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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 21:56

en-tête ami archives Bis

DE NOS CORRESPONDANTS

Notre correspondante L.S. a retrouvé le commentaire suivant : Jean d’Arcy, directeur de la télévision en 1954, chargea Jean-Fernand Fabre, chef des services artistiques de l’O.R.T.F. de Nice-Côte d’Azur, d’organiser à Cannes une importante réunion de l’Union Européenne de Radiodiffusion. C’est sur la suggestion de M. Fabre que fut apposée au Palais des Festivals (Palais Croisette) la plaque rappelant cet important événement international.

Une autre associée, E.F., nous a rappelé qu’il y a 50 ans, l’Eurovision se déroulait au Palais des Festivals dans notre ville. Le 18 Mars 1961, Colette Deréal et Jean-Claude Pascal défendent les couleurs de Monaco et du Luxembourg. Nous les amoureux remportera le concours, Jean-Claude Pascal bien sûr!

 

LE LOGIS ENFANTIN

La  villa des Rossignols, au quartier des Vallergues, était la propriété de Paul-Alexandre Arluc, ingénieur civil installé 8 quai Saint-Pierre. A son décès, en 1929, son fils Fernand la loua à la Ville, lui-même décède en 1940. Sa sœur, devenue Madame Cresp par son mariage, en devient héritière.

La ville de Cannes  a installé dans cette vaste demeure trois classes dépendant de l’école de garçons « Eugène Vial » (en octobre 1945, elles seront ramenées boulevard de la Ferrage).

 

Le docteur Picaud, élu maire en 1945, réalise les projets sociaux auxquels il tenait tant en créant Le Logis enfantin dans ces lieux, dès décembre 1945. La Ville finit par en devenir propriétaire en 1946.

Le Logis enfantin faisait suite à L’œuvre maternelle qui depuis 1930 venait en aide aux mères célibataires. C’était le seul organisme municipal et laïc s’occupant des enfants, orphelins, de ménages désunis ou dont la mère rentrait à l’hôpital. Il y avait environ trente-cinq enfants de trois à quatorze ans.

Trois dortoirs bien équipés, une salle de jeux avec piano, une salle d’études pour les grands, un jardin ombragé de grands chênes. L’idée dominante était de reconstituer la maison, les enfants allaient et venaient à la cuisine avec gourmandise, produits bio achetés à la maison de régime, ou à la lingerie pour papoter avec les tricoteuses, tous les pull-overs étaient fait main et sur mesure! Des cours de danse étaient dispensés gracieusement par l’épouse de Francis Lopez, Anja qui avait une école de danse à Cannes. Le moment du coucher, dans les années 60, sonnait avec la fin de Nicolas et Pimprenelle à la télévision. Le récepteur avait été offert par un papa afin de remercier L’œuvre maternelle d’avoir durant cinq ans veillé sur sa petite Chantal.

p-titsmousses

Il faut rendre hommage à différents membres bienfaiteurs telles la Begum et la Môme Moineau ou le comité de la fête de quartier, Neptune.

A la fin de 1965, Le Logis enfantin devint une crèche municipale et actuellement la construction d’un centre multi-accueil dans la vaste propriété, Les P’tits mousses, abrite un petit monde insouciant et joyeux pour la tranquillité des parents. A.G.

 

 

Villa des Rossignols, 20 avenue de Lattre de Tassigny. MLR

AIME MAEGHT À CANNES

A l’occasion du centenaire de la naissance d’Aimé Maeght (né à Hazebrouck, pour nos lecteurs du Nord), créateur de la fondation à Saint-Paul-de-Vence, évoquons les débuts de sa fabuleuse carrière qui se sont faits à Cannes. En 1926, il trouve un emploi de dessinateur-typographe à l’imprimerie Robaudy dont la réputation dépassait très largement les frontières cannoises. Intéressé par la publicité, il réalise de nombreux catalogues et affiches pour les artistes qui fréquentent la Côte d’Azur. Il habite à Cannes une pension de famille voisine de la maison des Devaye, famille de négociants et d’imprimeurs de la ville. Il épouse Marguerite, la benjamine le 25 août 1928.

Jean Bresson rapporte, dans son livre La fabuleuse histoire de Cannes : Aimé Maeght avait proposé à la municipalité cannoise des plans très précis pour installer une galerie sur l’emplacement du Palais des sports (aujourd’hui port Canto). Une immense galerie susceptible d’abriter une biennale de peinture et d’arts plastiques, capable de rivaliser avec celle de Venise.

Marguerite Maeght ouvre en 1936, au 10 rue des Belges, un commerce d’appareils radio et de meubles « modernes ». Dans l’arrière-boutique, Aimé exerce les métiers de lithographe et de publiciste.

La même année, c’est la rencontre avec Pierre Bonnard âgé alors de soixante-dix ans qui s’est retiré au Cannet, et pour lequel il réalise une de ses lithographies, La Baigneuse, pour un gala de bienfaisance donné à La Bocca par Maurice Chevalier. A la Libération, c’est sur les conseils de Bonnard qu’Aimé et Marguerite ouvriront en 1945 une galerie, rue de Téhéran, à Paris.

Bientôt la boutique de Cannes devient une galerie la Galerie Arte où sont exposés J.G. Domergue, L. Pastour, A. Marchand, Geer Van Velde, Dany Lartigue (le fils du photographe), Kees Van Dongen.

 maeght

10 rue des Belges MLR

Aimé édite aussi un journal des supporters de l’équipe locale de football Allez Cannes ! et une revue d’art Arte. Il se lance dans la reproduction de haute qualité d’œuvres contemporaines et devient le premier éditeur d’œuvres originales au monde.

