ACTUALITES :
L’émission religieuse orthodoxe du 21 juin sur France 2 nous a proposé une biographie de saint Cassien dont les reliques reposent à Marseille à l’abbaye Saint-Victor. Pas un mot sur Cannes et le romérage dit de Saint-Cassien cher aux Cannois. Saint Jean Cassien serait né en Scythie vers l’an 350. Avant d’arriver en Egypte, il évangélise la Palestine puis la Syrie, réside à Constantinople et se fixe à Marseille. Sa fête, dans le Missel Vespéral Romain se fête le 13 août.
Saint Cassien laisse à la chrétienté trois livres précisant les règles de vie des cénobites. Le livre I est composé de dix « conférences » qui décrivent les dispositions de l’Homme qui conduisent à la contemplation. Le livre II donne sept « conférences » dédiées à saint Honorat, l’abbé de Lérins, proposant une doctrine anachorétique. Le livre III est dédié aux moines des îles d’Hyères. Il introduit une doctrine de combat spirituel contre les huit vices qui affectent le genre humain, traite de la Grâce et de la Liberté.
La butte Saint-Cassien fête le saint patron de Cannes le 23 juillet depuis 1653.
Les propriétaires de ce vaste terre-plein, Gaspard Escarras et Jacques Arluc, l’offrent aux recteurs de la confrérie dédiée au culte de saint Cassien. Ceux-ci font construire une chapelle terminée en 1654. Un logement y est ajouté en 1661 pour un ermite ; il vit de l’aumône des fidèles, la Ville pourvoyant à d’autres dépenses dont la réfection de la chapelle en 1675.
A la Révolution, le site est mis en vente comme bien national. Le 15 avril 1792, vingt citoyens cannois, maire et curé en tête, l’acquièrent au tribunal de Grasse en qualité de mandataires de 83 Cannois. Un nouveau comité de recteurs est nommé.
En 1944, la chapelle est détériorée par l’explosion d’un stock de munitions allemandes. Il faut attendre 1969 : des pourparlers entre le rectorat et la ville de Cannes sont engagés. Le rectorat cède la butte et la chapelle à la Ville qui en assurera désormais la garde et l’entretien.
La chapelle est restaurée en 1971 grâce à un entrepreneur cannois, Antoine Molineri, et d’autres donateurs. Le dimanche le plus proche du 23 juillet, on célèbre sur le pré la messe en provençal suivie de la danse de la souche sans oublier un pique-nique géant, timides souvenirs des romérages du passé.
Sources : Publications de la ville de Cannes, Elles et Eux et Histoires d’Espaces Publics.
COURRIER DE LECTEUR : LE CHEVALIER DE MIMONT.
Nous faisons officiellement sa connaissance au cours des délibérations municipales du 19 X 1887. Peut-on attribuer son nom au chemin vicinal N° 2 de Cannes à Vallauris, comme le propose Mr. Jacob, rédacteur des « Echos de Cannes » en reconnaissance de la générosité dont il a fait preuve pour l’amélioration et l’élargissement de cette voie ? Objection ! Le Conseil Municipal, dans une décision antérieure, avait arrêté qu’on ne donnerait plus, à l’avenir, le nom de personnages vivants ou d’habitants de Cannes. Mr. Hibert, maire de Cannes, de faire remarquer que « certains propriétaires pouvaient être amenés à faire des dons importants à la Ville en vue de voir leur nom se perpétuer ainsi ».
Nous savons par voie orale que ce don se faisait avec la promesse faite par la Mairie de conserver ses chers platanes. Ceux-ci se dressent encore (en 2003) depuis la rue Docteur-Boucicaut, alors rue d’Oxford, aux feux tricolores de la place Commandant-Maria, anciennement place de la Perrière.
Le 8 I 1891, l’élargissement de la rue de Mimont se poursuit entre l’ancien chemin du Cannet et la rue Lycklama. Monsieur de Mimont a déposé chez son notaire, pour cette amélioration, la somme de 2961,40 F., les autres propriétaires refusent de céder gratuitement le terrain nécessaire, excepté l’Orphelinat du Sacré-Cœur. Les expropriations seront effectives en 1894.
Le 23 II 1893, un lot de terrains se vend, chez Maître Jammes, notaire à Cannes, sur l’acte paraît « Messieurs de Mimont », il s’agit de Charles et de son fils Felix.
Le 18 III 1898 : la propriété se dresse maintenant à rue, inconvénients d’une voie devenue urbaine, Monsieur de Mimont la vend à Mademoiselle Toussaint, (les jolis immeubles qui la jouxtent seront érigés bien plus tard). Il ne l’occupe d’ailleurs plus en 1886 : le recensement nous apprend qu’il vit dans une villa du boulevard d’Alsace, la villa Emma, il a alors 75 ans et son fils, rentier comme le père, est âgé de 27 ans.
Le 24 III 1920, la demeure seule est vendue à Monsieur Marchio, (elle est toujours dans la famille en 2003). Elle s’étend jusqu’à la traverse de Mimont. La maison n’a aucun droit de sortie sur le terrain restant à Mademoiselle Toussaint ; le mur qui les sépare devient la propriété exclusive de l’acquéreur.
Ce n’est qu’en 1929 que Monsieur Laurent, distillateur de fleurs et de fruits pour les parfumeries de Grasse, paiera à Monsieur Marchio l’achat de la mitoyenneté du mur qu’ils feront ensemble rehausser.
Quant aux chevaliers de Mimont, nous perdons leurs traces. Le 25 III 1923, la dépouille de Charles de Mimont arrive au reposoir du cimetière du Grand Jas. Elle sera transportée à Paris pour y être inhumée le 28 IV 1923.
Sources : Délibérations du Conseil Municipal du 19 X 1887
Archives personnelles de Mme Marchio, (actes notariés).
Etat- Civil et Annuaires (A.M.)
CE MOIS A CANNES :
LE LITTORAL 1er août1937 : vers la suppression du pain dit « charleston ». Le syndicat des boulangers nous communique que l’accord complet concernant la mise en application de la semaine de quarante heures est prêt d’aboutir. Une seule question reste en litige, celle relative au pain « charleston » du fait que sa confection plus compliquée occasionne aux ouvriers une perte considérable de temps. Cette forme de pain n’est en cours dans la boulangerie cannoise que depuis trois ans environ, sachant que la suppression de ce pain ne peut affecter la population cannoise.
DANS LA PRESSE : du 20 juin 2020, monsieur Roger Borniche est décédé le 16 juin 2020 à l’âge de 101 ans, à Cannes. Son inhumation a eu lieu au cimetière du Grand Jas. Roger Borniche est une légende de la police où il était entré en 1944. Il avait à son actif 567 arrestations. Les plus célèbres, celle d’Emile Buisson, et de René Corner dont il deviendra l’ami et qui sera son personnage de roman René la Canne.
Roger Borniche au Festival de Cannes, le 20 mai 1982, entouré de sa femme (à gauche) et de l’actrice Macha Méril.
FETE NATIONALE :
Où sont les festivités d'antan !

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