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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 22:28
BILLET N° 58 FEVRIER 2015

~~ACTUALITÉS

Dimanche 11 janvier 2015, la manifestation républicaine a mobilisé de très nombreux Cannois. L’élan de nos concitoyens a été à l’honneur sur les trois chaînes aux informations télévisées. Et nous avons vu une partie du rassemblement aux Allées de la Liberté à Cannes. On devinait le kiosque à musique et nous avons cherché pour vous : La vie à Cannes en lisant Le Courrier de Cannes du 27/08/1874. L’administration municipale s'est décidée à établir le kiosque pour la musique cannoise sur la plus basse allée du Cours en face du cercle du Commerce. Il ne faut point se dissimuler que les étrangers ne viendront que très difficilement écouter la musique sur la promenade des Allées ; la raison est qu'ils se soucient médiocrement de se voir coudoyer par bon nombre de gamins qui se trouveront là, à demeure, les jours de concert dès lors, puisque le kiosque du Cours est spécialement établi pour permettre aux musiciens de se faire entendre aux indigènes, le Petit Cours, situé entre les cafés de Paris et des Allées eût été préférable, car au plaisir de prendre l’été des boissons rafraîchissantes, on aurait joint celui d'écouter, en étant commodément assis, les airs variés joués par la Musique Cannoise. Le kiosque étant placé où il va être établi maintenant, les amateurs de musique seront forcés de rester debout autour du kiosque, ce qui est incommode. On a planté sur le cours des Allées, le mat devant servir de point d'appui au kiosque qui sera établi sous peu, pour la musique cannoise.

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Aimablement communiqué par Les Archives municipales de Cannes.

L'immense champignon destiné à servir d'éteignoir aux effluves de l'harmonie municipale, croît tous les jours mais n'embellit pas. On se demande si la girouette qui en orne le sommet est une allusion aux évolutions politiques de notre député et de notre maire. La partie du kiosque soutenue par des poutrelles en fer figure, à s'y méprendre, les baleines d'un parapluie gigantesque et musical ; elle est d'un fini, d'une élégance de découpures qui fait penser aux Maures de Grenade et aux arabesques de L’Alhambra. Nous serions heureux de connaître le prix de revient de cette œuvre magistrale y compris bien entendu celui du chronomètre destiné à récompenser le talent de l'architecte. C’était le 06/02/1881.

LE CHATEAU DE LA MOSKOVA

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Château Malgré-tout, de la Moskowa, puis villa Tilia aujourd’hui disparu.

Vers 1870, Jean-Baptiste Auguste Clesinger fit édifier en bas de la Californie un magnifique château au milieu d’un parc de 10 000 m² agrémenté d’une pièce d’eau qu’il baptisa Malgré-tout. Avec ses trois tourelles et ses larges fenêtres il ne pouvait qu’en imposer. L’architecte devait être vraisemblablement Bompart.

Clesinger était un sculpteur renommé, auteur de la célèbre Femme au serpent, au caractère érotique et fait d’un « moulage sur nature » très choquant à l’époque. Il s'était déjà séparé de sa femme, Solange Sand (1855) quelques années plus tôt. La brouille avait du reste causé la séparation de George Sand et de Frédéric Chopin qui avait pris le parti de l’artiste. C’est pourquoi celui-ci réalisa le tombeau de Chopin au cimetière du Père Lachaise.

En 1875, la demeure fut acquise par le quatrième fils du Maréchal Ney, prince de La Moskowa puis conservée par la fille de celui-ci , Albine Ney Moskova épouse du duc de Persigny. 

 

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

La duchesse Albine de Persigny .

Par la suite, le château fut racheté par une anglaise, Mary Gooch, qui en changea une troisième fois le nom en Tilia puis le revendit à une compatriote, Mabel Hurst Wright.

Dans Le Littoral du 03/12/1894 on peut lire : Villa Tilia (ancienne villa Moskowa ) entièrement remise à neuf à10 minutes de la ville au pied de la Californie, comprenant 13 chambres de maître, 8 chambres de domestiques, 7 pièces diverses, salle de bains, calorifère, beau jardin et vue, écurie et remise. 12.000 fr, S'adresser aux agents (excepté MM. John Taylor et Riddet) ou s'adresser à M. Lebrun ingénieur, rue Marceau, à Cannes, et pour visiter, sur place. Nota — On n'accepte pour les visites sanitaires qui pourraient être demandées par les étrangers que les architectes sérieux à l'exclusion de marchands de tuyaux.

