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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 23:04

en-tête ami archives Bis 

LA REVOLUTION ET L’EGLISE A CANNES 1789-1824

En 1791-1792, les relations entre le peuple et le clergé se tendent. Celui-ci, après la déclaration du pape Pie VI, se divise en prêtres réfractaires (au serment qu'ils doivent prêter, de fidélité à la constitution) et constitutionnels, un conflit apparaît. Maximin Isnard, un député grassois, attaque les prêtres réfractaires dans un discours devant l’Assemblée législative en novembre 1791 : Vous les ramènerez par la crainte ou vous les soumettrez par le glaive…Le parti des prêtres non-assermentés…ne fait qu’un avec celui de l’aristocratie.

En août 1792, dans un arrêté municipal, la municipalité de Cannes prend la défense des prêtres assermentés et décrète que défense…à toute personne de tenir…aucun propos indécent, injurieux ou capable d’exciter le soulèvement populaire sous peine d’être poursuivit criminellement comme perturbateur de la tranquillité publique.

Vers 1800, on voit, à Cannes, une église devenir un temple civique républicain, puis grange à foin, puis servir à la fois pour le culte civique et le culte catholique.

Napoléon rétablit le calendrier grégorien et s’adressant aux maires : Vous pourrez permettre …la sonnerie des cloches pour le service divin, il ne rendra pas au Clergé les biens vendus. La religion catholique n’est plus une religion d’état, citoyens qui proférez les religions protestantes, la loi a également étendu sur vous sa sollicitude…

Napoléon organise en son honneur des fêtes religieuses auxquelles les civils sont obligés d’assister : La fête de la saint Napoléon et celle du rétablissement de la religion catholique seront célébrées dans toute l’étendue de l’empire, le 15 août de chaque année. Il sera prononcé dans les églises, dans les temples, et par un ministre du culte, un discours sur la gloire des armées françaises et sur l’étendue du devoir imposé à chaque citoyen français de consacrer sa vie à son Prince et à la patrie.

De 1820 à 1824, sous la Restauration, de nombreuses cérémonies religieuses sont organisées à la mémoire de l’ancienne famille royale ou pour le baptême d’un prince. Le courrier du sous-préfet de l’arrondissement de Grasse annonce au maire de Cannes, le 4 octobre 1820, la naissance du duc de Bordeaux, héritier du trône dont il est prévu de fêter le futur baptême. M. Siméon, préfet du département du Var, compte sur la joie publique, l’enthousiasme pour un prince à qui la France doit le bonheur qui commence à luire sur notre patrie. L.S.

LORD BROUGHAM ET LES VOITURES

Au moment où General Motors est en difficulté, il est intéressant de savoir que cette firme a rendu hommage à Lord Brougham en attribuant son nom aux modèles les plus prestigieux de sa gamme Cadillac. Malgré un prix astronomique, cette voiture est vendue à perte. C’est la perfection automobile.

La Brougham Owner’s Association réunit les heureux propriétaires. La voiture officielle du président Clinton est une Cadillac Fleetwood Brougham. Le label est repris pour valoriser les finitions « luxe » des Buick, Oldsmobile, Pontiac, Chevrolet puis Chrysler, Mercury, Plymouth et même la Ford Gran Turismo, Nissan l’utilise pour sa Maxima.

Comment justifier ce choix ? Lord Brougham s’est intéressé à la physique, à la géométrie, il invente Red Brougham Profile view[1]un coupé de ville réalisé en 1838 par les carrossiers Robinson et Cook de Mount Street à Londres. C’est la première voiture à quatre roues pouvant être tirée par un seul cheval grâce à son attelage particulier. Une caisse fermée, vitrée même à l’avant comme un pare-brise, descend assez bas entre les trains avant et arrière. Un coffre à l’air libre sert de siège au cocher et au valet de pied qui l’accompagne. Le Brougham est alors le modèle le plus répandu en Angleterre.

    Un Brohm

 Hooper construit en 1845 un coupé spécial pour le comte de Belfast : le Brougham Landaulet propose une capote s’ouvrant vers l’arrière puis le Double Brougham deux banquettes en vis-à-vis.

En 1885, Holmes de Derby remplace le pavillon de bois par du cuir.

Napoléon III possède plusieurs Brougham parmi ses attelages.

Oscar Wilde cite dans sa nouvelle Le Sphinx n’a pas de secret un certain Brougham jaune. Ce coupé est aussi évoqué par Théophile Gautier au chapitre 7 de son Avatar. Notre Cannois a contribué en plus de ses hautes fonctions, à l’évolution du transport individuel. J.B.

LIENS ASSOCIES

Le prince Poniatowsky, dans D’un siècle à l’autre, raconte comment, lors d’un séjour à Cannes en 1887, il se rendait quelque fois le soir à Nice ou à Monte-Carlo pour y jouer au casino. Mais s’il lui arrivait de manquer le dernier train, étant en smoking je remettais mon départ au lendemain soir afin de rallier Cannes, et une fois à Cannes, l’hôtel des Princes dans un accoutrement plausible ; plutôt que de se faire remarquer rentrant le matin en tenue de soirée à Cannes, je reprenais de façon impeccable mon rôle de jeune homme mondain. Car une fois rentré à Cannes, il ne fallait pas se vanter d’avoir été à Monte-Carlo, non seulement dans les familles mais auprès des jolies Américaines…

hôtel des princes

 

 

h-tel-des-princes--2-.JPG

 

 

 

 

    Hôtel des princes Bd Jean Hibert - Archives municipales

 

 

 

 

                                                                                                 Hôtel des princes 2011 - MLR

                                                                                                                     rue Georges-Clemenceau

 

C’ETAIT HIER Le Littoral 5 mars 1942 texte écrit par Joseph Gubert Un ancien de Stan, « Parfums de rosé, de jasmin de lavande »

 

Jean Gras, un autre camarade (du collège Stanislas), était dès son jeune âge un garçon puissant, sorte de géant, qui eut une courte vie très remplie. Il ne se contenta pas de diriger la très importante pharmacie des Allées ; il était aussi le représentant du célèbre chimiste allemand SchimmI. Cela fut un peu critiqué, mais cet ami en somme se bornait à acheter à la commission les lavandes dans les montagnes des Alpes où une usine était installée à Barème. Cette plante était pour ainsi dire dédaignée, et se vendait à très bas prix. L'Allemand en avait fait le fonds de la fameuse eau de Cologne Jean-Marie Farina qui revenait ainsi à un prix très bas. Peu à peu les puissants parfumeurs de Grasse dressèrent l'oreille et la lavande comme la rose et le jasmin connut une ère de prospérité inouïe. On en planta partout.

Ce fut la fortune, jusqu'au jour où l'industrie des parfums synthétiques — venus d'Allemagne aussi — concurrença durement les parfums purs dont Grasse garde toujours le monopole. La ville de Fragonard reste la Cité des Parfums, connue mondialement.

Jean Gras se tua dans un accident d'auto en descendant de son usine et ainsi s'allonge l'allée des cyprès où se rejoignent dans mon souvenir mélancolique tant d'ombres...   

   

pharmacie des allées

pharmacie des allées516 rue Félix Faure

 

 

 

     

 

 

 

Aimable participation des Archives municipales 

Pharmacie des Allées rue Félix Faure                                          Trop tard ! MLR.

 COMMUNIQUE : les Amis des Archives de Cannes, avec le concours du Syndicat d'Initiative présentent la vidéo-conférence Cannes insolite réalisée par Michèle David le vendredi 16 décembre à 16H30.

Rendez-vous Maison des Associations, rue Louis-Braille, conférence suivie du traditionnel buffet de Noël. (04 93 69 11 57.  

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 00:08

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GEORGES QUERTANT : il est une ancienne figure cannoise, ignoré des jeunes mais sa mémoire nous est restituée par la « toile ».

Réfugiée du Nord en 1917, la famille Quertant s’installe à Cannes où le docteur Maxime Quertant, gazé, avait été nommé directeur de « l’hôpital Gallia », l’hôtel ayant alors été transformé pour soigner les grands blessés de la guerre. Son frère, Georges, en 1918, devient professeur de musique et de chant choral ; en 1932, il fonde et dirige les « Concerts symphoniques » donnés par « les Artistes musiciens professionnels cannois chômeurs ». Sur les ondes de la T.S.F., G. Quertant se produit avec son « Quatuor Quertant » de Radio Côte d’Azur.

Parallèlement, il met au point des techniques expérimentales de connaissance de la « Culture psycho-sensorielle » ou C.P.S. devançant de plusieurs années les pédagogues du monde entier.

G. Quertant a fait une relation entre des perturbations des centres nerveux et des troubles de la fonction visuelle. Il a constaté qu’en normalisant la vue par des mouvements oculaires appropriés, dans les trois-quarts des cas, les troubles fonctionnels aussi variés que l’énurésie, l’eczéma, la dyslexie, les troubles du langage s’amélioraient.

G. Quertant se dévoua aux œuvres de bienfaisance de la ville auprès des enfants en difficulté comme envers les prisonniers et les déportés de la seconde guerre pour assurer leur réadaptation. Il s’est éteint le 8 juillet 1964 ; ce fut une vie consacrée à l’art, à la science et à autrui, récompensée par la médaille de la Légion d’honneur. Il fut également officier de l’ordre des Palmes académiques.

C’est la fille de Georges Quertant qui nous avait communiqué avec émotion une longue documentation insistant ainsi sur l’importance des travaux de G. Quertant : la culture psychosensorielle est au système nerveux ce que la culture physique est au système musculaire. Marguerite Quertant vient de décéder à Cannes, voici par cet article, une façon de ressusciter nos morts.

 

LA BONBONNIERE FLEURIE DE LA COTE D’AZUR

nouveau casino des fleurs

Rue des Belges MLR.

Trois étages, trois travées, les pilastres sont couronnés par une corniche de modillons, la troisième corniche bordée par un balcon continu, le rez-de-chaussée protégé par un auvent…en 1927.

En 1876, dans un immeuble construit avant 1864, s’installe une brasserie-concert. On y accède par la rue d’Antibes. La porte d’accès existe toujours, passants, cherchez.

Par la suite, des galeries, des loges entourent le parterre. L’endroit s’appelle le Casino de la rue Bossu (du nom d’un propriétaire des terrains de cette rue). L’ancienne brasserie revêt dès lors une certaine élégance et les bals sont somptueux.

  Son étoile pâlit quand se construit, pas loin, le casino municipal. Jusqu’en 1914, il abrite des revues locales et des tournées de province ; durant la Grande Guerre sont donnés quelques concerts au bénéfice des blessés.

