matin 25 octobre 2018.

 

ACTUALITES

SIEGL 1880, bijouterie-horlogerie ferme ses portes. Elle fut exploitée par la famille Siegl à Cannes depuis près de 140 ans

Dernière devanture, 54 rue d’Antibes. Photo Siegl 1880.

Dernière devanture, 54 rue d’Antibes. Photo Siegl 1880.

Ce commerce fut géré de père en fils depuis quatre générations.

La lignée de bijoutiers Siegl à Cannes commence avec Paolo Siegl, orfèvre né à Florence sur le Ponte-Vecchio en 1856. Pour trouver un climat de liberté, il était libre penseur, il arrive à Cannes. Paolo y fonde les ateliers et la première boutique en 1880, à l’angle de la rue d’Antibes et de la rue La Fontaine (emplacement actuel de United Colors of Benetton.) Il y installe son atelier en contractant accord avec un membre de la famille Galeotti.

Il épousa Pauline Thibaud, native de Nice en 1861. De ce mariage naquirent trois garçons. L’aîné devait s’appeler Démophile, ami du peuple, l’officier de l’Etat-Civil enregistra Théophile, ami de Dieu, au désespoir de son père ; le petit-nom du cadet fut Dante-Galilée. En 1891, les deux frères moururent en bas âge à trois jours d’intervalles, victimes d’une épidémie de grippe venue de Russie qui se répandit dans le monde entier. Le dernier, Démophile, vint au monde en 1894.

En 1886, Paolo Siegl transféra son activité rue Bivouac Napoléon.

Paolo Siegl décède en 1901.

Lors de l’enterrement de Paolo Siegl, ses amis libres-penseurs, avaient recouvert son cercueil d’un textile représentant une pensée de couleur écarlate confondu par certains avec un drapeau rouge. Le cheval qui tirait le corbillard glissa sur un rail de tramway. Des utopistes, témoins de cet incident, y virent « un signe du ciel ».

Veuve de Paolo, Pauline Thibault, remariée à François Bovéro, transféra l'activité à l'angle de la rue Chabaud et de la place Châteaudun (aujourd'hui place Gambetta) où est exploité de nos jours Optic 2000. Elle donna naissance à son quatrième enfant en 1904, prénommée Francine. Où Démophile Siegl, fils de Paolo et de Pauline s'associa un temps avec son beau-frère Pierre Reybaud avant de s'installer avec son épouse Augusta Silva en 1931 au 48 (actuellement 54, rue d'Antibes) dans un local déjà exploité au XIXe siècle par les joailliers Gérard et Fontana.

Au décès de Démophile en 1977 ses enfants Paul et Roger ont tenu ensemble l'affaire.

Puis Paul s'est installé à Antibes laissant Roger exploiter le commerce.

En 1989, Jean-Marc fils unique de Roger et de Maguy Bonetto a repris le flambeau et a su perpétuer le savoir-faire ancestral.

BILLET N° 105 JANVIER 2019

Broche Galapagos :

Fabricant : Ateliers Siegl 1880. Créateur : Jean-Marc Siegl. Broche Bij'art possédant un certificat de pièce unique.

La tête de la tortue est sertie d’un saphir taille poire de 2,17 carats et de 2 diamants taille brillant pour 0,04 carat l’appairage.

La carapace est incrustée de 14 pépites en or natif (vierge) pour 131,00 carats

Fiche du bijou : http://siegl1880.com/details/broche-galapagos-des-ateliers-siegl-1880/

Propos de Roger, Jean-Marc, Olivia Siegl recueillis par MLR. Qu’ils en soient remerciés.

 

JE ME SOUVIENS

Je me souviens de mon grand-père, Marc, brigadier tirailleur d’artillerie. Il se trouvait en convalescence en Champagne après avoir fait la campagne de Verdun. On buvait le champagne à l'apéritif, champagne d'un  propriétaire-récoltant, château Germain. Quand il revint de guerre, à l’étonnement des convives, il fit de même. Je pense que nous sommes les premiers à Cannes à avoir créé cette habitude. J.M.M.

 

LE RESTAURANT LA POTINIERE, UN RESTAURANT POUR LES FÊTES.

BILLET N° 105 JANVIER 2019
BILLET N° 105 JANVIER 2019
BILLET N° 105 JANVIER 2019

Ce sont les grands-parents de Lawrance Drigeard Desgranier, Henry et Elisabeth, qui ont fondé en 1948 l’établissement Le Provençal, qui reste un salon de thé.

1982, changement de nom, la mère de L. Drigeard Desgranier le transforme en restaurant, restituant l’ancien patronyme ; il prend la suite représentant la troisième génération.

ON NOUS COMMUNIQUE

Jeudi 24 janvier : Journée mimosa en covoiturage. Le matin : Visite du massif de la Croix des Gardes animée par monsieur Pierre André Cottrant éco-garde forestier. Déjeuner au village de Tanneron : restaurant des Voyageurs.

Après-midi : Visite des Etablissements Vial mimosistes et apiculteurs. Rendez-vous à 9h 45 devant la stèle du Libérator à la Croix des Gardes.

En cas de pluie rendez-vous directement au restaurant pour 12h 30.

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 15:08

JE ME SOUVIENS

Après avoir lu Je me souviens le livre de Georges Perrec (1936-1982), nous ferons dans les mois qui suivent un petit travail de mémoire que nous vous invitons aussi à faire. … Ces petits morceaux de quotidien … ne valent pas la peine de faire partie de l’Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d’Etat, des alpinistes et des monstres sacrés…

Durant l’été, le Festival pyrotechnique commençait par la musique Cannes.

Pochette du CD Cannes. (don de Monsieur Cancelloni).

Pochette du CD Cannes. (don de Monsieur Cancelloni).

LES AUBERGES DE JEUNESSE (suite)

C’était après la guerre de 40, le tourisme en culottes courtes.

En 1958, le maire de Cannes, Louis Nouveau, à la demande de Jacq Bright de Londres de créer une auberge de jeunesse, lui répond : Il est pratiquement impossible de trouver soit un immeuble soit même un terrain disponible, tout au moins à proximité de la mer, vous auriez intérêt à vous adresser à d’autres municipalités.

Pourtant, depuis 1948, une auberge de jeunesse avait fonctionné à l’île Sainte-Marguerite (mais elle avait fermé en décembre 1956), sur une portion de terrain dans l’ancien fort. Elle groupait dix jeunes gens de toutes nationalités. Elle n’annonçait rien que des dortoirs sous abri avec à proximité trois douches, les garçons disposaient de deux rampes. Trente tentes pouvaient s’installer dans le terrain avoisinant.

Créée en 1953, l’auberge de jeunesse du 19 du boulevard de la Source fonctionnait six mois par an, disposant d’une cinquantaine de lits au maximum. Elle était tenue par un propriétaire-gérant, Monsieur Thébault, professeur d’E.P.S. au lycée Carnot. L’organisation était défectueuse au point de vue hygiène.

Des possibilités de couchage existaient au Cercle Nautique, (actuel Hôtel Mariotte) jusqu’à sa destruction, puis provisoirement à la villa De Clercq pendant la construction du premier Palais des Festivals (villa De Clercq , avenue Francis Tonner, appartenant encore à la famille Rothschild qui sera achetée par la Ville, et sera choisie pour y ériger le Palais des Sports). Des possibilités de placement de couchage existaient aussi dans le château de La Bocca.

Camping, parc du château de La Bocca. Photo aimablement communiquée par les Archives municipales de Cannes.

Camping, parc du château de La Bocca. Photo aimablement communiquée par les Archives municipales de Cannes.

Plus tard, le Châlit, 27 avenue Maréchal-Gallieni, non affilié à la FUAJ, ce qui offrait une plus grande liberté d’hébergement. Possibilité de 16 lits en dortoirs ou chambres de quatre et deux dortoirs. La chance : pas de couvre-feu. Prix 13,7 €. Source : Guide du Routard 2001.

Le Châlit. Photo Frédéric Vincent.

Le Châlit. Photo Frédéric Vincent.

F. V. fait la réserve suivante : il semble curieux que cet immeuble ait accueilli une auberge de jeunesse ; l’immeuble fait angle avec l’impasse du 11 novembre, qui est en déclivité et où sont implantées diverses constructions un peu hétéroclites, je penserais plutôt à une installation dans l’une de ces constructions ?

Un Centre International de Séjour, 35 avenue de Vallauris, qui se vantait de n’être qu’à 2 kilomètres de la gare. Belle auberge de jeunesse qui proposait 64 couchages en tout, en dortoirs de six, la porte étant fermée à 1 heure avec l’assurance de dormir à la belle étoile pour les retardataires. 7,6 à 12,2 F la nuit.

Villa Elodie, 35 avenue de Vallauris.

Villa Elodie, 35 avenue de Vallauris.

Banana’s Camp proposera un hébergement de 16 chambres (single, double, dortoirs…) réparties sur 800 m² entre les rez-de-chaussée, premier et deuxième étages et mansarde du bâtiment. Il pourra accueillir en tout 97 personnes.

L'auberge de jeunesse offrira une cuisine ouverte, une salle à manger, un salon internet, une bibliothèque, des loisirs ainsi que 8 places de stationnement (dont 2 accessibles aux personnes à mobilité réduite).

Côté prix, il faudra débourser entre 25 et 45 € la nuit.

