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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 00:32

  en-tête ami archives Bis

MISIA SERT, REINE DE PARIS

Elle était la vedette de la dernière exposition du Musée Bonnard du Cannet : 

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Félix Vallotton (1865-1925) Misia à sa coiffeuse 1898, Détrempe sur carton 36 X 29 cm  - Paris, musée d'Orsay acquis avec la participation de la Fondation Meyer, 2004 .

 

 Une photographie où on la voit avec les Natanson à la villa Rêve d’or à la Croix-des-Gardes apporte un nouvel intérêt au roman que fut sa vie.

Sur les cimaises, c’est la figure emblématique de la Belle Epoque. Modèle, elle posa pour Vuillard, pour Marie Laurencin, pour Valloton, pour Bonnard.

  E Vuillard Misia 0001

Edouard Vuillard,  Misia Natanson de profil en voiture, Cannes 1901, collection particulière.

 

A Cannes les Natanson - Misia a épousé un lointain cousin Thadéus Natanson - séjournent à la villa Rêve d’or dont ils sont devenus propriétaires avec le frère de Thadéus, (ils ont fondé ensemble  La Revue Blanche en 1903).

« Rêve d’or » : une rose ancienne jaune pâle et une demeure de style Renaissance italienne entourée d’un magnifique parc, sur les sommets de la Croix-des-Gardes, 111 boulevard Leader, une somptueuse propriété s’étendant sur 38 000 m2. Misia y tient salon et y organise de somptueuses réceptions… peu de temps, un divorce en 1904, un remariage en 1905 avec Alfred Edwards, richissime fondateur du Matin et toujours des rencontres, Gabrielle Chanel en 1917 et un nouvel époux, le peintre catalan José Maria Sert dont elle était la maîtresse depuis 1908.

Re-naissance de Misia : elle était aussi la vedette de la pièce La Vénus au Phacochère (écrite par Christian Siméon) au Théâtre de l’Atelier en février dernier, campée par Alexandra Lamy. L. S.

 

CE MOIS A CANNES : Journal des Débats, dimanche 26 mars 1922                

« Il est question d’introduire à Cannes les courses de taureaux et cette nouvelle a suscité une vive et compréhensible émotion notamment parmi la colonie anglaise… Au mois d’avril 1906, Cannes apprenait que le maire avait donné pour une période de trois ans l’autorisation d’installer des arènes. Il se heurta immédiatement aux protestations les plus énergiques qui se manifestèrent sous les auspices de la Société protectrice des animaux dans un imposant meeting auquel prirent part Français et Anglais… Le maire, M. Capron, qui est encore aujourd’hui à ce poste, écrivit à sir Edward Vincent, président du meeting, qu’il  avait été trompé sur le caractère du spectacle qu’il avait autorisé … Les maires et les préfets ont tout pouvoir pour faire interdire des exhibitions qui sont en contradiction certaine  avec la loi Grammont ».  

 

LIENS ASSOCIES : AUGUSTE ESCOFFIER  SOUVENIRS CULINAIRES

En 1876, j’achetai une maison de comestibles à Cannes : le « Faisan Doré » auquel j’ajoutais une salle de restaurant, ouverte seulement pendant la saison d’hiver. Les premiers jours de septembre, nous rentrions à Cannes faire la réouverture du « Faisan Doré »…à la suite de dramatiques circonstances (en 1878, deux mois après son mariage, son beau-père meurt subitement, suivi dans la mort quatre mois plus tard de deux de ses filles), je cédais ma maison à Cannes.  

 

escoffier 3

 

Le restaurant est très discret au N°18, actuellement le 24 de la rue d'Antibes, un gros rideau de fer le dissimulait et il fallait le connaître pour le trouver. Cela n’empêchait pas les gastronomes du monde entier d’y venir. On trouvait sur sa carte : Chapon de Bresse truffé, Cuisseau de chevreuil à la gelée, Blanc-manger. Dans la cour,    A. Escoffier avait fait installer une pompe au-dessus d’un puits afin d’y capter l’eau d’une source dont l’origine était bien au-dessous du niveau de la mer.

 

 

 

 

INSOLITE :    

la guerre est (2)

Théâtre des Mutilés    rue du Chevalier de Mimont       MLR  

 

Immeuble de la Société des Réformés de guerre, Théâtre des Mutilés et Réformés du canton de Cannes. Dans les années 26-27, la ville subventionne la Maison du Mutilé qui accueille 600 mutilés, militaires, civils, familles des victimes de la Grande guerre, qui y trouvent un lieu de réunion, de réconfort, la distribution de secours… et aussi des distractions.

Sources : Ville de Cannes, Histoire d’Espaces publics. L’inscription est une phrase de Victor Hugo, datant du 28 juin 1919. 

 

 

ON NOUS COMMUNIQUE : L’Assemblée générale de notre association, suivie du Verre de l’Amitié, aura lieu le vendredi 22 mars au Logis des Jeunes de Provence, 5 rue de Mimont.  Accueil à partir de 15heures 45. On peut encore payer sa cotisation, 26 euros, ce jour-là ou

aux Amis des Archives, villa Batouch, 5 chemin Morgon- 06400 Cannes.

Et : mardi 26 mars, une journée à Grasse. Le matin, visite guidée de la chapelle Victoria, l’après-midi visite guidée du musée de la Marine Amiral de Grasse. ( 04 93 69 11 57.

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 00:07

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EMMANUEL BELLINI

Né à Monaco. Vers 15-16 ans, il cherche à se placer comme dessinateur-apprenti  et « s’expatrie » à Nice où l’architecte Charles Dalmas le prend comme étudiant. Parallèlement, il dessine des affiches, des dessins humoristiques, participe à des concours qu’il gagne.

 Il s’installe à Cannes en 1929 après un passage par Sainte-Maxime afin d’y construire le village de San-Peïre-sur-Mer. Pour l’architecte  Henri Bret,  il dessine le marché Forville et le monastère de Castagniers.

C’est le gouvernement de Vichy qui exigera un diplôme pour s’installer architecte. Emmanuel Bellini l’obtiendra brillamment à Marseille. Il ne s’arrêtera pas de construire, sur la Côte, mais aussi en Savoie, dans le Lyonnais, à côté de Palerme et même à Papeete. Il participera à la construction de la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence comme architecte d’opérations au côté de l’architecte en titre, José Luis Sert.

En 1948, il se lance dans la peinture, deux ou trois œuvres par jour, c’est la frénésie. Sa famille le croit fou. A Cannes, la galerie Martin-Gruson, rue Notre-Dame, organise une première exposition puis, devant le succès immédiat, louera un magasin de meubles, rue Macé, la maison Grosso . C’est une peinture au couteau explosant de sincérité. Deux ans plus tard, la galerie Paul Pétridès, à Paris, lui offre ses cimaises. Bellini vue sur le Suquet

Puis Londres et Monaco pour une magnifique rétrospective de plus de cent cinquante tableaux, dont  certains revenus exprès des États-Unis dans le cadre du Sporting d’Hiver.

Son atelier-musée qu’entretient sa fille, Lucette Bellini, auteure de cet article, est le siège d’une exposition permanente. C’est l’ancienne chapelle située dans le parc de la villa Fiorentina, avenue de Vallauris que Lucette Bellini vient de léguer par testament à la Ville de Cannes. Qu’elle en soit remerciée par tous les amis des archives.

 

Vue sur le Suquet. Collection Lucette Bellini

 

CE MOIS A CANNES

On fête le 15 février 1882 le mariage d’Antoine marquis de Morès avec Marie Medora de Hoffmann, fille du banquier Hoffmann, propriétaire du "château de la mer". Cela se passait à l’église Sainte-Marguerite, à La Bocca.

Michel Winock écrit quelques mots dans sa biographie Clemenceau

A 35 ans, cet ancien saint-cyrien était un phénomène. Il avait, à la suite d’un mariage avec la fille d’un banquier américain, tenté sa chance aux États-Unis sans succès. De retour en France en 1890, il était devenu un agitateur antisémite redoutable proche d’Édouard Drumont, et à la tête d’une garde personnelle recrutée parmi les bouchers de la Villette.

 Son nom était devenu célèbre à la suite d’un duel avec un officier, le capitaine Mayer, qu’il avait tué, soulevant une immense émotion publique. L’affaire de Panama lui avait donné une nouvelle occasion d’agir, et il avait trempé dans l’affaire des faux Norton.

 C’est dans un esprit de vengeance qu’il va, plus matamore que jamais, se porter dans le Var contre Clemenceau.

 

 

CANNES INSOLITE

Nous avons aperçu ces enfants sur la plage du Moure Rouge, plage sans coquillage ni algues.

ramassage de boulettes 

                                                                Plage du Moure Rouge, boulevard Gazagnaire                PPCQA

 

Illustrant les Lettres de Cannes et de Nice déjà parues de M. M. BREWSTER : Il y a beaucoup de beauté et d’intérêt sur les plages de la Croisette… également ce tas de boules et de cônes poilus qui sont répandus sur le sable. Il y en a de deux sortes, l’une est toute ronde et n’est composée de rien d’autre que des poils secs ou des fibres de noix, entrelacés pour former une boule...

 

LIENS ASSOCIES :

Le Festival des Jeux a lieu en fin de ce mois. D’où l’actualité de ce lien.

L’Ultime secret, un livre de Bernard Werber

Le décor : Cannes.

L’événement : le Festival des Jeux pendant la finale du tournoi d’échecs. 

Les personnages : Samuel Fincher et sa maîtresse, Isidore et Lucrèce arrivant sur Cannes pour l’hebdomadaire Le Guetteur moderne et logeant à L’Excelsior. Et Jean-Louis  Martin, un homme ordinaire, victime d’un accident et atteint du Locked-In Syndrome.

L’intrigue : l’assassinat du champion du monde d’échecs Samuel Fincher qui vient de battre la machine ! Le cadavre ne présente que les signes de l’extase absolue ! athanee 006

 

 

L’Athanée 223 avenue de Grasse             L. S.      

 

 

 

 

 

Il est beaucoup question du climat-il fait beau à Cannes en avril -de la plage et de la Croisette. L’auteur nous emmènera de la Morgue, 223 avenue de Grasse à l’Hôpital Sainte-Marguerite sur une des deux îles de Lérins devenu un des plus grands hôpitaux psychiatriques d’Europe. On parlera du Masque de fer, de Vauban, de Saint-Honorat, de la distillerie de liqueur Lerina. On passera par un cabaret  le Hibou  noir, on découvrira sur les hauteurs de Cannes le Club international des Épicuriens et Libertins. On retrouve le Club amateur d’échecs de Cannes  et de la MJC.

Ce roman mêle suspense, humour, science, aventure.

Je ne dévoile que superficiellement l’histoire. Et je vous laisse découvrir l’ultime secret. L. S.

 

LU DANS NICE-MATIN du 29 décembre 2012 qu’une vente exceptionnelle a lieu dans les salons du Martinez avec entre autres un lustre de Murano  retiré du théâtre adjacent à la villa Madrid. Les lecteurs du blog sont en pays de connaissance.

 Lustre murano  

 La photographie que nous reproduisons ici est tirée du catalogue de la vente. Une aimable associée, particulièrement concernée, nous dit de préciser la chose suivante : le lustre est bien italien, acheté dans les années 40 par M. Fernandez, propriétaire alors du théâtre devenu habitable en villa Granada.

Le 31 décembre, Nice-Matin a annoncé qu’il fut vendu pour la somme de 53 280 €.

Voici le théâtre-salon du temps de M. André Capron, adressé par Frédéric Vincent.