C’est en 1923 que la façade est entièrement transformée, en même temps la rue devient rue des Belges pour honorer nos vaillants alliés (ainsi naît la rue des Serbes proche). De « petit casino » il devient le Sporting, avec une nouvelle salle de spectacle, des salles de jeu, un restaurant, un dancing le Kit-cat et des galeries d’exposition.     

A l’après-guerre, exceptionnellement y seront données des séances de cinéma muet et parlant. On y joue au bridge, au « baccarat à deux tableaux », au « chemin de fer », à « l’écarté », au « piquet ». Les employés seront de préférence recrutés parmi les Mutilés de guerre, les Anciens combattants et les victimes de la Résistance.

En 1964, le « Nouveau casino des Fleurs » remplace le Sporting. L’équipe d’Action contre la traite des femmes et des enfants s’émeut de la préparation d’une super-revue burlesque où des demoiselles court vêtues viendront faire leur numéro de strip-tease sur les genoux des spectateurs dans la salle. En 1965, est programmé En attendant Godot, quelques scènes sont jugées de mauvais goût par des spectateurs qui quittent la salle. En 1969, le restaurant La Montgolfière y est inauguré, s’élevant sur deux étages et une partie du rez-de-chaussée. Il doit son nom à la hotte qui recouvre le grill en forme d’aérostat.

Autorisation est donnée en 1988 pour la « roulette anglaise », trois tables de « black-jack » et une table de « punto banco ». Ce lieu de divertissement finit ses jours en Casino 6 et en discothèque où Nagui fit ses débuts.

La Caisse d’Epargne donnera-t-il au bâtiment un avenir meilleur ? Il n’est déjà plus mité et miteux.

NB : On peut revoir dans le BILLET N°4 la critique d'une prestation du music-hall. MLR

 

LU POUR VOUS

cartes-postales-photos-Monument-Vercingetorix-au-plateau-de

 

 

 

 

27 août 1942 : Dans le cénotaphe de Gergovie, sont réunies des terres des régions combattantes, des particules de terre en provenance de toutes les Provinces et de l’Empire Français, à l’occasion du deuxième anniversaire de la Légion. Pour l’occasion, il fut pris à Rabat au mausolée du maréchal Lyautey un peu de terre marocaine.

De la terre cannoise a été également prélevée au sommet du Suquet  pour  y être apportée. Le monument est de Jean Teillard en pierre de Volvic, érigé en 1902.

 

 

 

 

 

  LIENS ASSOCIES

JAVIER FIGUERO M.H. CARBONEL : La Belle Otero et de la Belle Epoque où l’on évoque COLETTE : Mes Apprentissages

La renommée des seins de la Belle Otero est telle que l’on murmure que les coupoles de l’hôtel Carlton auraient été inspirées de leur moulage.

Colette était attirée par la Belle Otero qu’elle trouvait intelligente et racée : Elle laissait avec indifférence son peignoir s’ouvrir, la chemise de jour glisser. Jusqu’au vallon d’ombre creusé entre deux seins d’une forme singulière, qui rappelaient le citron allongé, fermes et relevés du bout, descendait une parure agrafée comme par hasard, sept rangs de perles radieux et rosés, une verroterie de théâtre ou un lourd diamant.

  les seins de

La Croisette, le Carlton MLR

 

 

ON NOUS COMMUNIQUE : Rendez-vous directement au musée Bonnard pour une visite guidée et une conférence le jeudi 24 novembre à 15h30. Réservation (06 87 71 58 89.

N’oublions pas d’adhérer à l’Association des Amis des Archives, la cotisation annuelle est de 25€.

 

 

 

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 10:46

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HISTOIRE GLACEE

L’usage de la glace à rafraîchir remonte à la plus haute antiquité. Les Mésopotamiens, les Grecs et les Romains, les Indiens du Pérou creusaient des glacières dans le sol. Ce système fut utilisé dans toute l’Europe à partir du XVIIe siècle. La glace servait à rafraîchir, à soigner et surtout à conserver les aliments. Qu’en est-il à Cannes ?

Par un acte passé le 23 novembre 1675, Magdeleine de Gaillard, dame de Venel souz gouvernante des Enfants de France gratifiée par le Roi du Privilège des glacières et débites de la glace en Provence et terres adjacentes a vendu au Vénérable Chapitre du Monastère de Lérins le droit de « debite » dans les lieux de Cannes, Valbonne et leurs terroirs. Trente et un ans plus tard, Cannes deviendra détentrice exclusive de ce droit.

Mais d’où provenait cette glace ? De bassins de congélation peu profonds surnommés lacs, ou de la neige emmagasinée dans un puits à neige qui se transformait progressivement en glace par tassement. Dans les Alpes-Maritimes où les glacières avaient été aménagées à une altitude de 800 à 1500 mètres sur des versants exposés au nord, à l’ubac, ou dans des fonds humides et frais de cours d’eau, ce sont de solides constructions en pierres sèches de forme ronde, creusées dans le sol, avec des murs de plus d’un mètre d’épaisseur. Un escalier circulaire permettait de descendre au fond du puits afin de recueillir la glace. Il en existe encore des vestiges à Lucéram, Peïra Cava et Sospel. A Coursegoules, trois glacières, comblées de nos jours, avaient été aménagées en creusant la roche.

 

  glaciere-a-coursegoules.pngautre type de glacière

 

 Les deux types de glacière.

 

Roger Picco, sur le web, précise que l’une est près du cimetière de Coursegoules, l’autre sur le chemin qui conduit à la chapelle Saint-Michel.

A Caussols, l’aven de la Glacière est un grand puits vertical profond d’au moins six à sept mètres. On peut citer sur la commune de Caille le gouffre de l’Audibergue ou encore à Andon et à Saint-Vallier.

La glace était remontée, découpée en pains empaquetés dans de grands sacs de jute et acheminée à dos de mulets la nuit pour approvisionner restaurants, brasseries et poissonneries du littoral.

Puis vint le temps de la glace fabriquée industriellement. A Cannes, une usine hydraulique est construite en 1893, La Glacière de Cannes, au 15 rue des Marchés (actuellement rue du Docteur Pierre-Gazagnaire), puis en 1896, La Glacière des Alpes, rue des Roses ; dans les années 1896 sont installés Les établissements Mauro, boulevard Montfleury. En 1926, Les Glacières Réunies, avenue Saint-Louis, offrent aux professions alimentaires de grands entrepôts avec des chambres froides.

Cependant en 1913, est inventé à Chicago le réfrigérateur domestique, en 1919 le légendaire Frigidaire et la congélation des aliments est mise au point en 1923 par le canadien Clarence Birdseye. M.D.

 

CE MOIS-CI A CANNES

Le Littoral du 26 octobre 1930, la fatale nouvelle a glissé dans la ville comme un long et douloureux frisson, M. André Capron venait de disparaître, emporté en quelques heures, et l’on était ému. Il fut maire de Cannes dès 1902, sa réélection n’a été qu’une simple formalité jusqu’en 1929. Ce fut un maire qui est venu à l’heure propice et il a été celui qu’il fallait être.

Nous lui devons l’hôtel de ville, la construction du port, le canal du Loup, l’ouverture du boulevard Jean-Hibert, le premier aménagement de la Croisette et du casino municipal, l’acquisition et l’aménagement du parc des Hespérides, la construction d’écoles avec la gratuité des livres et des fournitures scolaires, le collège Carnot. A lire : Cannes, Elles et Eux tome 1 édité par les Archives Communales. villa-madrid.JPG

Sa demeure, la villa Madrid va vivre des heures exceptionnellement brillantes durant un quart de siècle et sera le centre de la vie mondaine. Madame Marcelle Capron, nièce d’André Capron  précise : Ma tante Adela donnait un bal suivi d’un souper de trois à quatre cents personnes tous les lundis, et recevait cinq à six cents personnes tous les samedis. On dansait, on jouait la comédie, on montait des tableaux vivants sur la scène du ravissant petit théâtre qui occupait une aile de la villa.

 

 

Villa Madrid et son théâtre devenu villa Granada, un cours d’eau l’agrémente ainsi qu’un bois où évoluent des biches…Avenue Maréchal-Juin. MLR.

 

LIENS ASSOCIES

13/04/1912 : MAUPASSANT a souvent séjourné à Cannes, une mouette toute blanche voluptueusement allongée au bord de la mer bleue. Mais il n’est guère tendre avec ses habitants :

Dans le crâne des gens qui viennent à Cannes, on trouverait des couronnes de tous les modèles comme des pâtes nageant dans un potage ; on se réunit à Cannes parce qu’on aime les altesses impériales et royales.

On peut lire avec plaisir sur la toile Sur l’eau, Maupassant se montre en réel aventurier racontant sur un mode épique comment il a courageusement fait le trajet d’Antibes à l’Estérel.

En 1884, il habite au N°1 de la rue Renan et son yacht Louisette, mouille en rade de Cannes. L’année suivante, il y  passe quelques jours au printemps auprès de sa mère. En janvier 1888, il habite la villa Continentale avec sa nièce. Son yacht est le Bel Ami. L’année suivante, il installe sa mère à Nice tandis que lui séjourne au chalet de l’Isère, 42 avenue de Grasse. Sa santé s’altère, il est atteint d’une grave maladie nerveuse qui va bientôt l’emporter.

Après sa tentative de suicide du 1er janvier 1892, il regagne Paris accompagné de son fidèle François, il est hospitalisé dans la clinique du docteur  Blanche. C’est là, sans avoir retrouvé sa lucidité que l’écrivain meurt à 43 ans.

  808_Cercle_2Fi103.jpg

La jetée Guy de Maupassant et le Cercle Nautique (Archives municipales)

Le conseil municipal de la ville de Cannes décide, le 6 avril 1895, de donner son nom au débarcadère en construction en face du Cercle nautique (actuellement JW MARRIOTT Palais Stéphanie) et de déposer une plaque de marbre sur la façade du

chalet-de-l-isere.jpg

     Chalet de l’Isère, 42 avenue de Grasse

 

Une information importante de Madame Cainaud directrice des archives municipales 

Numérisations aux Archives de Cannes en 2011 

Votre accès par http://archives.ville-cannes.fr

 

Pour vous tenir au courant des numérisations pratiquées cette année, piquer votre curiosité, vous inciter à consulter ces archives, voilà la liste des titres de la presse locale, entièrement numérisés, puis mis en ligne, qui couvrent ce qu’on appelle La Belle Epoque, avant le cataclysme de la Première Guerre Mondiale :

-         Revue de la Riviera, 1908 à 1914 (cote 89Num)

-         Cannes Médical, de 1903 à 1917 (85Num)

-         Revue médicale de Cannes, de 1909 à 1913 (84Num)

-         Le Pall Mall illustré, de 1908 à 1912 (83Num)

-         Le Branle Bas, année 1893 (74Num)

-         Le Radical des Alpes-Maritimes, 1893 (75Num)

-         Le Journal de Cannes, 1893-1894 (77Num).

