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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:37

    en-tête ami archives Bis

LA SOCIETE DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL ET L’OEUVRE CANNOISE DES JARDINS OUVRIERS

Au 14 rue Notre-Dame se trouve actuellement le siège de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, ouverte depuis 1903. Son existence remonte cependant à 1861, par arrêté préfectoral du 13 novembre, la Société s’installe au 16 rue Grande (pour les non-initiés rue Meynadier). En 1871, son directeur était Auguste Macé, ancien magistrat, grand bienfaiteur de la cité. La Société distribuait de la nourriture et des vêtements, faisait garderie pour les enfants des ouvriers.

C’est en Angleterre que sont apparus les premiers « champs de pauvres » en 1819 alors pour les indigents et les chômeurs, puis en 1830, les Armengärten en Allemagne.

A Cannes, les jardins ouvriers de la Société de l’œuvre de Saint-Vincent-de-Paul ont débuté en 1925. La société loua un terrain avenue Commandant-Bret où vingt-cinq jardins furent créés sous l’appellation de Jardins de Provence. En 1930, la société put acheter un terrain au quartier du Grand Jas où furent mis à disposition seize jardins. Une parcelle supplémentaire acquise en 1939 a porté leur nombre à dix-huit.

A la veille de la seconde guerre mondiale, quatre cent quatre-vingt-dix jardins étaient attribués à des familles nombreuses et modestes.

Après la Libération, de nombreux jardins disparurent, l’abondance devant rapidement renaître... En 1950, l’œuvre comptait encore onze terrains représentant cent-quatre-vingts jardins de 200 à 300 m2  dont six à Font-de-Veyre prêtés par la mairie de Cannes, dans les quartiers de Mauvarre, Bruxelles, Madrid ainsi que dans l’impasse des Plaines.

  oeuvre de saint-vincen-de-paul

Œuvre de Saint-Vincent-de-Paul, rue Notre-Dame. MLR

Actuellement, avec ses dix-neuf jardins du Grand Jas et six à Font-de-Veyre dont elle est propriétaire et six prêtés par la Ville, l’œuvre cannoise des Jardins Ouvriers de Saint-Vincent-de-Paul poursuit son action en agissant toujours en faveur des plus démunis. La tradition semble bien enracinée et l’esprit d’entraide est toujours respecté. M.D.

 

LE GINKGO BILOBA

Cet arbre, originaire de Chine, peuplait la planète il y a des millions d’années (fossilisé dans les schistes de l’ère primaire de Lodève dans l’Hérault), mais il avait pratiquement disparu lors des bouleversements climatiques. Grâce à quelques spécimens retrouvés dans d’anciens temples chinois, on a pu les réimplanter. L'arbre devint l’arbre sacré des temples shintoïstes.

En 1750, un médecin botaniste allemand ramena des graines d’un séjour au Japon et c’est à Utrecht qu’il les planta. Johan Wolgang von Goethe (1749-1832) souhaita en planter dans son jardin de Weimar et fit de son arbre fétiche le thème d’un poème écrit en 1815 : La feuille de cet arbre, qu’à mon jardin confia l’Orient, laisse entrevoir son sens caché, au sage qui sait s’en servir…

Vers 1780, M. de Pétigny, botaniste, en acheta cinq pieds à un Anglais pour la somme considérable de 200 livres, soit 40 écus d’or, d’où son surnom d’arbre aux quarante écus.

M. Antoine Gouan en planta dans le jardin botanique de Montpellier où il fleurit pour la première fois en 1812. En 1795, une bouture de ce ginkgo fut plantée au Jardin des Plantes à Paris. Ces deux spécimens existent encore aujourd’hui.

   le ginkobiloba

 

Le ginkgo, utilisé depuis toujours en pharmacie pour soigner des affections circulatoires, est d’une exceptionnelle résistance à la pollution, aux maladies, aux insectes et peut vivre plus de mille ans. En 1946, les premières verdures égayant Hiroshima provenaient de la repousse d’un ginkgo carbonisé lors du bombardement atomique. T.G.   