Nous sommes loin de la description de celle de l’île Sainte-Marguerite faite par les Services d’hygiène : fermeture arbitraire des W.C. à l’étage pendant la journée, si elle évite une consommation d’eau, oblige les occupants à utiliser la seule feuillée existante à l’auberge, soit d’autres lieux improvisés dans le camp…

Le personnel de l’auberge est insuffisant en nombre.

Quant au personnel sanitaire, il est inexistant. Aucune personne n’est en mesure de donner les premiers soins à un malade, ni les premiers secours à un blessé. De plus, aucun médecin n’a charge de surveiller la santé de ces cent jeunes gens. Aucune infirmerie, aucune salle d’isolement ne sont prévues.

Faut-il prévenir la nouvelle organisation, Banana’s Camp (billet N° 103), de ces impératifs ou bien ont-ils changé ?

Sources : Archives municipales 22 W 577.

NOEL A L’ORPHELINAT DU SACRE-CŒUR :

Situé rue de Mimont (actuellement Logis des jeunes de Provence) pendant longtemps, les officiers et marins américains en escale à Cannes ont fréquenté l’orphelinat, apportaient aux enfants leur sympathie et de nombreux cadeaux. A l’époque de Noël, de grandes fêtes toutes simples réunissaient ceux qui, pour des raisons diverses, se trouvaient ainsi éloignés de leurs familles. Les orchestres de la VIe Flotte animaient la soirée autour de l’arbre richement décoré et les enfants de l’Institution n’ont jamais manqué de cadeaux « made in USA »…  Source Nice-Matin 18 mai 1968.

27 Décembre 1963 . Photographie officielle de la ''US. NAVY''

27 Décembre 1963 . Photographie officielle de la ''US. NAVY''

CE MOIS A CANNES :

27 décembre 1882 : l’eau atteint 2 mètres à certains endroits dans les rues. La mer est démontée après les pluies habituelles de la Saint-Michel (le 16 octobre)

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE :

Un aimable lecteur, bien connu de nos lecteurs, F.V., nous a adressé ces quelques lignes faisant suite au billet N° 102 d’octobre 2018.

Le 12 janvier 1901 André Capron, premier adjoint célèbre le mariage du Dr Ernest Duchesne avec la jeune Rosa Lassallas. Le père de la mariée, décédé en 1881, était médecin, et un témoin de la mariée, le Dr Pouzet, est un des fondateurs de la Société Protectrice des enfants du premier âge, plus connu des Cannois sous l’appellation de « La Goutte de Lait » du boulevard Guynemer.

André Capron connait également très bien la famille de la mariée. En effet le couple Capron a acheté en 1893 à Madame Lepine veuve du Dr Lassallas le château de Passins, situé dans l’Isère,   vaste propriété de plusieurs centaines d’hectares. Propriété qui avait appartenu à la famille des comtes de la Barge de Certeau, dont un membre de cette famille épousera en 1900 à Cannes la sœur de Charles Vincent, fondateur avec des médecins de la « Goutte de Lait ».

Enfin, Madame Lepine veuve du Dr Lassallas, a épousé en 1887 à Passins Ernest Sembach, artiste peintre belge, ils auront un fils André, né en 1892 à Cannes, dont vraisemblablement le parrain de baptême est André Capron. De l’inédit comme on l’aime, chaleureux merci à F. V.

ON NOUS COMMUNIQUE

Lundi 3 décembre : Cannes insolite et méconnue, diapo-conférence par Michelle David pour Cannes Bel-Âge à 14h30. Salle des Mutilés, 45 rue de Mimont. Inscription dans les clubs Bel-Âge.

Samedi 15 décembre : Les voyages du Chevalier Lycklama dans les régions du Levant, diapo-conférence par Madame Marie-Luce Véran, directrice adjointe du Musée de la Castre à 15h. Maison des Associations 9 rue Louis- Braille à Cannes, suivie du traditionnel buffet de fin d’année. 

Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39 ou par mail amisarchivescannes@orange.fr

Mardi 4 décembre à 16h30 : La Direction municipale des archives organise un évènement pour ce mois de décembre 2018, Mme Cervera présentera une conférence sur Les prisonniers arabes sur l’île Sainte-Marguerite.  

Pour tous renseignements ( 04 89 82 20 70 

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 14:01

 

ACTUALITES 

- CHARLES AZNAVOUR a fait sa première apparition à la télévision le 3 août 1955 dans Télé Paris à Cannes. Il devient ensuite un habitué des shows de variétés : les Carpentier, le Muppet Show…

Que lui avons-nous fait pour qu’il préfère s’installer à Mougins puis à Mandelieu plutôt qu’à Cannes ?

- Dans le cadre de son plan de revitalisation commerciale du secteur Prado - République, David Lisnard a annoncé la création d'une auberge de jeunesse.

Baptisée Banana’s Camp, elle ouvrira ses portes début 2019, au sein de la Villa Clotilde, au 18 Boulevard de la République. Les travaux commenceront dès le mois de septembre prochain.

La villa Clotilde a été construite vers 1872. On peut l'attribuer à l'architecte cannois Charles Baron par la comparaison de sa façade sud avec le dessin de celle de la villa Clairette. Le jardin a été agrandi au nord lors du prolongement, envisagé dès 1883, de la rue Legoff, actuelles rues Legoff et Louis-Nouveau. Il a été rétréci au sud-ouest par l'élargissement du carrefour boulevard d’Alsace - boulevard de la République.

L’entrée à l'ouest s’ouvre sous un porche couvert en terrasse d'agrément. Sur la façade sud toutes les baies ont une balustrade.

Le petit jardin irrégulier conserve des pins parasols et des phoenix canariensis.

Villa Clotilde, 18, Boulevard de la République.

Villa Clotilde, 18, Boulevard de la République.

Cette villa a été construite sur un terrain faisant partie d’une plus grande propriété recueillie de la succession de la famille Merle. La propriétaire en est Madame veuve Sardou. Sa fille unique, devenue l’épouse de Joseph-Léon-Vincent Legoff maire de Cannes, en devient propriétaire. Leur fille Claire à son tour en hérite et épouse Alfred Lacour, ingénieur des mines… pour en savoir plus notre publication Le Quartier de la République, page 12.

La villa va conserver son aspect d’origine, celui d’une belle maison bourgeoise des années 1865-1870. T.G.

HOTEL WESTMINSTER, HOTEL CLUB LE FLOREAL

Décidément l’économie touristique croit en Cannes. Ce ne sont que des aménagements à la recherche des étoiles.

Photo MLR.

Photo MLR.

57, Boulevard d’Alsace le grand chantier est terminé. Nous allons en relater l’historique.

Ce fut une construction modeste vers 1870 dans ce qui était le chemin des Gabres. Il est construit par une famille qui possédait plusieurs biens et voyageait beaucoup en Europe, la famille Gauthier. En 1876, les frères Ancey, natifs de Lyon, dirigent l’hôtel. A la suite de l’élargissement du chemin des Gabres, en 1870, M. Ancey demande l’autorisation d’ouvrir une porte sur le futur boulevard, le modeste pignon reste discrètement sur le chemin.

Puis l’hôtel reste à la même famille, la dynastie Beccaria. Entre 1880 et 1910, Joseph Beccaria agrandit par étapes l’hôtel existant en achetant une parcelle à côté de l’ancien immeuble. Puis il abandonne le premier bâtiment construit .

Le peintre E. Degas s'y serait installé, n’ayant pas les moyens de payer sa chambre, il aurait proposé un tableau à Joseph Beccaria qui aurait refusé.

Carte postale aimablement communiquée par les Archives municipales.

Carte postale aimablement communiquée par les Archives municipales.

L’hôtel comptait trente chambres, il fonctionnait pendant l’hiver, beaucoup d’Anglais et de Russes s’y installaient pour plusieurs mois. Smokings et robes du soir étaient les tenues de rigueur au dîner… mais il fallait monter les brocs d’eau dans les chambres, l’hôtel ne proposant qu’une salle de bains et deux W.C. par étage.

Des statues encore épargnées. Photo MLR.Des statues encore épargnées. Photo MLR.

Des statues encore épargnées. Photo MLR.

En 1928, les frères Beccaria désirent agrandir l’hôtel sur l’emplacement de l’ancienne villa de Madame Sicard, Le Nid, afin de créer dix-huit nouvelles chambres.

La guerre rend la fermeture de l’hôtel inévitable, il est alors occupé par les Italiens puis par les Allemands. En 1946, c’est au tour des Américains.

En 1974, Pierre Bonneau, époux de la fille de Ferdinand Beccaria, acquiert un petit immeuble accolé à son hôtel qui lui permet de l’agrandir de dix-huit chambres. Finalement en 1977, il est vendu en résidence de vacances à la caisse de retraite IRIS en 1977. C’est l’hôtel Le Floréal.

Acquis en 2017 par le Groupe Boucau, cet hôtel centenaire a été complètement réhabilité pour apporter tout le confort du XXIe siècle. Ont été conservés son architecture niçoise  Belle Epoque  et son parquet d’origine.

COMPLEMENTS D’ENQUETE : un lecteur assidu a lu aux Archives municipales un nouveau problème concernant le tabac : son magasinage. La maison de Mr Saissy, rue Saint-Honoré ou la chapelle Sainte-Anne s’avèrent insuffisants quand la récolte est bonne.

Et d’ajouter qu’en 1811, un décret interdit, après avoir enlevé les feuilles marchandes, de réutiliser les pieds et d’utiliser les feuilles restantes sous peine désormais d’être interdit de culture.