 

En espérant votre active collaboration, en voici un exemple pris dans Le Littoral 1904

La-Bourboule.png

 

 

ON NOUS COMMUNIQUE

La sortie du mois d’octobre se fera le samedi 22 octobre, nous irons au village de Grimaud et nous visiterons la Chartreuse de la Verne à Collobrières. La veille, le vendredi 21 nous organisons une diapo-conférence, organisée à la demande du Bel Age de notre ville La Belle Epoque à Cannes, salle Stanislas, rue Pastour à 14h45.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 00:07

 

 

en-tête ami archives Bis 

 

IL ETAIT UNE FOIS SAINT JIN-JIN

 Un groupe de pêcheurs du quartier de la Croisette, de joueurs de pétanque, fervents de régates et bons vivants, ne sachant à quel saint se vouer et s’en trouvant fort marris, imaginèrent une nouvelle fête. L’un d’entre eux, dit la légende, vivait avec sa mère qui, très économe, ne lui dispensait que quelques piécettes pour argent de poche.rue saint jin-jin 2 Mais, disait-elle, après ma mort, il y en aura…et elle faisait tinter les pièces conservées dans son jupon, quoucarren que gin gino, j’ai quelque chose qui gingine.  

On surnommait donc Jin-Jin le gentil savetier et puisqu’on était en peine d’un nouveau saint pour de futures fêtes, il endossa son nouveau statut. On dit qu’il composait des chansons en provençal et les apprenait aux garçons et aux filles du quartier du Pin de la Danse. A la mi-août, une grande effervescence commençait à s’emparer du quartier, les fêtes avaient lieu les 13 et 14 septembre, on danse sérieusement et on s’amuse de même. La rue Saint-Jin-Jin s’officialisa et fut déclarée voie urbaine en 1913, une place du même nom fut inaugurée en 1990. F.B.

   

 

 

Rue Saint-Jin-Jin MLR  

AGENCE JOHN TAYLOR

                John Taylor, jeune jardinier âgé de vingt ans, arrive à Cannes un matin de 1854 pour se mettre au service de Thomas R. Woolfield, riche négociant anglais. Celui-ci lui confie l’aménagement et l’entretien de ses propriétés à l’ouest de Cannes. John s’avérera excellent jardinier et formera des équipes pour entretenir les parcs des hivernants. Après quelques années, John conseille les amis de Woolfield et se tient à leur disposition pour l’acquisition de résidences ou pour la location de villas.

Encouragé par M. Woolfield, il ouvre la première agence d’affaires anglaise, dès 1854, au 44 de la rue Georges-Clemenceau. Il s’associe à Philipp Riddett, spécialiste de la branche bancaire, ajoute un commerce de vins et liqueurs, ainsi que d’autres produits d’outre-Manche dont les meilleurs thés, whiskys, bières et épices. Un service d’expédition, réception et magasinage de bagages, un salon de lecture où la clientèle peut consulter les journaux anglais et français sont à leur disposition. Il publie un hebdomadaire contenant la liste des hivernants anglais, les cérémonies et les réceptions, les offres de locations ou de ventes et édite les plans détaillés de la ville.

En 1884, Sa Gracieuse Majesté Britannique le nomme vice-consul d’Angleterre à Cannes. En 1909, J.Taylor, âgé de 75 ans, contemple l’extraordinaire déroulement de sa vie : son agence est florissante, son fils Walter travaille à ses côtés. Edouard VII lui rend un dernier hommage en le décorant de l’Ordre Royal de la Reine Victoria, le 20 octobre 1909.

A la déclaration de la Grande Guerre, J. Taylor se trouve en Angleterre ; il revient alors immédiatement à Cannes. Des amis anglais lui confient leurs villas où il installera des maisons de convalescence pour les blessés de la guerre, participant à l’action de la Croix-Rouge  à Cannes.

                En 1921, son petit-fils Jack transfère les bureaux de l’agence centre-ville, rue Louis-Ardisson, puis en 1928 au 7 rue Maréchal-Foch. John Taylor décédera à Cannes le 21 avril 1922, sa tombe se trouve au cimetière du Grand-Jas.   agence taylor 1

Agence John-Taylor 55 Croisette MLR

L’agence John-Taylor & Son s’installera ensuite villa Saint-Michel, boulevard de la Croisette. C’est maintenant un immeuble moderne qui porte l’enseigne de l’agence. A.B.      

LIENS ANNEXES LES CHEMINS DE MEDITERRANEE de Cotte et Bresson – 1982.

Quand l’empereur d’Annam, Bao-Daï, s’exile en France à la fin de la seconde guerre mondiale n’étant plus protégé par les Japonais, (il n’était pas allé à l’encontre du gouvernement de Vichy et avait laissé le Japon envahir son pays), il demeure alors au château de Thorenc qu’il avait acheté en 1939. Son épouse, la très catholique Nan Phuong vivra toute l’année à Cannes avec ses enfants, le fils sera élève de l’Institut Stanislas.thorenc 004

Au début des années 1970, l’empereur Bao-Daï devait quitter sa résidence cannoise du château de Thorenc pour reprendre le chemin de son pays. Terminées pour l’instant les folles réceptions à bord de son yacht Le Panda ; envolées ses parties de baccara où il échangeait des millions avec Jack Warner, et ses multiples liaisons où il prenait du plaisir avec les putains.

 

N.B. On lui doit, dans la technique du bridge, le coup de l’Empereur qui consiste à se débarrasser d’une carte maîtresse pour permettre à son partenaire de « reprendre la main ».

Entrée du château de Thorenc, avenue Montrose. MLR

CE MOIS-CI : FESTIVAL DU FILM

En juin 1939, les touristes, tout étonnés d’être encore en paix, lisent dans leurs journaux : « Le Festival international du Film aura lieu à Cannes au mois de septembre. » Philippe Erlanger sera l’organisateur de la manifestation…A l’aube du 1er septembre, les troupes allemandes entraient en Pologne.

Le 20 septembre 1946 eut lieu la première « vraie » manifestation du Festival organisée au casino municipal ; cette manifestation n’en obtint pas moins un succès considérable. Michèle Morgan et Ray Milland reçurent les prix de l’interprétation.  La Bataille du Rail et Brève Rencontre  obtinrent les grands prix. Mais surtout, pendant douze jours, Cannes, où plus de cent vedettes étaient venues de tous les coins du monde, avait fait la une de tous les quotidiens du globe. Une publicité sans précédent.

  domergue-jean-gabriel-cannes-film-festival-1939-9918615[1]

Jean Bresson La fabuleuse histoire de Cannes.

L’affiche est signée Jean-Gabriel Domergue.

Nos aimables lecteurs réagissent...

Votre article est intéressant. Où peut-on trouver les archives des prisonniers arabes (c'est-à-dire algériens) du dépôt de l'île Sainte-Marguerite ? Avez-vous, sinon, une référence documentaire ? Merci d'avance pour votre réponse.

Concernant les prisonniers arabes de l'île Sainte-Marguerite vous trouverez le meilleur accueil aux Archives Municipales de Cannes Avenue Montrose et vous pouvez revoir le BILLET N°5 du mois d'Août 2010 . Bonne lecture avec intérêt nous espérons...

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 15:15

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 REPONSES AUX CURIEUX DU MOIS DE JUILLET N°15

Le premier nom de la rue Jean-de-Riouffe date de l’existence d’un moulin à vapeur à farine installé en 1841, dans l’enclos des Capucins se trouvant, dit-on, encore dans l’immeuble du n° 12 de la rue de la Commune (1876), non pardon  de la rue Jean-de-Riouffe.

 

VOICI UN RECTIFICATIF AU BILLET DE JANVIER 2011

De la part de M. René Varriano au sujet de l’histoire de la reconstruction du R1 par R. Varriano, porteur du projet :

                C’est le 24 décembre 1998 que j’ai adressé une lettre au maire de Cannes, Monsieur l’Ambassadeur Maurice Delaunay, pour lui dire mon intention de restaurer un avion avec l’aide de personnes en difficulté. Je n’avais aucune idée de l’avion que j’allais reconstruire quand, presque aussitôt après la réponse favorable du Maire, j’ai fait connaissance de Philippe Jung avec qui je découvrais l’extraordinaire passé aéronautique de Cannes.

C’était décidé. Je reconstruirai l’hydravion Romano R1 de 1920…et les suivants.

J’ai donc travaillé à redessiner tous les plans de cet appareil durant un an à partir des photos que P.Jung me fournissait.

Puis, le 12 juillet 1999, j’ai créé l’Association des Ailes Anciennes Azuréennes avec, entre autres, Philippe Jung et moi-même. Ce n’est qu’un peu plus tard que j’allais faire connaissance de Jean-François Romano. Le 15 janvier 2000, celui-ci a accepté d’être membre d’honneur de l’association, puis, à la fin de l’année, il m’a remplacé à la fonction de président.

Le 1e décembre 2000, jour mémorable de l’ouverture du chantier d’insertion, les dix premiers employés ont commencé à reconstituer cet hydravion avec comme seuls outils une scie, quatre serre-joints et un pot de colle !

Devant la détermination de ces employés en insertion, les dons ont afflué très rapidement.

C’est sous ma direction et un encadrant technique Roger Arquier, que, durant quatre ans, soixante-dix employés ont reconstruit le R1. C’est le courage de ces ouvriers qui a permis à cette maquette grandeur nature de voir le jour, 11,50 m d’envergure, 8 m de long, 3,5 m de haut, en bois et toile.

Cet énorme engin est sorti du hangar le 16 décembre 2004 pour être emmené par camions au musée de Biscarrosse où il est encore exposé aujourd’hui.

 

 

LA REVOLUTION ET L’ EGLISE A CANNES (1789-1824)

Cette étude fut faite par les élèves de la classe de seconde 5 du lycée Jules-Ferry en 2009.