  Image-98 (2)-copie-1

 

        lustre dans le salon de dany

 

Et une autre photographie datant des années 50, dans le même salon, adressée par Dany de France.

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NAISSANCE : L’association des Amis des Archives est heureuse de publier le résultat de ses dernières recherches. 

Cet ouvrage est le résultat d’une année de travail de l’atelier de recherches de l’association.boite à courrier Cet atelier qui se réunit le 1eret 3e mercredi de chaque mois au Logis des Jeunes de Provence, rue de Mimont, axe, pour cette nouvelle saison, ses recherches sur la vie à Cannes pendant les années folles. Vous pouvez nous rejoindre et nous faire découvrir vos documents ou votre histoire. Pour tous renseignements ( 09 51 07 43 30.

 

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Mercredi 13 février, aux archives Calmette, l’Atelier des archives sur internet aura pour thème Affaires militaires XVIII e et XXe siècle. La réservation étant obligatoire, ( 04 89 82 20 72.

 

Jeudi 28 février : Visite guidée du Vieux Cannet et de ses artisans d’art suivie d’une dégustation de crêpes. Pour tout renseignement, (04 93 69 11 57.

 

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 23:40

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PICABIA SUR LA COTE

En 1925, Francis Picabia vint s’installer dans le Midi en compagnie de Germaine Everling au château de Mai qu’il avait fait construire à Mougins. Il n’en repartira que vingt ans plus tard pour rejoindre Paris sa ville natale où il mourut en 1953.

 

Francis Picabia - Acrobate, 1949 (huile sur toile)

25 acrobate[1]

 Il retrouve à Cannes un ami peintre, Georges Capron (1884-1962) qu’il avait connu dans l’atelier parisien de Fernand Cormon. Très vite, Picabia est de toutes les fêtes ; il en est l’organisateur aux Ambassadeurs, au Château Madrid, et au Palm Beach. Décelant le désœuvrement de cette société oisive de la Côte, il crée une confusion novatrice gommant la séparation entre scène et public. Le Gala des Fous, le Gala des Cannibales, La Nuit tatouée permettent aux invités de transgresser les codes sociaux en les encourageant à se donner en spectacle, à repousser les limites de la respectabilité et de la civilité.

Francis Picabia crée énormément. Dès 1925, ce sont des collages avec plumes, macaroni, brins de paille, emplâtre pour cors aux pieds pris dans une couche de peinture industrielle  Ripolin, ses Monstres sont une vision agressive de la société qui l’entoure ; dans les années 40, ses nus sont choisis dans des revues légères.                                                                             

                                                                           Les Trois Grâces                             

                De Rubens      graces[1]                                                                                   D’aprèsRubens   

                                   picabia-francis-francis-martin-les-trois-graces-1169733-1-.jpg

   
    
 

   

 

 

 

En 1933, Picabia s’installe sur son nouveau yacht, Horizon II, ancré en face du Casino au port de Cannes.

 Durant cette période, M. Emile Fabre (1888-1969), antiquaire cannois établi au 19 rue des Etats-Unis, fondateur de l’Association des Amis de Cannes et frère de Madame Georges Capron, a contribué, avec d’autres, à faire connaître ses œuvres aux Cannois et à la clientèle internationale  de la Côte. Dans le mauvais goût de mon époque, je m’efforce d’aller le plus loin possible… F. V.

LIENS ANNEXES

Nous alternerons les lectures et les films dont quelques scènes se sont tournées à Cannes. Nous commençons avec Le Mystère de la chambre jaune. Film français de Marcel L’HERBIER réalisé en 1930 en noir et blanc.

chateau-scott-photogramme.jpg

château scott vue de l'avenue maréchal juin

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                   Château Scott avenue Maréchal-Juin, Photo F. V.

La fille du professeur Stangerson est victime de deux agressions dans sa chambre. Elle échappe de peu à la mort. Qui est le coupable ? C’est Rouletabille qui mène l’enquête…

C’est une adaptation d’un roman de Gaston Leroux, publié en 1908, préfacé par Jean Cocteau. Chambre fermée de l’intérieur, volets de l’unique fenêtre fermés, pas de cheminée….au Château du Glandier, en Île-de-France…Cette énigme « close » a inspiré quelques réalisateurs.

 Maurice Tourneur en a fait un film muet en 1912 ; une version, moins séduisante que celle d’avant-guerre a été tournée en 1948, Rouletabille était interprété par Serge Reggiani. Et plus récemment, c’est une réalisation de Bruno Podalydès qui est sortie sur nos écrans.

 

 

CANNES INSOLITE

  les qutre cariatides4

Les cariatides, villa Le Cid, 103 rue d’Antibes. I.P.  

A propos des Atlantes de la Maison Daumas (Villa Le Cid, 101 rue d’Antibes en 1883), nous recevons la lettre suivante :

MONSIEUR LE RÉDACTEUR,

Voulez-vous me permettre de répondre quelques mots à la lettre que vous écrivait naguère une de vos abonnées à  propos des cariatides de la Maison Daumas.

Loin de moi la prétention de défendre l'art et la morale, parce que ni l'un ni l'autre ne sont en cause ici, et que l'AW (sic et ?) et je souligne le mot à dessein, est toujours moral.

Votre abonnée, dont la pudeur s'effarouche trop facilement à mon gré, me semble être allée un peu loin dans ses appréciations, et, pour ma part, je ne vois pas que le cas de M.Pellegrini soit un cas pendable, ni la nécessité qu'il y a à mettre la police à ses trousses et à appeler sur sa tête toutes les foudres municipales.

Laissons les rosés aux rosiers, la police chez elle, nos édiles à leurs travaux et aux soucis de leur réélection.

Dans leur immobilité de pierre, ces cariatides aux formes amples et puissantes sont une œuvre de mérite : elles dénotent chez le jeune sculpteur, outre la connaissance de l'art antique, des qualités heureuses de facilité et des études solides continues dans le silence de l'atelier. Je sais bien que ces cariatides sont nues, nues comme le discours d'un académicien, et c'est ce qui taquine si fort votre abonnée. Elle a parlé d'indécence. Voilà un bien gros mot appliqué à une œuvre sculpturale. Non, Monsieur le Rédacteur, ces cariatides, dans leur pose froide et insouciante, ne sont pas indécentes. Elles ne le sont pas plus que tous les marbres qui ornent le Louvre, le Luxembourg et tous les musées possibles ; elles ne le sont pas plus que ces anges grassement rosés et ces saints de nos églises qui semblent tous avoir méconnu les douceurs du complet de 35 francs. La chasteté et la pudeur ne sont ni sur la toile, ni sur le marbre : elles sont au cœur et au cerveau et votre abonnée me permettra de ne pas croire à l'école critique qui ne voudrait voir dans Phidias et dans Praxitèle que des polissons demeurés historiques.

Croyez-m'en, Madame, soyez moins prompte à vous alarmer : laissez rire et chuchoter les badauds et les cuisinières ; quant aux enfants, n'en ayez cure : le fabuliste n'a-t-il pas dit que cet âge était sans pitié.

Pour finir, j'engage toutes les lectrices des Échos de Cannes à risquer un œil sur la Maison Daumas, un œil ne serait-ce que derrière leur éventail. L'œuvre de Pellegrini vaut un coup d'œil même des plus jolis yeux.

Merci de votre hospitalité, M. le Rédacteur.

Échos de Cannes 16 / 12/1883  

 

CE MOIS-CI A CANNES : Le Courrier de Cannes 2 janvier 1892.

Hier, Monsieur Guy de Maupassant tenta de se suicider avec des pistolets que son entourage soupçonnant ses intentions, avait chargés à blanc.

En proie à une surexcitation violente, il courut aussitôt dans son cabinet de toilette, saisit un rasoir et s'en porta un coup à la gorge. La blessure n'est pas grave ; mais la surexcitation de M. Guy de Maupassant est si grande qu'elle a nécessité l'emploi de la camisole de force, dans la crainte d'une nouvelle tentative.

On nous assure que M. Guy de Maupassant va être enfermé dans une maison de santé.

 

  ON NOUS COMMUNIQUE

L’association des Amis des Archives organise une visite guidée du Musée d’Art Naïf à Nice suivie de la Cérémonie du thé au musée des ARTS asiatiques.

Pour tous renseignements ( 04 93 69 11 57.  

            Cliché Irène Payan                                                                                                                                                         

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 QUE 2013 SOIT POUR TOUS UNE BELLE ANNEE

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 22:43

 

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LA GARE MARITIME

Son histoire avait commencé dès 1930 lorsque la ville demanda la concession d’installations nécessaires à l’embarquement et au débarquement des passagers de grands navires faisant escale dans notre rade. Un premier pavillon en béton est construit en 1932. Par la suite des locaux pour la douane ainsi que l’inscription maritime y seront installés. En 1950, la Chambre de Commerce et d’Industrie en devient gestionnaire. Elle l’est encore de nos jours.

De nombreux paquebots à destination de l’Amérique du Nord et du Sud faisant escale à Cannes, un agrandissement semble indispensable. Une nouvelle gare maritime d’avant-garde s’appuyant sur une structure métallique est alors construite sur les plans des architectes Georges Buzzi et Lambelin de Nice. Elle sera terminée en 1956. La ville commande au céramiste Roger Capron, de Vallauris, un bandeau de céramique de 150 m2.

Cannes ne méritait pas cet ouvrage…horreur vue par mer ou par terre, le bâtiment et la fresque sont d’une décoration catastrophique…ce granité bon pour le plancher d’une salle de bains n’a pas sa raison d’être au front d’un édifice…ridicule et gigantesque tranche de fromage ! Couleurs mortuaires…pouvait-on lire dans la presse locale.

Surpris par ces nombreux commentaires passionnés, Picasso, Cocteau, des peintres, céramistes et  décorateurs prirent la défense de l’œuvre  en concluant : Le modernisme d’une ville existe, et surtout n’existera, qu’en fonction de sa jeune architecture, de ses jeunes décorateurs et urbanistes. On ne peut continuer à construire comme hier de crainte de mourir étouffé…

En 2004, les abords et les façades du bâtiment sont rénovés par l’architecte Laurent Charpiot, la frise de Roger Capron déposée car elle menaçait de tomber sur les passants.

Pour les Cannois qui pourraient aujourd’hui comme autrefois reprocher l’emploi de matériaux « pauvres » comme le fer et l’aluminium, il est à souligner que ce bâtiment a reçu en 2006 le Label Patrimoine du XXe siècle pour son architecture innovante pour l’époque. L’édifice est cité comme l’un des plus remarquables des années 50 dans les Alpes-Maritimes. Actuellement, au plafond, la structure de la première gare que l’on appelle « le Vestige » est volontairement restée apparente.

 

gare maritime cote Nord

La gare maritime, côté nord. Photo aimablement communiquée par les Archives municipales.

La frise de G. Capron a été reconstituée mais morcelée, visible dans l’entrée et à l’intérieur du nouveau bâtiment qui pourra accueillir différentes manifestations. Un espace de 240 m2, côté quai, sera réservé d’avril en octobre à l’accueil des croisiéristes. M. D.

CE MOIS-CI À CANNES : 29 décembre 1925, mort de Stephen Liégeard à l’âge de 95 ans dans la villa Les Violettes dont son épouse a hérité en 1864. (Ce n’est pas ce qu’il écrit). Extrêmement riche et bon vivant, il fait un grand dîner dans sa villa, relaté dans Annuaire des stars hivernales, revue historique de la saison 1890, pour fêter sa nomination de Commandeur de l’Ordre de la Rose du Brésil, le lundi 6 mai 1890.