La quantité de terre est précisée, le nombre de pieds fournis, ainsi, aux Gabres, 4 000 pieds seront espacés de 75 cm.

Permis de culture Messidor An XII. Archives municipales . Sources 3 F12, 3 G 2.

Permis de culture Messidor An XII. Archives municipales . Sources 3 F12, 3 G 2.

RECTIFICATIF : Le Roustan de la rue Roustan qui n’existe plus, était Pierre Roustan médecin descendant du premier médecin installé à Cannes en 1750. Il habitait à Cannes villa Sainte-Claire à l’angle de la Croisette et sa fille épousa le commandant André. (Billet N° 101).

ARMISTICE DU 11 NOVEMBRE 1918

La guerre, c’est l’abattoir international en folie. Céline.

BILLET N° 103 NOVEMBRE 2018

Pour avoir vu ces deux dessins aux Archives municipales, je me devais de vous les communiquer.

ON NOUS COMMUNIQUE

Jeudi 8 novembre : Musée des Arts Asiatiques à Nice. Visite de l’exposition Ors d’Asie en compagnie d’une conférencière du musée. Rendez-vous à 14h45 à l’entrée du musée. Après la visite, possibilité de prendre un thé au Négresco.

Samedi 17 novembre : Forum Histoire et Généalogie. Maison des Associations, 9 rue Louis-Braille à Cannes, salle 1901. Entrée libre.

Pour tous renseignements 06 10 83 12 39 ou par mail amisarchivescannes@orange.fr

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 22:52

Notre ami Jean Basset nous a quittés ce vendredi 6 septembre.

Il représentait beaucoup pour les Amis des Archives dont il était un membre de la première heure.

Nous l’avions revu au mois de juillet pour l’édition du N° 100 de notre blog. Nous n’imaginions pas alors que ce serait sa dernière apparition parmi nous.

Sa disparition brutale est un choc pour ceux qui le côtoyaient au sein de notre association dont il était un membre actif et son souvenir ne cessera de nous accompagner au cours des billets à venir. 

ACTUALITES :

A la vente aux enchères du mercredi 15 août il a été vendu une aquarelle de Paul Signac d’avril 1931. Elle fait partie de la série des Ports de France. Elle a atteint la coquette somme de 24 000 € par un particulier. Elle avait été mise en vente et vendue à Drouot en juin de cette année pour 16 000 €.

Paul Signac Cannes, avril 1931. Aquarelle 27 x 44.

Paul Signac Cannes, avril 1931. Aquarelle 27 x 44.

CE MOIS A CANNES : LA VALSE A LA RUSSE

Le Littoral, 21/10/93. Echos mondains. — II est question d'acclimater, cet hiver, dans les salons, la valse à la russe, qui ne se danse pas seule à seul entre danseuse et cavalier ; en effet, les danseuses passent, dans le cours d'une même valse, de danseur à danseur, sans pouvoir faire plus de deux tours avec chacun. C'est le jeu du volant à l'usage des salons, où le jeune homme jouera le rôle de la raquette.

Avec cette valse — la tranquillité des parents — plus de conversations intimes, mais aussi plus de refus à personne ; plus de favorisés, mais aussi plus de délaissés, la danseuse appartient à tous les danseurs.

LIENS ANNEXES : C’est L’Hôpital qui se moque de la Charité. Jean Noël FABIANI.

On peut y lire le parcours étonnant et discret d’Ernest Duchesne (1874-1912). Il étudia avec passion l’interaction entre l’Escherichia coli et le Penicillium glaucum dans des boîtes de Pétri. Des cobayes atteints de dose mortelle de bacille de la typhoïde traités au Penicillium survivaient. Il soutint sa thèse le 17 décembre 1897. Mais Ernest est amoureux, il a 20 ans. Elle s’appelle Rosa Lassallas, elle est cannoise, originaire d’Algérie et habite au 2 boulevard de La Croisette.

 2, La Croisette.

2, La Croisette.

Rosa meurt de tuberculose deux ans plus tard. En quelques années, il traîne sa peine et sa fatigue et rejoint Rosa au cimetière du Grand-Jas en 1912, il avait 37 ans. La découverte de la pénicilline aurait pu être française.

Une plaque a enfin été déposée sur sa tombe en 1974 :

 Au médecin-Major Ernest Duschesne

1874- 1912

Précurseur de l’antibiothérapie en 1897.

Les Anciens Elèves du Val-de-Grâce et de l’Ecole de Lyon,

1974

 

 Il est enterré au caveau Sembach, allée du Dépositoire N° 31.

Il est enterré au caveau Sembach, allée du Dépositoire N° 31.

Jeanne Sembach est la mère de son épouse.

Merci à Madame le Conservateur du cimetière du Grand-Jas pour cette précision.

DEUX PERSONNAGES qui achèvent la rubrique Cannes avant l’arrivée de Lord Brougham

Docteur ROUSTAN, premier médecin cannois : l’état sanitaire était lamentable en 1767 lorsque la municipalité cannoise s’en inquiéta vraiment. Certes la ville comptait « des chirurgiens » et des chirurgiens-barbiers. Ces derniers, parfois de bonne volonté, étaient souvent des charlatans. Ils alliaient, dans l’exercice de leur art, l’astrologie de bonne-femme, la médecine campagnarde et les boniments de colporteurs !

Le 30 décembre 1767, la municipalité délibéra à ce sujet : … Ceux qui n’ont pas les mêmes moyens n’ont pas cette ressource (appeler un médecin étranger) et on a le désagrément de voir cette perte précieuse d’hommes, enlevés à la fleur de l’âge, priver la communauté de cultivateurs et autres gens de peine, c’est rendre les travaux plus chers et plus difficiles… Enfin les pauvres admis à l’hôpital y languissent et surchargent l’œuvre dont les revenus sont insuffisants.

Il fut décidé de faire à un médecin des propositions assez avantageuses pour l’engager à venir s’installer à Cannes et l’on délibéra au sujet d’un habile médecin.

Le choix se porta sur le docteur Darluc qui exerçait alors à Caillan qui refusa.

La municipalité chercha parmi les rares Cannois d’origine ayant le titre de médecin celui qui accepterait de revenir dans sa ville natale… C’est alors que l’on songea au docteur Roustan qui exerçait à Lambesc. Il accepta en précisant que les visites devraient lui être payées à raison de six sols il soignerait gratis les pauvres et les malades de l’hôpital. Quant à ceux du Cannet ils devraient lui fournir un cheval pour son transport tant à l’aller jusqu’au retour.

De plus, le docteur Roustan demandait un logement et l’exemption des droits de piquet pour sa famille et son domestique.

Aucune rue ne porte son nom, en fait il y en avait une, elle fut débaptisée pour devenir la rue Commandant-André.

Source : Emmanuelle de Marande, Cannes et Lérins, grands hommes et petites anecdotes.

FRANCOIS VARALDI : Il est issu d’une famille de tisserands arrivée à Cannes vers 1770. Il y est né le 24 août 1818. Il cherche sa voie d’abord dans la marine. De 16 à 19 ans il est novice à Antibes et participe à deux campagnes de plus de huit mois. Il passe alors matelot. Mais c’est en Louisiane qu’il va tenter fortune. Planteur, il y cultive maïs, coton, tabac, indigo et surtout la canne à sucre. Des sucreries extrayaient mélasse et cassonade, le personnel est composé d’une vingtaine d’esclaves au moins.

En 1843, il épouse à Paincourtville Marguerite Rodrigue, dix-neuf ans, fille d’émigrés venus du Portugal (1671) et d’Allemagne (1679). Ils auront six enfants. Le premier meurt à quatre ans, noyé dans le bayou Lafourche, son corps est trouvé à demi dévoré par les crocodiles.

Plusieurs acquisitions le rendent propriétaire de plus de deux cent cinquante hectares de terrains. Enrichi par son commerce, il rentre à Cannes en avril 1858 avec toute sa famille après une traversée pénible de trente-sept jours.

C’est dans sa ville natale qu’il fait bâtir une parfumerie sur un terrain situé entre le 23 rue d’Antibes et la rue Buttura, alors impasse du Châtaignier, ruisseau qui n’est pas couvert à cette époque. En 1858, il s’y trouvait, un jardin et une orangerie au nord, une vaste bâtisse de quatre étages au sud : au 23, au milieu du terrain, se dressait une maison de deux étages où logera la famille Varaldi.

Le macaron de la famille, rue d’Antibes.

Le macaron de la famille, rue d’Antibes.

L’usine ouvrait sur l’impasse du Châtaignier.

En 1859, François va prospecter sa clientèle à New York, Baltimore, et à la Nouvelle Orléans, pour ses commandes de jasmin, fleur d’oranger, lavande, huiles d’amande, d’olive, menthe et verveine… Une quarantaine d’ouvriers assureront la fabrication des produits de parfumerie.

Voyageur infatigable, il aura traversé l’Atlantique cinq fois dans les deux sens. C’est en 1875 que François Varaldi entre à la loge La Vraie Lumière. Le 26 novembre de la même année, avec huit associés, il crée une Banque Populaire et dépose à cet effet 100 000 F. En 1904, il réalise un partage entre lui et ses cinq enfants : chacun d’eux aura un lot d’une valeur de 90 000 F. Il décédera le 18 décembre 1905.

