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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 23:25
 

en-tête ami archives Bis

 

 

IL ETAIT UNE FOIS LE COURS MAINTENON

 

Propos recueillis de la petite fille de la fondatrice, Madame Amos Blay.

Notes de Madame Palet, 1919 : nous sommes décidées à quitter Saint-Amand où nous vivons. Madame Palet, veuve de guerre et son amie Mademoiselle Oudart, enseignante, descendent à Cannes.

Elles vont visiter la villa Les Cigales où un cours « à vendre » est installé. Dans le quartier du « Petit Juas », joli cadre, palmiers, soleil et logement. Il est tenu par les demoiselles Chareton.

Nous décidons d’acheter le cours. En juillet, ces demoiselles nous annoncent que le propriétaire ne veut plus vendre, mais elles ont trouvé un autre endroit, rue Buttura avec en face le parc de Monsieur Riouff où les élèves se rendront pendant les récréations. Pour nous, un appartement sur la Croisette, dans un petit immeuble « Villa del Sol », de quatre étages, la boutique Hermès se trouve au rez-de-chaussée. Cela nous enchante.

Le premier septembre, nous quittons Saint-Amand avec mes deux filles…le local du cours est lamentable, c’est trop tard pour reculer ; alors courageusement nous refaisons les peintures. Les inscriptions sont rares et à la rentrée seulement sept élèves se présentent… le cours « Montalembert » aurait très mauvaise réputation, nous choisirons « Cours Maintenon ». L’hiver suivant, enfin soixante-dix  élèves sont inscrites, quel succès !

 

clubmaintenon

Club Maintenon, rue  Edith-Cavell       MLR

 

Un autre local s’impose : la villa Les Thermes au nord de la voie ferrée avec un terrain la jouxtant. Le cours Maintenon prend son essor, établissement privé pour des élèves catholiques, cependant l’établissement recevra des chrétiennes, des musulmanes et des israélites. On enseignait déjà l’anglais dans les classes primaires, durant une demi-heure chaque jour. En dehors de l’accès au baccalauréat, il y avait l’apprentissage des arts, des langues étrangères et des sports : tennis, escrime, golf, équitation. Des séances de natation étaient organisées sur la plage. La cérémonie de distribution des prix, avec toute sa solennité, était présidée par les autorités locales, civiles et religieuses, françaises et étrangères.

Au début seules les familles cannoises mettaient leurs filles au cours, puis les enfants dont les parents avaient de belles propriétés dans lesquelles ils passaient six mois d’hiver. Les enfants d’ambassadeurs et de hauts fonctionnaires en poste à l’étranger furent accueillis.

 

Vers 1922 arrivèrent des Américaines, des Nordiques, des Suédoises, des Canadiennes venant apprendre le français. On les emmenait aux conférences, aux grandes manifestations d’art ou d’opéra, aux batailles de fleurs…Puis arriveront des Serbes, quelques Roumaines, Hongroises, Tchèques ; à l’annonce de la seconde guerre mondiale, chacune rentrera chez elle.

Paris occupé, le cours sera au complet, les Parisiens étant descendus dans leur villa. Plusieurs élèves d’origine juive seront hébergées et protégées.

Après la Libération, de jeunes Américaines, filles des officiers supérieurs de la Flotte américaine en Méditerranée, travaillent une partie de la journée avec des professeurs anglais et avancent ainsi leurs « crédits » reconnus par les universités des U.S.A. Les sujets étaient envoyés sous scellés au moment des examens qui se passaient à Cannes.

 

Puis Madame Jorge Blay remplacera sa mère, Madame Palet, à la direction de l’établissement. A cette époque arriveront des Iraniennes. Le cours continuera à fonctionner jusqu’en 1974. Dix ans plus tard, l’Association des anciennes élèves du cours Maintenon sera créée tandis que la résidence hôtelière « Club Maintenon »  ne conservera du passé que le nom, non, ajoutons « et une bonne réputation » . A. B.

 

 

ERNEST- EUGENE DUBOYS (1808-1877)

 

Par la publicité immobilière, immeuble remarquablement situé, nous sommes nombreux à connaître le rond-point Duboys-d’Angers. Les plus anciens témoignages oraux remontent aux années 1920, le restaurant d’Armenonville achevait la rue Duboys-d’Angers en direct de la Croisette. armenonville

 

Regardez-bien : une maison centrale agrandie par deux ailes symétriques couvertes en terrasses d’agrément, un jardin paysager avec cabinet de verdure et fabrique de plan octogonal  qui entoure la maison et s’inscrit dans l’ovale du rond-point. Un pavillon avec des boutiques ajouté en bordure sud du jardin. Un passage couvert sous un toit vitré précédé d’une marquise conduisait de l’entrée nord du jardin à celle de l’édifice.

 

Au milieu du XIXe siècle, ce fut la villa Saint-Jacques qu’Ernest-Eugène Duboys baptisa en l’honneur de son épouse la villa Marie-Hélène. Il crée une voie pour que sa résidence rejoigne la route royale N°97 au boulevard de la mer. Elle porte son nom en 1866, puis rue du  Cercle  nautique  et de nos jours rue Frédéric-Amouretti.

 

1913 : le comte L. de Vassart d’Hozier, habitant Maison-Laffite, est  le principal  héritier d‘Ernest-Eugène Duboys, décédé ; il décide de faire une vente des meubles de sa villa dont il n’aura pas l’emploi ailleurs, avant de livrer sa jouissance à une entreprise privée pour un « Palais d’hiver » , don étant fait à la Ville de toutes les plantations, grilles et portes de fer. La Ville ne sachant qu’en faire (elle aussi) exprime tous ses regrets de ne pouvoir l’accepter.

L’ensemble finit par appartenir à plusieurs sociétés et reste en l’état ; en 1937, le Parti socialiste français, succédant au Parti populaire français, désire y donner une kermesse de charité. Vœu refusé comme en 1936 au Parti populaire français.

En 1946, la Ville voudrait acheter l’ensemble immobilier dans le but d’y installer une bibliothèque et un musée municipaux, un conservatoire de musique et une salle de fêtes ou de conférences, ce projet sera sans suite.

En 1951, on envisage la construction de deux immeubles gratte-ciel d’une hauteur de soixante-cinq mètres, elle ne sera pas réalisée, et pourtant il apparaît qu’en haut lieu on y tient et que la Ville ne sera pas en mesure de s’y opposer…bien entendu…c’est en bordure de mer que ces bâtiments devraient s’élever…Le pavillon sera finalement remplacé en 1957 par un immeuble en U sur toute la largeur de la parcelle.

 

 PS  - Monsieur le Marquis Vassart d’Hozier refusant de livrer le chiffre de la fortune des héritiers de Monsieur Duboys d’Angers, Monsieur le Président demande l’autorisation de percevoir la somme de 5 000 francs déposée chez le notaire, Maître Westermann, pour le bureau de bienfaisance.

       - Ernest- Eugène Duboys est né le 16 janvier 1808 à Angers. Il s’intéressa à la vie politique surtout après le coup d’état du 2 décembre 1851, car il était un ardent bonapartiste, il fut maire de sa ville dont il résolut la grande question d’alimentation en eau, député, président de la Cour impériale d’Orléans. A Cannes, il mènera une vie discrète et y meurt le 30 avril 1877. MLR

 

LU POUR VOUS

            Dernière minute, si l’on peut dire : Juliette Adam, en 1869, invoqua les dieux païens au Cercle nautique, s’annonçant païenne, croyante aux dieux de la mythologie grecque. Le vieux M. Duboys se met cahin-caha à la tête de la croisade pour la religion chrétienne. L’époux Adam défend son épouse en engageant trois duels : le duel Dollfus, le duel Duboys, le duel Tollemache Sinclair. M. Duboys fait sur l’heure des excuses plates…suite dans  Le goût de Cannes, éditions Mercure de France 2006.