La villa est bâtie sur plan carré avec de belles ornementations autour des fenêtres. A l’époque, elle donnait sur la route d’Italie et sur l’avenue de Fréjus, actuellement boulevard du Midi et avenue Georges-Picaud. Elle fut édifiée vers 1865 sur trois étages dans le lotissement Woolfield. Par la suite, une rue qui porte son nom, fut ouverte dans le jardin de la villa afin de rejoindre les deux grands axes.

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Villa Les Violettes, rue Stephen-Liégeard.    MLR

C’est lui qui  inspira à Alphonse Daudet le personnage de Monsieur le sous-préfet aux champs quand il fut nommé sous-préfet à Carpentras.

Stéphen Liégeard fut, par trois fois, candidat malheureux à l'Académie française, en 1891, 1892 et 1901. Malgré les amitiés qu'il y avait tissées, il ne pouvait lutter face à Pierre Loti, Edmond Rostand ou Émile Zola. Certains dirent, avec humour, qu'il fut victime du Chambertin : en élisant le prétendant, les académiciens n'auraient plus reçu les bouteilles que Stéphen Liégeard offrait avant chaque élection !

En 1887, il écrit à Brochon son ouvrage le plus célèbre, La Côte d’azur, publié à Paris en 1887. Il eut l’idée de l'expression "Côte d'Azur" par analogie avec le nom de son département natal, la Côte-d'Or.

 

CANNES INSOLITE

 plaque chapelle de la miséricorde

Plaque fixée sur la chapelle de la Miséricorde, rue du Dr P. Gazagnaire. E.R.

Cette photo a été prise sur la façade sud de la chapelle de la Miséricorde qui fut chapelle des pénitents noirs, c’est une plaque commémorative qui rappelle son importance dans l’histoire locale. 1635, réunion des États Généraux de Provence pour lever un impôt spécifique à la récupération des îles après l’occupation espagnole. Autre réunion pour la constitution d’un cahier de Doléances de 1789. Dans la réalité, la chapelle était fermée depuis 1787, c’est pourquoi elle n’a pas été prise comme « biens nationaux » durant la Révolution.

ON NOUS COMMUNIQUE :

Le peintre Monticelli, le rêve de la couleur, c’est une vidéo-conférence qui sera suivie du traditionnel buffet de Noël le tout organisé par les Amis des Archives de Cannes. Elle sera donnée au Logis des Jeunes de Provence à 15h45 le samedi 15 décembre.

Pour tous renseignements ( 04 93 69 11 57.

Le lundi 3 décembre, de 18h à 19h, à Espace Calmette, cours de paléographie sur la lecture de textes en Français du XVIe au XVIIIe siècle. (04 93 89 82 60.

 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 19:18

 

  en-tête ami archives Bis

LE FUNICULAIRE DE CANNES

Le dimanche 26 avril 1925 une fête a lieu pour la pose de la première pierre , Le Littoral  en fait foi : s’y trouvaient monsieur Basset, sous-préfet de Grasse, monsieur Capron, maire de Cannes monsieur Tarnonowski, ingénieur de la Société, qui prend la parole …Fête qui marque sur le terrain l’empreinte du premier pas d’un nouveau-né auquel nous donnerons dans quelques instants, là-haut, sous votre gracieux parrainage le nom de Super-Cannes…en donnant ce prolongement de huit cent cinquante mètres jusqu’aux confins de Vallauris, nous faciliterons leur mariage intime, nous donnerons à Cannes, qui craque dans son corset de collines ensoleillées, le moyen de s’étendre affectueusement vers Vallauris qui accueillera avec joie la perspective de cette pénétration féconde.

           L’avant-projet n’est pourtant délibéré que le 16 décembre 1925, la concession serait confiée à la Société Immobilière de Paris et du Littoral et la commune en aurait l’exécution. Le cahier des charges prévoyait des arrêts intermédiaires près du canal de la Siagne et du Pont de Caldana, desservant la Californie et le lotissement du Super-Cannes.

Trois ans plus tard, l’expropriation de terrains compris dans le tracé de la ligne a commencé. La société a traité à l’amiable avec la villa Caldana comme avec la villa Urie. La Ville donne toutes les permissions pour l’exécution des travaux au-dessus des voies publiques. En revanche, le concessionnaire ne demande aucune subvention, ni pour l’exécution des travaux ni pour l’exploitation qui demandera huit personnes.

Les voitures auront cinquante places de voyageurs dont dix places de première classe. Le prix des places est fixé à 3 francs en première classe et 1,50 francs en seconde pour le voyage simple, aller ou retour. Les mécaniciens ou aides mécaniciens devront être obligatoirement français ou naturalisés français. Les rails seront fournis par les usines de la Sarre.  

La société concessionnaire sera exemptée de redevance ou d’impôts communaux. les rails de la SarreP1010434 

 Le Littoral daté du 15 janvier 1928 : l’inauguration du funiculaire a eu lieu le 7 janvier 1928. Il y avait là M. Le Trocquer, ancien ministre, M. Capron, maire de Cannes, M. Missoffe, député de Paris et encore bien d’autres personnalités. Le matin, les invités grimpèrent au sommet de la Californie par le Funiculaire, non sans avoir admiré le délicieux aménagement de la gare de départ (elle est décorée de fresques sur toile du peintre Pastour).

 

Les rails de la Sarre. MLR

 

C’est tout juste si les voyageurs n’applaudirent pas devant l’admirable panorama que leur découvrait la voiture en montant le long de la rude pente…Après qu’un porto leur fut dégusté à l’Auberge de l’Observatoire, des cars emmenèrent les excursionnistes faire le tour du domaine.           

Le trajet est assez sinueux avec 175 mètres de dénivelé, la ligne de 9 mètres de largeur traverse le boulevard des Pins et le boulevard Beau-Soleil puis elle rencontre le canal de dérivation des eaux de la Siagne et la canalisation amenant à Cannes l’eau potable du Loup, le boulevard de l’Estérel et arrive à la station supérieure en sept minutes.

                En 1931, le déficit du funiculaire pousse la Société à trouver un concessionnaire mais refuse l’installation d’un parc d’attraction à la gare d’arrivée.

                Le « funi » est revendu plus tard à monsieur Pugnant, dont la société exploitait d’autres funiculaires en France, il ne résiste cependant pas à la multiplication massive des automobiles. En 1966, une usure des mâchoires de sécurité va servir de prétexte pour en arrêter l’exploitation.

                Malgré un comité de soutien, au début des années 80, auquel participe le peintre Bellini, le funiculaire est abandonné. L’observatoire est mis en vente, la Ville ne peut faire agir son droit de préemption à la vue du prix évalué, une société immobilière en est acquéreuse, obtient un permis de construire, les Cannois se sont tellement opposés à toute construction importante que celle-ci la revend avec le permis à l’émir d’Abou Dabi. Ce dernier présente un nouveau projet en tenant compte de la surface de la voie du téléférique, ce qui lui est refusé. Furieux, il menace de céder la propriété à l’Arabie Saoudite. Le Ministère de l’Intérieur finit par accepter le projet comme pour une autre construction toute proche. Pourtant, à ce jour, l’ensemble est à l’abandon.  MLR.

 

CE MOIS-CI A CANNES :

Le Littoral  du  9 novembre 1929, écrit : La Victoire, il s’agit du monument aux Morts,  portée par des poilus est l’œuvre d’Albert Cheuret (1884-1966) lui-même ancien combattant, officier au premier régiment du génie, blessé deux fois, chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre. Les soldats représentent les différentes armes (infanterie, artillerie, marine et aviation). L’allégorie féminine ailée brandit à la fois la palme des martyrs et la couronne laurée . monument aux morts 

Son emplacement posa problème, proximité immédiate de l’hôtel de ville ou du boulevard Carnot, ou bien quartier du Suquet. Victor Tuby, auteur du monument du quartier de La Bocca : [Il faut]  empêcher au monument aux morts le contact des réjouissances carnavalesques et son encerclement par des foules en liesse, dansant, vociférant ou farandolant… Notre vieille forteresse doit être le Panthéon des gloires cannoises.    

Il est inauguré le 11 novembre 1927.

En 1994, il est totalement restauré. A la demande des anciens combattants, il change d’orientation : désormais, La Victoire portée par les poilus fait face à l’hôtel de ville, délimitant un espace civique et patriotique peut-être plus propice au recueillement.

Monument aux Morts, place de l’hôtel de ville.  MLR 

 

 

CANNES INSOLITE

  lustre casino municipal 

Ce superbe lustre dans l’église du Bon-Voyage est-il la cristallisation des repentirs des joueurs de l’ancien casino municipal qu’il éclaira de sa magnificence ?   

 

LIENS ASSOCIES : A. DECAUX  Les heures brillantes de la Côte d'Azur (1964)

Vers 1792, parut Mlle Saint-Val à Saint-Honorat... Elle était née à Coursegoules … Elle connut  les plus brillants succès de la Comédie-Française… En avril 1791, Saint-Val père avait acheté aux enchères pour 37 000 livres le couvent de Saint-Honorat, au titre de bien national. Ainsi, Mlle de Saint-Val devint-elle abbesse d'un des plus anciens monastères de la Chrétienté… Elle fit de la chapelle un salon, se servit du cloître comme d’écurie quoique la présence des chevaux apparaisse d’une utilité toute relative et finalement utilisa l’autel comme appui de balcon.

  images[4]

Monastère et abbaye Saint-Honorat

Wikimedia commons, auteur Idarvol.

 

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Une visite guidée sera organisée à Mougins le 6 novembre.

Pour tous renseignements (04 93 69 11 57.

Le 16 novembre, une conférence est prévue à 10 heures, aux archives municipales, avenue Montrose sur une personnalité de Cannes : Georges Crist. (04 89 82 20 60.

 

Voici les réponses au Q C M  du mois dernier suivies d’une remarque faite par une aimable associée.

Amis des Archives de Cannes

Tentez de gagner un lot surprise en répondant aux questions suivantes, tirées de quelques-unes de nos publications.