Le cahier de doléances de Cannes est rédigé en 1789 à l’occasion du rassemblement des Etats-Généraux. Les revendications se font envers leur seigneur évêque de Grasse, abbé de Lérins à qui ils estiment payer trop de droits seigneuriaux : Le second vœu de la communauté de Cannes est l’anéantissement de la banalité des fours et des moulins. Le seigneur est aussi à l’origine de multiples vexations : quand le pain sort du four, le particulier n’a plus le droit de le faire achever de cuire. S’il est reconnu qu’il ne " l’es pas asses ", il faut qu’il fasse un procès d’enquête par-devant l’officier de police. Ils attendent des réformes à demander au meilleur des Rois ou encore l’égalité de contributions pour toutes charges royale et locales, sans exemption aucune.

cloche2.png

 

 

Les biens de l’Eglise seront nationalisés. Certaines ventes sont perturbées, ainsi celle de la chapelle Saint-Cassien en 1792, interrompue par une vraie révolte de femmes, serpes en mains…empêcha tout d’abord la vente aux enchères et mit en fuite les délégués du gouvernement. Malgré cela, la vente a quand même eu lieu à Draguignan, mais les Cannois ont « sauvé » la chapelle en se cotisant pour la racheter.

 

  SAINT CASSIEN

Chapelle Saint-Cassien La Bocca  MLR

 

Par une délibération du conseil municipal de Cannes du 20 septembre 1792 (jour de la proclamation de la République) les quinze vieux registres tous rongés de vers, les états-civils, seront tenus par la municipalité, ceci est l’aboutissement de toutes les démarches pour les juifs et les protestants depuis 1790, l’Eglise perd une part de son pouvoir.

Un prêtre est arrêté à l’île Saint-Honorat car il n’a pas signé la Constitution Civile du Clergé. Cependant la lettre du Directoire de Cannes du 9 août 1792 est toute mansuétude : puisqu’il demande à s’embarquer, vous lui en faciliterez tous les moyens en profitant de la tranquillité de la nuit au moment où les personnes trop exaltées seront livrées au calme du sommeil.

En 1793-1794, la position de Cannes sur la route d’Italie lui vaudra de devenir un vaste camp militaire. Aussi les enfants naturels s’accroissaient à tel point que les deux sages-femmes du pays, Catherine Jourdan et Isnard, chargées du service des bâtards, réclamèrent une augmentation d’honoraires, qui leur fut d’ailleurs accordée. Dr Donnadieu.

                                                                                                                                                              L.S

 

CE MOIS-CI

1er août 1937 : Si Moulay Mohammed, a été reçu officiellement par M. Pierre Nouveau, maire, il était accompagné des deux petits princes Si Moulay Hassan et Si Moulay Abdallah et de grands dignitaires de la Cour. Nous connaissons les nobles et purs sentiments qui animent le cœur de Votre Majesté à l’égard de la France. Il  est vrai qu’ils sont de tradition dans la dynastie chérifienne et que le père de Votre Majesté fut, par l’esprit, un grand Marocain et par le cœur un grand Français. Il fut l’ami du Maréchal Lyautey et, à ce titre, nous conservons à sa mémoire le plus fidèle attachement….

Au nom de Sa Majesté, Si Mammeri répondit : Vous savez certainement que je ne suis jamais venu en France sans m’arrêter dans votre cité, si belle et si avenante, mais toujours sans prévenir, pour ne  déranger personne …

Sa Majesté reçut de M. Nouveau une œuvre de Louis Saramito, architecte, des minarets de confiserie et un voilier étaient offerts aux jeunes Princes. Ce fut ensuite la promenade au Suquet et à Super- Cannes et enfin un dîner au Carlton Hôtel. Le dîner terminé, le Sultan reprit le chemin de Nice, regagnant l’Hôtel Ruhl.

 

CA SE PASSE LE 24 AOUT : VIVE LA SAINT BARTHELEMY

Joseph Barthélémy, associé à Louis Négrin, décida de fonder une verrerie à La Bocca. Sa création, à partir de 1858, fut à l’origine du bourg de La Bocca.

 Verrerie ancienne 2Fi2298

Ancienne verrerie (Document des Archives municipales)

 

M. Barthélémy fut considéré comme le bienfaiteur de ses ouvriers, ceux-ci habitent une cité ouvrière qui leur offre la gratuité du chauffage et du logement. L’affaire finit par péricliter après le décès, en 1867, de M. Barthélémy ; en 1898, l’activité s’arrête ; les bâtiments servent longtemps d’entrepôts et en 1986 la verrerie finit sous les pioches des démolisseurs.

La Bocca verrerie 3

 

 

Avenue Francis-Tonner emplacement de l’ancienne verrerie U R

 

Ses verriers, le 24 août 1879, tant ils lui étaient reconnaissants, ont « inventé » leur carnaval ; ils se barbouillaient leur visage de suie, sortaient leur longue chemise sous leur pantalon et munis de grands draps, partaient vers le centre de Cannes à bords de chars à bancs. La troupe était accompagnée d’un orchestre cacophonique. La fête perdure, commencée par une messe à l’église Sainte-Marguerite, les manèges, concours de boules et défilés de fanfares suivent le dépôt d’une gerbe devant la plaque commémorative dédiée à Joseph Barthélémy. Le registre des naissances des années 1877 à 1888 est étonnamment riche en prénom de Joseph, Joséphine et Barthélémy, reconnaissance ultime envers le patron de la verrerie ? Pourquoi pas !

 

 

 

LIENS ASSOCIES

Le plaisir de lire le livre de MAURICE RHEIMS  APPOLLON A WALL STREET

                Depuis l’édition de nombreux fascicules, beaucoup parmi nous savent situer la « villa Gould » ou « El Patio » à l’extrémité est du Mouré Rouge.                                        

                                                                                                          Boulevard Gazagnaire MLR  

 maison gould

 

 Florence Gould l’avait acquise, elle devait son immense richesse à son beau-père qui, subodorant l’avenir des chemins de fer, participa à leur glorieuse aventure aux Etats-Unis. A peine installée dans sa villa, réveillée pendant la sieste par le Paris-Vintimille, à l’heure du thé importunée par le Marseille-Monaco, elle entreprit les démarches pour que les chemins de fer fassent un détour. Il fallut lui expliquer que, en France, les chemins de fer appartenaient à la SNCF.

                Un jour, au casino son collier de perles se rompit, les trente-deux perles qui le composèrent filèrent comme des souris; on en ramassa trente. Après avoir été désespérée, une heure plus tard, assise au bar elle disait, celle qui retrouvera les deux dernières, j’espère qu’elle en fera deux belles parures pour ses oreilles.

                Le 28 octobre 1978, trois malfrats passèrent par une porte-fenêtre enlevant l’écrin et son contenu sorti en prévision d’un dîner le soir même. Quelques jours plus tard, un coup de fil l’informait qu’on était prêt à rendre les bijoux moyennant une rançon. Inutile, vous avez touché à toutes ses choses, elles ne sont plus à moi. Ce collier, entre autres, c’était un cadeau auquel je tenais particulièrement, mais les cadeaux, je ne les achète pas. Je ne céderai à aucune menace, à aucun chantage.

 

PAUL MORAND Journal 21 février 1971 évoque son séjour à la villa :

Un matin au patio. La qualité des ors sous le soleil : des bronzes de meubles laqués, de ceux des bleus de Chine, les orchidées dans l’éléphant de cristal, l’or vieux des cadres et des fauteuils. La table de marbre chargée de livres de luxe, le gazon vert clair, les giroflées mauves, la haie taillée, la mer bleu fort, le ciel bleu doux…On nous a servi à déjeuner cette chose immangeable, une bouillabaisse, mais admirable à voir, sur un grand plat; rouge et or, plein de monstres tordus, de rascasses à crocs de murènes; après avoir été mangés les poissons encore plus beaux d’être déchiquetés, hérissés d’arêtes, dressés de la queue, un massacre marin prodigieux.

 

 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 21:56

en-tête ami archives Bis

DE NOS CORRESPONDANTS

Notre correspondante L.S. a retrouvé le commentaire suivant : Jean d’Arcy, directeur de la télévision en 1954, chargea Jean-Fernand Fabre, chef des services artistiques de l’O.R.T.F. de Nice-Côte d’Azur, d’organiser à Cannes une importante réunion de l’Union Européenne de Radiodiffusion. C’est sur la suggestion de M. Fabre que fut apposée au Palais des Festivals (Palais Croisette) la plaque rappelant cet important événement international.

Une autre associée, E.F., nous a rappelé qu’il y a 50 ans, l’Eurovision se déroulait au Palais des Festivals dans notre ville. Le 18 Mars 1961, Colette Deréal et Jean-Claude Pascal défendent les couleurs de Monaco et du Luxembourg. Nous les amoureux remportera le concours, Jean-Claude Pascal bien sûr!

 

LE LOGIS ENFANTIN

La  villa des Rossignols, au quartier des Vallergues, était la propriété de Paul-Alexandre Arluc, ingénieur civil installé 8 quai Saint-Pierre. A son décès, en 1929, son fils Fernand la loua à la Ville, lui-même décède en 1940. Sa sœur, devenue Madame Cresp par son mariage, en devient héritière.

La ville de Cannes  a installé dans cette vaste demeure trois classes dépendant de l’école de garçons « Eugène Vial » (en octobre 1945, elles seront ramenées boulevard de la Ferrage).

 

Le docteur Picaud, élu maire en 1945, réalise les projets sociaux auxquels il tenait tant en créant Le Logis enfantin dans ces lieux, dès décembre 1945. La Ville finit par en devenir propriétaire en 1946.

Le Logis enfantin faisait suite à L’œuvre maternelle qui depuis 1930 venait en aide aux mères célibataires. C’était le seul organisme municipal et laïc s’occupant des enfants, orphelins, de ménages désunis ou dont la mère rentrait à l’hôpital. Il y avait environ trente-cinq enfants de trois à quatorze ans.

Trois dortoirs bien équipés, une salle de jeux avec piano, une salle d’études pour les grands, un jardin ombragé de grands chênes. L’idée dominante était de reconstituer la maison, les enfants allaient et venaient à la cuisine avec gourmandise, produits bio achetés à la maison de régime, ou à la lingerie pour papoter avec les tricoteuses, tous les pull-overs étaient fait main et sur mesure! Des cours de danse étaient dispensés gracieusement par l’épouse de Francis Lopez, Anja qui avait une école de danse à Cannes. Le moment du coucher, dans les années 60, sonnait avec la fin de Nicolas et Pimprenelle à la télévision. Le récepteur avait été offert par un papa afin de remercier L’œuvre maternelle d’avoir durant cinq ans veillé sur sa petite Chantal.

p-titsmousses

Il faut rendre hommage à différents membres bienfaiteurs telles la Begum et la Môme Moineau ou le comité de la fête de quartier, Neptune.