 

 

LIENS ASSOCIES

ANDRE BEUCLER: de Saint-Pétersbourg à Saint-Germain-des-Prés   (édition 1987)

André Beucler, qui se savait sur la liste des « intellectuels indésirables », quitte Paris pour Cannes en 1940. Il s’installe avec sa famille dans un appartement de plain-pied sur la route de Grasse qui a une autre issue, passage clandestin, rue Louis-Blanc, trois étages plus bas. De l’étage, on voit un port inutile et nu sous un soleil caressant, des palmiers, quelques embarcations de pêcheurs, mais surtout une scintillation fine et précieuse, tendue comme une armure jusqu’à l’horizon qui s’évapore de la mer.

 

  maupassant

 

 

Résidence Maupassant, rue Louis-Blanc  MLR

 

 

 

 

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 21:01

 en-tête ami archives Bis

                Le mot de la présidente : le Conseil d’administration et moi-même vous adressons nos vœux les plus amicaux pour 2011.

            L’équipe de réalisation du billet vous souhaite, pour votre plaisir et le sien, une année riche en découvertes.

 

ETIENNE  ROMANO 1889- 1966

Créateur de l’industrie aéronautique azuréenne

Etienne ROMANO est né à Aubagne le 15 décembre 1889, la condition modeste de ses parents ne lui permet pas d’étudier au-delà du certificat d’études primaires. En 1911, il suit son frère André comme musicien dans un cirque en Algérie puis se propose comme chauffeur pour des excursions dans le Sahara. Il sera chauffeur au service du contre-espionnage allié pendant la Grande Guerre. La paix revenue, M. ROMANO crée une entreprise de mécanique pour l’armement à Neuilly.

En 1920, afin de soigner son fils de santé fragile, il rejoint son frère à Cannes. Celui-ci est associé aux commerces de bois RIVAL, rue Pasteur.

Féru de mécanique, il construit une voiture, l’Armajanvier, équipée d’un moteur de bateau JANVIER, crée ensuite les Chantiers navals de la Méditerranée sur la pointe Croisette. Son premier avion en bois de Roumanie, le R1, prend son envol le 22 janvier 1922 au large de la Croisette.

En 1924 M. ROMANO rachète les chantiers navals BOSQUAINS voisins, 6 000 m2 et un slip de mise à l’eau. Soixante à quatre-vingts personnes seront employées afin de construire yachts, voiliers et autres unités, puis deux hydravions légers, R3 et R4, livrés à la Marine. C’est le début de l’industrie aéronautique cannoise qui allait donner naissance à la Société nationale de constructions aéronavales du sud-est, Sud-Aviation, Aérospatiale puis Alcatel.

1930 : l’industriel qu’il est devenu installe une usine neuve à la Bocca, « l’Aérospatiale ». C’est avec l’hydravion R.80 d’école de voltige qu’il connaît la consécration. Nationalisée en 1936 au sein de la SNCASE, l’usine produiHydravion E.Romanot encore un chasseur naval, un bimoteur et un bombardier léger. 

M. ROMANO quitte l’entreprise en 1938, en désaccord avec le gouvernement et continue ses activités navales à Antibes, il entre dans la  Résistance, réseau Mithridate, est arrêté par la Gestapo en 1943 pour refus de reprendre la direction de l’usine de Cannes, est emprisonné pendant six mois. Il s’expatrie au Mexique, il y fabrique de la fibre textile à base de bananier avant de revenir au pays et d’être élu maire d’Aups. C’est là qu’Etienne ROMANO s’éteint le 19 juin 1966, il sera inhumé au cimetière du Grand Jas.

 

Hydravion E.Romano (Archives municipales)

 

En 2002, dans un atelier de la Bocca, son petit-fils Jean-François ROMANO a reconstitué l’hydravion R1 grandeur nature avec l’aide d’un chantier d’insertion pour personnes en difficulté et la participation de Philippe Yung, ingénieur à Alcatel. C’est au Musée des hydravions de Biscarosse que ce R1 sera définitivement exposé. A. B.

 

 

L’AVENUE SAINT-JEAN 

Située près du boulevard Carnot, elle n’était au début du XIXe siècle qu’un grand champ d’orangers. Peu à peu de jolies villas sont apparues, entourées de parcs et de jardins entraînant la création de nombreux commerces et ateliers d’artisans, le torréfacteur, l‘horloger chargé d‘entretenir l‘horloge du Suquet. Est-ce la caserne des pompiers ou le grand garage Ortelli concessionnaire Peugeot qui les ont attirés?

Le premier à s’installer était un bric-à-brac où l’on trouvait aussi bien de la mercerie que des chaussures…

Ensuite est venue la boulangerie tenue par monsieur et madame Mertens. Arrivé avant la guerre (1914) le boulanger construisit lui-même son four à bois à l’angle du Petit-Juas, dans les rochers. Une droguerie, une cordonnerie, une blanchisserie, des coiffeurs, un tailleur, un chromeur qui amenait les clients « de la ville » s'installent dans le quartier tout comme les Etablissements Rossi et Ribot, importante menuiserie. 

  

Au pont Saint-Jean se tenait une cressonnière, les jours de marché, la propriétaire sortait de sa villa Lou Creisson, descendait avec sa poussette vendre sa production au marché Forville : c’était la tante de Gisèle Pascal, la comédienne. giacobi

On pouvait aussi rencontrer chez les commerçants la mère de Charles Aznavour qui venait au café Volli, avenue Saint-Louis face aux glacières, Georges Guétary qui habitait la villa Marguerite, avenue du Petit-Juas ou encore Rosella Hightower, la danseuse étoile du ballet du marquis de Cuevas, c’était une amie de la propriétaire de la pension « Madeleine ».

Dès le premier juillet, les résidents cannois partaient pour la campagne ou pour Saint-Vallier, les villas étaient louées pour l’été aux estivants. Si les immeubles et les cabinets d’assurance ont remplacé le passé bucolique, les résidents sont restés fidèles au quartier et lui assurent la continuité de la convivialité. M. B.

 

 

Maison Giacobi ou le Paradisier, avenue Saint-Jean.

 

 

 

LU POUR VOUS : PROSPER MERIMEE à VIOLLET LE DUC

LETTRE DU 17 FEVRIER 1862  Les gens d’ici sont si bêtes qu’ils ne veulent pas souscrire pour un canal qui leur porterait toute l’eau que les Romains avaient à Fréjus. Ils sont habitués à ce que la manne leur tombe du ciel et ils trouvent que le métier d 'écorcher les Anglais est encore meilleur que la culture des jasmins et des tubéreuses.

N.D.R.L : le 16 août 1868, le canal de la Siagne est inauguré par Jean Donat Méro, maire de la ville, long de soixante kilomètres, il alimente en eau toute la ville et les fontaines publiques.

 

COURRIER DE CANNES 7 FEVRIER 1914

On a pu voir la maquette du monument de Méro  dans l’atelier du sculpteur Denys Puech, elle sera placée au centre d’une arche dans le roc, ce buste surmontera une vasque dans quoi couleront l’eau de la Siagne et celle du Loup, une inscription complètera le monument contre le mur du Barri. 

 Donat Joseph Méro

 

JD.Méro rue Georges-Clemenceau. MLR.

 

A PROPOS

Une plaquette ayant trait au cimetière du Grand Jas a été éditée par le Syndicat d’initiative de Cannes d’après le travail de notre association Les Amis des Archives. Dans ce cimetière on retrouve de nombreuses œuvres funéraires de Puech, originaire de Rodez.