1. Quartier Presqu’île

a) Avant les 1ers enrochements portuaires, les formations dunaires à l’Ouest de la presqu’île pouvaient atteindre une hauteur de…

o 3 m o 8 m n 15 m

b) Le casino Palm Beach a été inauguré le 5 avril 1929. Au dîner d’inauguration, qui n’était pas présent ?

o André Citroën n Maurice Chevalier o SA l’Aga Khan

2. Quartier Alsace

a) Depuis le début du XXe siècle, nous pouvons, rue Marius-Aune, offrir ou nous offrir un présent. Quoi donc ?

n Un parfum o Des colifichets o Une icône

b) « Jeune… pour t’éviter l’esclavage elle donna sa vie / sublime sacrifice, martyre pour sa patrie (…) ». A qui rend-on hommage ?

o R . Viglieno n H. Vagliano o L. Pons

3. Quartier Suquet

a) Qui était propriétaire du château de Cannes en 1792 ?

o Joseph de Montgrand n Jean-Charles Hibert o la ville de Cannes

b) La chapelle de la Miséricorde abrite les Pénitents…

n noirs o blancs o bleus

4. Quartier Port

a) Quel est le nom du bateau de pêche traditionnel ?

o une barcasse o une gabare n un pointu

b) Quelle est l'année de la première régate à Cannes ?

o 1850 n 1859 o 1875

5. Quartier Îles de Lérins

a) Dans le bassin cannois, quelle est la fleur qui ne pousse que sur Ste-Marguerite ?

n le lys maritime o l’orchidée sauvage o le ciste blanc

b) Sur un mur de la cellule du Masque de Fer, on peut voir :

o un bas-relief n une fresque o des tags

6. Quartier Terrefial

a) La cloche d’un édifice religieux au destin tout particulier rythme ce quartier des hauteurs de Cannes. Est-ce celle de… ?

n la chapelle Bellini o l’église St-Georges o l’église du Prado

b) L’annexe qui subsiste d’un ancien hôtel fréquenté jadis par le Prince de Galles abrite de nombreux documents, c’est la villa….

o Domergue o Fiorentina n « chez Nous »

7. Quartier russe

a) Un petit théâtre ouvre ses portes certains soirs, est-ce le théâtre ?

o de la Comédie n Alexandre III o de Dix Heures

b) Un maire célèbre habitait une belle demeure du quartier, est-ce…

o B. Cornut-Gentille o E. Gazagnaire n A. Capron

8. Quartier rue d’Antibes

a) La FNAC s’est installée en 2000 à la place d’un ancien cinéma qui s’appelait alors :?

n Olympia o Rex o Français

b) Les Galeries Fleuries démolies en 1974 étaient situées devant quel hôtel ?

o Gonnet et de la Reine o Majestic n Gray d'Albion

9. Quartier la Bocca

a) A qui l’espace Troncy doit-il son nom ?

o un laitier o un vannier n un horticulteur

b) Le chemin de fer arrive à Cannes en 1863. La gare de marchandise de La Bocca ouvre en…

o 1880 n 1883 o 1886

10. Quartier anglais

a) A qui la villa de Lord Brougham, Éléonore-Louise, est-elle dédiée ?

o à sa mère o à sa femme n à sa fille

b) Le conservatoire municipal de musique et art dramatique est installé dans une villa dont le nom en 1900 était :

o Primavera o Selvosa n Allegria

 

 

 

L’emplacement de la FNAC est celui du cinéma « Les Ambassades », l’Olympia lui a laissé la place avant de déménager vers les « Allées ».  Nous voulions simplement tester votre esprit critique…

 

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 00:04
 
 
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COURRIER DES LECTEURS
A propos du margousier…
L’un de nos lecteurs assidus a écrit directement à monsieur Xavier Péraldi, responsable des Espaces Verts de Cannes, nous reproduisons une partie de sa lettre :
De nombreux sujets sont présents sur la commune (rue de docteur Calmette devant le lycée Jules- Ferry, sur la place du Diabolika Bd de la République, au parking Saint-Nicolas, etc.
Les principaux intérêts de cet arbre, pour nous, sont son aspect décoratif (fleurs puis fruits en hiver, après chute des feuilles), son ombre légère, sa croissance rapide (pour info ceux de la place du Diabolika ont doublé de volume en 5-6 ans). De plus les feuilles après la chute ne sont pas très salissantes dans les rues car elles se désagrègent vite. 
 
LE CHÂTEAU D’EAU DE LA CALIFORNIE
Sur la colline de la Californie se dresse une tour crénelée, est-ce le vestige d’un château-fort ou la fantaisie d’un riche propriétaire ? Et non, c’est un château d’eau construit en forme de donjon cylindrique couronné par un parapet crénelé sur mâchicoulis, l’enduit imitant un parement détérioré.
 chateau d-eauJPG - Copie
Avenue du Château d’eau. A.B.
En 1926, la Société Immobilière de Paris et du Littoral qui est en train de créer le lotissement de Super-Cannes, a passé une convention avec la Société Lyonnaise des Eaux et de l’Éclairage pour construire une usine élévatrice, le château d’eau et le réseau de 24 kilomètres pour la distribution d’eau potable et d’eau d’arrosage. Les travaux ont commencé en 1925. Elle envisage, pour la promotion de ses terrains, d’ajouter au château d’eau qu’elle vient d’achever, un belvédère circulaire sur pilotis avec un tea-room et des locaux commerciaux de luxe. Cet établissement est appelé à remplacer l’ancien observatoire en bois.
Projets éphémères ! En même temps, la dite société a décidé la construction d’un funiculaire, qu’elle mènera à bien. Le château d’eau est devenu un agréable but de promenade et a bénéficié du Plan Lumière de Cannes.
 
CE MOIS A CANNES
Le 9 octobre 1879, un train spécial arrive en gare de Cannes ayant à son bord la tsarine, Serge et Paul ses fils. Le préfet et le maire, M. Gazagnaire, lui souhaitent la bienvenue. Le drapeau russe est hissé sur la terrasse de la villa Les Dunes.                                
Résidence Les Dunes Bd de la Croisette  M.L.R.h.l.m. les dunes 2
 
L’escadre russe ancrée à Golfe-Juan salue l’arrivée de la souveraine par 101 coups de canon. Le propriétaire a chargé son architecte, Charles Baron, de modifier la maison pour l’adapter aux besoins de la tsarine. Les cuisines du sous-sol sont transférées dans un chalet à l’entrée du jardin. Une chapelle est installée au premier étage. Pour accéder au reste du jardin, une passerelle est construite au-dessus de la voie ferrée. La tsarine dormira au rez-de-chaussée sur un lit de camp recouvert d’un châle de cachemire.         
On craint l’exubérance des marins russes pour la sérénité de nos résidents : lisons Le Courrier de Cannes du 16 août 1879
M. le premier magistrat a instamment demandé au ministre M. Gambetta que la ville de Cannes soit consignée aux marins non gradés.
Sans doute, en agissant ainsi, M. le Maire aura obéi à une pensée de convenance locale ; mais n'a-t-il point agi un peu à la légère, et s'est-il demandé sérieusement si la censure qu'il provoquait était la meilleure à prendre ? Sans doute, les marins à terre ont la réputation d'être quelque peu tapageurs, et on pouvait craindre que leurs bruyantes expansions fussent préjudiciables à la tranquillité de la colonie étrangère.
Mais s'ils sont parfois un peu tapageurs, les marins ont aussi le sentiment de la discipline… Combien les ports de guerre sont mornes lorsqu'ils sont privés de leurs escadres, et chacun a pu apprécier avec quelle impatience on y attend leur retour.
Ah ! Par exemple, si la mesure prise nous attriste à Cannes, on eut été enchanté à Nice. Les restaurateurs, cafetiers, boutiquiers de toutes sortes savent fort bien avec quelle aisance ces hommes qui, à bord, mettent leur prêt de côté et font crapaud toute la semaine, sèment leurs économies le dimanche ; c'est comme une rente hebdomadaire assurée à bon nombre d'industriels ; l'argent passe de mains en mains et demeure en somme dans la ville, qui trouve elle-même, la consommation augmentant, une élévation relative dans ses recettes d'octroi, etc.
Nous voulons espérer que ces diverses considérations d'intérêts particuliers et généraux ont tout d'abord échappé à Monsieur le maire…
Je me rappelle que dimanche dernier, au théâtre Tamagone, il a été un moment impossible d'entendre ce qui se disait sur la scène, tant étaient éclatantes les vociférations d'individus qui passaient dans la rue. D'ailleurs, à tout prendre, il est moins désagréable encore d'entendre les chants de nos matelots français que les cris des ouvriers italiens.
Espérons qu'il saura entendre la voix de l'hospitalité…
ROGER PASCALÏS
 
LIENS ASSOCIES La Mauvaise Vie. Frédéric Mitterrand.
Frédéric Mitterrand n’est guère tendre avec Élisabeth de Roumanie, ce qui a donné l’idée de mieux la connaître.
Élisabeth de Roumanie devint l’épouse de Georges de Grèce en 1921; il fut roi l’année suivante jusque fin 1923, où il dut abdiquer. En 1935, peu avant que Georges II remonte sur le trône, le couple, sans enfant, divorce. Élisabeth se retire en Roumanie jusqu’à l’abolition de la royauté en 1945 et se réfugie en France.
 394px-Elisabethofgreece[1]
Cliché : Reine des Hellènes et princesse de Danemark.
Source Wikipédia.
Elle habite une des deux villas jumelles à l’emplacement de l’actuelle résidence « Riviera Palace », rue d’Antibes, Rose Alba.
Elle mène une vie mondaine très remarquée, envoyant des cartons d’invitation rédigés ainsi : Sa majesté reine Élisabeth, princesse de Roumanie fait un dîner de charité au profit de ses œuvres aux Ambassadeurs …le samedi 24 avril 1954 à vingt et une heure et demie très précises ».
Assistant à l’ouverture du Festival le 25 avril 1955, elle conserve sa « maison civile » et si Frédéric Mitterrand en parle assez librement sœur dénaturée du roi Carol, endiamantée, elle arborait au Carlton de sérieux cocards que lui refilaient certains gigolos, la lecture de Nice-Matin, au sujet de ses obsèques, relate une vie édifiante :
Sa majesté est décédée dans sa 62e année, le 14 novembre 1956, le perron de la villa est tendu de noir et surmonté du chiffre personnel de la souveraine, la mise en bière s’est faite en présence du prince Marc, fils adoptif de la Reine, de ses demoiselles d’honneur et des Sœurs dominicaines. Étaient présents aux obsèques le comte et la comtesse Edelshein-Gyulai représentant l’ex-Régent Horty (petit fils ? Puisque le fils, officier d'aviation, est mort en 1942 dans son avion, probablement saboté) ; les obsèques se sont déroulées en l’église russe suivant le rite orthodoxe. Il fut rappelé son dévouement pendant la Grande guerre en faveur des combattants et des blessés sous l’uniforme de la Croix-Rouge, accompagnant la reine Marie, sa mère, dans les hôpitaux. Passant le rideau de la vie sans pouvoir passer le rideau de fer, elle repose dans cette terre bénie de la France hospitalière
 
CANNES INSOLITE :
Un aimable correspondant communique : Je viens de trouver onze margousiers « neufs », plantés au-dessus du parking Saint-Nicolas, (boulevard d’Alsace, tout nouvellement créé). AFFICHE prostatique CANNES 2011 - Copie 
Par le même envoi, il nous a adressé cette photo, prise de la place Commandant-Maria, l’an dernier.
                              Cliché F.V.
     
 
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ON NOUS COMMUNIQUE
Un site vient d’être créé par les Archives municipales de Cannes sur Face book, intitulé
Ce site sera régulièrement mis à jour pour faire connaître les différentes activités des Archives.
  PRATIQUE INTERNET 
 Le  2e mercredi de chaque mois des ateliers de découverte de l’histoire locale à travers le site des archives vous sont proposés. Ces ateliers sont en lien avec les thèmes du cycle de conférences ci-après proposé.
Huit postes informatiques sont disponibles.
Espace Calmette le mercredi de 14h à 15h30  et de 16h à 17h30
> 10 OCTOBRE : Au temps où Cannes faisait partie du Var, la création des Alpes-Maritimes.
> 14 NOVEMBRE : Découverte de la population  cannoise aux XIXe et XXe siècles.
> 12 DÉCEMBRE : Histoire d’un quartier cannois, le centre-ville.
Les réservations sont obligatoires, tarif 5 euros.
18, rue du Docteur Calmette - Cannes - Tél. 04 89 82 20 70
Jeudi 11 octobre, une visite guidée nous est proposée par LES AMIS DES ARCHIVES : Squares, jardins et statuaire de La Croisette.
R.V. 14h30 à l’arrêt du bus N° 8 La Roseraie. ( 04 93 69 11 57
 Au cours du Forum des Associations nous avons distribué le questionnaire suivant avec beaucoup de succès  
Amis des Archives de Cannes
Tentez de gagner un lot surprise en répondant aux questions suivantes, tirées de quelques-unes de nos publications.
     
