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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 22:28
BILLET N° 58 FEVRIER 2015

~~ACTUALITÉS

Dimanche 11 janvier 2015, la manifestation républicaine a mobilisé de très nombreux Cannois. L’élan de nos concitoyens a été à l’honneur sur les trois chaînes aux informations télévisées. Et nous avons vu une partie du rassemblement aux Allées de la Liberté à Cannes. On devinait le kiosque à musique et nous avons cherché pour vous : La vie à Cannes en lisant Le Courrier de Cannes du 27/08/1874. L’administration municipale s'est décidée à établir le kiosque pour la musique cannoise sur la plus basse allée du Cours en face du cercle du Commerce. Il ne faut point se dissimuler que les étrangers ne viendront que très difficilement écouter la musique sur la promenade des Allées ; la raison est qu'ils se soucient médiocrement de se voir coudoyer par bon nombre de gamins qui se trouveront là, à demeure, les jours de concert dès lors, puisque le kiosque du Cours est spécialement établi pour permettre aux musiciens de se faire entendre aux indigènes, le Petit Cours, situé entre les cafés de Paris et des Allées eût été préférable, car au plaisir de prendre l’été des boissons rafraîchissantes, on aurait joint celui d'écouter, en étant commodément assis, les airs variés joués par la Musique Cannoise. Le kiosque étant placé où il va être établi maintenant, les amateurs de musique seront forcés de rester debout autour du kiosque, ce qui est incommode. On a planté sur le cours des Allées, le mat devant servir de point d'appui au kiosque qui sera établi sous peu, pour la musique cannoise.

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Aimablement communiqué par Les Archives municipales de Cannes.

L'immense champignon destiné à servir d'éteignoir aux effluves de l'harmonie municipale, croît tous les jours mais n'embellit pas. On se demande si la girouette qui en orne le sommet est une allusion aux évolutions politiques de notre député et de notre maire. La partie du kiosque soutenue par des poutrelles en fer figure, à s'y méprendre, les baleines d'un parapluie gigantesque et musical ; elle est d'un fini, d'une élégance de découpures qui fait penser aux Maures de Grenade et aux arabesques de L’Alhambra. Nous serions heureux de connaître le prix de revient de cette œuvre magistrale y compris bien entendu celui du chronomètre destiné à récompenser le talent de l'architecte. C’était le 06/02/1881.

LE CHATEAU DE LA MOSKOVA

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Château Malgré-tout, de la Moskowa, puis villa Tilia aujourd’hui disparu.

Vers 1870, Jean-Baptiste Auguste Clesinger fit édifier en bas de la Californie un magnifique château au milieu d’un parc de 10 000 m² agrémenté d’une pièce d’eau qu’il baptisa Malgré-tout. Avec ses trois tourelles et ses larges fenêtres il ne pouvait qu’en imposer. L’architecte devait être vraisemblablement Bompart.

Clesinger était un sculpteur renommé, auteur de la célèbre Femme au serpent, au caractère érotique et fait d’un « moulage sur nature » très choquant à l’époque. Il s'était déjà séparé de sa femme, Solange Sand (1855) quelques années plus tôt. La brouille avait du reste causé la séparation de George Sand et de Frédéric Chopin qui avait pris le parti de l’artiste. C’est pourquoi celui-ci réalisa le tombeau de Chopin au cimetière du Père Lachaise.

En 1875, la demeure fut acquise par le quatrième fils du Maréchal Ney, prince de La Moskowa puis conservée par la fille de celui-ci , Albine Ney Moskova épouse du duc de Persigny. 

 

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

La duchesse Albine de Persigny .

Par la suite, le château fut racheté par une anglaise, Mary Gooch, qui en changea une troisième fois le nom en Tilia puis le revendit à une compatriote, Mabel Hurst Wright.