 

LIENS EXTERNES 

ANNABEL  BUFFET a passé plusieurs années durant la guerre à la villa Aiguebelle à Cannes, chez sa grand’mère. Elle fut élève à l’Institution Maintenon et quelques Cannoises se souviennent d’elle parlant avec émotion du départ précipité de son père pour les Etats-Unis. Cette demeure s’est appelée Olidia quand elle fut édifiée vers 1880. Quelques années plus tard, la famille Pommery en fait l’acquisition. La propriété s’étend sur 27 815 mètres carrés ; il existe une rivière artificielle alimentée partie en vallon et éventuellement  par des sources présumées existantes et débouchant dans un lac. Cette propriété sera morcelée en prévoyant des voies nouvelles en 1940 encore que dans le bas-fond que forme ce point du quartier Terrefial, il y a peu de chance de voir s’établir quelque jour des voies de 25 et 36 mètres de largeur…Lisons dans « D’Amour et d’eau fraîche »  ce qu’Annabel Buffet a écrit : Je croyais la maison faite de nougat, de meringue et de crème fouettée…La merveille des merveilles était le jardin. Planté des essences les plus rares, regorgeant de fleurs et de fruits, parcouru de ruisseaux dont certains étaient aménagés pour abriter des poissons multicolores, il faisait l’admiration de tous…Le raffinement était quotidien.

 villa aiguebelle

 

 

Un des bâtiments annexes de la villa Aiguebelle, avenue de Bénéfiat. MLR.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 11:21


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LA BONNE DAME DE NOHANT

George Sand, déçue par son mariage malheureux, trouve consolation dans ses herbiers et ses collections de papillons ; un ami berrichon, Jules Néraud, voyageur, botaniste, horticulteur, l’initie à la botanique.
Sur la Côte, elle est attendue par une de ses amies, Juliette Adam, qui l’invite dans sa villa des « Bruyères » au printemps 1868, située à Golfe-Juan. Cette visite avait été très soigneusement préparée et dans une leSte-Marguerite_PinsJPG.jpgttre, George s’inquiète de savoir si elle trouvera du papier pour écrire et pour les plantes…Le séjour se passe en promenades.
Elle raconte deux journées dans l’Estrelle : montagnes de porphyre boisées sauvages et gracieuses, un pays adorable, l’Estrelle magiquement éclairée, les Alpes et la mer au loin. Dans l’Estrelle, myrte, lentisque, phyllyrera, arbousier…
George écrivait la nuit, dormait le matin, et l’après-midi aimait embarquer avec Juliette sur le petit voilier « la Fadette » pour aller aux Iles. L’île Sainte-Marguerite est plate, il y a un joli bois de pins trop uni, trop bien percé. Le plus beau de la promenade est la traversée, le golfe de Cannes est splendide, la botanique à Sainte-Marguerite : passerina hursita, ruta  graveolens…Les arbres et les fleurs sont les seuls ornements qui n’irritent pas la pensée…F.V.
 

 

LA ZONE DU POUSSIAT

 

Elle se situe au pied du Suquet, à l’actuel marché Forville. Il y a cent ans, cet emplacement était occupé de ruelles, jardins, petites écuries, cours et basses-cours, petites maisons louées à des locataires modestes, repasseuses ou modistes, et avait grand besoin d’assainissement.

le_poussiat_photo.jpg

 En 1871, les premiers coups de pioche avaient été donnés ; les impasses Sainte-Barbe et Pascal avaient disparu avec leurs lots de basses-cours et de latrines qui empuantissaient le quartier.
Les expropriations avaient réjoui certains, ravis de toucher une belle petite somme, d’autres ressentaient une certaine nostalgie à la pensée de devoir quitter leur lieu de naissance. C’était cent cinquante familles, les cinq fours à pain et des petits commerces en chambre, modiste, corsetière, couturière qui se délocalisaient. M.L.L.

Archives municipales de Cannes

 

 

 

LA REINE ALEXANDRINE DE DANEMARK (1879-1952) ET CANNES
 
 Le 22 mars 1897, lors d’une excursion sur l’île Sainte-Marguerite, le prince charmant Christian de Danemark et la jeune duchesse Alexandrine de Mecklembourg-Schwerin se fiancent.
Alexandrine est âgée d’une dizaine d’années quand ses parents s’installent dans leur superbe demeure, la villa Wenden. Elle s’épanouit librement à Cannes entre son frère, Frédéric-François, et sa sœur, Cécilie.
 Le mariage a lieu le 26 avril 1898 ; la parenté russe, allemande et danoise est réunie dans le grand salon de la villa. Deux cérémonies religieuses suivent le mariage civil, à l’église orthodoxe russe et à l’église évangélique. Après un repas à la villa Wenden, une brillante réception est donnée à la villa Kasbek par l’oncle de la mariée, le grand-duc Michel Mikhaïlovitch.

 Tabernacle-chap-Souvenir.JPG
                                                                                                                                Photo M.L.R.
Tabernacle dans l’église évangélique, actuellement la chapelle du Souvenir, boulevard de la République.

 

Quelques semaines plus tard, le jeune couple part  vers le Danemark. Un an plus tard, il donnera naissance au prince héritier Frédérik puis au prince Knud.
 Durant la Première guerre mondiale, malgré la décision de Christian X de rester en dehors du conflit, il doit, contraint par la redoutable Allemagne, miner les détroits pour éviter toute intervention de la flotte britannique dans la Baltique. 

C’est une effroyable catastrophe : plus de trois cents bâtiments de la marine marchande danoise périssent corps et biens. L’issue de la guerre est tout aussi dramatique pour la reine qui apprendra avec horreur l’assassinat, en Russie, de trois de ses oncles puis le massacre de ses cousins, le tsar Nicolas II et sa famille.

La mère d’Alexandrine, la grande-duchesse Anastasia est restée sur la Côte, elle s’éteint brusquement à Eze, en 1922, d’une congestion cérébrale ; Alexandrine se rend immédiatement à Cannes où ont lieu les funérailles.

 

chateau wenden A la suite de longues tractations, la propriété est acquise par le commandant Gruss-Galliéni, gendre du maréchal. Le couple royal continuera d’y séjourner,  amenant même une suite d‘une vingtaine de personnes. C’est en raison de la participation de Christian de Danemark aux régates d’automne que celles-ci furent baptisées les « Régates royales ». M. A. D.

 

La villa Wenden  Archives municipales de Cannes

 

Vous retrouverez cette évocation historique, villa comprise, au cours de la vidéo-conférence du samedi 18 décembre à 16 heures 30, « La Russie des tsars à Cannes », préparée et présentée par l’Atelier des Amis des Archives, qui aura lieu à Espace Mimont, 5 rue de Mimont.

 

          

 

LU POUR VOUS                                                 

 LA COUPE DE CANNES DU YACHTING

coupe_de_yachting.JPG Elle fut créée en 1896 sous l’initiative du Marquis de Rochechouart, président de l’Union des yachts-men de Cannes. Cette coupe en argent ciselé était réservée à la jauge de 1891, puis de 1899 et enfin à la jauge internationale. Comme pour la première fois, en 1896 entre Koukouska et Amica, elle fut gagnée par Koukouska, le yacht de Monsieur de Glinka et la coupe resta à Cannes.

Sources : PALL MALL IV 1913

 

 

A  PROPOS

L’inauguration des aquariums de l’île Sainte-Marguerite a eu lieu samedi 4 novembre 2010, dans la satisfaction générale. Les quatre aquariums présentent les différents milieux habités du bassin cannois, un herbier de posidonies, des petits fonds rocheux, un milieu de pleine eau sur du sable et un autre de grotte sous-marine.
 ascidie.JPG

Ascidie                     M.L.R.

