ACTUALITÉS :
La rue des Serbes vient d’être réaménagée pour le bien-être des bus. Mais pourquoi donc la rue des Serbes ?
Elle a été tracée en 1850 en même temps que la rue Herman (devenue rue des États-Unis) toute proche.
Le 1er novembre 1918, les unités franco-serbes rentrent dans Belgrade, après avoir atteint le Danube quelques jours plus tôt. Et à la fin de la Grande Guerre, la France, qui a le droit de s’enorgueillir de la part qu’elle prend à la guerre mondiale, doit aussi honorer ceux qui combattent avec elle. Nous devons honorer le peuple dont l’héroïque résistance nous a été si utile pendant la Grande Guerre. Le 2 février 1919, ce fut l’inauguration de la rue des Serbes.
En 1992, devant l’actualité de l’époque, (la guerre de Bosnie se traduit par des cruautés sans nom, les Serbes ouvrent des camps de concentration et systématisent la terreur), il est question de débaptiser cette artère, mais la mansuétude de François Mitterrand, lequel devient célèbre pour une phrase d'anthologie : « Il ne faut pas ajouter la guerre à la guerre ! » en dissuadera nos élus.
CE MOIS A CANNES :
Le passage du tour à Cannes. Le Littoral. 20 juillet 1930.
Le cyclisme est fini, quelle blague ! il a fallu le Tour de France pour prouver qu’une foule innombrable avait bien voulu s’astreindre à la plus élémentaire exactitude pour admirer non seulement l’arrivée de nos grands routiers mais encore toutes les courses qu’avait organisées l’Etoile Sportive…les dames de la tribune ont pu varier les plaisirs de l’accolade car presque tous les âges y ont passé…. Un jeune fasciste faillit être emmené au poste parce qu’il criait « guerra, guerra » à l’arrivée du vainqueur italien… Leduq, sympathique maillot jaune, fut acclamé… les coureurs se rendirent à l’hôtel Victoria (billet N° 97 mai 2018) où les salles de bains étaient prêtes à les recevoir et toutes sortes de gâteries les attendaient. Ce Walsdorff les sait toutes quand il s’agit de la renommée de Cannes.
Le Tour de France est également passé à Cannes en 1933, 1938, 1939, puis en juillet 1949.
LU POUR VOUS
Dans le dernier bulletin trimestriel publié par notre association L’Ami des Archives, on lira, grâce à la recherche de Nicole Sabbagh, et faisant suite au billet N° 98 précédent : Dans les jours qui suivirent le meeting, les problèmes financiers commencèrent à apparaître. Le Comité était dans l’impossibilité d’honorer ses engagements financiers, de donner aux aviateurs leurs récompenses alors que le Maire, Monsieur Capron, avait donné sa signature en garantie.
LA VÉGÉTATION A CANNES AVANT L’ARRIVÉE DES ANGLAIS.
Elle est surtout non décorative : la vie est dure, les terres fertiles sont utilisées utilement et surtout les loisirs sont rares. Pas, ou peu, d’arbres de décor. Seuls existent quelques jardins potagers et des petits vignobles appartenant parfois à de riches propriétaires. Les couvents subviennent à leurs besoins à l’intérieur de leurs murs.
Commençons par l’histoire de Cannes et « notre » palmier. Nous sommes autour de l’an 1 000. Les premières armoiries de Cannes présentent les lettres C et A abrégés de Caritas (charité) et d’Amor (amour) ainsi que la palme d’argent sur fond azur, emblème de l’abbaye de Lérins.
La palme d’argent fait référence au palmier sur lequel saint Honorat grimpa tandis que la mer noyait les serpents qui infestaient l’île. Il n’existe qu’un seul palmier autochtone en France, le palmier nain, Chamaerops humilis.
L’importation et l’acclimatation des palmiers a commencé vers 1850, Gustave Thuret a été un des précurseurs dans ce domaine.
Le long de la mer, ce sont les roseaux.
Le caroubier :
Ce caroubier pourrait avoir 500 ans, et avoir vu bien des ensevelissements ; il semble protéger le banc de marbre blanc à la mémoire du duc d’Albany ; ôtez les graines de la gousse et vous verrez qu’elles ne pèsent pas toutes rigoureusement le carat, 0,20 gramme. Et pourtant elles servaient de base dans le commerce des pierres précieuses et des diamants. Caroube, nom latin vient du grec kerata, signifiant petite corne, forme de la gousse à maturité, ou de l’arabe, al-kharroube.
Ce qui est formel, c’est l’absence de mimosa, la « ruée vers l’or », l’épanouissement de la Californie ne se fera que vers la fin du XIXe siècle, encore que…. On relira le billet N° 11 de mars 2011. Il y a toujours des controverses.
Le Bigaradier fut rapporté dans notre région par les Médicis. Les gantiers de Grasse cherchant à parfumer leurs cuirs furent séduits par l’essence de ses fleurs. Ils en ont alors planté massivement sur les coteaux de Grasse et de Cannes. (Nice-Matin 12 février 2018). C’est l’orange amère de nos confitures.
L’eucalyptus a été introduit officiellement bien plus tard et pourtant une allée est célèbre à l’île Sainte-Marguerite qui date d’avant la Révolution. (Billet N° 11).