1. Quartier Presqu’île
a) Avant les 1ers enrochements portuaires, les formations dunaires à l’Ouest de la presqu’île pouvaient atteindre une hauteur de…    
3 m  8 m  15 m 
 
b) Le casino Palm Beach a été inauguré le 5 avril 1929. Au dîner d’inauguration, qui n’était pas présent ?
André Citroën  Maurice Chevalier  SA l’Aga Khan 
 
2. Quartier Alsace
a) Depuis le début du XXe siècle, nous pouvons, rue Marius-Aune, offrir ou nous offrir un présent. Quoi donc ?
Un parfum Des colifichets Une icône 
b) « Jeune… pour t’éviter l’esclavage elle donna sa vie / sublime sacrifice, martyre pour sa patrie (…) ». A qui rend-on hommage ?
R . Viglieno  H. Vagliano  L. Pons
 
3. Quartier Suquet
a) Qui était propriétaire du château de Cannes en 1792 ?
 Joseph de Montgrand  Jean-Charles Hibert  la ville de Cannes 
 
b) La chapelle de la Miséricorde abrite les Pénitents…
noirs  blancs  bleus 
 
4. Quartier Port
a) Quel est le nom du bateau de pêche traditionnel ?
une barcasse  une gabare  un pointu 
 
b) Quelle est l'année de la première régate à Cannes ?
1850  1859  1875 
 
5. Quartier Îles de Lérins
a) Dans le bassin cannois, quelle est la fleur qui ne pousse que sur Ste-Marguerite ?
le lys maritime  l’orchidée sauvage  le ciste blanc 
 
b) Sur un mur de la cellule du Masque de Fer, on peut voir :
un bas-relief  une fresque  des tags 
 
6. Quartier Terrefial
a) La cloche d’un édifice religieux au destin tout particulier rythme ce quartier des hauteurs de Cannes. Est-ce celle de… ?
la chapelle Bellini  l’église St-Georges  l’église du Prado 
 
b) L’annexe qui subsiste d’un ancien hôtel fréquenté jadis par le Prince de Galles abrite de nombreux documents, c’est la villa…
Domergue  Fiorentina  « chez Nous » 
 
7. Quartier russe
a) Un petit théâtre ouvre ses portes certains soirs, est-ce le théâtre ?
 de la Comédie  Alexandre III  de Dix Heures 
 
b) Un maire célèbre habitait une belle demeure du quartier, est-ce…
B. Cornut-Gentille   E. Gazagnaire   A. Capron 
 
8. Quartier rue d’Antibes
a) La FNAC s’est installée en 2000 à la place d’un ancien cinéma qui s’appelait alors :?    
Olympia  Rex  Français 
 
b) Les Galeries Fleuries démolies en 1974 étaient situées devant quel hôtel ? 
Gonnet et de la Reine    Majestic    Gray d'Albion 
 
9. Quartier la Bocca
  a) A qui l’espace Troncy doit-il son nom ?        
un laitier  un vannier  un horticulteur 
 
b) Le chemin de fer arrive à Cannes en 1863. La gare de marchandise de La Bocca ouvre en…    
1880  1883  1886 
 
10. Quartier anglais
a) A qui la villa de Lord Brougham, Éléonore-Louise, est-elle dédiée ?        
à sa mère  à sa femme  à sa fille 
 
b) Le conservatoire municipal de musique et art dramatique est installé dans une villa dont le nom en 1900 était ;
Primavera  Selvosa  Allegria 
 
——————————————————————————————————————————————————————————————————
Nom
 
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Ces informations ne serviront que pour joindre le gagnant et ne seront ni enregistrées ni utilisées.
 
Les réponses pour les avides de connaissances, seront données en novembre ...
 
 
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 01:22

en-tête ami archives Bis

 

COURRIER DES LECTEURS

 

Au sujet de Bazaine, dans le billet précédent d’août 2012 : Bazaine est incarcéré au fort de l'île Sainte-Marguerite, au large de Cannes. Avec l'aide de l'ex-capitaine Doineau, des bureaux arabes, de son aide de camp, le lieutenant-colonel Henry Willette et de son épouse, qui partagent sa captivité, il parvient à s'évader dans la nuit du 9 au 10 août 1874 et à s'enfuir en Espagne. Il se réfugie à Madrid au 23 de la rue Monte-Esquinza où, le 17 avril 1887, un voyageur de commerce français, Louis Hillairauld, le blesse d'un coup de poignard au visage. François Bazaine meurt d'une congestion cérébrale le 23 septembre 1888. 

L’hypothèse la plus vraisemblable : Bazaine restant un témoin gênant de la défaite de la France, le préfet peut-être sur l’ordre secret du gouvernement, aurait ordonné au gouverneur du fort de faciliter son évasion.

Nous remercions cet aimable correspondant.

Un autre lecteur, J.M.M. :
Personne ne croyait en cette évasion par une corde à nœuds et la falaise, déjà à l'époque on envisageait une sortie par la grande porte (certains prétendant même que la garde avait présenté les armes…)
voir Ville d'Avray : histoire de Cannes T3 p 168 et surtout l'étude de Ernest Hildesheimer Le marèchal Bazaine à l'île Saint Marguerite (J. Delannoy, Cannes 1945). 

Nice-Matin dan sa rubrique Origine et Histoire des Expressions Françaises,  ces jours-ci, nous gratifie de Ça tombe comme à Gravelotte, qui illustre les combats très meurtriers et sanglants ; les troupes françaises qui étaient sur le point de l'emporter à Saint-Privat, n'auraient pas dû s'enfermer dans Metz avec cent trente mille hommes sur l 'ordre de Bazaine. Pour compléter, à Saint-Cyr, le titulaire du mess des officiers fut surnommé "Bazaine", j'ai rendu Metz...(gérant du mess).

 

LE MOURE ROUGE : UN CENTENAIRE A BON PORT

On ne saurait dire quand se sont installés les premiers pêcheurs qui prenaient pour amer ces gros rochers rouges, à l’origine du nom du port. Fin XIXe siècle, le boulevard Gazagnaire, ancien boulevard d’Orient, n’est encore qu’un chemin ; algues, posidonies et sable envahissent le plan d’eau : les coups d’Est y sont souvent violents.

Un arrêté du 18 février 1898 autorise l’édification d’un premier enrochement, un mur-digue au nord. Les pointus et les bateaux de plaisance se multiplient et le lieu devient officiellement « port » le 1er septembre 1911. Le « petit-abri » va dès lors bénéficier d’améliorations continuelles, motivées par d’incessants afflux de plantes mortes. En 1918, établissement d’une contre-jetée ; 1920, aménagement de canalisations et dragage ; 1925, construction d’un brise-lame…

Le 22 février 1930, la Ville reçoit l’ampliation de l’arrêté préfectoral de 1911 l’autorisant à étendre la jetée principale. 1932 : les usagers écrivent au Conseil Général déplorant l’engorgement du port bloquant les pêcheurs professionnels. Le 25 avril 1942, une pétition du maire auprès du préfet propose le comblement du port par la création d’une décharge publique. L’arrêté sera signé en 1955. Le port-abri du début est maintenant recouvert par le grand parking ; un stand de ball-trap y connut une certaine activité.

Dans les années 60, la brèche de la digue ouverte en 1933 est comblée, ne répondant pas à la fonction souhaitée : établir un courant d’eau permanent évacuant les alluvions.

Nous arrivons en 1992 : la digue Est est prolongée en faisant un coude, on y installe un phare ; la digue Sud est également allongée, les deux offrant une défense optimale contre les coups de mer. Les mouillages laissent la place à des quais dans le bassin.  

La nouvelle base nautique est inaugurée en 2005, une capitainerie moderne est installée. L’aire de carénage est déplacée en fond de port à l’est ;port du moure rouge (2) jusque-là située sur le terre-plein du boulevard Gazagnaire, elle ne répondait pas aux impératifs sécuritaires et environnementaux.  

Le dernier gros chantier a eu lieu en 2008. Les quais en béton sont remplacés par des pontons flottants, permettant la suppression de corps-morts (deux chaînes-mères restant pour les quais Est et Sud). Ce qui restait de plage au nord est réaménagé en quai pour le grand bonheur d’inscrits sur la liste d’attente, 130 places d’amarrage étant ajoutées aux 320 existantes. F.R.     

 Port du Moure Rouge, Boulevard Gazagnaire 

  MLR    

 

 

CE MOIS-CI : Pas d'argent à la Grèce

« On annonce comme imminente, dit l'Agence Télégraphique Universelle, l'arrivée à Paris du ministre des Finances de Grèce, qui vient s'entretenir avec nos grands Établissements au sujet de l'emprunt grec et de l'unification de la Dette. »

On a prêté, nous avons prêté, plutôt, beaucoup d'argent à la Bulgarie, à la Serbie, à la Grèce ; on en a donné même à cet infime, à ce grotesque Monténégro, et à quoi cela a-t-il servi ? A permettre à ces peuples de se développer pacifiquement, de s'acheminer à une amélioration économique capable de leur apporter plus de bien-être, une vie moins difficile ? Allons donc !

 La suite de cet article est numérisée sur le site des Archives municipales de Cannes - Journaux anciens - Le Littoral 22/09 /1913  

 

LIENS ANNEXES : nous avons lu pour vous  BON SANG NE SAURAIT MENTIR  de la Duchesse de SABRAN-PONTEVES,  1987

Richard Manca Amat duc de Vallombrosa, marquis de Morès, achète, en 1858, à Cannes, pour deux cent cinquante mille francs, le château des Tours. Dans un panorama ouvert au Nord sur les Alpes, au sud sur l’Estérel, bâti dans le style Tudor par un Anglais nostalgique ou maniaque, celui-ci  dresse fièrement sur le ciel du Midi neuf tours crénelées reliées entre elles par des façades percées de fenêtres ogivales. Pin parasols, palmiers, mimosas, plantes rares à profusion l’entourent.

Dans « La Côte d’Azur », Stephen Liégeard le décrit comme « un poème ». Par un grand vestibule en pierres nues, voûté d’arcs portés par de gros piliers et décoré de plantes vertes, tel un prolongement du parc, on pénètre dans la villa d’inspiration vénitienne.

  vallombrosa

Résidence Vallombrosa, 6 avenue Jean-de-Noailles  MLR

Richard et Geneviève y donnent de grandes réceptions en l’honneur de visiteurs illustres, de souverains étrangers, la reine Victoria, le Prince de Galles, etc., tous photographiés devant la porte d’entrée. « Souriez ! »…

« La villa des Tours » : quelle évocation dans ces quatre mots ! …Et la duchesse de Vallombrosa, née Geneviève de Perusse des Cars,  y tient le sceptre d’Armide (S. Liégeard).

 Sa charité lui vaut dans les petits quartiers de Cannes le surnom de « Sainte-Duchesse ». Son fils l’accompagne souvent au chevet des malades…De son côté, Richard n’est pas inactif : aux côtés de Brougham, il crée champs de courses, yacht-club, contribue à la réputation d’élégance de la cité.

Le château des Tours, appelé aussi villa Sainte-Ursule puis transformé en Hôtel du Parc, est devenu une copropriété dont les jardins sont ouverts durant les Journées du Patrimoine, avenue Jean-de-Noailles.  

CANNES INSOLITE

Connaissez-vous le margousier ? On en a mis partout. Celui-ci se trouve en face du portail du Gallia.

Tous ceux que nous avons vus (nous avons fait une course au margousier cet été, liste communiquée sur demande) se trouvent au nord de la voie ferrée et ont la même importance dans un urbanisme du début du XXesiècle.    

  margousier 24 montfleury (2)

Margousier. Angle boulevard de Strasbourg et boulevard Montfleury. MLR

Les feuilles pennées sont caduques, les petites cerises jaunes, les drupes, restent tout l’hiver sur l’arbre et leurs graines servent à la confection des chapelets.