 

Nos ancêtres, pas gaulois, ont eu les premiers, du moins leur larve, une ébauche de chaîne nerveuse dorsale, bien avant notre ère. De quoi les respecter, non?


LIENS ASSOCIES
L’an prochain, nous ferons une nouvelle rubrique dans laquelle vous retrouverez des anecdotes cannoises extraites de récits ou de romans. Nous demandons à nos lecteurs de nous aider. Ainsi Annabelle Buffet fait une description minutieuse de l’ancienne demeure Aiguebelle, avenue de Bénéfiat. C’est A. Buffet qui nous donne rendez-vous en janvier.

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 13:11

  en-tête ami archives Bis

 Comme nous l’avait suggéré Marie Brunel, responsable de la salle de lecture des Archives Municipales, nous allons remplacer « blog » à la sonorité guerrière par « billet » tellement plus doux de sorte que nos blogueurs deviennent…Que nous proposez-vous?

 


QUINTO ALBICOCCO 1913-1995
 Quinto Albicocco est né en Italie, très jeune il quitte sa famille, commence à naviguer et prend goût à la photographie, réalisant de beaux clichés sur la voile à l‘aide de son kodak à soufflets.albicocco.jpg
 En 1934, il accoste à Cannes et ouvre un atelier de photographe au 31 du boulevard de la République ; il poursuit ses recherches, procédés à effets spéciaux, trucages sur négatifs ou agrandissements; il deviendra le photographe des grands de ce monde tout en enseignant la photographie à l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques.
 Il fonde en 1946 le Ciné-club de Cannes. La municipalité met à sa disposition une belle pièce de la villa Nérée qui sera équipée en salle de projection et de conférence.
 Il passe au cinéma en devenant directeur de la photographie. Il travaille avec de grands réalisateurs. Un dimanche à la campagne est tourné sur les bords de la Siagne, en costume 1900, Résurrection sur la vallée de la Roya.

Il est photographe de plateau pour La Fille aux yeux d’or, Le Grand Meaulnes, Le Cœur fou, Le Petit matin les films de son fils.
 En 1984, au cours d’une exposition à La Malmaison, il reçoit le grade de chevalier de la Légion d’honneur et accède à la nationalité française.

 

 Voyageur, photographe, cinéaste, il décède en 1995. Depuis, le Studio 13 a pris son nom et une plaque y est apposée. L.S.

 

 

UN VRAI FABULEUX DESTIN : GERMAINE FORD DE MARIA
 Il était une fois une jeune fille, Germaine, dont le père, Jacques Pellegrino, parti du Piémont, était devenu maçon à Cannes.

Germaine, dès l’âge de quatorze ans, devint femme de chambre au Carlton. A dix-sept ans elle était d’une beauté exceptionnelle. L’un des plus riches maharadjas de Kapurthala la remarqua et tout de go lui demanda sa main. C’était dans les années trente, quand se bousculaient à Cannes les rois, les princes et toutes les têtes couronnées que le monde comptait.
…L’homme que j’aimais n’a pas voulu de moi. Je ne pouvais le remplacer que par un roi…avoua-t-elle plus tard. Elle vivra en Inde quelques années, y sera en quête de la Vérité, se rapprochera de Gandhi qui lui écrivit sur une petite feuille de papier qu’elle conservera précieusement God is trust. ’’On‘’ dit que son sac V. à son retour à Cannes était plein de pierres précieuses…germaineforddemaria.jpg Au cours d’un voyage à Paris, elle retrouvera celui qu’elle aimait et l’épousera. C’était Reginald Ford, propriétaire de plusieurs centaines de cinémas dans le monde, créateur du premier réseau de salles de cinéma européen, Cineac. Il possédait, outre un terrain boulevard d’Oxford, la villa Fantasia, boulevard Gazagnaire.
 Devenue veuve à vingt-six ans, elle rencontrera un peintre, Pierre de Maria et en eut deux enfants. A ses côtés, elle deviendra un mécène. La ville de Cannes lui doit la restauration de la chapelle Sainte-Anne, un don pour l’achat de peintures provençales pour le musée de la Castre, l’acquisition d’un fonds documentaire sur le cinéma, au grand dam de l’Institut Lumière et de la Bibliothèque Nationale qui le convoitaient.
 Elle a défendu avec passion l’environnement et la nature, " personne très remarquable d’une exceptionnelle générosité", écrira Jean-Marie Pelt, dont elle fut l’assistante dans "L’aventure des plantes"  qu’il avait lancée.
 Elle a entrepris, sous l’autorité de Christiane Desroches Noblecourt, la restauration de la Vallée des Reines, en Egypte, et a tenu à faire un don similaire en Israël en fondant l’Institut israélien du film.

 Après une vie  digne de donner de la valeur à un scénario de feuilleton estival TV, Germaine Ford de Maria s'est éteinte à Monaco le 17 Septembre 1999, mais elle repose auprès de son époux Pierre de Maria, au cimetière du Grand Jas. MLR.

 

Ne se sont pas rejoints Quinto Albiccoco qui l’aurait photographiée, et Germaine Ford de Maria ailleurs que sur cette page. Quel dommage !

 

LU POUR VOUS
9 novembre 1888
 Duel à Cannes entre Paul Lebrun, ingénieur qui s’est crû offensé dans un article de La Démocratie sous le titre « Expertise et Indépendance » et Jean Hesse, son rédacteur en chef.
 Les témoins de M. Hesse déclarèrent que M. Lebrun n’avait pas été directement visé dans l’écrit. Devant le comportement rigide de M. Lebrun, M. Hesse se trouva à son tour offensé par cette attitude et envoya deux autres témoins pour lui demander réparation.
 M. Lebrun leur opposa une fin de non recevoir.
 M. Hesse le provoqua, il lui fit une offense publique au Café du Théâtre à la suite de laquelle eut lieu une rencontre.
 Il fut décidé que les combattants auront la poitrine nue, les corps à corps interdits.
M. Hugues se chargea de la direction des combats ; la rencontre eut lieu sur le plateau de la Croix-des-Gardes. Les adversaires se firent mutuellement des blessures insignifiantes et à la septième reprise on arrêta le combat, les docteurs ayant constaté que la blessure de M. Lebrun à la quatrième reprise, le mettait en état d’infériorité.

 

A PROPOS
Nous vous avons entretenus par deux fois du peintre Gérôme (notre bulletin N°38 et notre publication  A la découverte de La Bocca) ; il résida à Cannes dans une vaste villa au cours des années 1860.

 Chalet-Gerome-ML.JPG
Le chalet éponyme au long du trottoir de l’avenue du Docteur-Picaud, incongru dans un paysage immobilier florissant, nous avait intrigués.

Jean-Léon Gérôme fut un peintre orientaliste officiellement reconnu, éclipsé par les Impressionnistes qu’il exécrait, le voici réhabilité au musée d’Orsay du 19 décembre 2010 au 23 janvier 2011 au cours d’une exposition qui vous tentera peut-être.

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 10:52

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 A NOTRE AIMABLE BLOGUEUR

"On ne trouvera plus de prégadieux dans la montagne"...

''Prégadieux'' n'a été écrit que par Prosper Mérimée, pensons-nous, et signifierait "mante religieuse".

 

LA FAÏENCERIE DU MONT-CHEVALIER

Elle était située dans les bâtiments faisant partie de lancien château du Suquet et appartenant à la famille Hibert vieille famille cannoise. Cette fabrique a été créée par Léon Castel en 1877 qui sassocie plus tard à Paul Lambert, céramiste.

 Ils fabriquent des pièces de décoration et des objets utilitaires en barbotine. Ils utilisent le décor de palmiers et dagaves en ombres chinoises, le grès flammé, les reflets métalliques sur un fond de couleur ocre, parfois bleu ou rose.

