Notre ami Jean Basset nous a quittés ce vendredi 6 septembre.
Il représentait beaucoup pour les Amis des Archives dont il était un membre de la première heure.
Nous l’avions revu au mois de juillet pour l’édition du N° 100 de notre blog. Nous n’imaginions pas alors que ce serait sa dernière apparition parmi nous.
Sa disparition brutale est un choc pour ceux qui le côtoyaient au sein de notre association dont il était un membre actif et son souvenir ne cessera de nous accompagner au cours des billets à venir.
ACTUALITES :
A la vente aux enchères du mercredi 15 août il a été vendu une aquarelle de Paul Signac d’avril 1931. Elle fait partie de la série des Ports de France. Elle a atteint la coquette somme de 24 000 € par un particulier. Elle avait été mise en vente et vendue à Drouot en juin de cette année pour 16 000 €.
CE MOIS A CANNES : LA VALSE A LA RUSSE
Le Littoral, 21/10/93. Echos mondains. — II est question d'acclimater, cet hiver, dans les salons, la valse à la russe, qui ne se danse pas seule à seul entre danseuse et cavalier ; en effet, les danseuses passent, dans le cours d'une même valse, de danseur à danseur, sans pouvoir faire plus de deux tours avec chacun. C'est le jeu du volant à l'usage des salons, où le jeune homme jouera le rôle de la raquette.
Avec cette valse — la tranquillité des parents — plus de conversations intimes, mais aussi plus de refus à personne ; plus de favorisés, mais aussi plus de délaissés, la danseuse appartient à tous les danseurs.
LIENS ANNEXES : C’est L’Hôpital qui se moque de la Charité. Jean Noël FABIANI.
On peut y lire le parcours étonnant et discret d’Ernest Duchesne (1874-1912). Il étudia avec passion l’interaction entre l’Escherichia coli et le Penicillium glaucum dans des boîtes de Pétri. Des cobayes atteints de dose mortelle de bacille de la typhoïde traités au Penicillium survivaient. Il soutint sa thèse le 17 décembre 1897. Mais Ernest est amoureux, il a 20 ans. Elle s’appelle Rosa Lassallas, elle est cannoise, originaire d’Algérie et habite au 2 boulevard de La Croisette.
Rosa meurt de tuberculose deux ans plus tard. En quelques années, il traîne sa peine et sa fatigue et rejoint Rosa au cimetière du Grand-Jas en 1912, il avait 37 ans. La découverte de la pénicilline aurait pu être française.
Une plaque a enfin été déposée sur sa tombe en 1974 :
Au médecin-Major Ernest Duschesne
1874- 1912
Précurseur de l’antibiothérapie en 1897.
Les Anciens Elèves du Val-de-Grâce et de l’Ecole de Lyon,
1974
Jeanne Sembach est la mère de son épouse.
Merci à Madame le Conservateur du cimetière du Grand-Jas pour cette précision.
DEUX PERSONNAGES qui achèvent la rubrique Cannes avant l’arrivée de Lord Brougham
Docteur ROUSTAN, premier médecin cannois : l’état sanitaire était lamentable en 1767 lorsque la municipalité cannoise s’en inquiéta vraiment. Certes la ville comptait « des chirurgiens » et des chirurgiens-barbiers. Ces derniers, parfois de bonne volonté, étaient souvent des charlatans. Ils alliaient, dans l’exercice de leur art, l’astrologie de bonne-femme, la médecine campagnarde et les boniments de colporteurs !
Le 30 décembre 1767, la municipalité délibéra à ce sujet : … Ceux qui n’ont pas les mêmes moyens n’ont pas cette ressource (appeler un médecin étranger) et on a le désagrément de voir cette perte précieuse d’hommes, enlevés à la fleur de l’âge, priver la communauté de cultivateurs et autres gens de peine, c’est rendre les travaux plus chers et plus difficiles… Enfin les pauvres admis à l’hôpital y languissent et surchargent l’œuvre dont les revenus sont insuffisants.
Il fut décidé de faire à un médecin des propositions assez avantageuses pour l’engager à venir s’installer à Cannes et l’on délibéra au sujet d’un habile médecin.
Le choix se porta sur le docteur Darluc qui exerçait alors à Caillan qui refusa.