 Entre temps, le ruisseau a été couvert, l’impasse du Châtaignier, en 1897, prendra le nom de rue Buttura. La Ville s’engagera à ce que les enterrements, partant de l’Eglise Notre-Dame de Bon Voyage, n’empruntent pas cette rue comme trajet exclusif. La vieille usine sera détruite en 1911.

Plots empêchant les convois funèbres de passer. Photo MLR.

Plots empêchant les convois funèbres de passer. Photo MLR.

Sources : Andrée Bachemont d’après les documents aimablement prêtés par Monsieur Charles Varaldi. L’article a été publié dans le bulletin n° 30 de notre association L’Ami des Archives.  

Les personnages qui ont illustré la vie cannoise sont nombreux. Ils ont fait l’objet de deux publications Elles et Eux éditées par les archives municipales.

ON NOUS COMMUNIQUE :

Jeudi 11 octobre : Journée culturelle à La Bocca. Matin : visite pédestre des principaux sites. Déjeuner à l’école hôtelière. Après-midi : présentation d’autres lieux boccassiens par J. Lecomte et M. David à travers un diaporama préparé par Irène Payan. Rendez-vous au Conservatoire de musique, avenue Docteur-Picaud. Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39.

LES ARCHIVES MUNICIPALES présentent du 2 octobre 2018 à juin 2019

Enfances cannoises, quelles histoires ? Exposition à l’Espace Calmette. 

Du lundi au vendredi de 13H00 à 17h30. Entrée libre et visites guidées ( 04-89-82-20-70

 

BILLET N° 102 OCTOBRE 2018
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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 15:56

ACTUALITES : Vendredi 27 juillet 2018

Monsieur le maire de Cannes, David Lisnard, a levé le voile sur le nouveau nom de l’ancien boulevard d’Alsace prolongé, rebaptisé en hommage au chanoine Francis Cœuret ancien héros de la Résistance azuréenne dès 1940 et Juste parmi les nations en 1993.

Le choix du lieu n’a rien d’anecdotique puisque il relie l’église Notre-Dame des Pins, dernière paroisse du chanoine Cœuret dans les années 1970 et la Croix de Lorraine dans la Roseraie de la pointe Croisette, signe de ralliement de la résistance française.

BILLET N° 101 SEPTEMBRE 2018

LA VILLA LA JUNGLE DU ROI

Un article de l’hebdomadaire Le Point N° 2390 présente la villa La Jungle du roi propriété de Philipp Plein, créateur de modes.

Philipp Plein a commencé sa carrière en vendant des couffins pour grands chiens. Sa vidéo est à consulter, la villa semble sortir d’un conte des Mille et une nuits. Sa villa, située 3 rue de Lille au Petit Juas, est décorée par son ami peintre, Alec Monopoly qui avait séjourné trois mois chez lui. Quand Phillipp Plein l’a achetée en 2013, elle possédait déjà ses trois parties datant de 1920, puis 1950.

Villa l’Oasis avant l’achat par P. Plein. Photo aimablement communiquée par l’agence Europa 2, boulevard de la Croisette.

Villa l’Oasis avant l’achat par P. Plein. Photo aimablement communiquée par l’agence Europa 2, boulevard de la Croisette.

Avant ... après ...

Avant ... après ...

CE MOIS À CANNES : Archives municipales 3 R 33 ; 30 septembre 1942.

Deux sports manquent à Cannes, le premier est le tir aux pigeons, très facile à organiser, le deuxième est la chasse à courre au renard et au sanglier. Il peut attirer un grand nombre d’étrangers surtout des Anglais comme à Pau et à Biarritz. Les montagnes de l’Estérel me paraissent un terrain idéal pour les chasses, il est accidenté et rempli d’obstacles, ce que recherchent surtout les chasseurs de renards. Signé Rochechouart, 9 rue Saint-Honoré Cannes.

 

COMPLÉMENTS D’ENQUÊTE

Une aimable lectrice ayant lu le livre de M. Dagonnot Le Masque de fer à l’île Sainte-Marguerite, nous fait découvrir un arbre, le filaire qui attendait l’arrivée des Anglais.

Près du cimetière de Crimée à l’île Sainte-Marguerite, se dressent des filaires à feuilles étroites, phillyrea augustifolia qui seraient les plus vieux arbres de Cannes, datant de 400 ans. Merci à T. G.

BILLET N° 101 SEPTEMBRE 2018

LA VÉGÉTATION AVANT L’ARRIVÉE DES ANGLAIS (suite)

Nous allons traiter de quelques plantes qui se trouvaient dans des propriétés à des fins utilitaires.

Quelques propriétaires, riches bourgeois possèdent de nombreux biens comme Pierre-Remy Hibert, maire de Cannes en 1790, cultivant oliviers et vignes à la Foux, Jean-Joseph Demarest dont les plantations sont aux Gabres depuis 1772, Jean de Riouffe qui possède aussi une propriété aux Gabres.

En 1779, on recense aux Vallergues les oliviers de Jacques Ardisson, René Crist en a à Terrefial, Joseph Calvy, chirurgien, en possède au quartier de la Ferrage (la ferrage signifie zone maraîchère). Aux oliviers s’ajoutent orangers et cassiers.

Et les soucis des exploitants nous apportent les indications météorologiques : rigueur du froid en mars 1771, les oliviers ont été brûlés jusqu’aux racines. Les 12, 13 février 1929, les gels, d’une ampleur comparable à ceux de 1789, dévastèrent les vergers, les abattages d’oliviers recommencèrent. 

Parfois les exploitations peuvent être modestes, en témoigne cette rare longère.

Une longère. Impasse des Deux-Eglises. Photo MLR.

Une longère. Impasse des Deux-Eglises. Photo MLR.

Le raisin-framboisier : on sait que, quand l’été arrivait, les Saissy allaient à la campagne, vers l’actuelle avenue de Vallauris, ils possédaient une propriété de 3 000 m2. Thérèse Honoré Saissy s’enorgueillissait d’une vigne de raisin-framboisier dont on obtenait un vin très alcoolisé interdit à la vente.

 L’arbousier : c’est l'arbre à fraises. La chair est molle, un peu farineuse, acidulée et sucrée, et elle contient de nombreux petits pépins. Les fruits mettent un an pour arriver à maturité. Il n'est pas rare de voir le même rameau porter les fleurs de l'année et les fruits mûrs nés des fleurs de l'année précédente.

BILLET N° 101 SEPTEMBRE 2018BILLET N° 101 SEPTEMBRE 2018

Les mûriers dont il reste un quartier éponyme (billet N° 81 janvier 2017), ce qui sous-entend la sériciculture, elle existait mais non répertoriée.

Le figuier Ficus carica L. On l'appelle plus rarement Figuier de Carie en référence à la cité antique en Asie mineure ou Arbre à cariques. C’est le deuxième arbre cité dans la Bible, après l'arbre de la connaissance du bien et du mal (assimilé au pommier dans la tradition chrétienne mais le premier dans la tradition juive). Dans le livre de la Genèse, le premier usage du figuier est un cache-sexe. Son fruit était l'un des fruits du paradis pour les Égyptiens.

Le tabac : il est cultivé dans le quartier du Grand Jas. Les exploitants se plaignent des contraintes imposées par l’Etat.

C’était l’époque où on pouvait apprécier les vers de Thomas Corneille :

               Quoiqu’ en dise Aristote et sa docte cabale

               Le tabac est divin, il n’est rien qui l’égale,

               C’est dans la médecine un remède nouveau,

               Il purge, réjouit, conforte le cerveau,

               De toute notre humeur promptement il délivre,

               Et qui vit sans tabac n’est pas digne de vivre.

La tubéreuse : Cette plante de la famille des amaryllidacées et plus communément nommée «tubéreuse», fut très en vogue au 19e siècle, avant de tomber dans un oubli total. Considérée, même de nos jours, comme la plus odorante du monde végétal, elle était utilisée pour embaumer les salons et les jardins.

Les fleurs, d'un blanc opalescent, de forme tubulée à corolle évasée, possèdent des étamines d'un beau jaune d’or. La grappe mesure à complet épanouissement 25 cm et plus. Elles exhalent une odeur raffinée bien que légèrement capiteuse que rappelle, sans toutefois l'égaler, le parfum connu Anaïs Anaïs.

BILLET N° 101 SEPTEMBRE 2018

Le jujubier : il a un port tortueux avec des branches épineuses, ses feuilles sont oblongues, finement dentées, à stipules épineuses. Les fruits charnus, ovales, à noyau, de la taille des olives, ils sont comestibles, riches en vitamines et oligo-éléments. Plus il vieillit plus il fructifie. Toutes les parties sont utilisées : le bois pour la construction des maisons, les branches comme bois de chauffage et les feuilles pour la nourriture du bétail.

Dans le Coran, le jujubier est un arbre présent au Paradis. Chez les chrétiens, il aurait composé la couronne de Jésus.

BILLET N° 101 SEPTEMBRE 2018

Le lentisque : La résine est réputée pour ses nombreuses vertus médicinales (contre les rhumes, pour l'estomac), ainsi que pour fixer les cils des femmes, ou comme gomme à mâcher pour rafraîchir l'haleine. Le médecin grec Dioscoride précise que l'île de Chios la produit en abondance et d'excellente qualité.

Le fruit est une petite drupe comestible, arrondie, d'environ cinq millimètres. D'abord rouge et d'une saveur amère elle devient ensuite noire et douce en hiver.