En 1890, Pierre Rizzo quitte latelier de Clément Massier à Vallauris et vient travailler comme chef-potier avec Castel et Lambert.

Dix ans plus tard, la Manufacture de poteries artistiques du Mont-Chevalier obtient une médaille de bronze à l'Exposition universelle de Paris, suit une Médaille dargent à Lyon. Léon Castel cèdera laffaire à son fils, à Paul Lambert et à François Rezzo.Faiences.jpg

La faïencerie ferme ses portes en 1931, il en reste les vestiges de l emplacement dun four dans la pièce jouxtant la chapelle Sainte-Anne, partie intégrante du musée de La Castre.

Conférence de madame Bottero le 4 juin 2004.

 

LES PRUD’ HOMMES DE LA PECHE

Sous l’Ancien régime déjà, les pêcheurs de Cannes s’étaient organisés en corporation, élisaient des syndics. La Révolution supprima avec les autres privilèges, les droits de pêche si détestés.

Les pêcheurs purent lever des amendes et procéder à des confiscations. Ils arboraient, même en dehors de leurs activités judiciaires, le costume de leur fonction, robe d’étamine, toque de velours et cravate de mousseline ou de batiste.

Avant d’être érigés en prud’homie, dès janvier 1791, les syndics du Corps de pêcheurs imposaient une taxe sur les étrangers qui venaient pêcher dans les eaux cannoises et sur les ventes de poissons frais effectuées par des bateaux génois. Les syndics leur reprochaient, le poisson devenaprudhomie.JPGnt plus rare sur le marché, de provoquer la hausse des prix;

ils se référaient aux anciens usages jusque là respectés.

Au début du XXe siècle, la prud’homie siégeait 8 rue Bivouac Napoléon. Elle intervenait en 1928 contre la pratique de la pêche à la dynamite, elle offrait une prime de 500 francs à toute personne qui, par ses indications, conduirait à l’arrestation des pêcheurs contrevenants, interdisant aussi la vente de poissons dynamités.

La pêche a perdu son importance mais la prud’homie existe toujours au 5 rue du Port. Son autorité s’étend depuis Théoule jusque Cannes. Elle reste la plus importante des Alpes-Maritimes et constitue la plus ancienne juridiction cannoise. C.M.

   

 

LA GOUTTE DE LAIT

Ce texte nous est rapporté par M.T. dont les parents étaient chargés du gardiennage et de l’entretien des locaux ainsi que de la pasteurisation du lait destiné aux nourrissons. Les locaux avaient conservé leur aspect d’origine avec l’élégante façade de l’architecte Stoecklin. Cette vaste bâtisse construite sur un terrain vallonné reposait sur des piliers hauts de plusieurs mètres formant une sorte de grotte artificielle. goutdelait.JPG

Chaque matin, le laitier livrait le lait dans des cannes. Ce lait pouvait être additionné d’eau dans les proportions prescrites pour chaque nourrisson par les médecins attachés à l’établissement puis pasteurisé. Les bouteilles étaient installées dans une chaudière pour être portées à la limite de l’ébullition avant d’être refroidies dans de l’eau.

A partir de neuf heures, les mamans se présentaient; il leur était remis un petit panier en osier contenant le nombre de biberons nécessaires pour la journée.

Pendant la guerre, M.T. livrait à La Bocca et au Cannet le lait pasteurisé à vélo, y était attachée une remorque portant l’enseigne de "La goutte de lait", le même vélo et sa remorque servant à M.T. à l’occasion, pour faire une provision d’herbe, nourriture des lapins.

 Il n’imaginait pas qu’il utilisait de façon abusive un véhicule de fonction !

Propos recueillis par G.B.

 

LU POUR VOUS

LE LITTORAL 27 IV 1924 A PROPOS DU BRACONNAGE DE LA SIAGNE

Son eau est dune extrême limpidité, la truite sy plaisait, atteignant facilement un poids de 500 grammes et, dès mars, mordait à la mouche. Depuis quatre ans, la Siagne est à peu près vide de ses poissons. Un seul garde est préposé à sa surveillance ainsi quà celle du Loup. Il habite paraît-il à Grasseà douze kilomètres de lune et quatorze kilomètres de lautre et a pris le parti le plus sage : celui de les ignorer toutes les deux.

Ecoutez les pêcheurs : ''le braconnage est toléré surtout depuis la guerre, c'est une coutume locale à laquelle le peuple ne permettrait pas qu'on y touche...'' 

 

A PROPOS

Dans l’actualité du mois de septembre, vous avez dû lire dans la presse:

-l’ouverture au public pour la première fois de la Prud’homie durant les journées du patrimoine (toujours à la même adresse).

- et toute une journée consacrée au canal de la Siagne.

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 11:53

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LA SMALA DE L’ EMIR ABD EL- KADER 

Peu après la conquête de l’Algérie en 1830, l’émir Abd el-Kader, mystique et guerrier, opposa à la France une résistance héroïque jusqu’à sa reddition le 23 décembre 1847.

Le 16 mai 1843, le prince Henri d’Orléans, duc d’Aumale, prit d’assaut la smala d’Abd el-Kader, véritable ville ambulante. Mais l’émir s’échappa et avec une poignée de fidèles poursuivit ses raids meurtriers. Quand il se rendit, il fut interné avec  femmes et enprisonniers_arabes.jpgfants à Toulon tandis qu’une partie de sa smala était retenue de 1847 à 1856 dans le fort de l’île Sainte-Marguerite.

La vie de ces prisonniers ne fut pas facile dans des cellules privées d’air et d’hygiène ; il y eut beaucoup de décès. On les logea par la suite, avec femmes et enfants dans les grandes casernes Saint-Honorat et Saint-Hilaire, dans le vaste périmètre de la place d’Armes que l’on encercla d’une haute palissade.

Les prisonniers, dont le nombre atteignit quatre cent cinquante, purent alors reconstituer leur mode de vie tribal. Une chambre servait de "café"  et de lieu de réunion, une autre d’école. Le château était occupé par cent cinquante célibataires.

Plusieurs malades furent envoyés à l’hôpital de Cannes, la plupart y moururent, la séparation des leurs, au moment où ils avaient le plus besoin d’eux, équivalait à un abandon presque complet. On ouvrit alors sur l’île un petit hôpital de cinquante lits, avec deux chirurgiens, huit infirmières, un cuisinier, une pharmacie et son herboristerie musulmane.  

Avec les années, le nombre de prisonniers ne cessant de diminuer, ils furent autorisés à sortir tous les jours par petits groupes pour faire le tour de l’île. En mars 1859, tous les prisonniers arabes furent libérés et envoyés en Algérie.

A l’est du fort se trouve le cimetière musulman, émouvant dans sa simplicité. M.D.

cimetiere_musulman-2-.jpg   

HOMMAGE A PROSPER MERIMEE 

 En 1834, il découvre Cannes et les îles de Lérins. A Saint-Honorat, il prescrit les réfections les plus urgentes du monastère primitif. Il reviendra vingt-deux ans plus tard pour soigner son asthme, invitant Victor Cousin, philosophe et homme politique célèbre en son temps, à le rejoindre. Ils prendront tous deux, de concert, des tisanes de thym.

 Durant l’hiver 1858-1859, il loue un appartement avec balcon donnant sur la mer dans la maison du banquier Sicard située de nos jours au n°3 du square Mérimée. Il y résidera tous les hivers jusqu’à sa mort. Je vis sous le plus beau ciel du monde à la manière des lézards ; sous ses fenêtres, les pêcheurs tirent leur filet et font la sieste sous les micocouliers. maison-p-merimee.JPG

 Il entretient les meilleures relations avec la colonie britannique et devient le plus actif agent de publicité de Cannes, le salon du monde.