A la fin de 1965, Le Logis enfantin devint une crèche municipale et actuellement la construction d’un centre multi-accueil dans la vaste propriété, Les P’tits mousses, abrite un petit monde insouciant et joyeux pour la tranquillité des parents. A.G.

 

 

Villa des Rossignols, 20 avenue de Lattre de Tassigny. MLR

AIME MAEGHT À CANNES

A l’occasion du centenaire de la naissance d’Aimé Maeght (né à Hazebrouck, pour nos lecteurs du Nord), créateur de la fondation à Saint-Paul-de-Vence, évoquons les débuts de sa fabuleuse carrière qui se sont faits à Cannes. En 1926, il trouve un emploi de dessinateur-typographe à l’imprimerie Robaudy dont la réputation dépassait très largement les frontières cannoises. Intéressé par la publicité, il réalise de nombreux catalogues et affiches pour les artistes qui fréquentent la Côte d’Azur. Il habite à Cannes une pension de famille voisine de la maison des Devaye, famille de négociants et d’imprimeurs de la ville. Il épouse Marguerite, la benjamine le 25 août 1928.

Jean Bresson rapporte, dans son livre La fabuleuse histoire de Cannes : Aimé Maeght avait proposé à la municipalité cannoise des plans très précis pour installer une galerie sur l’emplacement du Palais des sports (aujourd’hui port Canto). Une immense galerie susceptible d’abriter une biennale de peinture et d’arts plastiques, capable de rivaliser avec celle de Venise.

Marguerite Maeght ouvre en 1936, au 10 rue des Belges, un commerce d’appareils radio et de meubles « modernes ». Dans l’arrière-boutique, Aimé exerce les métiers de lithographe et de publiciste.

La même année, c’est la rencontre avec Pierre Bonnard âgé alors de soixante-dix ans qui s’est retiré au Cannet, et pour lequel il réalise une de ses lithographies, La Baigneuse, pour un gala de bienfaisance donné à La Bocca par Maurice Chevalier. A la Libération, c’est sur les conseils de Bonnard qu’Aimé et Marguerite ouvriront en 1945 une galerie, rue de Téhéran, à Paris.

Bientôt la boutique de Cannes devient une galerie la Galerie Arte où sont exposés J.G. Domergue, L. Pastour, A. Marchand, Geer Van Velde, Dany Lartigue (le fils du photographe), Kees Van Dongen.

 maeght

10 rue des Belges MLR

Aimé édite aussi un journal des supporters de l’équipe locale de football Allez Cannes ! et une revue d’art Arte. Il se lance dans la reproduction de haute qualité d’œuvres contemporaines et devient le premier éditeur d’œuvres originales au monde.

1964 voit l’ouverture de la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, première fondation française dédiée à l’art contemporain et entièrement financée par le couple.

Le formidable parcours entrepris se poursuit grâce à leur fils, Adrien et deux de leurs filles, Yoyo et Isabelle, qu’ils en soient remerciés. M.D.

 

LU POUR VOUS

9 VII 1901 : Après un procès retentissant du meurtre de l’amant dans l’hôtel Splendid par M. Parker-Deacon le 18 février 1892, ce dernier fut condamné à un an de prison,  le héros de ce drame est décédé dans un asile d’aliénés où il était interné.

Relatons les faits tragiques. Le malheureux M. Abeille, attaché d’ambassade, frère du député de ce nom, reçut en vain les soins les plus empressés des docteurs Escarras et Vandremer

Madame Parker-Deacon, riche américaine, est alors allée se fixer avec ses enfants au cap d’Antibes où elle passera le restant de la saison.

Madame Parker-Deacon était descendue à l’hôtel Windsor, des relations intimes existaient depuis longtemps avec M. Abeille. Son mari s’étant annoncé, elle partit s’installer au Splendid. Elle prit tout un appartement au premier étage pour son époux et ses enfants, elle, elle prit une chambre et un salon à l’entresol. M. Abeille prit également une chambre à l’entresol à proximité de sa chambre. Le mari arriva à Cannes. En consultant le registre de l’hôtel, il vit le nom de M. Abeille. Très préoccupé, il dit à sa femme qu’il fallait quitter l’hôtel à cause de ce voisinage.

Dans la soirée du mercredi, M. Parker- Deacon se rendit au bal du Cercle Nautique, rentrant vers une heure du matin et se dirigeant doucement vers la chambre de sa femme il « entendit des soupirs et un bruit très significatifs…Il s’arma d’un révolver, descendit au rez-de-chaussée et dit au secrétaire ( ?) de prendre une bougie qu’il fit allumer et se fit suivre par lui...Sa femme ne voulut pas ouvrir malgré ses exhortations enfin elle ouvre et court vers le secrétaire et soufflant sur la bougie l’éteint…Il décharge son arme vers le fauteuil derrière lequel s’était réfugié l’amant.

hôtel splendid

 Une balle l’atteignit à la hanche, l’autre en pleine poitrine ». Comme on lui disait dans l’intérêt de sa défense qu’il serait bon de déposer une plainte en adultère, il répondit : «  Dans ce cas la mettra-t-on en prison ? » « oui » « Alors je ne veux pas dans l’intérêt de mes enfants ».

Précisions du journaliste :

M.Parker-Deacon est alors un riche américain de 35, 38 ans dont la rente annuelle s’élève à 120 000F. M. Abeille est loin d’être aussi bien physiquement que le mari.

 

 Le Splendid , place des Allées et rue d’Antibes MLR

 

 

LIENS ASSOCIES

Les cavaliers de mai, on les retrouve dans un agréable roman de J. Bresson et J.L. Cotte. Le premier héros de cette saga est propriétaire d’un grand magasin à l’angle de la rue d’Antibes, la rue la plus fashionable de Cannes, et de la rue de la Vapeur. Ce magasin, baptisé par les écrivains Galeries Bas-Alpines, se situe à l’ancienne Maison du Pont-Neuf et de la Belle Jardinière qui deviendra La Samaritaine (que nous avons connu Le Pavillon Saint-Germain superbe magasin de décoration) ; « suivant la mode, on y vendait linge et dentelles, puis bas, layette et mouchoirs ». Le passage qui suit n’a pu être vérifié dans la véritable histoire du magasin :

maison du pont-neuf et de la belle jardinière

A leur immense rez-de-chaussée réservé aux tissus et frivolités s’adjoignaient deux étages, dont un, était entièrement consacré aux appareils sanitaires. Lady Brooks s’était désolée qu’on ne trouvât pas à Cannes de ces appareils fort utiles nommés bidets. Le directeur des Galeries Bas-Alpines en fit venir une centaine, de toutes formes et de toutes couleurs et les exposa en bonne place. Il engagea pour les vendre six jeunes et accortes employées qui furent bientôt connues de tous les vieux beaux comme étant les bidettes. Après les bidets ce furent les lavabos et de fil en aiguille, tous les éléments sanitaires dont Cannes consommait, tant dans ses hôtels que dans ses villas, un nombre déjà égal à celui utilisé dans le reste de la France.

 Maison du Pont-Neuf et de la Belle Jardinière, angle de la rue d’Antibes et de la rue  Jean-de-Riouffe  MLR

 

CE MOIS-CI A CANNES

Les édifices de prestige embellissent les « Allées » à partir de 1864. Il faillit même avoir un superbe théâtre de 1100 m d’emprise au sol, vingt mètres de haut, huit cents places ! Il ne s’éleva jamais qu’au second étage alors qu’il devait en compter trois. Commencé en 1877, il se révéla trop coûteux et comme il occupait un terrain en principe inconstructible, on le démolit en 1880. Il fut remplacé par le kiosque à musique inauguré le 14 juillet de la même année. M.D

 kiosquemusique

Aimablement communiqué par les Archives Municipales.

 

 

Bonnes vacances à tous, le billet d’août sera présent en ligne comme d’habitude.

  

Retrouvons-nous le 24 septembre à partir de 14H30 à la chapelle Bellini pour notre vide-grenier .

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 23:48

en-tête ami archives Bis 

 

Y A PLUS D’ SAISONS

Nous entendons au marché, sur le trottoir, quand le temps  le permet, souvent, convenons-en, « Y a plus d’saisons, ce n’est plus la même chose ».

 Je pensais, ayant feuilleté les archives qu’ « on » avait tort,  même si les nouvelles voies de communication, autoroutes, TGV, pouvaient avoir créé des brèches où s’engouffraient de nouveaux vents. A vous de juger….

En 1777, deux barriques de droguerie et plus de deux cents  cuir en poils furent enlevés par la mer, déferlant au-delà du rivage, occasionnant à leurs propriétaires une perte de trois mille livres. Les maires et consuls rédigent un mémoire…Depuis environ trente ans, ce n’est plus la même chose, la mer a progressivement gagné plus de cent trente pieds de terrain (42,90m) et porte son rivage à une très petite distance des maisons. Submergée par la mer et ensablée, la fontaine de la Marine, rendue inutilisable, priva d’eau la population pendant plusieurs jours.

                Le 14 avril 1784, deux tartanes subirent une perte en marchandises de 15 000 livres.

                En 1796, on s’aperçut que la mer, au lieu de rentrer dans les terres, se retirait au contraire et on craignait de voir un jour combler même le mouillage par les sables, les premiers « atterrissements » étant dus au vent d’est,  le Céruse de Gênes.

                En 1816, les Cannois sont éprouvés par un orage de grêle, tandis qu’en 1820 la gelée est telle que l’on sollicite auprès des autorités les « soulagements que les propriétaires ont droit d’espérer ». 654F furent accordés en secours.

                En 1823, sont établies les constatations suivantes : le Céruse de Gênes, soufflant depuis plusieurs années avec violence, soulève du sable qui s’amoncelle en dunes de 10 à 15m de hauteur à l’est de la ville et l’anse s’ensable. Ce sable, analysé, ne vient pas des courants marins mais de la décomposition gneissique de l’ouest de la ville, transporté par terre, puis amené par les mers du sud-ouest du côté de la Croisette (il s’agit de la pointe Croisette).

