ACTUALITES :
La sculpture du rond-point Maubert est arrivée (billet avril 2019, N°108). Elle a quatre mètres de haut. C’est Alain Clément qui a signé Azur, que la Ville a acquis pour la somme de 60 000 €.
L’art n’est pas une grandeur mesurable.
L’HISTOIRE D’UNE MAISON D’EDUCATION POUR DEMOISELLES
En 1863, dans un vaste parc de trois hectares, quartier Terrefial, se crée un immense établissement pouvant recevoir des élèves et une quarantaine de dames pensionnaires. Il est tenu par des religieuses, les Présentines.
Des difficultés pécuniaires les obligent à vendre, aux religieuses de l’Assomption, l’établissement qui devient l'Institution Assomption Lochabair.
Avec le fruit de la vente, les Présentines font construire un nouvel établissement aux Gabres, quartier Beauséjour, plus modeste.
L’évêque de Fréjus, inquiet des problèmes de gestion qui perdurent, pense à une possible union avec les Ursulines de Jésus dont la maison-mère est à Chavagnes (Vendée). Celle-ci sera réalisée en 1891.
Le 6 juin 1902, c’est la fête : installation de la cloche de la chapelle, le parrain et la marraine sont les enfants du comte et de la comtesse de Caserte, frère et cousine de S.M. François II, roi des Deux-Siciles.
A partir de 1905, les religieuses sont dispersées en Angleterre, en Italie et en Espagne. L’institution fait appel à des laïcs, mais aussi à des religieuses venues d’autres écoles Chavagnes qui arrivent en civil pour continuer l’activité de l’établissement, on les appelle les sécularisées.
Cette photo montre Madame Odion, la directrice et quelques demoiselles, certaines portant une écharpe en travers. L’écharpe verte signifiant «bonne élève», violette «très bonne élève», blanche «excellente élève»...
Les élèves portent l’uniforme qui ne doit laisser aucune partie du corps découverte : les cols sont très hauts, les manches longues même en été, jupes plissées et bas couvrant le reste du corps.
A la rentrée de 1940, les religieuses reprennent leur costume avec joie.
En août 1943, des jeunes israélites sont accueillies à Sainte-Marie, sept jeunes filles et la maman de l’une d’elles. La prudence est de rigueur, les officiers allemands logent au Celtic Hôtel proche. Elles ne quitteront leur refuge qu’après la Libération en ayant la certitude de trouver un gîte sûr.
L’établissement ne fera que s’accroître. Son site pourvoit à sa notoriété à consulter si besoin est.
Sources : Sainte-Marie de Chavagnes. Maryse Romieu.
ACTUALISONS : L’EGLISE SAINT-MICHEL A CANNES : Nous avions écrit au sujet de sa crypte dans le billet N° 107 et nous complétons aujourd’hui.
Deux pères, parfois trois, sonnaient les sept cloches à l’angélus et aux fêtes pastorales. Depuis, le clocher a perdu le dernier clocheton et sa croix.
Dans une certaine discrétion, le Grand-duc Nicolas de Russie, né en 1856 à Saint-Pétersbourg, mort à Antibes en 1929, et son épouse, Anastasia de Monténégro (1865-1935) reposaient dans la crypte de l’église russe de Cannes jusqu’à leur transfert le 24 août 2015 à la chapelle de la Transfiguration à Moscou. Son frère Pierre, né en 1864 à Saint-Pétersbourg, mort à Antibes en 1921 (villa Thénard pour les deux couples) épouse Militza de Monténégro (sœur d’Anastasia), décédée à Alexandrie en 1951. Les deux sœurs reposent, apparemment, toujours dans la crypte.
Les différentes sépultures continuent de se détériorer, pas forcément dans l’indifférence générale mais dans l’impuissance d’agir par suite de querelles intestines. Une pensée pour Hélène Vagliano si chère aux Cannois et torturée le 15 août 1944.
Nice-Matin 18/07/2018 : L’église russe revient aux mains des anti-Moscou. Après leur exclusion en 2007, les anciens membres de l’association qui gère l’église russe ont été réinvestis hier à la tête de la structure après une assemblée générale encadrée par la police.
Un écriteau à la grille : L’église est fermée jusqu’à nouvel ordre.
CE MOIS A CANNES
La Croisette septembre 1947. Sur les écrans du Palais, on peut voir le Ziegfeld Follies (1945) de Vicente Minelli.
Vent Vert est le nouveau jus que Pierre Balmain a choisi de lancer en plein Festival. Il est créé par Germaine Cellier. Forte de sa formation de chimiste, elle expérimente les ingrédients. Avec 8% de galbanum, essence d’Iran, il inspire Colette : il a un caractère vireux de végétal écrasé à la main. De quoi plaire à ces diablesses de femmes d’aujourd’hui. Le Figaro 8 août 2018.
ON NOUS COMMUNIQUE :
Dimanche 8 septembre : Viva Association au Palais des Festivals où nous tenons un stand, de 9h à 18h.
Mercredi 11 : Visite guidée de l’avenue de Grasse par Michelle David et Jacqueline Leconte. Le matin, rendez-vous à 10h devant la fontaine Alice Blake (bus n°2 arrêt la Fontaine). Après-midi, reprise à 14h30, rendez-vous devant le commissariat de police.
Samedi 21 : Fondation Carmignac à Porquerolles en autocar. Départ à 8 heures très précises, église Notre-Dame des Pins, boulevard Alexandre III.
Pour tous renseignements ( 06 10 83 12 39.











