ACTUALITES :
Dans une certaine discrétion, le Grand-duc Nicolas de Russie, né en 1856 à Saint-Pétersbourg, mort à Antibes en 1929, et son épouse, Anastasia de Monténégro (1865-1935) reposaient dans la crypte de l’église russe de Cannes jusqu’à leur transfert le 24 août 2015 à la chapelle de la Transfiguration à Moscou. Son frère Pierre, né en 1864 à Saint-Pétersbourg, mort à Antibes en 1921 (villa Thénard pour les deux couples) épouse Militza de Monténégro (sœur d’Anastasia), décédée à Alexandrie en 1951, repose, apparemment, toujours dans la crypte.
Merci à J. B. pour cette recherche … à suivre.
QUE RESTE-T-IL ?
Intéressons-nous à Cannes.
C’est l’emplacement de l’ancien rempart détruit en partie en 1752 pour faire passer la route d’Italie.
En 990, à l’approche du millénaire, Guillaume Gruetta, comte d’Antibes, craignant la fin du monde et voulant gagner le ciel, donne le château aux moines de Lérins. C’est aussi la donation du port de Cannes. Port est un mot pompeux, il s’agit plutôt d’une plage portuaire (devant l’actuelle mairie et la gare des bus).
Auparavant, en 978, Rodoard, comte d’Antibes, arrivant selon toute vraisemblance du Nord de la France, relève la région après la conquête sarrasine.
Son influence et ses activités aux origines de Cannes sont certaines. Rodoard eut sous son autorité les anciennes propriétés des églises et des abbayes, devint le seigneur du Puy, ses descendants accorderont à Marcellinus le château ou castrum, il entreprend sa fortification ainsi que la construction de sa chapelle, Notre-Dame du Puy.
Une relative sérénité gagne enfin les Cannois qui quittent le Suquet protecteur pour se déplacer vers l’intérieur des terres. Ainsi en 1022-1030 l’église de Cannes s’écarte du château, c’est l’église Saint-Nicolas.
Avenue Saint-Nicolas ont été découvertes des sépultures des Ier et IVe siècles après l’ère commune, soit tout au long de la période impériale romaine et des lampes à huile datant du Ve siècle.
Au hasard de fouilles avenue de la République, on a pu penser à des ateliers de potiers pour avoir trouvé de la céramique et des monnaies de la même période, puis encore des monnaies.
Au XIe siècle, les moines de Lérins revendiquent la propriété du château et de l‘église. L’évêque d’Antibes cède. Les moines entreprennent la construction du donjon en 1070. Ils établissent un hôpital, prolongement continental de l’assistance aux laïcs nécessiteux.
En 1107, a lieu un catastrophique débarquement des Sarrasins à la fois à Lérins et à Antibes qui sera renouvelé en 1125. Mainfroi, évêque d’Antibes, se réfugie au château, il y restera de 1124 à 1130 et finira par quitter Cannes, rendant définitivement le château aux moines de Lérins.
En 1131, Béranger-Raymond, comte de Provence-Barcelone, confirme la possession du château à l’Abbaye.
C’est une tour de vigie, la tour de La Panthière, datant du XIIe siècle. La légende raconte l’évasion d’un mystérieux prisonnier qui aurait trouvé refuge dans cette tour où il serait mort en odeur de sainteté, après une longue période de recueillement et de prières ayant pardonné à ses ennemis. La tour faisait partie des murailles sud-est de la vieille ville. C’est par elle que passait le chemin d’Antibes à Fréjus. Vers 1521, la route s’est déplacée rue Saint-Antoine et rue Saint-Sauveur.
A suivre.
CE MOIS A CANNES
Décembre 1931, Sur la Riviera : « Félicitons la ville de Cannes qui vient de placer des poteaux indicateurs franco-esperanto : phares interdits, malpermisaj, lanternegov ».
COMPLÉMENT D’ENQUÊTE
Un aimable correspondant nous dit son sentiment après sa visite de l’exposition Lycklama (voir le billet N° 91). Sa tristesse en lisant l’enthousiasme du baron évoquant Erbil, Nimroud, Mossoul, Palmyre et d’autres qui viennent d’être livrées à de nouveaux vandales.
C’EST LA FÊTE :
LA POMPE est une galette ronde ou en forme de raquette, profondément striée de six rainures, parfumée à la fleur d’oranger. On doit la partager à la main sinon dans l’année on serait ruiné.
Les ingrédients sont de l’huile, de l’eau de fleur d’oranger, de la farine, du sucre et de la levure de boulanger « grosse comme une noix ». Elle se faisait bien avant l’an XI, date à laquelle on n’appliquait pas encore le système métrique à Cannes.
Pétrir jusqu’à ce que la pâte se décolle du récipient. L’abaisser pour chasser l’air. Etaler à la main, d’un doigt d’épaisseur. Pratiquer des incisions du centre de la pâte vers les bords de façon régulière comme pour la fougasse. Les écarter un peu avec les doigts.
Laisser lever la pâte et enfourner à four chaud 15 à 20mn (four seigneurial, du boulanger, ou luxe suprême, 180° four domestique).
La Pompe fait toujours partie des 13 desserts de Noël en Provence.
ON NOUS COMMUNIQUE
Samedi 9 décembre Cannes en fêtes, diapo conférence par Jacqueline Leconte et Michelle David sur un montage d’Irène Payan suivie du traditionnel buffet de fin d’année.
16h à la Maison des Associations 9 rue Louis-Braille.
( 06 10 83 12 39.