                Lettre du sous-préfet en septembre 1825 : J’ai appris avec une vive douleur les dommages occasionnés dans votre commune…

L’érosion ne date pas d’hier, elle a permis d’édifier, soudées aux pointes rocheuses de Cannes et de La Napoule, deux flèches de sable qui lentement finirent par se rencontrer pour élever un lido, transformant le golfe en une lagune qui communiquait cependant avec la mer par des graus. Il en reste un étang à l’ouest de la butte de poudingue tertiaire de Saint-Cassien. Sous l’effet des vents, les sables descendant la colline de la Croix-des-Gardes, vinrent recouvrir les petites plages disséminées pour devenir la plage de Pierre-Longue et celle du Midi à la fin du XVIIIe siècle.

                Dans la nuit du 11 au 12 avril 1832, une soudaine tempête surprenant six navires ancrés sur la plage, les jeta sur la côte où deux d’entre eux se brisèrent en éclats. C’est ce sinistre évènement qui décida la municipalité à la construction d’un môle mettant les navires à l’abri des vents du sud-ouest.

                Le 20 octobre 1882, une trombe d’eau qui dura deux heures, à 5 heures du soir, s’abat sur la ville et grossit tous les cours d’eau affluents de la Foux, celle-ci a débordé et a envahi toutes les rues, depuis la rue Rostan jusqu’aux Allées. Six personnes ont péri dans ce sinistre, enterrées aux frais de la ville.

                En 1888, les grandes neiges recouvrent toute l’Europe, elles n’épargnent pas Nice, Cannes et Menton.

                Le 29 septembre 1932, l’eau de ruissellement a dévalé le long du boulevard de la République submergeant les seuils les plus bas, le sol étant par endroits à guère plus d’un mètre au-dessus du radier du vallon, l’eau a dépassé la hauteur de 1,60m dans ce dernier sous l’impasse Denans.

                 Le maximum de précipitations : le 29 septembre 1966, de 74mm en 1h20mn.    

                Les séismes relevés à Cannes : 1887, un mercredi des Cendres, il semble que nous soyons plus à l’abri que Nice éprouvée en 1618, 1644, 1756, 1887… MLR

 

coup de mer 1

Cliché Maxppp

  N.B : La rue Rostan est l'actuelle rue du Commandant-André.

 

LE FORT ROYAL DE L’ILE SAINTE- MARGUERITE

                C’est sur le rocher d’un petit bout de terre de 2,1km2, véritable paradis qu’est l’île

Sainte-Marguerite, que son édification débute en 1634 sur l’ordre du cardinal de Richelieu. Un an plus tard, les Espagnols s’emparent de l’île qu’ils renforcent par deux bastions et bâtissent les premières casernes. Encore deux ans, les Français reprennent l’île. Dans le fort royal, on aménage les premières prisons d’état et le logis du gouverneur, on édifie l’église Sainte-Marguerite. En 1682, Monsieur de Vauban fait procéder à l’amélioration des fortifications par adjonction d’une ceinture de murailles à redans et de redoutes.

                    Le plus célèbre prisonnier d’Etat fut bien sûr l’homme au masque de fer, interné de 1687 à 1698. Dans les cellules voisines, sept pasteurs huguenots furent incarcérés de 1689 à 1725 et mourront sur l’île.FortRoyalDeSteMargueriteXL Tel fut aussi le sort en 1776 du chevalier Jean-Baptiste de Pontevès, d’une illustre famille de Provence. En 1790, le comte de Monteil, détenu depuis 32 ans, refusa sa libération. Claude Jouffroy d’Abbans, l’inventeur du bateau à roues, fut interné à la demande de son père durant deux ans. Andrew Mac Donagh, l’un des mille Irlandais qui avaient abandonné leur pays pour s’engager en France dans la Brigade irlandaise, et injustement accusé d’avoir ourdi un complot contre l’Etat, demeura prisonnier de 1774 à la Révolution.

 

                   

Fort royal de l’île Sainte-Marguerite source ECPAD

 

En 1816, le fort abrite les Mameluks de l’ex-Garde impériale et en 1841, c’est l’arrivée des premiers prisonniers arabes de la guerre d’Algérie, suivie, en 1847, d’une partie de la Smala d’Abd-el-Kader, jusqu’à 450 personnes qui seront retenues jusqu’en 1859.

                Les blessés de la guerre de Crimée furent soignés dans l’hôpital temporaire installé en 1856 dans le fort.

                En 1873, c’est le Maréchal Bazaine qui est interné. Il s’en évade d’une façon rocambolesque l’année suivante.

                En 1903, départ de la dernière garnison du fort pour Antibes. Il ne reste que le garde-consigne et deux guetteurs du sémaphore mais en 1905, on héberge à nouveau 310 soldats et 9 officiers.

                Durant la dernière guerre mondiale, 450 soldats italiens l’occupent, relayés en 1943 par les Allemands qui truffent alors l’île de mines.

                La ville de Cannes en est définitivement propriétaire depuis le 2 juin 1995. Sa visite constitue une plongée dans un passé riche de certitudes et de mystères. M.D.

 

 

LU POUR VOUS Le Littoral

Le 23 mars 1930, la DUCHESSE DE VENDOME, sœur du roi Albert de Belgique, organisa une kermesse au bénéfice d’inondés, ce qui fut pour le public l’occasion de pénétrer dans le parc et les salons du château Saint-Michel. Le roi Manoël du Portugal et la princesse Alexandra l’aidaient à faire les honneurs de la maison. La tasse de thé valait 1000 francs dans le château mais seulement 500 francs dans le parc. Du lieu où il était exilé, le duc de Guise avait souscrit à dix tasses de thé dans le château.

 

LIENS ASSOCIES : Nous les devons à JOSE ARTHUR dans  MICRO DE MINUIT STOCK 1974

En 1952, il n’y avait pas de lavabos dans les loges de théâtre du Casino de Cannes.

  casino municipal

Casino Municipal

 

François Périer en fit la remarque à son illustre directeur, François André, qui, après la représentation, offrait le champagne dans la salle de jeu. « Vous feriez mieux de faire un peu moins de cinéma dans la salle et de mettre des chiottes et des lavabos dans les loges d’artistes ». Cela dit, François André était un homme spectaculaire et attachant; il ne vous portait de l’intérêt que si vous étiez intéressant… Quand il voyait perdre un jeune comédien, un peintre et surtout un journaliste, il le prenait par le bras, l’entraînant vers le bar en lui montrant au passage le visage sinistre des joueurs, qui, telles des berniques sur un rocher, usinent du matin au soir sur des martingales traîtresses. Il murmurait tout en marchant : « Le jeu, mon cher, ce n’est pas gai. »

 

 

COMMENT ON ECRIT L’hISTOIRE

Il nous a été donné de lire, écrit par un journaliste et écrivain aujourd’hui disparu tout comme l’ancien Palais des Festivals : une plaque gravée indique que le 6 juin 1954 l’Eurovision est née à Cannes. Ceci est encore noté dans « Actuary » sur la toile.

« Nice-Matin » ne traite absolument pas de l’événement, la toile nous apprend que la première émission a bien eu lieu le 6 juin 1954, c’était à Montreux, au cours de la fête des jonquilles. Notre représentant était Hubert Giraux qui interprétait Dors, mon amour. Un Russe fut gagnant. L’émission fut suivie par un reportage sur Pie XII.

Eurovision fut lancée par un journaliste anglais et se donnait pour but d’offrir une image de jeunesse et de paix et de fraternité entre les pays d’Europe.

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Palais des festivals 

 

VU POUR VOUS

The tree of life, la Palme d'or du 64e festival du film de Cannes a surpris un peu les spectateurs du grand auditotium. Silence et attention. Par trois fois, dans les vues sous-marines, j'ai vu des posidonies! L.S.

 

NOS ACTIVITES EN JUIN

Une sortie à Saint-Martin-Vésubie ainsi qu’une découverte du Parc des Loups est prévue pour le samedi 25 juin. Vous pouvez contacter (04 93 69 11 57.

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 23:10

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EST-CE LE POINT N° 2011 qui communique avec notre esprit ?

                LA VALLEE DE LA SIAGNE : un poumon vert à cultiver, rien ne pourra empêcher ce projet majeur, qui sanctualisera (sic) les derniers espaces naturels. Sur le territoire communal de la basse vallée de la Siagne, 75 hectares vont être aménagés ; 48 seront consacrés à l’agriculture, avec une part belle faite au bio. Une ferme pédagogique, des terrains de sport, des espaces de détente, une cinquantaine de jardins familiaux complèteront l’opération.

                LES CAVALIERS DE MAI

C’était à Cannes le 5 mai 2010

Les cavaliers de mai sont passés, les saints de glace arrivent. Des vagues très violentes, avec des creux de 5 à 6 mètres de hauteur, provoqués par une forte houle venue de très loin au large ont tout dévasté sur leur passage.

C’est un phénomène météorologique lié à l’équinoxe de printemps et cette année à la lune rousse. Toujours très violent, il se produit tous les quinze à vingt-cinq ans toujours entre le 23 avril et le 6 mai. Ces cavaliers déchaînés se nomment Georges, Marc, Eutrope, Philippe et Jean Porte latine.

 

Ce phénomène très méditerranéen a son équivalent dans les régions plus au Nord. Je viens du froid et l’on parlait des trois saints de glace Mamert le 11 mai, Pancrace le 12 et Servais ou Gervais le 13 et on se croyait sorti du froid mais on oubliait Urbain qui les tient tous dans sa main.

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Quai Laubeuf  cliché Maxppp

Ne cherchez pas ces saints sur votre calendrier le Concile de 1960 les a supprimés, ils évoquaient des coutumes pas très catholiques. L.S.

 

UNE JOLIE PRINCESSE RUSSE

Cette princesse lointaine vient de la mystérieuse Russie, avec une âme blanche et silencieuse comme les neiges de ses steppes, des yeux gris et clairs comme deux perles de son Oural ou deux gouttes d’eau pure de sa majestueuse Mer du Nord (« Le Littoral » 1916).

C’est une jolie femme rieuse, railleuse, quelques fois piquante mais toujours spirituelle, d’une charmante élégance (« Pall Mall »).

Il s’agit de la princesse Anna Gagarine-Stourdza, issue de la vieille noblesse d’Odessa où elle est née le 1e juin 1865. Artiste aux multiples talents, peintre de genre, portraitiste, paysagiste, elle compose aussi des mélodies russes qu’elle accompagne au piano ou au violon.

La princesse acquiert en 1903 une élégante demeure, « Villa Albert », de nos jours, résidence « Sun Beach » avenue Docteur-Picaud, elle lui donne le nom de « Manzyria » en souvenir de la propriété familiale de Manzyr, en Russie. Elle l’habite avec sa fille, Hélène, née à Cannes.

