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19 février 2026 4 19 /02 /février /2026 13:40

ACTUALITÉS : la plage Macé s’appellera Plage Brigitte-Bardot.

De quoi « résurrectionner » Auguste Macé (1819-1877) 

Auguste Macé. Buste en terre cuite. Artiste Depaoli. Merci à M. D.

Auguste Macé. Buste en terre cuite. Artiste Depaoli. Merci à M. D.

Située face à la mer, cette rue fut tracée dès 1864 sur l’ancien « chemin des Cannetans ». À l’époque, cette voie marquait les limites de la ville et ne desservait qu’une unique habitation.

Baptisée une première fois en l’honneur de Macé en 1866, elle perdit temporairement son identité lors des troubles de la Commune. Durant cette période agitée, elle retrouva son appellation originelle de « chemin des Cannetans ».

C’est en 1874 que la municipalité lui rendit officiellement son nom.

AMC : Délibérations du 22 septembre 1866 & du 11 septembre1874.
AMC : Délibérations du 22 septembre 1866 & du 11 septembre1874.

AMC : Délibérations du 22 septembre 1866 & du 11 septembre1874.

Auguste Macé était procureur de la République, en 1853, il renonce à ses fonctions de magistrat pour raison de santé et entreprend des études de botanique et d’entomologie. Il s’installe à Cannes à l’automne 1855 où il achète une villa au quartier des Gabres, route d’Antibes, qu'il nomme villa Mélite du prénom de son épouse.

 Il participe activement au développement urbain et culturel de la ville s’occupant d’aider : hôpital, asile de vieillards, orphelinat, mères et jeunes enfants. En 1861, à sa création, il est président de la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul. Il est élu conseiller municipal de 1860 à 1865 et fonde le journal hebdomadaire La Revue de Cannes vendu au profit des pauvres. Il crée la Société agricole et horticole. C’est sous son impulsion que le tabac est cultivé dès 1862 sur la commune. Il fonde la Société des sciences naturelles et historiques, des Lettres et Beaux-arts de Cannes et de l’arrondissement de Grasse le 25 janvier 1868. On lui doit également une bibliothèque municipale et un musée d’Histoire naturelle ouvert en 1869 : il écrit en cinq chapitres Ephémérides cannoises ou Cannes pendant vingt ans (1850-1870) qu’utilisent les historiens locaux.

C’est comme conseiller municipal qu’il s’occupe du plan d’aménagement d’urbanisme en vue d’une amélioration du tracé routier, chemin de fer, la Croisette, le premier éclairage au gaz des rues, la plantation des cent premiers platanes aux Allées.

Le 19 septembre 1877, il meurt au cours d’une excursion paléontologique à Saint-Martin-Lantosque.

Dans la rue Macé existe une école primaire Jean-Macé en hommage au fondateur de la Ligue de l’Enseignement. 

Jean Macé photo Nadar- Ecole primaire Jean Macé dans la rue Macé, et au fond, la rue d'Antibes.
Jean Macé photo Nadar- Ecole primaire Jean Macé dans la rue Macé, et au fond, la rue d'Antibes.
Jean Macé photo Nadar- Ecole primaire Jean Macé dans la rue Macé, et au fond, la rue d'Antibes.

Jean Macé photo Nadar- Ecole primaire Jean Macé dans la rue Macé, et au fond, la rue d'Antibes.

Sources inépuisables et remarquables :

- Cannes et ses rues. Pierre Ipert.

- Elles et Eux . Michelle David.

 

CE MOIS À CANNES

1er mars 1854 : Allumage du phare.

C’est un feu fixe d’horizon, haut de 10 mètres, construit en maçonnerie, d’une portée de 10 milles soit environ 19 km. Quand il s’allume pour la première fois toute la population est présente pour assister à l’événement.

Le « feu » est alimenté par du pétrole vaporisé. (1895)

Ce n’étaient que des petites embarcations qui ne sortaient pas de nuit ou simplement grâce à la clarté de la lune.

Sources : Histoire de la Croisette. Christian Georges Rizzo Pierrel.

Phare AMC : 1865 32Fi1380

Phare AMC : 1865 32Fi1380

SAINT-CASSIEN :

Nous avons quitté la butte (25 mètres d’altitude sur une étendue de 3 hectares) occupée par les Romains. Ils  y avaient établi leur castrum qui servait d’étape pour se rendre à une « petite île ».

En 732, les Sarrazins envahirent la région. Enfin, vers 1390, les Tard-Vénus (mercenaires menés par Raymond de Turenne ) achèvent la destruction d’Arluc au pied de la butte.

C’est en 1653 qu’apparaît à Cannes la Confrérie de Saint-Cassien. Les recteurs obtiennent des propriétaires de la butte, Gaspard Escaras et Jacques Arluc, la cession gratuite du terrain et l’autorisation de construire une chapelle. Ce qui sera exécuté un an plus tard.