 

 

 

ON NOUS COMMUNIQUE :

Le buffet campagnard sous les ombrages de la butte Saint-Cassien aura lieu mardi 25 septembre ; Renseignements au ( 04 93 69 11 57.

Pour toutes les personnes intéressées par l’atelier, premier rendez-vous de la reprise le mercredi 5 septembre à 15 heures au Logis des Jeunes de Provence, rue de Mimont.

 

 

 

 

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 23:47

 

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AIMEZ-VOUS ARTEMISIA GENTILESCHI ? On en a mis partout ! Nice-Matin, Télérama, Le Figaro Magazine, même un DVD Artemisia

Nous avons appris que « notre » tableau Judith et la servante s’était envolé pour Milan. Cette pièce maîtresse du musée de la Castre (article de Nice-Matin du 6 juin 2011) signée d’Artemisia Gentileschi partait au Palazzo Reale à Milan.

L’artiste naît à Rome au début du XVII e siècle. Son père, Orazio Gentileschi, peintre renommé, y a son atelier. Artemisia lui prépare ses toiles, broie ses couleurs et l’aide à l’occasion. Son professeur Tassi, une personnalité violente, accusé d’avoir arrangé le meurtre de sa femme, viole Artemisia. 

Artemisia Gentileschi se maria quelques années plus tard et le couple alla probablement s’installer à Florence, elle y est célèbre en 1615. À partir de 1620, elle visite Rome, Genève, Venise puis s’installe à Naples de 1640 jusqu’à sa mort. Elle quitte Naples une fois, pour aider son père dans la décoration de la Maison de la Reine, à Greenwich.

« Notre » peinture, une huile sur toile 2,35 x 1,75 m, don de madame DERIVE au musée en juin 1933, fut restaurée et rentoilée en 1973.

Les négociations pour l’exposition de Judith et la servante ont duré 5 ans. C’est la seule œuvre en France parmi les cinquante réalisées par l’artiste. Elle reviendra après un passage au musée Maillol à Paris. Nous n’avons pas depuis longtemps eu le loisir de l’admirer. Cette peinture ne correspond pas à la ligne ethnologique et anthropologique du musée de la Castre qui s’avère trop petit actuellement. artemesia gentileschi HD GERMAIN 

     

Artemisia Gentileschi  Judith et la servante

Huile sur toile 235 x 175 cm Inv. 2006.0.751 - Coll. Musée de la Castre, Cannes Photo Germain

Et pourtant, on consacrera à La Malmaison en 2004-2005  une exposition de Jean-Claude Vignes, décédé en 1996, sur le thème du dessin du corps, de la renaissance du corps qui s’inspire de très près de ce tableau.

Sources: 

Nice-Matin 6 juin 2010- 28 novembre2010 .                                      Télérama 7 mars 2012, Le Figaro magazine 17 mars 2012 qui occultent tous deux le prêt de notre musée.

                                                             Renaissance du Musée des Beaux-arts de Cannes Ouvrage collectif.La Ville de Cannes fait appel au mécénat avec à la clef des réductions d’impôts, contacter Delphine Valette à La Malmaison, Croisette, 06 400 Cannes.

 

 

UN OCCUPANT DE LA VILLA CALDANA

Cette villa, qui fut expropriée le long de la voie du funiculaire, appartenait à l’époque à une princesse polonaise de CZETWISTZINSKI.

Le 15 août 1937, Meher Baba et les femmes s’y installèrent. Celles-ci passaient leurs journées à se promener, à jouer, une disciple donnait des cours de couture aux femmes indiennes, une autre de dactylographie. Baba y déjeunait mais repartait à la villa voisine, Capo di Monte, de 15 heures jusqu’à 17 heures 30 pour rencontrer les hommes « mandali » et les visiteurs. Le soir, il jouait au ping-pong et parfois emmenait les femmes à la campagne.

En octobre, il reçut le mast (fou de Dieu, l’inspiration) et resta des semaines sans voir de visiteurs, absorbé dans son travail avec le mast.

En novembre, il repartit pour Bombay, ne revenant en Occident que quinze ans plus tard.

 

meherbaba

 

Baba à Cannes 1937 copyright Lawrence Reiter

 

La villa Caldana n’a pas survécu au passage de Baba. Il se dit qu’après son départ il n’a plus été possible de la louer et elle fut détruite. Les fondations y sont toujours présentes, de beaux arbres majestueux, palmiers, pins parasols, eucalyptus, prouvent la magnificence du jardin de l’époque. Il y règne une grande paix qui prête à la méditation loin du tumulte de la ville.

 

Sources:   Archives municipales : 2 S 87

                   Internet : Meher Baba en France.

caldana (2)

Chemin de Caldana. MLR

 

 

« mandali »  est un terme qui exprimait pour Baba ses proches disciples.

 

 

CE MOIS-CI À CANNES :  COURRIER DE CANNES, 13 AOÛT 1874

 

L’ENLÈVEMENT DE BAZAINE

La grande nouvelle est incontestablement aujourd'hui la fuite de l'ex-maréchal Bazaine du fort  Sainte-Marguerite. Nous n'avons pas la prétention de donner d'une manière officielle le récit de cette évasion mais nous pouvons affirmer à nos lecteurs, que les renseignements que nous allons leur fournir sont aussi vraisemblables que possible, contrôlés qu'ils ont été par nous-mêmes. Nous avons fait, pour emprunter le mot du Figaro, une enquête parallèle à celle de la justice et nous allons la livrer au public. Comment et par quel moyen Bazaine a-t-il pu fuir ?

Les preuves matérielles recueillies sur les lieux indiqueraient que le prisonnier de Sainte-Marguerite est descendu le long des remparts, du côté du Sud-ouest, en passant par le glacis qui est devant son ancien logement : les gardiens ont trouvé en effet une corde à nœuds, pendue à cet endroit; on a même trouvé sur les rochers la longue-vue appartenant à l'ex-maréchal.

La hauteur du rempart à l'endroit où l'ex-maréchal s'est affalé, pour nous servir d'une expression marine, est de douze mètres environ, du parapet aux rochers; des rochers à la mer il y a dix mètres de hauteur environ, ces rochers sont à pic, escarpés et hérissés de pointes, il nous paraît fort difficile que l’ex-maréchal, qui est fort obèse et n'est plus jeune, se soit risqué à faire une pareille descente la nuit.

 Le fort Sainte-Marguerite I.P.

bazaine et le fort sainte-marguerite IPSC 4121

 

 

Mais par où serait-il passé alors?

Mystère !

Cette corde pendue aux remparts a vingt-cinq nœuds distancés les uns des autres de cinquante centimètres environ, est en bon chanvre, ni neuve ni vieille en tout semblable aux cordes des zingueurs.

Ce n'est que vers les neuf heures du matin, en lui portant le courrier, qu'on s'est aperçu de l'absence de l'ex-maréchal. Deux heures avant, c'est-à-dire à sept heures du matin, le colonel Villette avait

quitté l'île Sainte-Marguerite emportant une assez grande quantité de bagages avec lui.

Il dit aux marins du bateau de service qui le conduisaient à Cannes, qu'il allait passer un mois de congé à Paris, et pourtant il prit un billet pour Gênes à la gare d'où il partit par le train de sept heures cinq du matin.

À quelle heure l’évasion a-t-elle eu Iieu?

On assure à l’île Sainte-Marguerite que Bazaine dut s'échapper avant dix heures du soir, ce qui donnerait une certaine créance à cette version, c’est qu'en effet, les sentinelles de nuit ne prenant leur faction qu'à dix heures la surveillance était moins active, on n’expliquerait plus cette évasion, passé dix heures puisqu'un factionnaire était à partir de ce moment placé précisément sur le glacis en face de son logement et par où l'on suppose qu'il s'est évadé.

Quant aux moyens de locomotion dont il s'est servi pour se mettre hors d'atteinte des autorités françaises, c'est un bateau à vapeur battant pavillon italien qui l'a emmené.

Voici au sujet de ce bateau à vapeur les renseignements que nous avons recueillis à Golfe-Juan :

Dimanche au soir, vers les quatre heures, à Golfe-Juan, après avoir stoppé, deux embarcations partaient simultanément du bord, la première se dirigeant vers l'île Sainte-Marguerite pendant que la seconde venait accomplir les formalités en douane. À la demande faite à Golfe-Juan, il fut répondu que le bateau à vapeur venait embarquer quelques passagers.

La nuit, se fit peu à peu et le steamer navire resta mouillé en rade. À dix  heures et demie, nous dit le capitaine d'un bateau marchand, à l'ancre dans le port de Golfe Juan, le vapeur était sous pression et deux feux blancs, d'un vif éclat étaient pendus au grand mât. C'est donc vers onze heures qu'il a dû quitter le mouillage. Pourquoi ces feux blancs au lieu des feux rouge et vert, comme l’exige le règlement maritime.

Autre détail encore. Vers 9 heures du soir,  un monsieur et une dame se sont présentés au restaurant du Chalut du Diable, à la Croisette. Après avoir bu, le monsieur une romaine et la dame un verre de sirop d'orgeat, ils demandèrent à Rocca Marius, propriétaire de l'établissement, s'il voulait leur prêter son petit bateau plat, qui était sur le rivage, pour aller faire une petite promenade.

Celui-ci ne crut pas devoir leur refuser, il insista même pour les accompagner, ils répondirent qu'ils préféraient être seuls, et que du reste ils savaient fort bien ramer. Ils jetèrent un louis sur la table et dirent à Rocca qu'il leur rendrait la monnaie à leur retour. Ils s'embarquèrent, gagnèrent le large et ne retournèrent plus.

Le nommé Gras,  marin, a trouvé dans la journée du lundi, cette petite embarcation qui allait à la dérive vers la « pierre Fourmie », l’a harponnée et ramenée à Golfe-Juan, où elle est actuellement. La planche sur laquelle était écrit le nom de l'embarcation avait été enlevée. 

De cet ensemble de circonstances, il paraît  résulter :

Que l'ex-maréchal a dû  être amené au vapeur par l'embarcation qui s'était dirigée vers l'île Sainte-Marguerite pendant que le capitaine prenait l'entrée au Golfe-Juan.

Que le monsieur et la dame inconnus avaient préparé l'évasion.

Qu'ils ont dû attendre l'évadé dans le bras de l'île, que là ils se sont embarqués avec lui et ont abandonné le bateau de Rocca.

Disons, pour compléter notre récit, que ce n'est que lundi à deux heures de l'après-midi que l'évasion de Bazaine a été connue à Cannes ; dans la nuit du lundi, Monsieur le juge de paix de Cannes, le parquet et le lieutenant de gendarmerie se sont rendus sur les lieux. Ils sont retournés à Cannes le lendemain mardi, pour repartir une heure après, comme la mer était houleuse, ils ont requis le Jean-Baptiste, yacht appartenant à S.A.R. le duc de Caserte, qui les a conduits au fort.

Le colonel Villette, qui était parti pour l'Italie, a rebroussé chemin à Nice et s'est laissé arrêter à Marseille en gare par M. Giaccometti, commissaire spécial des chemins de fer.

Au dernier moment, on nous assure que les deux inconnus qui ont emprunté l'embarcation de Marius Rocca, ne seraient autres que Mme Bazaine et son cousin, M. Roullo.

Il est complètement faux que le bateau qui a reçu Bazaine à son bord fut le Georges, attendu que ce dernier était dans le port de Cannes lundi, d'où il n'est parti qu'à quatre heures du soir pour Nice.

Les gardiens de la prison au nombre de quatre ont été arrêtés et dirigés sur la prison de Grasse.