 Il aime se promener avec deux vieilles amies anglaises, mistress Evers et miss Lagden, l’une portant sa boîte d’aquarelles, l’autre, son arc chinois avec ses flèches. On peut voir trois vues de Cannes qu’il a peintes,  au musée Fragonard de Grasse.

 Hélas, en 1870, outre de nombreuses souffrances physiques, le désastre de son pays le précipite dans la tombe. Il repose au cimetière du Grand Jas, dans le carré des Anglais, au côté de Fanny Lagden.

 En 1970, est érigé au square Mérimée, un bloc de rhyolite surmonté d’un médaillon-effigie en bronze, réplique de celui exécuté pour sa tombe, lui-même réplique de celui qui avait été exécuté de son vivant, en 1868, par un ami et sculpteur écossais, Alexander Munroe.

 On ne résiste pas :

 Lettre de Prosper Mérimée à madame de Boigne (le 13/1/1859) 

 La civilisation…fait ici un grand dégât parmi mes arbres et mes rochers. On entoure cette malheureuse petite ville d’une voie ferrée dont elle n’a que faire. Quand cette "diablerie"  sera faite, Cannes sera remplie de Marseillais et de guinguettes. On ne trouvera plus de prégadieux dans la montagne et l’abomination de la désolation sera accomplie.

M.D. 

 

LU POUR VOUS SUPPLEMENT DU 5 JANVIER 1913 DE PALL MALL (Médiathèque de Cannes)  

                          SQUARE MERIMEE   

 squaremerimeeNum-

 

 L’inauguration eut lieu à trois heures, le 1er  janvier, en présence des représentants de lautorité et de quelques invités de marque. La Musique municipale et celle des pompiers étant en grève, ce fut celle du Cirque corse, louée à cet effet, qui attaqua la Marseillaise au moment où le buste fut dévoilé    Remplaçant M. le Maire de Cannes empêché, Madame la Concierge de lHôtel de Ville s avança et prononça cette courte allocution :

"Je ne sais tout seulement pas ce que je vais vous dire, rapport que jai quasiment les sangs tournés rien que dpenser quil faut que jen dégoise devant du monde aussi conséquent. "

  

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 11:03

 

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 REPONSES A UNE AIMABLE LECTRICE

  Les peintures de Louis Pastour sont en vente régulièrement aux enchères dans les deux salles de vente et chez les antiquaires les plus anciennement connus de notre ville, précisons qu’il n’en reste plus qu’un, Boulevard de la République.

  Quelques oeuvres sont exposées au musée de la Castre.

  Quant à la carte postale du Carnaval, vous avez gagné, les cariatides  situent bien le n°1 de l'avenue Félix Faure et l'angle de la rue du docteur Gazagnaire avant que la voie rapide n’aie modifié son autre extrémité.

   

VISITE AU MOULIN FORVILLE  

   Ce fut la propriété de l abbaye de Lérins. Le moulin renferme, dit-on, un souterrain le reliant à la tour de la Castre pour assurer à sa garnison, en cas de siège, la libre communication avec la campagne, noublions pas son étymologie Foro Vilo, hors de la ville. moulin tuby

   Ce souterrain souvre au milieu dune crypte à double voûte qui servit sans doute de poste de garde.

   Des doubles tournois à l effigie de Louis XIII, des ossements humains, des bénitiers, des fers de forçats et des ceintures de torture en furent exhumés.  

   Les particuliers apportaient les olives au vieux moulin, qu on appelait  ''moulin à sang'' car les prisonniers de droit commun ou de guerre poussaient la meule et tournaient les pressoirs. La salle des pressoirs à arcades romaines, est un exemple unique d art utilitaire et religieux du Moyen-âge.

  Dans les années 1925, Victor Tuby, son propriétaire, fut un propagateur zélé du génie d Oc, lAcadémie provençale y confessait son problème : combler un trou laissé entre la coiffe d Arles, la partisane marseillaise et le chapeau niçois.

 Saison de Cannes du 19 décembre 1925.

 

LES SIMPLES AU COURS D UNE SORTIE A PEGOMAS

Nous avons la chance d être dans une région où les espèces végétales sont nombreuses, la mâche si discrète, les doucettes deau au feuillage luisant, la raiponce, responcette à la racine si doucette disait Ronsard, la chicorée dont les Egyptiens connaissaient lutilisation de la racine pour faire du "café ", la picritie que les Provençaux appellent cousteline et consomment pour accompagner la brochette (de grives cela va de soi), la porcelle bourrude à cause du duvet couvrant ses feuilles, la pimprenelle qui vaut de lor mais lor ne la vaut pas, le pissenlit, les laiterons un peu amers sans oublier la roquette, interdite par sainte Hildegarde dans les jardins monastiques, trop excitante aux jeux de lamour. M R.

 

CONFISEURS ET PATISSIERS A CANNES JUSQU’AU MILEU DU XXe SIECLE

L’âge d’or des confiseurs et des pâtissiers coïnciderait par pur hasard avec le régime de la Troisième république. En 1865, on ne relève que trois de ces commerces à Cannes, les familles princières, les hivernants fortunés disposaient de leurs cuisiniers et de leurs pâtissiers et ne faisaient pas appel au commerce local. Avec l’arrivée du chemin de fer, une clientèle bourgeoise ou intellectuelle va provoquer un développement de la prospérité artisanale et artistique.

Les corbeilles de fruits composées par les plus grandes maisons constituaient en vitrine des sortes de chefs-d’œuvres. Deux nouveautés se sont vulgarisées à partir des années 30 : les glaces portatives et le chocolat blanc.

A la veille de la guerre de 1914, Cannes compte plus de vingt commerces de pâtissiers-confiseurs, de glaciers et de salons de thé.

La plupart s’installe rue d’Antibes où se trouve déjà Rohr, tout comme la maison Maiffret créée en 1885 et la confiserie Nègre.

En 1933, la maison Schiès s’y installe et est toujours présente.

Ouverte la même année, la pâtisserie Bernard à l’angle de la rue Louis-Blanc et de la rue Grande avait dû, faute de place, installer son laboratoire dans la rue Preyre toute proche. Ces locaux sont actuellement utilisés par la maison Ernest. La maison Rumpelmayer se tient sur la Croisette.

A partir de 1940, la réglementation du rationnement alimentaire ne permit plus aux pâtissiers de s’approvisionner en matières premières essentielles et leur imposa de fermer boutique plusieurs jours par semaine.

 Leurs fabrications devinrent inédites, il n’y rentrait ni beurre, ni sucre, ni farine de blé. Le sucre était remplacé par du sucre de raisin ou par de la pâte de dattes et le blé par des graines pour oiseaux. Les clients se contentaient de tartelettes fabriquées avec de la farine d’alpiste ou de millet sur lesquelles, en guise de fruits rouges, des arbouses se substituaient aux fraises. Si les blancs d’œufs manquaient pour la meringue, quelques feuilles de gélatine aromatisées constituaient la base d’un ersatz de bavarois. La farine de caroube servait de liant pour les glaces.

 Il fallut attendre 1948 pour retrouver le bon goût et la qualité des douceurs d’autrefois. G.B. fils de la pâtisserie Bernard

 

confiserie-Bouge.jpg

 

Voici l’ancienne boulangerie-pâtisserie le Salon Bouge qui existait déjà au 15 de la rue d’Antibes, propriété de monsieur Bouge jusqu’en 1924, il donnait sur un très grand couloir de la rue d’Antibes à la rue de la Pompe. C’est actuellement la chemiserie « Maison Rodrigue ».