Dans Le Littoral du 03/12/1894 on peut lire : Villa Tilia (ancienne villa Moskowa ) entièrement remise à neuf à10 minutes de la ville au pied de la Californie, comprenant 13 chambres de maître, 8 chambres de domestiques, 7 pièces diverses, salle de bains, calorifère, beau jardin et vue, écurie et remise. 12.000 fr, S'adresser aux agents (excepté MM. John Taylor et Riddet) ou s'adresser à M. Lebrun ingénieur, rue Marceau, à Cannes, et pour visiter, sur place. Nota — On n'accepte pour les visites sanitaires qui pourraient être demandées par les étrangers que les architectes sérieux à l'exclusion de marchands de tuyaux.

Après la guerre, la prestigieuse bâtisse fut détruite et remplacée par des immeubles résidentiels. On cite le 7 avenue Général-Koening, proche de la piscine Montfleury. Il ne reste rien du passé, ni nom, ni grille.

 

COURRIER DES LECTEURS

Une fidèle lectrice de passage à Rodez a visité le musée Denis Puech et s’est souvenue que nous avions déjà évoqué ce sculpteur sans lui accorder trop d’importance (billet N° 53, monument à Donat Mero). Il est de notre « devoir » d’en dire plus.

Il fut l’époux de la princesse Anna Gagarine-Stourdza. Elle venait chaque hiver passer la saison à Cannes dans sa villa Manzyrina. Peintre de genre, portraitiste et musicienne, elle expose dès 1904 au salon annuel des Beaux-Arts. Divorcée de son premier mari, elle vit avec sa fille, Hélène, elle épouse en 1908 Denys Puech.

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Denys Puesch réalisera, en 1909, sur la tombe de sa belle-mère une émouvante sculpture en bronze avec les traits de son épouse, triste prémonition, Anna décède le 14 avril 1918 des suites d’une infection bactérienne en soignant les blessés repliés sur Cannes et rejoint sa mère au cimetière du Grand-Jas. Ce complément d’information, nous le devons à M.D.

AUTRE COURRIER

On nous a demandé sur quelle ancienne construction avait été bâtie la résidence actuelle Le Lerina 63 la Croisette . En 1886, c’était deux villas jumelles, Lerina et Félicia, l’une pour Félix Mangini (qui fera construire par la suite le château des Broussailles) l’autre pour Joseph Gillet (des teintureries lyonnaises Gillet), villas inversées avec le même portique. L’architecte était Gaspard André qui fut assisté par l’architecte cannois Bompard, charmante composition colorée pour deux résidences hivernales d’amis sur une surface peu étendue (4 600 m2 !). J.B.

Notre lecteur nous apprend qu’à l’avant de la résidence, des années 1946 à 1951, se tenait un salon de thé qui s’appelait L’Estérel. Lui a succédé le restaurant Felix qui a fermé l’an dernier, et doit son nom au prénom du chef de rang du Carlton qui l’a créé.

ET AUSSI

Pour un complément de connaissance sur Germaine Ford de Maria : See cover of book : The Maharajas Man, where Mme de Maria is on the cover. New Delhi. She also figures in the book Maharaja by Diwan Jarmani Dass.

INSOLITE

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Cette plaque pour une rue heureusement très modeste entre la rue d’Antibes et la rue Marceau intrigue et ne trouve aucune justification.

On relèvera cette critique lue dans Le Littoral de 1930, toujours d’actualité :

Mais, ce qu'il importe particulièrement de constater ; c'est qu'un Cannois, qui fut Cardinal, Pair de France et Archevêque de Reims, ayant eu en cette qualité procédé au sacre d'un roi de France, n'a jamais eu son nom inscrit sur une modeste plaque indicatrice de nom de rue, et ce Cannois est le Cardinal Antoine de Latil, né à l'Ile Sainte-Marguerite.

ON NOUS COMMUNIQUE

Vendredi 6 février : Visite guidée de l’exposition La Guerre de 14 vue de l’arrière à 15 heures aux Archives municipales rue Docteur-Calmette.

Elle sera suivie d’un goûter en ville, 6 boulevard Carnot.

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Published by mlr
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