 

N.B. Glacis : terrain découvert dans le domaine militaire, en légère pente.

         Pierre Fourmie : le port de Beaulieu Port Fourmi.

 

 

LIENS ASSOCIES : ALEXIS DE TOCQUEVILLE par André Jardin

Alexis de Tocqueville a déjà craché du sang, il lui faut un climat doux, et c’est ainsi qu’en 1858, le ministre des Affaires étrangères de la IIe République loue pour la saison d’hiver au prix de 4 000 francs la villa Mont-Fleury à Cannes. Départ de Paris le 28 octobre. M et Mme de Tocqueville arrivent à destination le 4 novembre. Le froid ne nous a pas quittés. Les montagnes qui nous entourent ici sont couvertes de neige et il gèle toutes les nuits. La fin du voyage avait eu lieu sous la neige depuis Fréjus  jusqu’en vue de Cannes. Alexis de Tocqueville écrit le 6 à son frère Édouard… Si épuisé de fatigue qu’il m’eût été impossible d’aller plus loin… Ici même il gèle à glace la nuit et les montagnes sont blanches… nous ne pouvons mieux tomber comme habitation.

La villa Mont-Fleury est à une demi-lieue à l’est de la ville au milieu de bois d’orangers et de citronniers… Elle est exposée au midi et on y accédait par une allée de dattiers et de cyprès…

L’auteur raconte : « Tocqueville était brouillé avec lord Brougham depuis quinze ans, époque à laquelle, à propos du droit de visite (auprès des prisonniers), le lord l’avait accusé de merveilleuse ignorance dans un discours qui avait entraîné un échange de lettres publiques de ton fort vif. À Cannes, ce fut un semblant de réconciliation qui permit à Tocqueville de lutter contre l’ennui en puisant dans la riche bibliothèque de l’Anglais, du moins dans les périodes où il pouvait lire. »

Son épouse n’allait guère mieux …Le gosier de ma femme est d’un état pitoyable qui, presque toujours, la met dans l’obligation de se servir d’une ardoise. Moi, je ne peux plus mettre un pied devant l’autre ; je suis obligé de parler à voix basse et peu. Les lectures un peu étendues me rendent bientôt incapable d’écouter.

villa mont-fleury 3Puisé dans les Archives municipales de Cannes : " Nous avons loué ici une maison très agréable, qui est voisine d'un grand bois d'arbres verts. On a en face de soi et autour de soi des bois d'oliviers au-dessus desquels s'étend la mer ; tout cela serait fort agréable à voir si on avait le cœur gai en regardant"  (Lettre à son neveu Hubert, 15 novembre 1858)

En 1868, la propriété est morcelée, deux maisons sont construites qui deviendront les villas Mauvarre et Caldana. 

En 1944, la villa est réquisitionnée par la Gestapo ; des résistants y sont emprisonnés et torturés, parmi eux Hélène Vagliano dont le calvaire commença dans les caves de cette villa, où, triste ironie, elle avait passé sa prime enfance.

 

 

Actuelle résidence Lobelia,allée des Oliviers. MLR

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 23:59

 

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  LES ACTUALITES

 

TRESOR PUBLIC : 

Êtes-vous déjà allé apporter votre « dernier tiers » en fredonnant Viens poupoule ou j’aime bien mes moutons on on, ceci avant 2004, date de la désertion du Trésor public du centre de Cannes ? Et pourtant, levez la tête, quelle jolie façade théâtrale avec en point d’orgue le fronton en forme de lyre servant de cadre au blason cannois. tresorpublic-copie-1En 1907, la rue Ardisson s’appelle rue Hoche prolongée, à la place de « Monoprix » se tient l’hôtel « Terminus » et Albert’s bar, monsieur Gilles en est le propriétaire ; Bret et Compagnie, vins de tous pays y est accolé, suit Geisendorf : bazar de ménage. En face, Maison Girard, quincaillerie et entrepôt, et la Villa des Arts. Un an auparavant, elle porte le nom de Cercle Artistique Vuographe. C’est ce même bâtiment qui est ouvert le 14 janvier 1904 sous le nom de Casino Hoche.        

 

Rue Ardisson MLR

 

La suite manque de charme : 1933, Société du Littoral Force et Lumière Decesti que beaucoup de Cannois ont connu avant l’installation du Trésor public qui déménageait des bâtiments du Crédit Lyonnais en 1975.    

Nice-Matin nous apprend que la démolition du bâtiment est projetée : Il n’était pas classé et l’architecte des bâtiments de France n’a émis aucune réserve pour un hôtel  aligné sur la hauteur de l’immeuble voisin de la rue Buttura, ni terrasse, ni balcon en façade, le parking en sous-sol sera assuré par un ascenseur à voitures, espace hammam/sauna/fitness pour l’hôtel Alcyon, quatre étoiles dont le chantier pourrait commencer à la rentrée.  

HOMMAGE A JEAN-GABRIEL DOMERGUE  

Les manifestations qui célèbrent l’artiste et son épouse se dérouleront jusqu’au 30 septembre à la Villa Domergue léguée en 1973 par l’épouse du peintre, Odette Maudrange-Domergue, sculptrice. Jean-Gabriel Domergue a conçu et édifié en 1934 la villa de ses rêves, avenue Fiesole, dans un décor toscan féérique.

 domergue

  Jardin de la villa Domergue avenue Fiésole. MLR 

L’hommage rayonne jusque Paris, une partie de la collection cannoise est présentée au musée Montparnasse, illustrant Et Domergue inventa La Parisienne.

 

VIVEZ LA COTE D’AZUR COMME UNE ŒUVRE D’ART 

Le Comité Régional du Tourisme Riviera Côte d’Azur a édité Peintres et Paysages de la Côte d’Azur ; à la hauteur du Carlton, sur la Croisette, un lutrin expose à sa manière une œuvre de Picasso visible en son musée, hôtel Salé, à Paris.   picasso croisette 2 (2) 

Le lutrin.  MLR

Picasso a séjourné dans une villa qu’il avait achetée en 1955, La Californie, avenue du Roi-Albert. Dans cette villa sera tourné le film de Clouzot Le Mystère Picasso. Il quittera Cannes six ans après quand des résidences immobilières nuiront à la vue sur la mer qu’il affectionne (il peint alors une toile qui sera exposée à La Malmaison, illustrant son nouveau et attristant panorama).

 Picasso paysage de Cannes au crépuscule

     

Cette toile a été exposée à La Malmaison au cours d'une précédente manifestation.  

Eté 1927 : PABLO PICASSO hôte du CHALET MADRID à CANNES  

Après des séjours à Saint-Raphaël (1919), au Cap d’Antibes (1923), à Juan-les-Pins (1924, 1925, 1926), le 12 juillet  1927, un jour après la clôture d'une exposition de dessins à la galerie de  Paul Rosenberg, la famille Picasso, Pablo, Olga et leur fils Paulo, accompagnée par une nounou russe, séjourne à l’hôtel Majestic de Cannes en attendant de  trouver une résidence d'été à leur convenance.  

    hôtel alexandre III Pablo Picasso sollicite son ami Francis Picabia (1879-1953), qui habite le château de Mai à Mougins,  pour la recherche d’un atelier. Ce dernier ami de longue date de Georges Capron (1884-1962), - ils ont  tous deux été élèves dans l’atelier de Fernand Cormon - propose à Picasso l’éventualité d’occuper l’atelier de Georges Capron au chalet Madrid, 15 boulevard Alexandre III.  

    Le chalet Madrid était une petite construction modeste située dans le parc de la villa Madrid. En 1920 André Capron entreprend des travaux d’agrandissement pour y loger son neveu, Georges Capron, artiste peintre, avec sa famille ; au deuxième étage est prévu l’aménagement d’un vaste atelier donnant sur une terrasse. La construction sera de nouveau modifiée en 1927 par la famille Capron, puis transformée en pension de famille sous le nom de « la Madrilène », et aujourd’hui, sans grand changement de son aspect extérieur, c’est l’hôtel Alexandre III. 

                                                                                                  Hôtel Alexandre III, Boulevard Alexandre III  MLR

 

Mais laissons parler Marcelle Capron (1892-1986), son épouse, qui évoque cette rencontre dans ses souvenirs : Georges connaissait Picasso depuis bien avant la guerre. Un été, pendant la période de vacances que nous passions à la montagne avec les enfants, il avait offert au peintre, qui cherchait un atelier et n’en trouvait pas, le sien, au chalet Madrid. C’était un grand atelier et Picasso en prit possession dès notre départ avec un contentement avoué.

A la fin de l’été[1], Georges reprenait son atelier et demandait, à Picasso, avant qu’il ne le quittât, de lui montrer ce qu’il avait fait. Ce qu’il avait fait n’enthousiasma pas mon mari[2]… Picasso passa dans une pièce voisine pour chercher je ne sais quoi. Dans l’atelier, le dos d’une grande toile plaquée contre le mur éveille la curiosité de Georges. Il la retourne découvrant un merveilleux portrait de femme « Splendide !» dit Georges au moment où Picasso réapparaît. « Ne regardez pas ça ! Ne regardez pas ça ! » Dit le peintre précipitamment. Et il recache hâtivement le portrait comme s’il avait honte. « Pourquoi ? » dit Georges sans se troubler. « Mais parce que » dit Picasso, sans plus d’explication. L’explication ? Il nous parut qu’il n’y en avait qu’une : c’est qu’il ne voulait pas être pris en flagrant délit de sincérité… » Et Marcelle Capron de citer un extrait de « Libro Nero » (1951)  de Giovanni Papini (1881-1956) qui rapporte un entretien qu’il eut avec le peintre.  « Picasso  y montre une surprenante sévérité à l’égard de lui-même» note Marcelle Capron :  

Picasso parle : « Du moment que l’art n’est plus l’aliment qui nourrit les meilleurs, l’artiste peut exercer son talent en toutes les  tentatives de nouvelles formules, en tous les caprices de la fantaisie, en tous les expédients du charlatanisme intellectuel. Dans l’art, le peuple ne cherche plus consolation et exaltation, mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintessence cherchent le nouveau, l’étrange, l’original le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques, avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées en tête, et moins ils les comprenaient et plus ils m’admiraient. A force de m’amuser à ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre…Mais  quand je suis seul à seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot. Ce furent de grands peintres que Giotto, le Titien, Rembrandt et Goya. Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a satisfait le mieux qu’il a pu l’imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne, plus douloureuse qu’elle ne peut sembler, mais elle a le mérite d’être sincère ».  

Cette confession est surprenante, de tels propos auraient pu être exprimés par l’autre PICA, comme on les appelait en 1927, Francis Picabia, ami et rival de Picasso.


 [1] Après le 24 Septembre Picasso retourne à Paris.

[2] Période la plus “barbare” de l’œuvre de Picasso, La série de baigneurs, établie à Cannes en 1927, nous montre des échantillons de ces monstres, corps aux excroissances grotesques et surdimensionnées,« tableaux très violents montrant des créatures difformes, convulsives, prises dans les mailles d’une rage hystérique ».

Sources : archives privées de l’auteur, Frédéric Vincent.    

La Malmaison propose pour cet été une exposition : Les Chemins du Sud. Une superbe affiche nous invite à la visite.

 

 

CE MOIS-CI A CANNES  

Tout avait commencé en juin 1901. Le 23 juin , M. Giraud, président du Conseil des Prud’hommes, au bar Martin, place Châteaudun, avait pourtant exhorté les grévistes : Il ne faut pas croire à la supériorité des patrons ni vous croire supérieurs à eux : les intelligences se valent, l’une par sa direction, l’autre par son travail et c’est de leur réunion que jaillissent les merveilles que vous créez…Aussi unissez-vous et j’espère qu’à la fin de la semaine prochaine quatre cents maçons seront syndiqués ( les quatre cents qui assistaient à la réunion). Ce devait être un grand café !  