 

LU POUR VOUS

COURRIER DE CANNES 06  01 1903  

« Au Casino-théâtre de la rue Bossu, samedi soir, débuts de Ralph avec ses six cochons dressés, cette attraction a été accueillie avec grande faveur et le public qui s était rendu en foule à la représentation de samedi ainsi que celle du dimanche en matinée et soirée n a pas ménagé ses applaudissements.

Il est dans son genre un artiste de grande valeur que chacun voudra voir et applaudir. »

 

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 11:05

 

  BLOG 3   

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Nous informons nos correspondants que ce blog est alimenté chaque début de mois, hiver comme été, sans vacances ni jours de fête pour notre plus grand plaisir et peut- être le vôtre.

 

NOS AIMABLES BLOGUEURS COMMUNIQUENT 

 L’HEPTAGRAMME est le talisman des sorcières, il apporte la protection contre des dangers cachés. 

 RAPPORT adressé le 11 SEPTEMBRE 1895 par le commissaire de police de Cannes, au sous-préfet de Grasse : une « société des automobiles du littoral aurait pour projet de faire concurrence aux tramways électriques ». Le Grand duc Michel de Russie, la colonie étrangère de Cannes et les hivernants s’étaient opposés à la circulation des tramways dans le centre de la ville et il avait été demandé à la compagnie concessionnaire d’étudier la possibilité de faire circuler les tramways en souterrain dans le centre de la ville. Rappelons que leur suppression date de 1933.
 

LOUIS PASTOUR  -LOU PINTRE DOU SOULEOU-

 083 Pastour tableau voilerouge

Il naît le 26 juin 1876 à Cannes au 1 rue de la Vapeur (aujourd’hui rue Jean-de-Riouffe) siège actuel de la Société Générale. 

Des sujets en or : des vues de la Croisette, des petits ports et des pointus brossés de chic. Pastour expose pour la première fois à l’âge de 45 ans.
Afin d’économiser ses brosses, Pastour commence à peindre avec son couteau à palette qui permet d’obtenir une facture plus large, des effets extraordinaires et, sous la lame flexible, le ton acquiert une transparence que la brosse ne saurait lui donner.  

Le 26 février 1902, il crée avec un groupe de jeunes artistes cannois l’Artistic club qui deviendra « l’Association des Beaux-Arts de Cannes » toujours actuelle, dans l’ancienne école de la Castre au Suquet.
Il ouvre un magasin de couleurs et matériels pour artiste rue Bossu (l’actuelle rue des Belges), ducs et princesses aiment s’y donner rendez-vous.
Il effectuera deux grandes toiles pour la gare du funiculaire de Super-Cannes en 1926.
Le 6 décembre 1948, Louis Pastour s’éteint au 4 rue de Reims, elle deviendra rue Louis-Pastour. M. D.

 

 P1010325.JPG

  Plaque commémorative à dénicher rue de Reims.

 

LA PARFUMERIE SPURWAY ET Cie 

Elle fut créée en 1825 sous le nom de la « Parfumerie de l’île Notre-Dame » par Louis Herman, c’était surtout une distillerie d’eau de fleurs d’orangers, elle se trouvait près du ruisseau de la Foux. MonsieurspurwayP1010307 Herman canalisa le cours d’eau et le fit recouvrir par une rue qui porta son nom et deviendra l’actuelle rue des Etats-Unis. En 1893, la parfumerie fut cédée à Marcus-Humphrey Spurway et O’Donoghue Herbert, consul du Brésil à Cannes, ils habitaient tous deux « La Malmaison » sur la Croisette et menaient grand train.
La parfumerie avait sa salle d’enfleurage et ses alambics dans la rue d’Antibes, là où se situe la FNAC. Le laboratoire se trouvait dans la rue Marceau, à l’actuelle Croix-Rouge.
En 1935, Jacques Langasque, qui est entré dans l’entreprise, rachète la société et transfère le siège 4, rue Marius-Aune. Voilà de l’insolite où se rendre pour des achats peu ordinaires de «souvenirs de Cannes», et où vous recevra la quatrième génération de Langasque. J.L.


  LE CARNAVAL CANNOIS A LA FIN DU XIXe  SIECLE.
 

carnaval 1911


Après 1873, les hivernants partant vers Nice pour se distraire, le Comité  des fêtes cannois va concevoir un carnaval moins fastueux que celui de Nice mais qui n’en sera que plus mondain, point de confetti de plâtre, comme certains jours à Nice, c‘est salissant et c‘est vulgaire, mais les serpentins et les confetti parisiens excepté le soir d‘ouverture, celui de la retraite aux flambeaux.

La tradition sera respectée, sa Majesté carnaval sera brûlée le soir du Mardi-gras. En 1897, le prince Constantin Radzivill envoie cinq cents francs comme prix.
Les corsi se déroulent l’après-midi, les bals masqués ont lieu le soir sur les « Allées », les fameux « veglioni », offerts aux très riches participants suivant des conditions très strictes d’admission, se déroulent dans un lieu de prestige, le Cercle nautique ou le Casino municipal, à partir de 1907.

Les comptes-rendus très détaillés se font dans les journaux locaux. Ces fêtes se maintiendront avec succès jusqu’en 1914. F.C.

 

LE MOIS PROCHAIN, nous commencerons une nouvelle rubrique : lu pour vous, il s’agira de rapporter quelques faits divers récoltés dans les journaux locaux que les Archives Municipales ont mis en ligne. http://archives.ville-cannes.fr/

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 13:56

                                                                                                   REPONSES A NOS AIMABLES BLOGUEURS

 en-tête ami archives Bis

Les tramways connaîtront un vif succès, le réseau sera même sous dimensionné face à l’afflux touristique en hiver.
La concession des tramways sera accordée jusqu’en 1949.

Elle disparaîtra avant.

La concurrence des autocars privés sonne le glas des tramways de Cannes dont les lignes s’arrêtent de fonctionner en 1933.

 

La villa La Palette est située avenue Maurice-Derché, ancien chemin de Merville.

 

Maître Borniol fut maire de Cannes en 1870, il respecta la mémoire généreuse de son épouse en faisant d’amples donations au profit des malheureux cannois. Sa demeure était située sur l’actuelle résidence Maintenon.

 


CES FLEURS QUI PARLENT DE NOS DEMEURES

 

  Asphodèles, pervenches, volubilis, airelles, fraisiers,amandiers…Tous ces noms si délicats et parfumés nous les retrouvons sur des plaques nominatives d’habitations cannoises et cannetanes réalisées au début du XXe siècle  par les céramistes H.Cros et G.d’Hallu. Ces plaques émaillées nous permettent encore de rêver. Elles sont les derniers vestiges d’un patrimoine méconnu, promis à une fin certaine dans les années à venir. Chaque plaque est une œuvre d’art décorée avec amour par des artistes que le temps a plongés dans l’oubli.
 Je vous invite, au cours de vos prochaines balades, à lever les yeux et à être charmés, vous aussi, par ces bouquets inodores mais pleins de charmes. P. D.

 


l-oasisP1010291

 

 

 


TENUES  LEGERES


1892, dans l’intérêt de la morale publique et considérant les nombreuses plaintes enregistrées, la Municipalité cannoise prend, le 9 juin, un arrêté tendant à rendre obligatoire le port d’un costume de bains pour les personnes se baignant sur la partie du rivage comprise entre la pointe de la Croisette et la gare de voyageurs de La Bocca. En dehors de ces limites, le port d’un simple caleçon demeurait toléré.

 

 

 

 

L’HEPTAGRAMME DU BOULEVARD GAZAGNAIRE 

 
Heptagramme

 

C’est une croix à sept branches, cherchez-la sur un trottoir du boulevard Gazagnaire et que votre chien la respecte! Elle est le symbole de sainte Estelle.