1964 voit l’ouverture de la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, première fondation française dédiée à l’art contemporain et entièrement financée par le couple.

Le formidable parcours entrepris se poursuit grâce à leur fils, Adrien et deux de leurs filles, Yoyo et Isabelle, qu’ils en soient remerciés. M.D.

 

LU POUR VOUS

9 VII 1901 : Après un procès retentissant du meurtre de l’amant dans l’hôtel Splendid par M. Parker-Deacon le 18 février 1892, ce dernier fut condamné à un an de prison,  le héros de ce drame est décédé dans un asile d’aliénés où il était interné.

Relatons les faits tragiques. Le malheureux M. Abeille, attaché d’ambassade, frère du député de ce nom, reçut en vain les soins les plus empressés des docteurs Escarras et Vandremer

Madame Parker-Deacon, riche américaine, est alors allée se fixer avec ses enfants au cap d’Antibes où elle passera le restant de la saison.

Madame Parker-Deacon était descendue à l’hôtel Windsor, des relations intimes existaient depuis longtemps avec M. Abeille. Son mari s’étant annoncé, elle partit s’installer au Splendid. Elle prit tout un appartement au premier étage pour son époux et ses enfants, elle, elle prit une chambre et un salon à l’entresol. M. Abeille prit également une chambre à l’entresol à proximité de sa chambre. Le mari arriva à Cannes. En consultant le registre de l’hôtel, il vit le nom de M. Abeille. Très préoccupé, il dit à sa femme qu’il fallait quitter l’hôtel à cause de ce voisinage.

Dans la soirée du mercredi, M. Parker- Deacon se rendit au bal du Cercle Nautique, rentrant vers une heure du matin et se dirigeant doucement vers la chambre de sa femme il « entendit des soupirs et un bruit très significatifs…Il s’arma d’un révolver, descendit au rez-de-chaussée et dit au secrétaire ( ?) de prendre une bougie qu’il fit allumer et se fit suivre par lui...Sa femme ne voulut pas ouvrir malgré ses exhortations enfin elle ouvre et court vers le secrétaire et soufflant sur la bougie l’éteint…Il décharge son arme vers le fauteuil derrière lequel s’était réfugié l’amant.

hôtel splendid

 Une balle l’atteignit à la hanche, l’autre en pleine poitrine ». Comme on lui disait dans l’intérêt de sa défense qu’il serait bon de déposer une plainte en adultère, il répondit : «  Dans ce cas la mettra-t-on en prison ? » « oui » « Alors je ne veux pas dans l’intérêt de mes enfants ».

Précisions du journaliste :

M.Parker-Deacon est alors un riche américain de 35, 38 ans dont la rente annuelle s’élève à 120 000F. M. Abeille est loin d’être aussi bien physiquement que le mari.

 

 Le Splendid , place des Allées et rue d’Antibes MLR

 

 

LIENS ASSOCIES

Les cavaliers de mai, on les retrouve dans un agréable roman de J. Bresson et J.L. Cotte. Le premier héros de cette saga est propriétaire d’un grand magasin à l’angle de la rue d’Antibes, la rue la plus fashionable de Cannes, et de la rue de la Vapeur. Ce magasin, baptisé par les écrivains Galeries Bas-Alpines, se situe à l’ancienne Maison du Pont-Neuf et de la Belle Jardinière qui deviendra La Samaritaine (que nous avons connu Le Pavillon Saint-Germain superbe magasin de décoration) ; « suivant la mode, on y vendait linge et dentelles, puis bas, layette et mouchoirs ». Le passage qui suit n’a pu être vérifié dans la véritable histoire du magasin :

maison du pont-neuf et de la belle jardinière

A leur immense rez-de-chaussée réservé aux tissus et frivolités s’adjoignaient deux étages, dont un, était entièrement consacré aux appareils sanitaires. Lady Brooks s’était désolée qu’on ne trouvât pas à Cannes de ces appareils fort utiles nommés bidets. Le directeur des Galeries Bas-Alpines en fit venir une centaine, de toutes formes et de toutes couleurs et les exposa en bonne place. Il engagea pour les vendre six jeunes et accortes employées qui furent bientôt connues de tous les vieux beaux comme étant les bidettes. Après les bidets ce furent les lavabos et de fil en aiguille, tous les éléments sanitaires dont Cannes consommait, tant dans ses hôtels que dans ses villas, un nombre déjà égal à celui utilisé dans le reste de la France.

 Maison du Pont-Neuf et de la Belle Jardinière, angle de la rue d’Antibes et de la rue  Jean-de-Riouffe  MLR

 

CE MOIS-CI A CANNES

Les édifices de prestige embellissent les « Allées » à partir de 1864. Il faillit même avoir un superbe théâtre de 1100 m d’emprise au sol, vingt mètres de haut, huit cents places ! Il ne s’éleva jamais qu’au second étage alors qu’il devait en compter trois. Commencé en 1877, il se révéla trop coûteux et comme il occupait un terrain en principe inconstructible, on le démolit en 1880. Il fut remplacé par le kiosque à musique inauguré le 14 juillet de la même année. M.D

 kiosquemusique

Aimablement communiqué par les Archives Municipales.

 

 

Bonnes vacances à tous, le billet d’août sera présent en ligne comme d’habitude.

  

Retrouvons-nous le 24 septembre à partir de 14H30 à la chapelle Bellini pour notre vide-grenier .

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Published by mlr - dans Histoire
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