ACTUALITES : Vendredi 27 juillet 2018
Monsieur le maire de Cannes, David Lisnard, a levé le voile sur le nouveau nom de l’ancien boulevard d’Alsace prolongé, rebaptisé en hommage au chanoine Francis Cœuret ancien héros de la Résistance azuréenne dès 1940 et Juste parmi les nations en 1993.
Le choix du lieu n’a rien d’anecdotique puisque il relie l’église Notre-Dame des Pins, dernière paroisse du chanoine Cœuret dans les années 1970 et la Croix de Lorraine dans la Roseraie de la pointe Croisette, signe de ralliement de la résistance française.
LA VILLA LA JUNGLE DU ROI
Un article de l’hebdomadaire Le Point N° 2390 présente la villa La Jungle du roi propriété de Philipp Plein, créateur de modes.
Philipp Plein a commencé sa carrière en vendant des couffins pour grands chiens. Sa vidéo est à consulter, la villa semble sortir d’un conte des Mille et une nuits. Sa villa, située 3 rue de Lille au Petit Juas, est décorée par son ami peintre, Alec Monopoly qui avait séjourné trois mois chez lui. Quand Phillipp Plein l’a achetée en 2013, elle possédait déjà ses trois parties datant de 1920, puis 1950.
Villa l’Oasis avant l’achat par P. Plein. Photo aimablement communiquée par l’agence Europa 2, boulevard de la Croisette.
CE MOIS À CANNES : Archives municipales 3 R 33 ; 30 septembre 1942.
Deux sports manquent à Cannes, le premier est le tir aux pigeons, très facile à organiser, le deuxième est la chasse à courre au renard et au sanglier. Il peut attirer un grand nombre d’étrangers surtout des Anglais comme à Pau et à Biarritz. Les montagnes de l’Estérel me paraissent un terrain idéal pour les chasses, il est accidenté et rempli d’obstacles, ce que recherchent surtout les chasseurs de renards. Signé Rochechouart, 9 rue Saint-Honoré Cannes.
COMPLÉMENTS D’ENQUÊTE
Une aimable lectrice ayant lu le livre de M. Dagonnot Le Masque de fer à l’île Sainte-Marguerite, nous fait découvrir un arbre, le filaire qui attendait l’arrivée des Anglais.
Près du cimetière de Crimée à l’île Sainte-Marguerite, se dressent des filaires à feuilles étroites, phillyrea augustifolia qui seraient les plus vieux arbres de Cannes, datant de 400 ans. Merci à T. G.
LA VÉGÉTATION AVANT L’ARRIVÉE DES ANGLAIS (suite)
Nous allons traiter de quelques plantes qui se trouvaient dans des propriétés à des fins utilitaires.
Quelques propriétaires, riches bourgeois possèdent de nombreux biens comme Pierre-Remy Hibert, maire de Cannes en 1790, cultivant oliviers et vignes à la Foux, Jean-Joseph Demarest dont les plantations sont aux Gabres depuis 1772, Jean de Riouffe qui possède aussi une propriété aux Gabres.
En 1779, on recense aux Vallergues les oliviers de Jacques Ardisson, René Crist en a à Terrefial, Joseph Calvy, chirurgien, en possède au quartier de la Ferrage (la ferrage signifie zone maraîchère). Aux oliviers s’ajoutent orangers et cassiers.
Et les soucis des exploitants nous apportent les indications météorologiques : rigueur du froid en mars 1771, les oliviers ont été brûlés jusqu’aux racines. Les 12, 13 février 1929, les gels, d’une ampleur comparable à ceux de 1789, dévastèrent les vergers, les abattages d’oliviers recommencèrent.
Parfois les exploitations peuvent être modestes, en témoigne cette rare longère.
Le raisin-framboisier : on sait que, quand l’été arrivait, les Saissy allaient à la campagne, vers l’actuelle avenue de Vallauris, ils possédaient une propriété de 3 000 m2. Thérèse Honoré Saissy s’enorgueillissait d’une vigne de raisin-framboisier dont on obtenait un vin très alcoolisé interdit à la vente.