 

Sainte Estelle étant la  patronne des Félibriges, qui peut trouver dans sa mémoire le souvenir d’un poète ayant pu habiter la maison dont le seuil est ainsi poinçonné?

Ils sont sept de Font-Ségugne  à l’origine de ce mouvement provençal, le 11 mai 1854, Frédéric Mistral, Joseph Roumanille, Théodore Aubanel, Jean Brunet, Paul Giera, Anselme Mathieu, Alphonse Tavan. M.L.R.

 

  

A LA RECHERCHE DES REMPARTS DE L’ EST ET DU SUD- EST DE CANNES

 

Les remparts de l’ouest de Cannes furent abattus après 1745, pour laisser place à la rue Georges - Clemenceau afin d’élargir la voie Royale de Fréjus à l’Italie; peut être avaient-ils protégé Cannes de la Grande peste de Marseille en permettant de filtrer les entrées de voyageurs venant de l’étranger par terre et par mer. Ceux venant de Marseille par terre, étaient filtrés par le cordon sanitaire établi le long de la Siagne et dirigés en quarantaine vers le mont Cassien.


Quand on ouvrit des voies, comme la rue du Marché, aujourd’hui la rue Gazagnaire, et la rue Louis-Blanc, on éleva en temps de guerre, un rempart au bout des nouvelles habitations, rempart qui était démoli aussitôt le calme revenu.
Ainsi en 1649, Barthelemy Ferrare fut chargé d’édifier à chaux et à sable, à l’extrémité est de la bourgade, vingt-deux cannes de muraille, d’une hauteur de quatre cannes, y compris les fondations, et d’une épaisseur de quatre pans en bas et trois en haut, dans laquelle une porte devait être aménagée, le tout au prix de six livres la canne carrée.


En 1690, il fallut réparer et compléter les fortifications de la ville. Honoré Allègre s’engagea à élever une palissade en bois de pin destinée à doubler les murs, devant avancer de quatre cannes dans la mer et avoir une hauteur de dix pans res de l’eau (la mer venait jusqu’à l’actuelle rue Félix-Faure). Est-ce l’une de ces palissades, retrouvée en 1965, que l’on a voulu faire figurer  sur le bas-relief du retour de Napoléon de l’île d’Elbe qui orne l‘église Notre-Dame du Bon-Voyage?
  M.L.L.

 

Plaque Napoléon 

  

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 09:58

  en-tête ami archives Bis

C’est avec grand plaisir que nous donnons une nouvelle dimension à notre association en créant ce blog. L’objectif de celle-ci, créée en 2001, et dont un bulletin trimestriel assure le lien entre nos presque deux cents abonnés, est de travailler à la sauvegarde de fonds d’archives pour éviter leur destruction, les communiquant aux Archives municipales de Cannes afin qu’ils soient à la disposition d’un très large public. Un bulletin trimestriel assure déjà un lien entre nos presque deux cents adhérents.

La Présidente, Andrée Bachemont.

 

Nous reprenons des textes publiés dans les bulletins, certains peuvent « interpeller » le lecteur et nous lui demandons de faire des remarques voire d’apporter des compléments d’investigations.

 

Le service des Archives de Cannes apparaît dès la création de la Communauté au XVIe siècle. En 1783, il y règne une confusion et un désordre affreux, occasionnés tant par le peu de soins et d’exactitudes qu’on y a apporté, que par l’immensité de papiers inutiles qui, pêle-mêle avec ceux qu’il importe le plus de conserver, rend les recherches longues, pénibles, souvent infructueuses et toujours décourageantes peut-on lire dans une délibération du Conseil municipal . Aujourd’hui, installées avenue Montrose, elles offrent au public une mémoire bien ordonnée.

 

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La Directrice des Archives municipales de Cannes, M.H. CAINAUD  

 

LA CHAPELLE BELLINI: c’est le témoin du passé de la villa Fiorentina à laquelle elle était reliée par un passage aérien couvert et vitré dans lequel se trouvaient des plantes et des arbustes décoratifs. Elle a été achetée, il y a longtemps, par Emmanuel Bellini, peintre et architecte (nous lui devons le marché Forville), il y avait installé son atelier de peintre mais surtout en avait fait un lieu convivial où il recevait de nombreux amis dans une joyeuse ambiance. Depuis sa disparition, sa fille Lucette arrive avec courage et ténacité à sauvegarder cet endroit insolite, exposer certaines œuvres de son père, mettre en valeur l’édifice pour y attirer de nombreux visiteurs. A.B.

 

Bellini-ML-copie-1.JPG

 

RAPPORT DU 11 SEPTEMBRE 1895 DU COMMISSAIRE DE POLICE DE CANNES AU PREFET: La police a eu vent de création d’une « société des automobiles du littoral » qui aurait pour objet de faire concurrence aux tramways électriques » . En fait ce document fait apparaître l’opposition de la colonie étrangère de Cannes (conduite par le Grand duc Michel de Russie) à la circulation des tramways dans le centre de la ville et en particulier dans la rue d’Antibes. Malgré l’opposition des hivernants, des tramways avaient commencé à circuler à Cannes au début de l’année 1899. Ils connurent dans leurs premières années d’exploitation un grand succès auprès des usagers. Le projet de création, à la même époque, d’une « société de transports publics automobiles » était pour le moins prématuré et n’eut pas de suite immédiate. Les premières entreprises d’autocars ne concurrencèrent les tramways qu’après 1918. Jusqu’à leurs suppressions en 1933, les tramways allaient ,vaille que vaille, continuer à desservir Cannes et les communes voisines. Afin d’éviter les nuisances engendrées par leur circulation dans la rue d’Antibes, il avait été demandé à la compagnie concessionnaire d’étudier la possibilité de les faire circuler en souterrain dans le centre-ville . On se résigna…G.B.   

 Maisonp

  

A l’angle de la rue Cirrodde et du boulevard Vautrin, l’ancien centre de la Société des Tramways.  

 

OLEG-EUGENE TRIPET-SKRYPITZINE est le fils d’Eugène Tripet et d’Alexandra Skrypitzine, il s’installe à Marseille en 1881 et fait ses premiers essais de peinture à l’huile avec pour sujet des paysages de Provence et des marines mais reviendra à Cannes à la mort de son père, à la villa Alexandra. En 1900, il achète un terrain, chemin de Merville, où il fait construire la villa « La Palette » par l’architecte Stoecklin. C’est une belle villa de 400m² au style original, réalisée avec de beaux matériaux qui existe toujours. Les grandes pièces, la montée d’escaliers en bois sont éclairées par des vitraux de couleur. Le vaste et somptueux atelier de 70m² avec sa cheminée monumentale est caractéristique du personnage, à la fois autoritaire et généreux et qui y vit seul jusqu’à sa mort le 16 juin 1935. A partir de 1918, il devient conservateur du musée Fragonard à Grasse, il fera don de nombreux meubles anciens , d’objets de valeur et de quelques tableaux. A.B.  

 

MEMORIAL DU DUC D’ ALBANY

C’est un petit bijou néo-gothique, témoignage remarquable d’une communauté éprouvée par la perte d’un prince bien-aimé, perpétuant son souvenir par la consécration de l’église Saint-George. Chaque élément de l’église, chaque objet a été fabriqué Outre-manche: vitraux voués aux quatre archanges, Michel, Gabriel, Raphaël et Uriel, mosaïques, charpente, ferronnerie, mobilier. Ernest Pellegrini a réalisé l’œuvre majeure de sa carrière en taillant dans un bloc de marbre de Carrare le gisant du duc d’Albany qui occupe l‘aile droite de l‘église. P.D.

 

 

Gisan-JL-Fabron.jpg

 

 

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