Pour les images merci à F.V. & M.D.
Pour les images merci à F.V. & M.D.
Pour les images merci à F.V. & M.D.
Pour les images merci à F.V. & M.D.

Pour les images merci à F.V. & M.D.

En 1661 un logement est construit adossé à la chapelle, il sera occupé par un ermite. La chapelle, mal construite, est refaite en 1675.

Les Cannois ont pris l’habitude de s’y rendre le lundi de Pentecôte pour demander la pluie à saint Cassien. On y fait des fêtes, les romérages, qui commencent par une procession suivie d’une messe, se poursuivant par des jeux officiels et des danses, avec  la danse de la "souche" . Les marchands de nourriture et de boissons étaient de la partie. La « Grande fête » se déroulait le 23 juillet. Cannes abandonne alors saint Nicolas, saint Cassien devient le patron de la ville.

À la Révolution, la chapelle est mise en vente comme bien national. Le 15 avril 1792, vingt citoyens cannois, maire et curé en tête, remportent l’adjudication en qualité de mandataires de quatre-vingt-trois Cannois s’engageant à maintenir la tradition et l’entretien de la chapelle.

Le 10 février 1944, la chapelle est fortement endommagée par l’explosion d’un stock de munitions allemandes entreposé pas loin.

En 1970, le Rectorat de Saint-Cassien en fait don à la ville. Grâce à la ténacité de l’Association des Vieilles Familles Cannoises et à l’initiative généreuse d’un entrepreneur cannois, Antoine Molineri, la chapelle est restaurée en 1971.

L’édifice est fragile sans fondation profonde. En 2004, des travaux de mise en sécurité du toit et du porche sont exécutés, complétés en 2006 par la révision de la toiture, de la sacristie et le scellement du nez de marche en bois, par les Bâtiments communaux.

Sources : Histoires d’Espaces Publics. Archives municipales.

 

LES INCONNUES CANNOISES (suite).

Il s’agit aujourd’hui de Reine-Marie Stevenino, sportive, scientifique et artiste, avec un rêve, être au plus prés de la mer.

Née en Suisse dans un milieu scientifique elle fait des études de sculpture et de peinture au Conservatoire des Arts et Métiers de Genève. Jeune étudiante en vacances à Cannes, elle tombe amoureuse de la mer, épouse un Cannois et deviendra vite une spécialiste de la mer et surtout des fonds marins dont elle admire les couleurs... Cette passion pour les fonds marins lui fait côtoyer des plongeurs, elle apprend et pratique la plongée sous-marine en grande profondeur. Le milieu des plongeurs l’appelait Steve. De toutes ses plongées elle rapporte avec son fils, une grande collection de photos montrant à la fois les beautés et les dégâts des fonds marins.

Elle découvre une anémone de mer microscopique que le Muséum d’histoire naturelle de Paris baptise Clavuria Stevinnoae et notre scientifique en 1973 impulse un mouvement qui fera naître le centre permanent initiation à l’environnement -CPIE- des Îles de Lérins. En 1976 elle intègre les équipes de l’OMJASE  (aujourd’hui Cannes Jeunesse).

Inquiète pour l’environnement marin, aussi bien la faune que la flore, elle participe activement au repeuplement des posidonies (herbiers de posidonies, HLM de la mer…) et travaille à l’initiation des enfants (notamment avec le Collège des Mûriers).

Et n’oublions pas l’artiste que l’on a vu photographe, mais qui est aussi peintre, elle expose à Paris gouaches, aquarelles et sculptures, expositions dont Nice Matin se fait écho. 

À la demande du Conseil général elle réalise l’affiche qui matérialise l’année de la posidonie en 1984.

BILLET N° 191 MARS 2026
BILLET N° 191 MARS 2026

Deux axes ont guidé sa vie, l’art et la mer.

Petit rappel : la posidonie est une plante sous-marine à fleurs avec des racines (rhizomes) des tiges rampantes enfouies dans le sable, avec des grandes feuilles de largeur uniforme et pouvant atteindre 80 cm de long. Ces feuilles tombent ; ramenées sur les plages, elles protègent de l’érosion en séchant. Les racines s’entrelacent et forment un enchevêtrement compact, la matte, qui fixe les fonds marins.

Les posidonies forment des prairies sous la mer et sont considérées comme le poumon de la mer.

Merci à Liliane Scotti.

 

ON NOUS COMMUNIQUE :

- Mardi 17 mars à 14H, RDV au monument aux morts face à l’Hôtel de ville : « Les femmes à l’honneur, à Cannes ». Visite pédestre organisée par Joséphine Saia des AMC.

Parcours de 900m pour une durée de 1h30 environ.

Fin de la visite au Carlton.

Pour tous renseignements contacter : 06 16 78 97 71

- Date à retenir : Assemblée Générale le 11 avril à l'hôtel Windsor.

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