La municipalité chercha parmi les rares Cannois d’origine ayant le titre de médecin celui qui accepterait de revenir dans sa ville natale… C’est alors que l’on songea au docteur Roustan qui exerçait à Lambesc. Il accepta en précisant que les visites devraient lui être payées à raison de six sols il soignerait gratis les pauvres et les malades de l’hôpital. Quant à ceux du Cannet ils devraient lui fournir un cheval pour son transport tant à l’aller jusqu’au retour.
De plus, le docteur Roustan demandait un logement et l’exemption des droits de piquet pour sa famille et son domestique.
Aucune rue ne porte son nom, en fait il y en avait une, elle fut débaptisée pour devenir la rue Commandant-André.
Source : Emmanuelle de Marande, Cannes et Lérins, grands hommes et petites anecdotes.
FRANCOIS VARALDI : Il est issu d’une famille de tisserands arrivée à Cannes vers 1770. Il y est né le 24 août 1818. Il cherche sa voie d’abord dans la marine. De 16 à 19 ans il est novice à Antibes et participe à deux campagnes de plus de huit mois. Il passe alors matelot. Mais c’est en Louisiane qu’il va tenter fortune. Planteur, il y cultive maïs, coton, tabac, indigo et surtout la canne à sucre. Des sucreries extrayaient mélasse et cassonade, le personnel est composé d’une vingtaine d’esclaves au moins.
En 1843, il épouse à Paincourtville Marguerite Rodrigue, dix-neuf ans, fille d’émigrés venus du Portugal (1671) et d’Allemagne (1679). Ils auront six enfants. Le premier meurt à quatre ans, noyé dans le bayou Lafourche, son corps est trouvé à demi dévoré par les crocodiles.
Plusieurs acquisitions le rendent propriétaire de plus de deux cent cinquante hectares de terrains. Enrichi par son commerce, il rentre à Cannes en avril 1858 avec toute sa famille après une traversée pénible de trente-sept jours.
C’est dans sa ville natale qu’il fait bâtir une parfumerie sur un terrain situé entre le 23 rue d’Antibes et la rue Buttura, alors impasse du Châtaignier, ruisseau qui n’est pas couvert à cette époque. En 1858, il s’y trouvait, un jardin et une orangerie au nord, une vaste bâtisse de quatre étages au sud : au 23, au milieu du terrain, se dressait une maison de deux étages où logera la famille Varaldi.
L’usine ouvrait sur l’impasse du Châtaignier.
En 1859, François va prospecter sa clientèle à New York, Baltimore, et à la Nouvelle Orléans, pour ses commandes de jasmin, fleur d’oranger, lavande, huiles d’amande, d’olive, menthe et verveine… Une quarantaine d’ouvriers assureront la fabrication des produits de parfumerie.
Voyageur infatigable, il aura traversé l’Atlantique cinq fois dans les deux sens. C’est en 1875 que François Varaldi entre à la loge La Vraie Lumière. Le 26 novembre de la même année, avec huit associés, il crée une Banque Populaire et dépose à cet effet 100 000 F. En 1904, il réalise un partage entre lui et ses cinq enfants : chacun d’eux aura un lot d’une valeur de 90 000 F. Il décédera le 18 décembre 1905.
Entre temps, le ruisseau a été couvert, l’impasse du Châtaignier, en 1897, prendra le nom de rue Buttura. La Ville s’engagera à ce que les enterrements, partant de l’Eglise Notre-Dame de Bon Voyage, n’empruntent pas cette rue comme trajet exclusif. La vieille usine sera détruite en 1911.
Sources : Andrée Bachemont d’après les documents aimablement prêtés par Monsieur Charles Varaldi. L’article a été publié dans le bulletin n° 30 de notre association L’Ami des Archives.
Les personnages qui ont illustré la vie cannoise sont nombreux. Ils ont fait l’objet de deux publications Elles et Eux éditées par les archives municipales.
ON NOUS COMMUNIQUE :
Jeudi 11 octobre : Journée culturelle à La Bocca. Matin : visite pédestre des principaux sites. Déjeuner à l’école hôtelière. Après-midi : présentation d’autres lieux boccassiens par J. Lecomte et M. David à travers un diaporama préparé par Irène Payan. Rendez-vous au Conservatoire de musique, avenue Docteur-Picaud. Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39.
LES ARCHIVES MUNICIPALES présentent du 2 octobre 2018 à juin 2019
Enfances cannoises, quelles histoires ? Exposition à l’Espace Calmette.
Du lundi au vendredi de 13H00 à 17h30. Entrée libre et visites guidées ( 04-89-82-20-70









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