1908, année faste, Anna Gagarine-Stourdza est promue au grade d’Officier de l’Instruction publique et épouse en seconde noce le sculpteur Denys Puech.

Hélène épouse en avril 1916 le docteur Legras en l’église russe. Tous deux, avec Anna, se consacrent aux soins des blessés du Front logés à l’hôtel du Parc (actuellement la résidence Vallombrosa). Les deux femmes sont victimes de leur dévouement en contractant des infections graves, le ministre de la Guerre leur décernera la médaille d’argent des Epidémies.

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Anna Gagarine-Stourdza ne se remettra pas de l’érysipèle contracté durant la guerre, elle meurt des suites de cette infection le 14 avril 1918. Elle repose aux côtés de sa mère, au cimetière du Grand-Jas ; en 1909, Denys Puech y avait réalisé une émouvante sculpture en bronze représentant une femme voilée assise sur les bords de la tombe avec, dit-on, les traits de la princesse.

 

Sa pierre tombale au Grand Jas MLR.

 

 

Victime de son sentiment du devoir et de son dévouement patriotique pour notre pays, la jolie princesse aura amplement montré combien elle l’aimait. M.D.

 

LIENS ASSOCIES

Suite au billet d’avril : on dit que Hergé s’est inspiré dans Le Sceptre d’Ottokar du roi Zog en imaginant le roi Syldave, d’un pays balkanique imaginaire. Aimablement communiqué par A.C.

 

  muskar XII

 

D’un autre aimable associé : La mère de la jolie reine Géraldine d’Albanie, après le décès du comte de Nagy-Aponny, s’est remariée avec un officier français nommé Girault. Leur fille Sylviane a épousé le fils du célèbre amiral Muselier ; Renaud, leur fils médecin, est un homme politique important. Etant la demi-sœur de la reine Géraldine, Sylviane Muselier, présidente de l’association « SOS avenir orphelins d’Albanie » s’est engagée totalement dans l’aide humanitaire de ce pays, ce qui lui a valu d’être nommée, en 2008, citoyenne d’honneur de la ville de Burrel. J.B.

 

ANDRE DE FOUQUIERES CINQUANTE ANS DE PANACHE

Au début du siècle, la Villa Saint-Antoine était le rendez-vous des princes de la Maison de France, demeure du général de Charrette († 1911). On le rencontrait sur la Croisette précédé de ses deux chiens Hong et Kong.

L’été, il retournait à la Basse-Motte, au bord de la Rance dans son château offert par les zouaves pontificaux. Il était le petit-fils du duc de Berry.

La villa fut bâtie vers 1868 par Charles Baron, rue Dumas, derrière le Cercle nautique

Actuellement l’arrière du « Noga », rond-point Dubois-d’Angers, sur une grande parcelle rectangulaire avec un double escalier assez simple longeant la façade. Sobre et dépouillée de décoration, massive, néo-classique, on notait l’absence de salle de bains.

 

 

  plan-cadastral.jpg

 

 Plan cadastral de 1884 Archives Municipales

 

CA C’EST PASSE EN MAI

     Le Littoral 5 07 1942

Une souscription publique a été autorisée par M. le Préfet et c'est donc avec les oboles de tous les bons Français que sera érigée la statue de Sainte Jeanne, dans notre ville.

Les noms des souscripteurs seront inscrits sur un Livre d'Or.

Le Comité de Propagande chargé de centraliser les dons, prie les déposants de ne pas faire de versement à qui que ce soit, mais d'exiger une attestation officielle signée du Président et du Secrétaire Général du Comité de Propagande.

Des listes de souscription ont été déposées un peu partout en ville et déjà celles-ci se couvrent de signatures.

Nous prions instamment les possesseurs de listes de solliciter leur personnel, leurs clients, leurs amis et connaissances.

 

    jeanne d'arcLe choix de la statue fut fait par vote des souscripteurs en 1942. Elle sera réalisée par Real del Sarte. La situation à l’époque le favorisait. Il avait fait un séjour d’un mois à la prison de la Santé avant-guerre pour avoir insulté un historien à la Sorbonne qui avait lui-même insulté la mémoire de Jeanne d’Arc, d’après lui.

Réal del Sarte consacra de nombreux travaux à la Pucelle. Il dira plus tard « Je fus toujours son serviteur ».

On lui doit la statue de Louise de Bettignies à Lille, celle de Jeanne d’Arc, place du Vieux-Marché à Rouen fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments historiques.

 

 

 

Square Jean-Hibert (quai Saint-Pierre)MLR

 

Wikipedia n’a pas remarqué la nôtre. Pourtant, dans l’atelier du sculpteur, elle a fière allure, en pierre blanche, debout sur un rocher, tenant son étendard qui vole au vent.

L’inauguration eut lieu bien plus tard, le 14 mai 1950.

 

AUX FUTURS ASSOCIES

Dans une chaleureuse convivialité, l’Assemblée générale vient d’avoir lieu. Les représentants du Conseil général et de la Municipalité n’ont dit que du bien de nous, ce que nous avons trouvé naturel, cependant pour les en remercier, un agréable buffet les, (nous), attendait. Il nous faut signaler que la cotisation annuelle s’élève à 25€.

On peut contacter à l’adresse suivante : Ami des Archives, 25 rue du Parc-Alexandre III  06 400 Cannes.

 

Une sortie de la journée, le jeudi 5 mai, est programmée à Montauroux, visite guidée du village, déjeuner à l’Hostellerie de Montauroux et promenade dans la Bambouseraie.

Renseignons-nous au ( : 04 93 69 11 57.

 

 

 

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 13:29

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 EST-CE LE POINT qui communique avec notre esprit ? Concevoir une aile d’avion flexible comme celle d’un oiseau ou réaliser des engins capables de se déformer pour passer sous un pont, Kon-Well (université de Michigan) prétend que c’est possible en imitant le mécanisme biologique utilisé par Mimosa Pudica pour rétracter ses feuilles lors d’un contact.

 

LE CANAL DE LA SIAGNE

Ce joli canal qui serpente sur les collines pendant quarante-quatre kilomètres a une longue histoire.

C’est à Auguste Macé, conseiller municipal de Cannes, magistrat et ingénieur, que l’on devrait sa création pour l’approvisionnement en eau potable de la ville en pleine expansion. Prosper Mérimée intervint auprès de Napoléon III qui promit son aide. Il conjugua ses efforts à ceux de Lord Brougham et le décret impérial du 25 août 1866 accorda la concession du canal à la General Irrigation and Water Supply Company of France Limited. Le 23 avril 1868, pour la première fois les eaux arrivèrent à Cannes. Canal de la Siagne

Après les gens d’ici sont si bêtes (voir le billet N° 9 de janvier) Mérimée écrivait à une amie anglaise un grand changement est arrivé à Cannes, c’est de l’eau. Nous en avons à présent d’excellente tandis que jadis nous ne pouvions faire du thé…

Le canal prend son départ à 252 mètres d’altitude grâce à un barrage et une prise d’eau en amont du confluent avec la Siagnole. Le canal contourne Saint-Cézaire, passe sous Cabris et Grasse, domine Mouans-Sartoux, traverse Mougins et arrive en haut du Cannet. Un canal secondaire se dirige vers la Croix-des-Gardes et La Bocca. Il s’agit d’un canal à ciel ouvert quand il ne passe pas dans de nombreux tunnels. Dès 1889, on voulut dériver les eaux du Loup, il fut décidé que ces eaux emprunteraient une canalisation fermée ; nous lui devons 40% de notre consommation.

La Siagne près de La Bocca A.C

  Voici un itinéraire de promenade bucolique que je vous engage à découvrir. A. B.

  

Il est possible de visiter ce canal à l’occasion de la « Fête du canal de la Siagne », organisée par le SICASIL sur toutes les communes où passe le canal, au début du mois de septembre. Ces festivités comprennent des concours sportifs, des ateliers découvertes autour du thème de l’eau, des expositions et des visites commentées.

 

ACADEMIE PROVENCALE DE CANNES

            L’Académie provençale de Cannes a été créée en 1919 par le statuaire Victor Tuby, disciple de Frédéric Mistral. Par l’étude de vieux manuscrits et avec l’aide du doyen des tambourinaires, le Père Clinchard, du maître de danse aux armées SB Duffaud (1850-1932), surnommé le Père Tite de Villeneuve-les-Avignon, du réputé danseur David de Vidauban, l’Académie réunit la plus certaine des documentations. Elle exhuma les anciennes danses de métier, des cordelles, tisserands, jardinières et fileuses.

            Elle a pu acquérir un répertoire musical et vocal composé de vieilles mélodies provençales, allant de la ballade du XIIème  siècle aux chants de l’époque de Mistral. Des compagnies de bravadeurs furent adjointes, les décharges des antiques tromblons sèment l’allégresse dans tous les cortèges.

            Les traditions religieuses furent reprises avec ferveur, acte d’allégeance à saint Honorat, fêtes patronales et corporatives (saint Cassien, saint Barthélémy) danse sacrée de la « souche de saint Marc », patron des vignerons de Provence.

            Les danses sont exécutées en costumes de paysannes, de bastidanes ou d’artisanes.

            L’Académie provençale déploie son activité dans toute la Provence, elle est sollicitée à l’étranger, l’Allemagne, l’Autriche, l’Angleterre, la Suisse et même les Etats-Unis, fière d’être membre fondateur de la confédération nationale des groupes folkloriques français. Sa chorale a obtenu un diapason d’or récemment aux

Rencontres folkloriques méditerranéennes à Château-Gombert et c’est son président qui signe cet article. J.C.

Carnaval 2

 

Devant le Majestic GB

 

LU POUR VOUS

PALL MALL 21 janvier 1911 : Le nombre des excursionnistes qui font la classique boucle de l’Estérel grossit de jour en jour. Conseillons donc aux chauffeurs de rouler dans le sens des aiguilles d’une montre, de façon que, partant de Cannes, ils aient toujours le rocher à leur droite. Bien des frissons seront évités. On visitera dans l’ordre, La Napoule, Théoule, Le Trayas, Anthéor, Agay, Saint-Raphaël, Fréjus, Les Adrets, Mandelieu et Cannes.