L’arbousier : c’est l'arbre à fraises. La chair est molle, un peu farineuse, acidulée et sucrée, et elle contient de nombreux petits pépins. Les fruits mettent un an pour arriver à maturité. Il n'est pas rare de voir le même rameau porter les fleurs de l'année et les fruits mûrs nés des fleurs de l'année précédente.
Les mûriers dont il reste un quartier éponyme (billet N° 81 janvier 2017), ce qui sous-entend la sériciculture, elle existait mais non répertoriée.
Le figuier Ficus carica L. On l'appelle plus rarement Figuier de Carie en référence à la cité antique en Asie mineure ou Arbre à cariques. C’est le deuxième arbre cité dans la Bible, après l'arbre de la connaissance du bien et du mal (assimilé au pommier dans la tradition chrétienne mais le premier dans la tradition juive). Dans le livre de la Genèse, le premier usage du figuier est un cache-sexe. Son fruit était l'un des fruits du paradis pour les Égyptiens.
Le tabac : il est cultivé dans le quartier du Grand Jas. Les exploitants se plaignent des contraintes imposées par l’Etat.
C’était l’époque où on pouvait apprécier les vers de Thomas Corneille :
Quoiqu’ en dise Aristote et sa docte cabale
Le tabac est divin, il n’est rien qui l’égale,
C’est dans la médecine un remède nouveau,
Il purge, réjouit, conforte le cerveau,
De toute notre humeur promptement il délivre,
Et qui vit sans tabac n’est pas digne de vivre.
La tubéreuse : Cette plante de la famille des amaryllidacées et plus communément nommée «tubéreuse», fut très en vogue au 19e siècle, avant de tomber dans un oubli total. Considérée, même de nos jours, comme la plus odorante du monde végétal, elle était utilisée pour embaumer les salons et les jardins.
Les fleurs, d'un blanc opalescent, de forme tubulée à corolle évasée, possèdent des étamines d'un beau jaune d’or. La grappe mesure à complet épanouissement 25 cm et plus. Elles exhalent une odeur raffinée bien que légèrement capiteuse que rappelle, sans toutefois l'égaler, le parfum connu Anaïs Anaïs.
Le jujubier : il a un port tortueux avec des branches épineuses, ses feuilles sont oblongues, finement dentées, à stipules épineuses. Les fruits charnus, ovales, à noyau, de la taille des olives, ils sont comestibles, riches en vitamines et oligo-éléments. Plus il vieillit plus il fructifie. Toutes les parties sont utilisées : le bois pour la construction des maisons, les branches comme bois de chauffage et les feuilles pour la nourriture du bétail.
Dans le Coran, le jujubier est un arbre présent au Paradis. Chez les chrétiens, il aurait composé la couronne de Jésus.
Le lentisque : La résine est réputée pour ses nombreuses vertus médicinales (contre les rhumes, pour l'estomac), ainsi que pour fixer les cils des femmes, ou comme gomme à mâcher pour rafraîchir l'haleine. Le médecin grec Dioscoride précise que l'île de Chios la produit en abondance et d'excellente qualité.
Le fruit est une petite drupe comestible, arrondie, d'environ cinq millimètres. D'abord rouge et d'une saveur amère elle devient ensuite noire et douce en hiver.
Bien des lacunes à compléter par d’aimables lecteurs, puisque un de nos cours d’eau s’appelle le châtaignier, aucun écrit ne parle de châtaigneraie, pourtant source d’apport alimentaire.
ON NOUS COMMUNIQUE :
Samedi 8 septembre : journée à Monaco avec les amis de l’Académie Clémentine. Matin : visite du casino de Monte-Carlo en compagnie d’une conférencière. Déjeuner libre. Après-midi : visite de l’exposition L’Or des Pharaons au Grimaldi Forum encadrée par deux conférenciers.
Départ en autocar de Notre-Dame des Pins à 8 heures très précises.
Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39.
Samedi 22 : Viva Associations. Nous y serons Espace Riviera du Palais des Festivals.




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