Les résineux : Le pin parasol, introduit par les Romains, casse facilement, il laisse passer le vent et ses aiguilles acides font que rien ne pousse sous lui. On lui préfère le pin d’Alep, rabougri, tortueux dont les petites pommes semblent être faites pour les écureuils et les chênes verts aussi résistants.
A suivre.
VILLA LA FLEURIERE
Pour avoir regardé « Faîtes entrer l’accusé » sur France 2 ce 17 juin dont la malheureuse victime appartenait à une vieille famille de Cannes, les Dalmasso, nous avons pensé à une affaire plus ancienne et combien mystérieuse dont le cadre était la luxueuse villa La Fleurière.
C’est une luxueuse demeure au cœur d’un magnifique parc de 5 700 m2 avec piscine chauffée bordée de 52 colonnes en marbre de Carrare, située 7 avenue Fiesole. La réception se présente comme un vaste salon avec cheminée, quatre chambres avec salle de bains, salle de cinéma/discothèque, salle de jeux, cave à vin. Un appartement de deux pièces et un studio de services sont indépendants de la villa.
Un milliardaire discret et obsédé de sécurité, Diethelm Höener, Didi pour ses amis, s'installe à Cannes en 1985. Il rachète une des plus belles propriétés de la ville, aujourd'hui 150 millions de francs (22,8 millions d'euros). Dans ce domaine, Diethelm Höener dépense sans compter. Le mur d'enceinte n'est pas assez haut à son goût. Il le fait rehausser d'un mètre. Puis des grilles sont installées par-dessus. Un mètre cinquante supplémentaire de fer forgé. Impossible de rentrer. La propriété est quadrillée par des caméras et des projecteurs. « Je sors souvent à Cannes, mais je n'emprunte jamais deux fois de suite le même itinéraire et jamais aux mêmes heures », racontait Didi à ses proches. Prudent. Très prudent! « Comme si une menace permanente le guettait », se souvient un de ses amis.
L'homme d'affaires était d'origine modeste. Né en 1940, il connaît à peine son père médecin, exécuté par la Gestapo. Le voilà sans le sou, avec sa mère, dans l'Allemagne d'après-guerre. Diethelm, à la force du poignet, entre dans la banque. Il est précis, ordonné, son sens des placements boursiers est vite repéré. Il fera fortune en Bourse. « Chez lui, tout était réglé comme du papier à musique, se souvient un ancien employé. Pour des raisons fiscales, il ne pouvait pas, par exemple, passer plus de six mois en France. Au bout de cinq mois, son bureau des États-Unis lui envoyait un décompte des jours, et il ne dépassait jamais le quota. »
Un sens des affaires « à l'allemande ». « Son business était aux Etats-Unis, mais sa seule passion était à Cannes, dans sa villa », raconte un de ses amis. Cette « folie », c'est l'aménagement de son jardin. Dans ses deux hectares en plein centre de Cannes, Didi dépense environ deux cents millions de francs (30,5 millions d'euros) uniquement en travaux d'aménagements du parc. Trois mille roses, 130 oliviers... Il crée de toutes pièces une rivière artificielle de deux mètres de large, qui traverse la propriété. L'eau « remonte » en boucle grâce à des pompes géantes. Il fait venir du Japon des carpes centenaires à 50 000 F pièce.
L’homme immensément riche est aussi très seul. Sa deuxième femme, Stéphanie, habitait rarement à Cannes, et il souffrait de voir rarement son fils unique, Philippe, « né d'un premier mariage » , explique un ancien employé. Le soir de sa mort, Didi était, semble-t-il, le seul occupant des deux hectares de sa villa cannoise. (Le Parisien 9 juillet 2001)
Diethelm Höener est mort à Cannes en janvier 2001, dans des circonstances mystérieuses. Ce milliardaire, bien informé sur le volet allemand de l'affaire Elf, savait sa vie menacée. Son corps était étendu au sous-sol, au pied de l'escalier, en face de la salle de sport. Il a fait une chute du premier étage. Apparemment, il serait passé par-dessus la balustrade et aurait comme « plongé » dans les 60 cm2 à peine qui forment le trou de l'escalier. « Il était apparemment ivre, cela peut ressembler à un suicide », indique Me Christian Curtil, l'avocat de Stéphanie Höener.
Le parquet de Grasse, alerté par le premier rapport de police, a décidé d'ouvrir une information judiciaire pour « recherche des causes de la mort ». Selon un premier rapport médical, la position du corps ne semblerait pas « compatible » avec la chute effectuée. Quelqu'un aurait-il « poussé » l'homme d'affaires du haut de son escalier ? C'est ce que cherche à démêler le juge de Grasse, Jean Coutton, en charge de l'enquête. « Ce qui est bête, soupire un des anciens amis de Diethelm Höener, c'est que la nuit de sa mort, le magnétoscope des caméras de sécurité n'enregistrait pas. » Dommage.
ON NOUS COMMUNIQUE
Samedi 8 septembre : journée à Monaco avec les amis de l’Académie Clémentine. Matin : visite du casino de Monte-Carlo en compagnie d’une conférencière. Déjeuner libre. Après-midi : visite de l’exposition L’or des Pharaons au Grimaldi Forum encadrée par deux conférenciers.
Départ en autocar de Notre-Dame des Pins à 8 heures très précises.
Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39.
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