BILLET N° 101 SEPTEMBRE 2018
BILLET N° 101 SEPTEMBRE 2018

Bien des lacunes à compléter par d’aimables lecteurs, puisque un de nos cours d’eau s’appelle le châtaignier, aucun écrit ne parle de châtaigneraie, pourtant source d’apport alimentaire.

ON NOUS COMMUNIQUE :

Samedi 8 septembre : journée à Monaco avec les amis de l’Académie Clémentine. Matin : visite du casino de Monte-Carlo en compagnie d’une conférencière. Déjeuner libre. Après-midi : visite de l’exposition L’Or des Pharaons au Grimaldi Forum encadrée par deux conférenciers.

Départ en autocar de Notre-Dame des Pins à 8 heures très précises.

Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39.

Samedi 22 : Viva Associations. Nous y serons Espace Riviera du Palais des Festivals.

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 22:54

Vous avez sous les yeux le billet n° 100.

Pour vous un non-événement c’est le billet mensuel, pour nous un événement ! Cela représente 100 réunions de travail et de nombreuses heures de recherche pour vous faire découvrir à notre manière Cannes et la vie des Cannois d’hier et d’aujourd’hui…

Nous allons continuer…

Et toujours en lien avec notre association et le bulletin trimestriel !

 

# ODETTE MAUGENDRE

Un article de l’hebdomadaire Le Point N° 2390 présente une lacune que je me permets de combler. L’épouse de Gabriel Domergue y est inexistante et pourtant…

À l’occasion du cinquantenaire de la disparition de Jean-Gabriel Domergue le 16 novembre 1962, la ville de Cannes a voulu célébrer, l’été 2012, le peintre et son épouse, Odette Maugendre, par une exposition originale intitulée Les Fêtes vénitiennes dans la demeure de leurs rêves, la villa Fiesole rebaptisée villa Domergue.

Balcon. Photo aimablement proposée par M. D.

Balcon. Photo aimablement proposée par M. D.

Cannes a voulu mettre pour la première fois l’accent sur la présentation d’œuvres inédites d’Odette, sculptrice de talent dont l’atelier se situait dans la villa, sous celui de son époux.

Née en 1884 à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime) notre artiste est la fille et l’élève du sculpteur Maugendre Villers, ami de Rodin et directeur de l’École des Beaux-Arts de Lille, élève également de l’École des Beaux-Arts de Paris à l’Atelier Marquestre. Reçue seconde au Concours, elle fut ensuite l’élève de Hannaux et de Landowski. Au Salon des Artistes français, dont elle est sociétaire, ses envois sont remarqués et obtiennent de nombreuses mentions. Et c’est aux Beaux-Arts qu’elle rencontre Jean-Gabriel qu’elle épouse le 15 juin 1918 et avec lequel elle participera à des expositions.

Dans le cadre raffiné de la demeure, le fonds permanent  nous offre d’Odette  une tête de faunesse, un buste de femme, une  pendule en bronze de patine noire Femme au lévrier , une paire de statuettes   Nymphes assises , un ravissant autoportrait également en bronze de patine noire, fonte de C. Valsuani, un masque de Jean-Gabriel Domergue, une  jeune femme nue debout  levant les bras, une tête de faunesse en plâtre doré. Dans la salle à manger, dessinée par Odette, une élégante console en fer forgé surmontée de deux lévriers élancés que l’on retrouve sur le portail ainsi que sur les balcons de l’entrée et du grand salon, fidèles compagnons chéris des époux.

Console. Photo aimablement proposée M.D.

Console. Photo aimablement proposée M.D.

Et, sortie des réserves de la villa, c’est la collection totalement inconnue de 35 sculptures et plâtres originaux, têtes d’hommes et de femmes, moulage en plâtre d’une statue de la Victoire ainsi que deux surprenantes têtes de femme en carton-pâte à décor polychrome et or.

Tête de femme. Photo aimablement proposée par M.D.

Tête de femme. Photo aimablement proposée par M.D.

Le jardin de la somptueuse propriété abrite également ses nombreuses sculptures d’ornement dont un buste de faune et de faunesse, une Femme à la colombe et une statue les Roses en pierre reconstituée, deux têtes en bronze datées 1927 représentant son époux. 

Odette est décédée à Cannes le 19 novembre 1973, léguant la villa Fiesole et son contenu à la ville.

Nous devons cette recherche à Michelle David que nous remercions bien sincèrement.

J’ajoute que l’article du Point mentionne la décoration pas toujours de bon goût, le goût est-il une grandeur mesurable ? Unité ? L’argent ?

DISTRIBUTION DES PRIX - LE LITTORAL 1893

Les meilleurs élèves de nos écoles communales désignés par les divers directeurs ont concouru à l’épreuve de composition française relative au prix J. M. Vidal.

Les jeunes gens réunis à l'école de la Ferrage par les soins de M. Vial, directeur, ont traité le sujet suivant :

 « Un élève écrit à son père, marin, en cours de voyage en Algérie, pour lui annoncer son succès et le prix qu'il a obtenu.

Décrire la solennité, l'émotion ressentie les sentiments éprouvés à cette occasion envers les parents et les maîtres ».

 Les épreuves corrigées et annotées ont été remises au maire qui décernera le prix au plus digne.

LA VÉGÉTATION SPONTANÉE AVANT L’ARRIVÉE DES ANGLAIS

Le Ciste de Montpellier aux petites fleurs blanches à base jaune au milieu, groupées en une inflorescence très parfumée, d’avril à juin. Son feuillage est persistant, composé de longues feuilles étroites et sans pétiole net.

BILLET N° 100 AOÛT 2018

Le Lentisque : pistachier-lentisque aux baies rouges nombreuses et serrées à l’aisselle des feuilles d’un vert foncé. Les feuilles composées sont en nombre pair et se finissent en « oreille de lapin ». Les fleurs mâles et femelles poussent sur des arbustes différents, c’est une plante dioïque. Sa gomme, à l’odeur balsamique, est utilisée pour de nombreux usages.

BILLET N° 100 AOÛT 2018

Le Genêt épineux formait des buissons très denses, aux innombrables fleurs jaunes en têtes serrées, d’avril à septembre.

BILLET N° 100 AOÛT 2018

L’Hysope : Isop en provençal, signifiant aussi goupillon. L'hysope est évoquée comme plante purificatrice dans « l'Asperges Me » : Asperges me, Domine hyssopo et mundabor (Asperge-moi avec l'hysope, Seigneur, et je serai purifié). Ce vers est directement inspiré du Psaume 51, verset 9. Dans la culture hébraïque, l'hysope symbolise l'humilité, en opposition au cèdre, image de la majesté :[Salomon] a parlé sur les arbres, depuis le cèdre du Liban jusqu'à l'hysope qui sort de la muraille. Dans le sacrifice relatif à la guérison du lépreux : [Le sacrificateur] prendra le bois de cèdre, l'hysope, le cramoisi et l'oiseau vivant.

C’est un arbrisseau à fleurs bleu violacé, proche du romarin.

BILLET N° 100 AOÛT 2018

Le Myrte est aussi un arbuste de l’arrière-pays, cher à la mythologie grecque. Une caractéristique du myrte est la façon dont poussent ses feuilles : d’un même point peuvent sortir trois feuilles.

Ces trois feuilles représentent les trois patriarches Abraham (à droite), Isaac (à gauche) et Jacob (le bourgeon au centre) qui proviennent chacun d’une même source, Dieu (le point sur la branche d’où partent les trois feuilles). La signification de cette parabole est qu’une seule source, Dieu, a donné naissance à trois hommes qui incarnent des notions radicalement différentes. Abraham incarne la bonté, Isaac la rigueur et Jacob est l’harmonie entre les deux, ce qui est magnifiquement représenté par le bourgeon.

En parfumerie, la distillation des feuilles et des fleurs permet d'obtenir une eau célèbre "l'eau d'ange" qui parfume les savons, shampoings etc. Les huiles essentielles composent certains parfums. L'odeur brûlée du bois de myrte dégage une odeur d'encens. Le myrte sert de tanin et donne la fameuse couleur verte aux cuirs réputés plus imperméables qu’avec un autre colorant et une senteur appréciée. (cf. Alain Ruggiero).

Les pêcheurs cannois employaient ses rameaux imputrescibles pour tisser des nasses à poissons.

BILLET N° 100 AOÛT 2018

L’Acanthe : au niveau du lieu-dit « La Batterie » sous la voie ferrée, il y a un paysage divin, des acanthes explosent de somptuosité dans un découpage de mer et ciel, et des vrais faunes prennent la pose sur des rochers rouges venus de l’Esterel. Musique de Debussy… L'Après-midi d'un faune.

Ces photos ont été empruntées à Wikipédia.

Ces photos ont été empruntées à Wikipédia.

ON NOUS COMMUNIQUE

Samedi 8 septembre : journée à Monaco avec les amis de l’Académie Clémentine. Matin : visite du casino de Monte-Carlo en compagnie d’une conférencière. Déjeuner libre. Après-midi : visite de l’exposition L’or des Pharaons au Grimaldi Forum encadrée par deux conférenciers.

Départ en autocar de Notre-Dame des Pins à 8 heures très précises.

Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39.

 

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26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 23:16

ACTUALITÉS :

La rue des Serbes vient d’être réaménagée pour le bien-être des bus. Mais pourquoi donc la rue des Serbes ?

BILLET N° 99 JUILLET 2018BILLET N° 99 JUILLET 2018

Elle a été tracée en 1850 en même temps que la rue Herman (devenue rue des États-Unis) toute proche.