 

LIENS ASSOCIES 

Le roi Zog d’Albanie occupa la villa Pierre grise dans les années 50 après avoir été en exil en Egypte. Cette demeure est située à l’angle de l’avenue du Roi Albert et du boulevard de la Californie. Construite avant 1884, elle s’appelait alors Engadine  rappelant de loin les chalets de Saint-Moritz. Qui se souvient du roi Zog d’Albanie arrivant au Palm-Beach dans une antique Rolls-Royce, vêtu de blanc et largement médaillé, regardant avec condescendance le petit cercle de badauds qui aimaient, à l’époque, admirer les somptueuses toilettes du soir? Les quatre sœurs du roi ne sont plus amirales de la Flotte albanaise, elles vivent ensemble dans un meublé de la rue d’Antibes, menant une vie décente d’exilées mais obscure. Villa Anaïs Rue du Roi AlbertLa reine, Géraldine de Nagy-Apponyi, fille d’un comte hongrois et d’une Américaine, vivra chichement, par la suite, dans un appartement de Madrid où elle s’était repliée avec le drapeau et le gouvernement fantôme de cuisiniers et de chauffeurs de taxi que l’Etat franquiste avait persisté à reconnaître.  

            Quant à la villa, plus tard, y avoir une invitation pour la soirée Maurice Tinchant durant le Festival, est un privilège ; on n’y est gêné par aucun photographe ni aucune caméra, le mot « privé » à encore un sens pour l’organisateur.

Frédéric Mitterand se souvient y avoir vu les photos de la reine Géraldine de Nagy-Apponyi, que les invités prenaient pour Danielle Darrieux, dans leur cadre d’argent encore suspendues sur les murs.

Lecture du livre de FREDERIC MITTERAND Le Festival de Cannes  

C’est maintenant la villa Anaïs, rue du Roi-Albert. MLR.  

 

Rue Felix Faure

 

CE MOIS-CI À CANNES 

Le 24 avril 1884, les Cannois apprennent avec tristesse le décès du docteur Pierre Gazagnaire, survenu à son domicile rue du Port (35 rue Félix-Faure).

 

 

Il était aimé de tous. Pendant plus de trente ans, il avait soigné gratuitement les indigents soit à l'hôpital, soit en ville, ce qui lui avait valu d'être appelé le "médecin des pauvres".

Né en 1808 à Coursegoules dans le Var (actuellement dans le département des Alpes-Maritimes, bien sûr), il avait épousé une cannoise Anne-Marie Violet, fille d'un notaire de notre ville.

 

     

                                                               Rue Félix-Faure MLR

 

Dans les années 1860, le docteur avait fait construire dans le quartier Font-de-Veyre près de sa villa, la villa Magdeleine, devenue une résidence hôtelière avenue Wester-Weymiss, un établissement hydrothermothérapique.

Villa Magdeleine

 

On y proposait bains maures, fumigations, douches de toutes sortes, frictions et massages pour soigner bronchites, laryngites, rhumatismes et tuberculose.

La ville honorera sa mémoire en donnant son nom à l'ancienne rue des Marchés.

 

POUR LES HEUREUX ASSOCIES : nous vous invitons à aller à la découverte des Murs peints de notre ville le jeudi 7 avril.

 

 Déco murale

 

Boulevard de La République MLR

 

Pour tous renseignements : 04 93 69 11 57

 

 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 14:54

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LE MIMOSA PARURE DE NOS COLLINES

Les premiers plants de mimosas sont apparus en France grâce à Etienne de Flacourt, naturaliste, qui était commandant de l'Ile Madagascar, vers 1648. Il en rapporta en 1655, plusieurs plantes rares ou inconnues qu'il déposa au jardin de Nantes où on les acclimatait.

Quant à l'arrivée du mimosa à Cannes, Hélène Tournaire, née au sein d'une famille d'horticulteurs installée à la Croix-des-Gardes depuis 1732, l'évoque ainsi : l'un de nos aïeux, capitaine au long cours, décida de prendre sa retraite vers les quarante-cinq ans. Sa dernière escale était l'île de Saint-Domingue…L'aïeul y prit un mimosa, le mit dans son chapeau comme Jussieu son cèdre…Le mimosa se plut au jardin, grandit, se reproduisit, orgueil de la famille et objet de curiosité...L'oncle Honoré réglementait l'accouplement des pollens. C'est lui qui contraignit la mimeuse  à perdre son côté pudique et rétractile. Il obtint tous les mimosas à feuilles vert sombre que l'on voit sur les marchés...Il nomma son plus beau mimosa « Le Gaulois». Suivit l'énumération des généraux de 14-18, le Foch, le Joffre et le Pétain.

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 Mimosas à la Croix-des-Gardes UR

D'autres assurent que, vers 1850, les premiers plants venus d'Australie furent introduits dans le parc du château de La Bocca par l'horticulteur Nabonnaud et dans le jardin Primavera.

Déjà en 1885, Monsieur Rousset-Dalon essaie de vendre la fleur coupée, malgré sa grande fragilité. Un incident allait décider de l'avenir de cette fleur. Madame Massa, arrière petite-fille d'Honoré Tournaire racontait cette histoire : des branches de mimosa fané qu'elle avait jetées dans le fumier, s'étaient remises à fleurir.

Acacia farnesiana

 L'idée de "forcerie" était née ! Ce furent d'abord des branches dans un tonneau fermé entouré de fumier chaud. Puis on améliora le système : les branches furent mises dans des bacs remplis d'eau placés dans une pièce chauffée appelée "l'enfer", où les canalisations percées laissaient s'échapper la vapeur.  

Parmi  les centaines de variétés, citons l'Acacia Farnesiana ou Cassier, originaire d'Afrique du Nord où il est une espèce endémique. Il fleurit en été. On le cultivait sur les pentes ensoleillées, ses fleurs donnant une huile recherchée à Grasse pour la parfumerie.

 

 

 

 

 

LA FORET DE SAINTE – MARGUERITE

 

L’île Sainte-Marguerite, « Joyau de la Côte d’Azur » est inégalable dans sa diversité végétale, aussi riche et diversifiée que son histoire.

La forêt primaire était composée de chênes verts et de pins d’Alep, un maquis impénétrable s’était développé en toute liberté, ne subissant que les aléas de la nature.

L’arrivée des Romains a rapidement bouleversé l’équilibre de la forêt. Les arbres servirent pour la construction et le chauffage.

En 1635, Richelieu au nom du roi revendique la propriété de l’île pour construire le fort Royal. Le bois est utilisé par les militaires pour renforcer les protections naturelles, la forêt  complètement anéantie pour faciliter les observations constantes de la mer afin de prévenir de l’arrivée des pirates et qu‘ils ne puissent se cacher.

Lors de son internement au fort, Omer Talon, avocat général au parlement de Paris, profitant de sa semi-liberté, a tracé quelques allées que l’on peut encore admirer aujourd’hui. C’est aussi un interné qui fit planter l’allée des eucalyptus, il s’agit de Monseigneur de Broglie, évêque de Gand.

Au XIXe siècle, la nature reprend ses droits, l’avenir de l’île et celui de la forêt sont à nouveau liés. Les Eaux et Forêts sont alors chargées de gérer le patrimoine forestier, ce qui permettra de sauver l’île des bétonneurs.

 A partir de 1935, de nombreuses essences d’arbres et d’arbustes sont plantées. La sélection naturelle en faisant disparaître certaines.

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                      Passerina Hirsuta                                                                                     Allée des eucalyptus . MLR

 

Les tempêtes de 1986 et de 1999 d’une rare violence ont déraciné plusieurs milliers d’arbres. Le travail d’enlèvement de racines, d’abattage des arbres fragilisés, de stockage des troncs, de réfection de chemins se poursuit aujourd’hui. Il faudra recréer des bandes de broussailles et faire de nouvelles plantations.

L’étang aménagé offre une réserve biologique et une halte protégée pour les oiseaux migrateurs. Les plantes se développent, la passerina hirsuta s’est déplacée à l’Ouest, ses minuscules fleurs blanches et jaunes ne regardent plus l’Orient.

Invitons les promeneurs à goûter de ce havre de paix et de charme magique. G.V.

 

                                                                                         

 

LU POUR VOUS dans le Journal des Décrets du dimanche 14 novembre 1926 ces lignes de Mistral, Calendal Chant XII

 

Sous la tente du frais matin

Dans la lueur de leur légende

Sortaient de l’onde colorée

Et d’Honorat et de Marguerite, sa sœur

Les palmes fleuries,

Comme des arbres divins,

Se mouvaient dans le ciel clair.

 

 

LIENS ASSOCIES : BRIGITTE AUBERT dans  Le secret de l’abbaye décrit l’EDEN THEATRE, un majestueux fronton orné de l’inscription « La Harpe ». L’architecte avait fait installer des escaliers  permettant à la « gentry » de gagner les loges sans se mêler au public ordinaire. Stephen Liégeard n’avait rien arrangé en écrivant dans « La Côte d’azur » : les prix y sont généralement supérieurs au talent des artistes... Le précédent directeur avait été obligé de mettre la clef sous la porte.

 

Eden Théatre B.Aubert

 

 Eden Théâtre, rue Émile-Négrin  MLR

 

C’EST ARRIVE CE MOIS-CI

MARS : Le 2 mars 1815, Cambronne atteint Cannes vers 15 ou 16 heures. Les habitants se sont prudemment enfermés chez eux. Le maire, le notaire Jean-François Poulle a ainsi accueilli Cambronne : J’ai servi fidèlement Napoléon, il a abdiqué, je me dois tout entier au Roi, je lui serai fidèle ; tous les habitants pensent comme moi.  Je vous estime répond le rude général.

Cambronne demandera 3 000 rations de pain et de viande et la nourriture pour les chevaux, prêtes à être distribuées à minuit précis.

débarquement de napoleon

Arrivés un peu après une heure du matin, l’Empereur et sa troupe font halte parmi les dunes à la hauteur de l’actuel Palais des Festivals. Un grand feu de sarments est allumé au bivouac établi au nord de la chapelle désaffectée de Notre-Dame-de-Bon-Voyage qui sert au tonnelier Tournaire d’entrepôt pour ses douves. A quatre heures du matin, la colonne se remettra en route, s’engageant résolument dans un vieux chemin qui conduit à Grasse. Me Poulle et son adjoint Vidal avaient refusé à Cambronne les « passe-ports » réclamés pour gagner Marseille, ce qui a contraint Napoléon à prendre ce qui deviendra la « route Napoléon ».

 

                         

 

            Débarquement de Napoléon à Cannes AM

 

POUR LES HEUREUX ASSOCIES : nous vous invitons

Le samedi 12 mars pour une  journée à Antibes, visite des musées, napoléonien, Peynet et de l’École.

Le vendredi 25 mars pour notre Assemblée générale.

Pour tous renseignements (  04 93 69 11 57.

 

 

 

 

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