ACTUALITÉS
Si ma mémoire est bonne, en 1990, date de mon arrivée à Cannes, Toto Soldes était pour tout nouvel arrivant le magasin des choses introuvables.
1990 : 10 rue Maréchal-Joffre voir plus loin.
1990 : entrée 2 rue Meynadier : voilages.
Deux magasins proches, l’un tissus, 2 rue Marceau, l’autre, draps, oreillers, linge de table tissus de Noël, tissu d’ameublement, 6 rue Lecerf. Par la suite,
1996 : 13 rue Jean-Jaurès.
1997, 67 boulevard de la Croisette (et oui) foulard, vaisselles, linges de table et draps.
2018 : 9 rue Commandant-Vidal et le début des fermetures.
Deux causes rédhibitoires : la hausse des baux et le « portable » remplaçant les aiguilles, une troisième, la multitude de vêtements pas chers achetés d’un clic et livrés chez soi.
Diaporama pèlerinage dans l'ordre de création.
1974-2015, 2 rue Meynadier ; 1986-2018, 10 rue Maréchal-Joffre ; 2 rue Marceau 1986-2018 (deux photos); - rue Lecerf 1987-2018 ; 13 rue Jean-Jaurès 1996-2009 ; Boulevard de la Croisette 1997-2010 ; 9 rue Commandant-Vidal 2018…
Une lectrice nous écrit évoquant l’atmosphère qui régnait dans le magasin au fond d’un immeuble au 10 rue Maréchal-Joffre, quand elle est arrivée à Cannes en 1990.
« C’était plein de monde, on jouait du corps et des coudes, essayant de retenir l’attention des vendeurs. Dominant la situation, un solide gaillard venait en aide aux vendeuses, tirant de lourds rouleaux de tissus, la cliente toujours attirée par celui du dessous !
On y vendait des soieries à l’entrée, des tissus d’ameublement au fond à droite, dans un renfoncement.
Les acheteurs repartaient avec des mètres de tulle pailleté ou des velours cramoisis, les acheteuses coinçaient sous leur bras les sacs roses Toto Soldes en plastique, plus ou moins rembourrés. Ces dames étaient de tous âges, de toutes classes et de toutes ethnies, échangeant des conseils et des regards convenus. C’était le lieu le plus populaire de Cannes. »
Le portable a remplacé les aiguilles dans nos mains, ce qu’illustre bien le 2 de la rue Meynadier.
CE MOIS A CANNES
L’hôpital des Broussailles est inauguré le 22 juillet 1955. Le château qui portait son nom a été démoli en 1971. Dès la création de l’Hôpital des Broussailles, les personnes âgées et déshéritées jusqu’alors abritées au Château, seront délocalisées sur l’hôpital Saint-Dizier. L’Hôpital des Broussailles sera plusieurs fois agrandi et réhabilité. Cannes a depuis 2011, un Centre hospitalier moderne qui, après avoir été baptisé du nom de son initiateur et ancien maire Pierre Nouveau , prend le nom Hôpital Simone Veil en 2018. Nice-Matin, mai 2024.
Château des Broussailles. Centre hospitalier Simone Veil. Les photos anciennes sont de PH. Duphiton que nous remercions.
EXPOSITION BELLINI
Carton d'invitation au vernissage de l'Exposition : " Petits formats et rencontres photographiques" à la Chapelle Bellini
Obéissant à cette aimable invitation, nous avons été reçus par la fille de l’artiste, Lucette Bellini toujours aussi souriante pour évoquer la mémoire de son père.
Sur les toiles, la fête est omniprésente, les chevaux caracolent, les clowns font leur cirque.
L’artiste est en photos au milieu de ses nombreux amis, avec son complice Paquito, un perroquet rapporté du Brésil qui ne demande encore qu’à s’exprimer. Dans l'entrée, un piano mécanique que le jeune Emmanuel, vers les années 1914, était chargé de tourner pour quelques pièces.
Attenant à la chapelle un jardin naturel et bucolique, par sa Place de l’église, nous entrons au Bistrot. Derrière le zinc, le téléphone public ; dans un coin un poêle à charbon, une lampe à pétrole complètent de décor.
Tous nos remerciements à notre hôtesse et une invitation à nos lecteurs à visiter l'exposition.
LA VILLA FIORENTINA
La chapelle faisait partie de la propriété de trois hectares dont nous racontons l’histoire.
Images d'archives : 10Fi784, 85, 86, -32Fi313,315 - Photos du cloître F.V.