Le 1er novembre 1918, les unités franco-serbes rentrent dans Belgrade, après avoir atteint le Danube quelques jours plus tôt. Et à la fin de la Grande Guerre, la France, qui a le droit de s’enorgueillir de la part qu’elle prend à la guerre mondiale, doit aussi honorer ceux qui combattent avec elle. Nous devons honorer le peuple dont l’héroïque résistance nous a été si utile pendant la Grande Guerre. Le 2 février 1919, ce fut l’inauguration de la rue des Serbes.

En 1992, devant l’actualité de l’époque, (la guerre de Bosnie se traduit par des cruautés sans nom, les Serbes ouvrent des camps de concentration et systématisent la terreur), il est question de débaptiser cette artère, mais la mansuétude de François Mitterrand, lequel devient célèbre pour une phrase d'anthologie : « Il ne faut pas ajouter la guerre à la guerre ! » en dissuadera nos élus.

CE MOIS A CANNES :

Le passage du tour à Cannes. Le Littoral. 20 juillet 1930.

Le cyclisme est fini, quelle blague ! il a fallu le Tour de France pour prouver qu’une foule innombrable avait bien voulu s’astreindre à la plus élémentaire exactitude pour admirer non seulement l’arrivée de nos grands routiers  mais encore toutes les courses qu’avait organisées l’Etoile Sportive…les dames de la tribune ont pu varier les plaisirs de l’accolade car presque tous les âges y ont passé…. Un jeune fasciste faillit être emmené au poste parce qu’il criait « guerra, guerra » à l’arrivée du vainqueur italien… Leduq, sympathique maillot jaune, fut acclamé… les coureurs se rendirent à l’hôtel Victoria (billet N° 97 mai 2018) où les salles de bains étaient prêtes à les recevoir et toutes sortes de gâteries les attendaient. Ce Walsdorff les sait toutes quand il s’agit de la renommée de Cannes.

Publicité de l’hôtel Victoria. Archives personnelles.

Publicité de l’hôtel Victoria. Archives personnelles.

Le Tour de France est également passé à Cannes en 1933, 1938, 1939, puis en juillet 1949.

 

LU POUR VOUS

Dans le dernier bulletin trimestriel publié par notre association L’Ami des Archives, on lira, grâce à la recherche de Nicole Sabbagh, et faisant suite au billet N° 98 précédent : Dans les jours qui suivirent le meeting, les problèmes financiers commencèrent à apparaître. Le Comité était dans l’impossibilité d’honorer ses engagements financiers, de donner aux aviateurs leurs récompenses alors que le Maire, Monsieur Capron, avait donné sa signature en garantie.

 

LA VÉGÉTATION A CANNES AVANT L’ARRIVÉE DES ANGLAIS.

Elle est surtout non décorative : la vie est dure, les terres fertiles sont utilisées utilement et surtout les loisirs sont rares. Pas, ou peu, d’arbres de décor. Seuls existent quelques jardins potagers et des petits vignobles appartenant parfois à de riches propriétaires. Les couvents subviennent à leurs besoins à l’intérieur de leurs murs.

Commençons par l’histoire de Cannes et « notre » palmier. Nous sommes autour de l’an 1 000. Les premières armoiries de Cannes présentent les lettres C et A abrégés de Caritas (charité) et d’Amor (amour) ainsi que la palme d’argent sur fond azur, emblème de l’abbaye de Lérins.

La palme d’argent fait référence au palmier sur lequel saint Honorat grimpa tandis que la mer noyait les serpents qui infestaient l’île. Il n’existe qu’un seul palmier autochtone en France, le palmier nain, Chamaerops humilis.

Palmier nain, Chamaerops humilis.Photo MLR

Palmier nain, Chamaerops humilis.Photo MLR

L’importation et l’acclimatation des palmiers a commencé vers 1850, Gustave Thuret a été un des précurseurs dans ce domaine.

Le long de la mer, ce sont les roseaux.

Le caroubier :

Ceratonia siliqua. Le Suquet. Photo MLR

Ceratonia siliqua. Le Suquet. Photo MLR

Ce caroubier pourrait avoir 500 ans, et avoir vu bien des ensevelissements ; il semble protéger le banc de marbre blanc à la mémoire du duc d’Albany ; ôtez les graines de la gousse et vous verrez qu’elles ne pèsent pas toutes rigoureusement le carat, 0,20 gramme. Et pourtant elles servaient de base dans le commerce des pierres précieuses et des diamants. Caroube, nom latin vient du grec kerata, signifiant petite corne, forme de la gousse à maturité, ou de l’arabe, al-kharroube.

Ce qui est formel, c’est l’absence de mimosa, la « ruée vers l’or », l’épanouissement de la Californie ne se fera que vers la fin du XIXe siècle, encore que…. On relira le billet N° 11 de mars 2011. Il y a toujours des controverses.

Le Bigaradier fut rapporté dans notre région par les Médicis. Les gantiers de Grasse cherchant à parfumer leurs cuirs furent séduits par l’essence de ses fleurs. Ils en ont alors planté massivement sur les coteaux de Grasse et de Cannes. (Nice-Matin 12 février 2018). C’est l’orange amère de nos confitures.

Citrus aurantium.

Citrus aurantium.

L’eucalyptus a été introduit officiellement bien plus tard et pourtant une allée est célèbre à l’île Sainte-Marguerite qui date d’avant la Révolution. (Billet N° 11).

L’allée des Eucalyptus. Ile Sainte-Marguerite.

L’allée des Eucalyptus. Ile Sainte-Marguerite.

Les résineux : Le pin parasol, introduit par les Romains, casse facilement, il laisse passer le vent et ses aiguilles acides font que rien ne pousse sous lui. On lui préfère le pin d’Alep, rabougri, tortueux dont les petites pommes semblent être faites pour les écureuils et les chênes verts aussi résistants.

A suivre.

VILLA LA FLEURIERE

Pour avoir regardé « Faîtes entrer l’accusé » sur France 2 ce 17 juin dont la malheureuse victime appartenait à une vieille famille de Cannes, les Dalmasso, nous avons pensé à une affaire plus ancienne et combien mystérieuse dont le cadre était la luxueuse villa La Fleurière.

BILLET N° 99 JUILLET 2018BILLET N° 99 JUILLET 2018

C’est une luxueuse demeure au cœur d’un magnifique parc de 5 700 m2 avec piscine chauffée bordée de 52 colonnes en marbre de Carrare, située 7 avenue Fiesole. La réception se présente comme un vaste salon avec cheminée, quatre chambres avec salle de bains, salle de cinéma/discothèque, salle de jeux, cave à vin. Un appartement de deux pièces et un studio de services sont indépendants de la villa.

Un milliardaire discret et obsédé de sécurité, Diethelm Höener, Didi pour ses amis, s'installe à Cannes en 1985. Il rachète une des plus belles propriétés de la ville, aujourd'hui 150 millions de francs (22,8 millions d'euros). Dans ce domaine, Diethelm Höener dépense sans compter. Le mur d'enceinte n'est pas assez haut à son goût. Il le fait rehausser d'un mètre. Puis des grilles sont installées par-dessus. Un mètre cinquante supplémentaire de fer forgé. Impossible de rentrer. La propriété est quadrillée par des caméras et des projecteurs. « Je sors souvent à Cannes, mais je n'emprunte jamais deux fois de suite le même itinéraire et jamais aux mêmes heures », racontait Didi à ses proches. Prudent. Très prudent! « Comme si une menace permanente le guettait », se souvient un de ses amis.

L'homme d'affaires était d'origine modeste. Né en 1940, il connaît à peine son père médecin, exécuté par la Gestapo. Le voilà sans le sou, avec sa mère, dans l'Allemagne d'après-guerre. Diethelm, à la force du poignet, entre dans la banque. Il est précis, ordonné, son sens des placements boursiers est vite repéré. Il fera fortune en Bourse. « Chez lui, tout était réglé comme du papier à musique, se souvient un ancien employé. Pour des raisons fiscales, il ne pouvait pas, par exemple, passer plus de six mois en France. Au bout de cinq mois, son bureau des États-Unis lui envoyait un décompte des jours, et il ne dépassait jamais le quota. »

Un sens des affaires « à l'allemande ». « Son business était aux Etats-Unis, mais sa seule passion était à Cannes, dans sa villa », raconte un de ses amis. Cette « folie », c'est l'aménagement de son jardin. Dans ses deux hectares en plein centre de Cannes, Didi dépense environ deux cents millions de francs (30,5 millions d'euros) uniquement en travaux d'aménagements du parc. Trois mille roses, 130 oliviers... Il crée de toutes pièces une rivière artificielle de deux mètres de large, qui traverse la propriété. L'eau « remonte » en boucle grâce à des pompes géantes. Il fait venir du Japon des carpes centenaires à 50 000 F pièce.

L’homme immensément riche est aussi très seul. Sa deuxième femme, Stéphanie, habitait rarement à Cannes, et il souffrait de voir rarement son fils unique, Philippe, « né d'un premier mariage » , explique un ancien employé. Le soir de sa mort, Didi était, semble-t-il, le seul occupant des deux hectares de sa villa cannoise. (Le Parisien 9 juillet 2001)

Diethelm Höener est mort à Cannes en janvier 2001, dans des circonstances mystérieuses. Ce milliardaire, bien informé sur le volet allemand de l'affaire Elf, savait sa vie menacée. Son corps était étendu au sous-sol, au pied de l'escalier, en face de la salle de sport. Il a fait une chute du premier étage. Apparemment, il serait passé par-dessus la balustrade et aurait comme « plongé » dans les 60 cm2 à peine qui forment le trou de l'escalier. « Il était apparemment ivre, cela peut ressembler à un suicide », indique Me Christian Curtil, l'avocat de Stéphanie Höener.