 

   Le Ginkgo Biloba femelle de la Croisette niveau Port-Canto T.G

 

CE MOIS-CI A CANNES :

Nous sommes en 1922, l’organisateur de la recherche de la paix est Aristide Briant. Il sait que  Lloyd George voudrait bien passer quelques jours de détente dans le Midi. Le maire, André Capron, et Cornuché, le directeur du Casino municipal, multiplient les télégrammes vers Londres pour vanter les mérites de leur cité. Ils lui proposent la somptueuse villa Valetta dont l’occupante canadienne est invitée à passer quelques jours au Carlton. Notre Président du conseil occuperait la villa Scott.

Finalement, A. Briant  réquisitionne le Carlton pour accueillir le Conseil de la Société des nations, le lieu des séances officielles, du 6 au 13 janvier 1922, sera la Rotonde du Cercle nautique qui depuis 1864 est le centre de la vie mondaine.

Aux représentants des grandes puissances alliées se joindront des délégués des anciennes puissances ennemies. Mussolini représentera le journal dont il est le directeur le Popolo d’Italia.

Dans le journal local on peut lire qu’il importe pour le bon renom de Cannes que les commerçants n’essayent pas d’en tirer un profit excessif.

Drôle d’ambiance les policiers innombrables suivent « discrètement » les personnalités officielles, examinent d’un œil soupçonneux les badauds attroupés devant le Carlton ou le Cercle nautique, s’approchent toujours « discrètement » des groupes pour écouter les conversations.

SDN1922Le 12 janvier, celui que l’on a surnommé « le violoncelle » (il en jouait dans la chambre 428 du Carlton, durant le sommet) celui qui battra tous les records du maroquin en étant vingt-deux fois ministre, plus simplement Aristide Briand, quitte précipitamment Cannes pour Paris où il va remettre sa démission au président de la République Alexandre Millerand. Seul du côté français, Aristide Briand accepte la thèse des Anglais selon laquelle il convient de faire des concessions à l’Allemagne car la sévérité des célèbres quatorze points de Wilson à Versailles lui semble de nature à provoquer de nouveau les plus grandes tensions entre l’Allemagne et les Alliés. Désavoué par le gouvernement, il reçoit l’ordre, par télégramme, de regagner Paris. Le journal « Excelsior » titre Le coup de Cannes.

Son départ a provoqué une grande déception et l’on n’a pu que fixer une réunion à Gênes pour une grande conférence européenne afin d’arrêter les projets de reconstitution économique de l’Europe orientale et centrale.

                                                                                                    Le Carlton, Croisette. MLR

 

Aristide Briand entra dans la vie de la Belle Otero en 1900 et y resta jusqu’à sa mort en 1932. C’est seulement auprès d’elle que je trouve la paix.

 

LIENS ANNEXES :

 LE BARON DE LYCKLAMA écrivait dans « Voyage en Russie, au Caucase et en Perse » Tous les voyageurs connaissent les émotions de retour…je rapportais, il est vrai, une santé bien délabrée sur les routes de la Perse, de la Mésopotamie et de la Syrie…Depuis mon retour, une heureuse inspiration m’ayant amené sur les côtes de Provence, à Cannes, j’ai enfin dû au délicieux climat de ces contrées favorisées le retour d’une santé que je croyais à jamais compromise.       musee lycklama

Le baron de Lycklama en costume oriental 1829, peint par Monsieur Vernet-Lecomte

Huile sur toile Inv 2005.0.350 - Coll. Musée de la Castre ; cliché Germain    

Le baron de Lycklama légua à la ville de Cannes sa collection complète d’objets rares et précieux acquis lors de ses nombreuses expéditions.

En partenariat avec la Fondation du Patrimoine, le musée de la Castre fait aujourd'hui appel au mécénat pour la restauration d’une exceptionnelle collection d’Art Qadjar que ce grand voyageur rapporta d’Orient.

Quoi de plus réjouissant pour présenter à nos aimables blogueurs nos meilleurs vœux  que ces peintures de l’Iran antique...       peinture iran

 

COMMUNIQUE : l'association des Amis des Archives de Cannes organise une sortie intitulée  Découverte d'un maître cirier, au Moulin de Sault, à Auribeau-sur-Siagne le jeudi 12 janvier. Pour tous renseignements téléphoner au 04 93 69 11 57. N'oublions pas d'adhérer à l'association, la cotisation annuelle est de 25€.

 

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Published by mlr - dans Histoire
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