A chaque corporation son café : les ouvriers menuisiers se réunissent, le  1e juillet 1901, au bar Féraud, place de la gare. Ce même jour, M. le Commissaire s’en mêle : quinze grévistes se sont rendus au chantier Marazzi, boulevard de la Croisette où ils ont débauché trois maçons et, prévoyant qu’ils se rendraient au chantier du passage à niveau et de la Nouvelle jetée, les seuls où on travaille actuellement, j’ai renforcé immédiatement le personnel de la police sur ces deux ponts. Grâce à ces précautions, trois cents grévistes qui se sont présentés au chantier du passage à niveau n’ont pu débaucher que trois ouvriers.  

3 juillet 1901, la grève est relatée dans Le Courrier de Cannes : Certains patrons voulaient classer eux-mêmes le personnel, cette classification leur permettait en fixant la catégorie d’augmenter leur bénéfice.  

Quelques jours plus tard, les ouvriers maçons et les manœuvres sont réunis au bar Martin proposant deux prix de journée seulement, 5 francs pour les maçons et un minimum de 4,5 francs pour les autres. Le prix des heures supplémentaires serait payé double au-dessus de douze heures. Quant aux ouvriers au-dessous de 18 ans, le prix de la journée serait fixé à 2,75 ou 2,50 francs suivant l’âge. En cas de reprise partielle de travail, les ouvriers seront tenus de verser 1 franc par jour sur leur salaire pour soutenir ceux qui ne travaillent pas. Les patrons qui ne sont pas patentés sont des tâcherons, ils ne veulent occuper les cimentiers autrement qu’à façon. Pour mieux être compris, les demandes sont également écrites en italien. 

Un vote secret a lieu pour la reprise du travail par deux billets de même grandeur. Sur l’un d’eux, il y a une petite marque bleue au milieu, l’autre est entièrement blanc. La marque bleue signifie l’acceptation des conditions du patron, la blanche, la continuation de la grève. Quelle que soit la majorité, il faudra s’y conformer. 198 suffrages exprimés, bulletins bleus 115, blancs, 82. L’assistance semble délivrée d’un poids énorme. 

 Le 7 juillet, un accord met fin à la grève. Il porte à 5 francs  pour 10 heures de travail le salaire d’un ouvrier du bâtiment, 1 kg de pain coûte 0.50 franc

 Sources : La haute société à Cannes à La Belle Epoque Ch. Cecconi.  

                A.M. : 4 F 41 Comptes–rendus du C.M. 

                Le Littoral illustré 1901.   

 

LIENS ANNEXES : LE PORTRAIT de Pierre Assouline    

Il s’agit d’un roman autour du portrait par Ingres de madame la baronne de Rothschild.  

En 1880, la baronne douairière James de Rothschild se rendit à Cannes pour la première fois et loua la villa Victoria où elle passa l’hiver. C’est en 1881 qu’elle acheta la villa Marie-Thérèse avec son parc, séparée de la villa Victoria par la route de Fréjus. La villa Marie-Thérèse fut rasée et la même année la baronne passa commande de la demeure actuelle.

 

 

 villa rotschild 

Médiathèque de Cannes, 7 avenus Noailles. MLR

 

Elle fut construite sur les plans de l’architecte Baron qui avait déjà réalisé des demeures de prestige dans la région. Son architecture mêle des éléments classiques palladiens, renaissants et baroques ; ses jardins d’origine méditerranéenne, tropicale et asiatique sont plantés de plus d’une centaine d’espèces de grande valeur.

 

Madame de Rothschild  écrit : Je lègue à Madame Ettling en souvenir de nos intimes relations à Cannes un tête à tête vieux Sèvres, décors oiseaux. Madame Ettling, c’est la locomotive cannoise de l’époque dont nous connaissons déjà la demeure (billet N° 18), l’actuelle villa Madrid.  

 

 

PREPARONS LA RENTREE

 

Nous pensons insérer une photo insolite par mois. Avis aux amateurs qui ne craignent pas les étrons et lèvent la tête avec un regard neuf. On gagne…sa signature dans le billet en dessous de sa photo, cannoise bien sûr.

 



             

 

 

 

 

 

  

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 22:34

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UN GRAND PEINTRE DE LA MER ?

Grand peintre de la mer et grand aventurier, GEORGES RICARD CORDINGLEY  parcourut les cinq continents et voua toute sa vie une véritable passion pour la mer, les bateaux, le monde de la pêche et les ciels surprenant de lumière, quelques fois nuageux ou parfois encore orageux.

Né à Lyon en 1873, ce voyageur eut deux ports d’attache, Boulogne-sur-Mer et Cannes. Il eut un immense succès dès son plus jeune âge. La reine d’Angleterre lui avait acheté trois tableaux alors qu’il avait juste 20 ans. Cependant, renonçant à une gloire précoce, il s’embarque pour la grand-pêche à Terre-Neuve où…il fait naufrage et dont il a apporté une aquarelle croquée sur le vif.

De son premier séjour hivernal dans notre cité, de 1919 à 1924, découvrant de nouveaux couchers de soleil, de nouveaux ciels,  Ricard-Cordingley exécute de remarquables huiles et aquarelles sur le ponton de la Pantiero, des tartanes et des pêcheurs, des voiliers devant le Suquet. Il décède brusquement à Cannes le 4 avril 1939. M.D.

Ricard le calme devant le Suquet

Le Calme devant le Suquet,  représenté ici grâce à l’aimable collaboration de sa fille, Gabrielle Ricard-Cordingley, est son œuvre ultime, son testament. Nous lui devons aussi ce message : le ciel, un nuage, une vague, un rayon de soleil sur un mur, un souffle de vent sur l’herbe sont autant de beautés éternelles à qui sait les regarder…

Ne pas peindre ce que je vois mais ce que j’éprouve : si c’est du vent, que ça souffle ; si c’est de la pluie, qu’on sente la pluie vous transpercer ; si c’est du soleil, qu’on dise qu’on est dans un four.

 

CE MOIS-CI A CANNES

14 juin 1790 : la foule envahit l’hôtel de ville, réclamant les reliques de saint Honorat et saint Aygulf que l’évêque avait fait transférer à Grasse lors de la suppression de l’abbaye de Lérins, et se plaignant que le défaut de reliques exit [sic] la colère de Dieu et occasionn [sic]le mauvais temps et les fléaux.

 

CELESTIN FREINET A CANNES (1896-1966)

Au cours de notre visite fort réussie à Vence le mois dernier, nous avons évoqué le souvenir de Célestin Freinet : Plus de manuels scolaires et de bourrage de crâne, proclamait-il dès 1927.

Nous connaissons sa vie romancée par le film de J.P. Le Channois (1949), L’Ecole Buissonnière, mais moins son travail d’éditeur.  Militant syndical et politique, il fonde en 1928, la Coopérative de l’enseignement laïc (CEL) qui édite un bulletin mensuel pédagogique, L’Imprimerie à l’école, où l’on débat de tous les problèmes de l’éducation en France et à l’étranger. Au début de 1932, il publie une revue, La Bibliothèque de Travail (BT), qui deviendra L’Educateur.

 freinet gerbeA cette date, la philosophe Simone Weil adhère au Mouvement Freinet. En 1935, à Vence, malgré l’autorisation refusée, il fonde sa propre école expérimentale. Interdit d’école sous l’Occupation, Freinet s’implique dans la Résistance. Après la guerre, Freinet et son épouse Elise qui l’a toujours secondé, réintègrent l’école de Vence. M.D.

 

C’est en avril 1946 que la CEL s’installe à Cannes dans l’impasse Henri-Bergia, devenue le boulevard du Riou. La fonderie Repetto, en face des ateliers réalise les bâtis des grandes presses à imprimer. Dès 1948, les éditions L’Educateur et la BT sont imprimés en sous-traitance dans les ateliers de l’imprimerie Aegitna à Cannes. En 1954, 600 mètres carrés de nouveaux bâtiments sont construits avec le concours des ouvriers de la CEL. L’effectif salarié atteindra jusqu’à 120 personnes. En 1968, l’unité d’imprimerie est transportée à La Bocca,  24-26 avenue des Arlucs sur 1 700 mètres carrés. En 1978, les locaux de la place Bergia déménagent au 189 avenue Francis-Tonner. Puis c’est le dépôt de bilan en 1986. De nombreux militants de la pédagogie Freinet vont essayer de soutenir une nouvelle maison d’édition, la PEMF (Presse édition du mouvement Freinet). Ils continuent au service des enfants dans le parc d’activités de l’Argile à Mouans-Sartoux diffusant les revues par correspondance ou en librairie.

Les locaux de l’avenue des Arlucs hébergent aujourd’hui l’orchestre régional PACA.  M.D.

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26, avenue des Arlucs. E.R.

 

LIENS ASSOCIES : ALAIN BARATON  LA VERITABLE HISTOIRE DES JARDINS DE VERSAILLES

Louis XIV commande à Jean-Baptiste Tuby une œuvre destinée au bassin d’Apollon. Cette sculpture en plomb commencée en 1668, mise en place en 1670, représente Apollon sur un char tiré par quatre chevaux fous, entouré de quatre tritons et de quatre monstres marins. L’eau jaillit de la bouche des monstres et des tritons. Trois gerbes magistrales s’élancent vers le ciel et semblent composer une fleur de lis. La gerbe peut atteindre 19 mètres de hauteur…C’est le plus beau, le mieux placé…

A la suite de diverses mésaventures, Jean-Baptiste Tuby s’installa à Villefranche-sur-mer et c’est de là qu’un de ses fils, Joseph Tuby, arrive au Fouery (La Bocca) avec ses enfants Elisabeth et François, à la fin du XIXe siècle. François deviendra avocat au 21 quai Saint-Pierre, il agrandit la déjà vaste propriété de l’autre côté de la bastide d’origine dans laquelle son fils,le jeune Victor Tuby, futur statuaire et félibrige, devait venir se délasser et qui reste le cadre authentique du groupe de logements sociaux Le Bel Azur.  

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 Le Bel Azur 13 avenue François-Tuby M.D.

P.S. On lira avec plaisir Histoires d’os et autres illustres abattis de  C.Portier Kaltenbach, ainsi, à l’église Saint-Eustache à Paris, existe un monument funéraire édifié à l’intention de Colbert, sculpté par Coysevox et Tuby sous lequel reposent les jambes de Colbert.

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    Sculptures de l’arrière-petit-fils, Victor Tuby. Voir le billet N°4, août 2010. Photo M.C.

 

 

DEDICACE

J’ai assisté pour vous à la présentation d’une petite exposition de quelques articles illustrés tirés d’un nouvel ouvrage collectif dirigé par Alex Benvenuto, préfacé par le conservateur de la Médiathèque Noailles : Balade à Nice et dans les Alpes-Maritimes sur les pas des écrivains. Avec musique et lecture de textes.Cannes, bien sûr a une place dans cet itinéraire avec Mérimée, Maupassant, Simenon… Des lectures et des balades pour l'été. L.S. 

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Une journée à l’île Sainte-Marguerite est prévue jeudi 14 juin. Visite commentée aux aquariums et paëlla sous les micocouliers, ainsi qu’une journée à Saint-Jean-Cap-Ferrat, visite guidée de la villa Santo Sospir et de la villa Kerylos. Renseignements ( 04 93 69 11 57.

 

 

 

 

 

 

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Published by mlr - dans Histoire
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