Le parquet de Grasse, alerté par le premier rapport de police, a décidé d'ouvrir une information judiciaire pour « recherche des causes de la mort ». Selon un premier rapport médical, la position du corps ne semblerait pas « compatible » avec la chute effectuée. Quelqu'un aurait-il « poussé » l'homme d'affaires du haut de son escalier ? C'est ce que cherche à démêler le juge de Grasse, Jean Coutton, en charge de l'enquête. « Ce qui est bête, soupire un des anciens amis de Diethelm Höener, c'est que la nuit de sa mort, le magnétoscope des caméras de sécurité n'enregistrait pas. » Dommage.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Samedi 8 septembre : journée à Monaco avec les amis de l’Académie Clémentine. Matin : visite du casino de Monte-Carlo en compagnie d’une conférencière. Déjeuner libre. Après-midi : visite de l’exposition L’or des Pharaons au Grimaldi Forum encadrée par deux conférenciers.

Départ en autocar de Notre-Dame des Pins à 8 heures très précises.

Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39.

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 17:58

ACTUALITES :

Nous avons été bercés ces jours derniers (le 20, 21, 22 avril) par le ronronnement des avions répétant leurs acrobaties au ras de la mer ainsi que des hélicoptères audacieux dans le cadre du Red Bull Air Race le long de la Croisette. Une organisation futuriste pour accueillir 83 000 personnes.

 Le vol inaugural fut fait par la Patrouille de France, pour la première manifestation en Europe de cette compétition où les meilleurs pilotes de voltige au monde se sont mesurés dans une trajectoire de 3 km aller et retour entre des pylônes gonflés d’air. C’est Matt Hall qui a remporté le trophée Red Bull Air Race 2018.

BILLET N° 98 JUIN 2018

Du 27 mars au 3 avril 1910, quinze pilotes et avions, Popoff, Farman, Wright, Blériot, Curtis… étaient engagés pour participer au premier meeting aérien de l’aviation civile. Il y avait foule pour assister à l’épreuve la plus attendue, la Croisière sur mer : La Napoule-île Sainte-Marguerite, pointe de la Croisette et retour à l’aérodrome. « Quand Nicolas Popoff doubla l’île Sainte-Marguerite, une immense acclamation retentit, qui se termina par une ovation indescriptible à son arrivée à l’aérodrome situé dans la vaste plaine de Laval…   Après 18 mn 20s 3/5 et à une altitude de 207 m, à bord de son biplan, il battait le record du monde de hauteur, recevait un prix de 10 000 francs et les félicitations du maire André Capron ainsi que celles des membres de la colonie étrangère dont la duchesse de Mecklembourg, le grand-duc Serge, la princesse de Saxe-Meiningen, le prince Galitzine.

Sources : Cannes, Elles et Eux. N. Renoir.

BILLET N° 98 JUIN 2018

À PROPOS : INFO OU INTOX :

Les échos de Cannes 25 JUIN 1882

Lettre du Dr ARMAND au sujet du minaret de Cannes.

… Je me fais un devoir de vous donner communication de la lettre que j'ai remise à M. le maire, au sujet du Minaret qui surgit à l'angle du Port : (12 juin).

« M. le maire, j'ai l'honneur de vous écrire les réflexions que j'ai faites au sujet du Minaret de l'ancienne mosquée sarrasine de Cannes. La mosquée détruite, il y a bien longtemps, avait fourni, par ses ruines, les matériaux de trois ou quatre vieilles bicoques qui l'enserrent, au tiers de sa hauteur par trois côtés, celui du N. N. O. partant à peu près du niveau du sol. Cette tour quadrangulaire de style roman, date de près de mille ans !

Elle est sise à l'extrémité du port, à l'angle de la jetée du phare qu'elle domine. Elle a une terrasse plane, avec légère balustrade de barreaux en fer droits.

Au centre s'élève une dunette dont la coupole semi-sphérique est encapuchonnée par des briques vernies colorées. Elle est coiffée d'un turban turc traversé par un dard en cœur, faisant girouette et le tout est surmonté par une aiguille supportant le croissant musulman.

Chapelle Saint-Pierre. Document aimablement communiqué par les archives municipales.

Chapelle Saint-Pierre. Document aimablement communiqué par les archives municipales.

… Ce monument précieux, si remarquable et si peu remarqué de nos jours, est sur le point, à la veille même, de tomber sous les coups du marteau démolisseur ! Heureusement que j'ai eu le temps d'attirer votre attention, M. le Maire, sur l'urgence de sauver et conserver à tout prix ce monument historique et légendaire que M. le Ministre des Beaux-Arts fera classer, je n'en doute pas, au nombre des monuments historiques de la France !

Il s’agit de la chapelle Saint-Pierre, (voir billet N°94) mentionnée pour la première fois sur un acte notarié de 1562. L’évêque Scipion de Villeneuve en 1634 y érigea la confrérie des Pénitents bleus sous le vocable Saint-Pierre le Pêcheur. Son clocher, qui sera remplacé en 1681, était curieusement construit à l’intérieur de la chapelle et faisait penser à un donjon. Vendue comme bien national elle a été convertie en grenier puis en maison d’habitation. En 1882 seul le clocher avait subsisté, isolé au milieu des hangars, menaçant ruine. Merci à Frédéric Vincent.

 

IL RESTE LE NOM DE RUES OU PRESQUE. Suite et fin.

Rue de la Pompe : Il était une fois le monastère des Capucins, que l’on peut situer depuis l’actuelle rue Jean de Riouffe au N° 12 jusqu’à la rue Rouguière. À la Révolution, on installe une boulangerie militaire dans la chapelle du Saint-Esprit (à la hauteur de la rue de la Pompe), à proximité de leur puits. Quand la rue Maréchal-Joffre est percée, une pompe municipale est mise à la disposition des Cannois, c’est l’usage qui lui donnera le nom, apparemment sans délibération. L’ancien couvent des Capucins devient un atelier de salpêtre pour satisfaire les besoins de l’armement sous Bonaparte.

Jean de Riouffe est avocat issu d’une famille de pêcheurs cannois, il a été anobli par Louis XIV pour sa conduite valeureuse pendant le siège de Toulon dans la guerre de succession d’Espagne avec transmission du titre. L’actuelle rue Emile Négrin portait le nom de rue des Riouffe, où logeaient plusieurs de ses cousins. Il y naquit le 14 octobre 1662. Il se rendait à la chapelle Saint-Pierre pour les réunions de la confrérie des Pénitents bleus presque entièrement composée de pêcheurs. À la fin de sa vie, il rejoignit les Pénitents blancs (chapelle de la Miséricorde), signe d’ascension sociale. En acquérant un château en ruine dans le quartier de Thorenc, il reçut le titre de marquis.

Merci à Nice-Matin, 31 juillet 2017.

Jean de Riouffe. Musée de La Castre. Huile sur toile, anonyme.

Jean de Riouffe. Musée de La Castre. Huile sur toile, anonyme.

Rue Bivouac-Napoléon était la route impériale empruntée par Napoléon dans la nuit du 1er mars 1815 pour aller bivouaquer dans les dunes près de la chapelle de Bon-Voyage. En 1816, la route Royale est entretenue par Jean François Caire.

Rue Caire une bien petite rue pour un homme d’influence : la famille Caire est liée à la chapelle Saint-Pierre dévolue aux Pénitents bleus depuis 1634 et vendue comme bien national le 19 prairial an VI au sieur Lombard puis appartient depuis le plan cadastral napoléonien au maître de poste Jean-François Caire vers 1795. La chapelle est alors transformée en écurie. J. F. Caire élève, sans l’accord des Domaines, trois maisons, un hangar, une grange à foins et deux terrasses. Une des maisons héberge le bureau de poste. À proximité se tient l’auberge tenue par Monsieur Pinchinat, également potier à Vallauris, dont l’aînée des trois filles, Thérèse, épouse Jean-François.

Rue Caire Photo MLR

Rue Caire Photo MLR

Rue Esprit-Violet évoque Ie maire de Cannes qui, en 1789, réussit à réaliser l’émancipation de la commune. Quand les Etats Généraux se transformèrent en Assemblée Nationale, le 5 mai 1789, le Premier Consul prit le nom de maire. L’année suivante, la France est divisée en 83 départements et Cannes fait alors partie du département du Var, Grasse étant le chef-lieu d’arrondissement. De nouvelles élections auront lieu et E. Violet cèdera sa place à Pierre-Rémy Hibert, avocat.

Il manque la rue Roustan, renommée rue Commandant-André. Le docteur Roustan est une noble figure qui sera le sujet d’un autre entretien. Dans le vieil Antibes, sa plaque est toujours apposée.

 

SOUVENIR,SOUVENIR ...

Illustration dans l’ancien magasin ''Et Vous'' qui décore le nouveau magasin 85 rue d'Antibes en face du précédent.

Illustration dans l’ancien magasin ''Et Vous'' qui décore le nouveau magasin 85 rue d'Antibes en face du précédent.