L’avenue de Saissy fut ouverte au milieu des pins en 1880 et de grandes propriétés s’y construisirent, ainsi la villa Fiorentina. Il en reste, pur jus, un pavillon en porche qui donnait accès à la propriété. Une allée majestueuse conduisait à l’édifice, bornée à droite de rosiers sarmenteux le long d’un court de tennis, à gauche de cyprès fuselés conduisant à un cloître dont chaque colonne était taillée dans une pierre différente. Une orangerie précédait les serres, lieux de réception privilégiés.
Construite vers 1875, la villa se dressait dans un parc de trois hectares où évoluaient des paons blancs. C’est pour honorer son épouse d’origine florentine que Sir Julian Goldsmid fit élever cette magnifique demeure. Devenu veuf, il s’en sépara et, en 1894, le comte Vitali, nouveau propriétaire, fit construire la chapelle, ses armes sont sculptées sur le clocher ; celle-ci était reliée au premier étage de la villa, côté est, par une passerelle vitrée.
Un temple d’inspiration grecque, démoli depuis, était situé en face de la chapelle sur un tertre dominant un jardin de rocailles, le paganisme côtoyant la chrétienté.
La villa est vendue en 1911 au baron allemand Von Weinberg et à la baronne née Forbès, passionnée de botanique. Pendant la Grande Guerre, la propriété est confisquée comme bien allemand. Et en 1921, lors d’une vente aux enchères, La Fiorentina est adjugée à la princesse Kara Georgevitch ; lorsque son époux Alexis (de Serbie) décède, sa veuve se réfugie à Cannes où elle s’adonne à son plaisir favori, la harpe.
La villa est réquisitionnée par les Italiens, les Allemands, puis à la Libération, par l’Etat-major américain.
En 1950, le domaine est vendu ainsi que le mobilier, le parc morcelé en vingt lots à construire. De belles villas se nichent dans la verdure.
Emmanuel Bellini achète la chapelle en 1953. Ses voisins sont Francis Lopez et Raymond Vinci (pour mémoire créateurs des opérettes du Châtelet). Cet atelier est aussi le lieu des fêtes privées, réveillons, bals masqués, saucissonnades où se rencontrent Tino Rossi, Georges Guétary, Luis Mariano, Annie Cordy, Mireille Mathieu jusqu’à son décès en 1989.
Sources : Cannes, les années folles. . Amis des archives de Cannes. Lucette Bellini.
Cannes et ses rues. Pierre Ipert.
Demeures anciennes et beaux jardins. Archives communales. Jean Basset.
Bonnes vacances à tous et toutes ...
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_d7104b_toto-8-9-rue-commandant-vidal.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_cd5fb4_toto-110-rue-marechal-foch-bis.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_7f4874_toto-2-10-rue-marechal-foch.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_bdd01c_toto-3-2-rue-meynadier.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_93e625_toto-4-2-rue-marceau.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_372cee_toto-5-6-rue-lecerf.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_e6f2a6_toto-5-bis-lecerf-tissus.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_8f36c4_toto-6-13-rue-jean-jaures.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_00f371_toto-7-croisette.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_27ebe7_toto-8-9-rue-commandant-vidal.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_ed67c3_chateau-broussailles.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_368d68_pierre-nouveau-et-chateau.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_d570cf_hopital-s-veil.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_346cdf_invitation-bel.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_36f4c2_clowns.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_0c3424_dessin-noir-blanc-fusain-2.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_7ae2e8_chapelle-bellini.jpg)
/image%2F1403901%2F20240618%2Fob_571338_chapelle-bellini-2.jpg)
/image%2F1403901%2F20240619%2Fob_ebd233_fiorentina-plan-1884.jpg)
/image%2F1403901%2F20240619%2Fob_945242_fiorentina-plan.jpg)
/image%2F1403901%2F20240619%2Fob_5b4f74_fio-facade.jpg)
/image%2F1403901%2F20240619%2Fob_2171d0_fio-face-chapelle.jpg)
/image%2F1403901%2F20240619%2Fob_6ab202_fio-face-jardi-chapelle.jpg)
/image%2F1403901%2F20240619%2Fob_34df81_fio-plan-eau-filles.jpg)
/image%2F1403901%2F20240619%2Fob_380c97_fio-pano-jardin.jpg)
/image%2F1403901%2F20240619%2Fob_c79511_fio-chapelle-tour.jpg)
/image%2F1403901%2F20240619%2Fob_265899_fio-jardin-temple-grec.jpg)
/image%2F1403901%2F20240619%2Fob_a27e69_fio-face-jardin-malou.jpg)