ON NOUS COMMUNIQUE 

Le 27 juin, journée à l’île Sainte-Marguerite. Le matin, le mémorial Huguenot. Déjeuner dans le fort. Rendez-vous à la gare maritime à 9 h 45. Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39.

ERRATUM

Un aimable lecteur a relevé une erreur dans le billet N°96 avril 2018  concernant la photo intitulée « la villa Mauritzia ». Celle- ci a été démolie pour être remplacée par une résidence éponyme toute proche. La photo est celle de la villa Federica, ex villa Rosalie achetée par des Russes il y a dix ou douze ans et laissée depuis à l’abandon. Avec toutes nos excuses et nos remerciements bien sûr… 

 

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 10:45

HOTEL VICTORIA

C’est souvent que Nice-Matin nous fournit matière à découvrir. Lundi 12 février 2018, on peut lire Jerry et July possèdent un 4 étoiles, rond-point Dubois d’Angers qui vient de décrocher la palme du meilleur hôtel de France du point de vue rapport qualité/prix.

Entrée actuelle de l’hôtel. Photo MLR.

Entrée actuelle de l’hôtel. Photo MLR.

Notre adresse archivée est 124 rue d’Antibes et du Cercle Nautique, nous sommes en 1893.

Auparavant, la villa des Liserons était la réunion de deux villas contigües construites vers 1875.

Cartes postales aimablement proposées par M. D.
Cartes postales aimablement proposées par M. D.

Cartes postales aimablement proposées par M. D.

Elle fut le siège du Cercle Brougham puis fut aménagée en hôtel sans transformation de ses façades… au pied de sa terrasse s’étendaient des plates-bandes fleuries plantées de chamoerops excelsa…

Le 18 novembre 1893, la princesse Annina Gagarine-Stourdza (peintre de talent, écrivaine, compositrice) y met au monde une petite fille, Hélène. Dans les années 20, l’hôtel s’appelle Waldsdorff-Victoria du nom de son propriétaire. Il possède quarante-cinq chambres, la pension est de vingt-cinq à quarante-cinq francs par jour, l’hôtel est ouvert de novembre à mai.

La Saison de Cannes de mars 1925 écrit : Le Victoria, bien connu pour la rapidité de son service dû à la création de ses installations électriques, a trouvé en Monsieur Waldsdorff un innovateur fort apprécié… Les salons du Victoria présentaient cette dernière semaine une originale animation. Sur un thème des plus fantaisistes : Une soirée à Montmartre, dîner des « Apaches et des Apachinettes »…

Publicité aimablement communiquée par M. D.

Publicité aimablement communiquée par M. D.

En 1930, la villa Les Saphirs, au 96 rue d’Antibes, devient une dépendance de l’hôtel.

Alex Baussy raconte que pour alimenter ses fourneaux, nous sommes en 1947, Pierre Waldsdorff avait installé dans les jardins de l’hôtel, un poulailler flanqué d’une lapinière… Après sa mort, le bâtiment fut démoli et ce fut une nouvelle histoire.

L’hôtel ferme ses portes en 1966, il a alors soixante-cinq chambres.

Sources : Chronique de l’Hôtellerie cannoise. Archives communales de Cannes.

Actuellement l’hôtel compte 25 chambres dans la résidence éponyme. Les heureux propriétaires l’ont repris en 2015 et nous leur souhaitons bon vent.

 

IL RESTE LE NOM DES RUES OU PRESQUE

Cette évocation est incomplète, liée à la lecture des précédentes chroniques.

Autour du Suquet, la rue des Frères, nommée le 1er décembre 1833, débouchait sur la chapelle des Pénitents blancs construite en 1550.

La rue du Pré : elle aboutissait à un pré planté de vignes et d’orangers. Une parcelle dénommée l’iero dou pra était, moyennant redevance, mise à la disposition des habitants pour fouler ou moudre le grain. Dans cette rue, se trouvait l’auberge de la Cloche d’Or tenue par Honoré Vidal.

Petite rue Saint-Antoine, au n°1 ancienne chapelle Saint-Antoine, réservée aux enterrements alors que la chapelle Saint-Sébastien servait pour les baptêmes. En 1603, le Conseil général de la Communauté de Cannes s’y réunit. Désaffectée, elle fut vendue le 29 avril 1782 au sieur Ricord, menuisier. Actuellement elle abrite le restaurant « Le Manoir ». En face, au n° 16 un arc maçonné marque l’ancien four et une fenêtre à boudins indique d’anciens croisillons.

Restaurant Le Manoir et boulangerie de la petite rue Saint-Antoine Photos MLR
Restaurant Le Manoir et boulangerie de la petite rue Saint-Antoine Photos MLR

Restaurant Le Manoir et boulangerie de la petite rue Saint-Antoine Photos MLR

Rue de la Boucherie : les chevillards se regroupaient en un lieu d’abattage à ciel ouvert où ils dépeçaient et vendaient la viande aux habitants.

Rue de la Boucherie Photo MLR

Rue de la Boucherie Photo MLR

Impasse de la Bergerie : les moines de la chapelle de la Miséricorde entretenaient des activités autour de leur lieu de culte.

Tag sur un mur Photo MLR.

Tag sur un mur Photo MLR.

 Rue Alliéis : l’un de ses ascendants fut médecin des pauvres à l’hôpital en 1615. François Alliéis fera partie des nobles de la cité en 1793.

Nos pas nous mènent rue Grande, actuellement rue Meynadier. Elle a été évoquée dans le n° 44 de décembre 2013. Pour se faire nous avons longé la rue Félix-Faure qui suit le tracé du grand chemin venant d’Italie. C’était une piste caillouteuse créée en 1752.

La rue de la Rouguière rappelle l’emplacement d’une carrière d’argile rouge.

Rue de la Pompe : il était une fois le monastère des Capucins, que l’on peut situer depuis l’actuelle rue Jean de Riouffe au n° 12 jusqu’à la rue Rouguière. À la Révolution, on installe une boulangerie militaire dans la chapelle du Saint-Esprit (à la hauteur de la rue de la Pompe), à proximité de leur puits. Quand la rue Maréchal-Joffre est percée, une pompe municipale est mise à la disposition des Cannois, c’est l’usage qui lui donnera le nom, apparemment sans délibération. L’ancien couvent des Capucins devient un atelier de salpêtre pour satisfaire les besoins de l’armement sous Bonaparte.

SOUVENEZ-VOUS

Klaus Mann né le 18 novembre 1906 fut un écrivain précoce qui mourut à Cannes au Pavillon de Madrid le 21 mai 1949 après avoir absorbé une grosse quantité de barbituriques. Transporté à la clinique Lutetia il meurt quelques heures plus tard à l’âge de 43 ans. Sur sa tombe, sa sœur Erika a fait graver : Celui qui cherche à sauver sa vie la perdra mais celui qui perd sa vie, celui-là la sauvera. Saint Luc.

Tombe de Klaus Mann Cimetière du Grand Jas. Ouest carré 16. Photo Frédéric Vincent.

Tombe de Klaus Mann Cimetière du Grand Jas. Ouest carré 16. Photo Frédéric Vincent.

FESTIVAL DU FILM

En 1963, Armand Salacrou le jury du Festival de Cannes. Il connut de grosses difficultés financières dans ses débuts. Il se souvint que son père avait concocté des produits fort appréciés dans son quartier. Fondant l’Office de publicité, il reprit les recettes paternelles vantant sur les ondes la Marie-Rose, mort parfumée des poux, le Vin de Frileuse, meilleur des fortifiants, le Vermifuge Lune…

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Lu dans Tous les personnages sont vrais d’Alain Decaux.

 

LIENS ANNEXES : LA RIVIERA DANS LE VENT   G. Montagu.

L’auteur est avec son épouse propriétaire de l’agence Taylor. Il relate ici les difficultés du moment.

1956 : crise immobilière, le courrier n’était plus acheminé, l’essence manquait et tous les trains étaient à l’arrêt. Le transport aérien était sporadique et incertain. Nous allions à l’aéroport de Nice pour confier nos lettres à des amis, voire à des étrangers afin qu’ils puissent les poster à Londres. Il nous est arrivé de glisser de l’argent à des inconnus en leur priant de faire de leur mieux dès leur arrivée là-bas. Ils ne nous ont jamais fait défaut. Des quantités de chèques ne nous parvenaient plus.

Il en fut de même en 1968 dans des conditions beaucoup plus périlleuses mais les affaires reprennent dès que la tempête est passée…le monde continue toujours à tourner…

 

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE

Nous la devons à T.G. : Anna, fille du roi Nicolas de Monténégro épouse vers 1885 François-Joseph de Battenberg, frère et héritier du prince Alexandre de Bulgarie. Un oncle de Philip était l'amiral Louis Mountbatten, dernier roi des Indes en 1947, né en 1900 et victime d'un attentat en 1979.

C'est probablement lui qui fit modifier son patronyme de Battenberg en Mountbatten... Pour être si près de la cour d'Angleterre, il valait mieux avoir un nom à consonance british...        

 

ON NOUS COMMUNIQUE :

Jeudi 24 mai : Journée à Grasse en covoiturage. Matin : Visite guidée du jardin de la Mouissone. Déjeuner 1ère option : possibilité d’apporter son pique-nique et de déjeuner sur place. 2ème option : repas au restaurant. Après-midi : visite de Grasse avec le petit train.Rendez-vous à 10h au jardin de la Mouissone, 29 chemin de Saint-Joseph à Grasse.

Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39.

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