Après la guerre, la prestigieuse bâtisse fut détruite et remplacée par des immeubles résidentiels. On cite le 7 avenue Général-Koening, proche de la piscine Montfleury. Il ne reste rien du passé, ni nom, ni grille.

 

COURRIER DES LECTEURS

Une fidèle lectrice de passage à Rodez a visité le musée Denis Puech et s’est souvenue que nous avions déjà évoqué ce sculpteur sans lui accorder trop d’importance (billet N° 53, monument à Donat Mero). Il est de notre « devoir » d’en dire plus.

Il fut l’époux de la princesse Anna Gagarine-Stourdza. Elle venait chaque hiver passer la saison à Cannes dans sa villa Manzyrina. Peintre de genre, portraitiste et musicienne, elle expose dès 1904 au salon annuel des Beaux-Arts. Divorcée de son premier mari, elle vit avec sa fille, Hélène, elle épouse en 1908 Denys Puech.

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Denys Puesch réalisera, en 1909, sur la tombe de sa belle-mère une émouvante sculpture en bronze avec les traits de son épouse, triste prémonition, Anna décède le 14 avril 1918 des suites d’une infection bactérienne en soignant les blessés repliés sur Cannes et rejoint sa mère au cimetière du Grand-Jas. Ce complément d’information, nous le devons à M.D.

AUTRE COURRIER

On nous a demandé sur quelle ancienne construction avait été bâtie la résidence actuelle Le Lerina 63 la Croisette . En 1886, c’était deux villas jumelles, Lerina et Félicia, l’une pour Félix Mangini (qui fera construire par la suite le château des Broussailles) l’autre pour Joseph Gillet (des teintureries lyonnaises Gillet), villas inversées avec le même portique. L’architecte était Gaspard André qui fut assisté par l’architecte cannois Bompard, charmante composition colorée pour deux résidences hivernales d’amis sur une surface peu étendue (4 600 m2 !). J.B.

Notre lecteur nous apprend qu’à l’avant de la résidence, des années 1946 à 1951, se tenait un salon de thé qui s’appelait L’Estérel. Lui a succédé le restaurant Felix qui a fermé l’an dernier, et doit son nom au prénom du chef de rang du Carlton qui l’a créé.

ET AUSSI

Pour un complément de connaissance sur Germaine Ford de Maria : See cover of book : The Maharajas Man, where Mme de Maria is on the cover. New Delhi. She also figures in the book Maharaja by Diwan Jarmani Dass.

INSOLITE

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Cette plaque pour une rue heureusement très modeste entre la rue d’Antibes et la rue Marceau intrigue et ne trouve aucune justification.

On relèvera cette critique lue dans Le Littoral de 1930, toujours d’actualité :

Mais, ce qu'il importe particulièrement de constater ; c'est qu'un Cannois, qui fut Cardinal, Pair de France et Archevêque de Reims, ayant eu en cette qualité procédé au sacre d'un roi de France, n'a jamais eu son nom inscrit sur une modeste plaque indicatrice de nom de rue, et ce Cannois est le Cardinal Antoine de Latil, né à l'Ile Sainte-Marguerite.

ON NOUS COMMUNIQUE

Vendredi 6 février : Visite guidée de l’exposition La Guerre de 14 vue de l’arrière à 15 heures aux Archives municipales rue Docteur-Calmette.

Elle sera suivie d’un goûter en ville, 6 boulevard Carnot.

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 22:35

sans-titreAmiDesArchives 

 

BEL ÂGE : Une « institution » cannoise.

Nous en devons l’initiative au docteur Georges Noyer, installé à Cannes comme cardiologue en 1941. Il met, dès son arrivée, ses connaissances professionnelles au service des collectivités. Il entre dans les municipalités Cornut-Gentille et Ladevèze de 1971 à 1983 et développe une action sociale importante en faveur de l’enfance et des personnes âgées.

D’après le recensement de 1968, Cannes compte alors plus de 14 000 personnes de plus de soixante-cinq ans, soit près d’un quart de la population

 plaque georges noyer

Plaque sur la façade du club Bel Âge, rue Félix-Faure.

Le 22 décembre 1972, est ouvert l’Office municipal d’information du troisième âge, son siège est fixé à l’hôtel de ville. Les ressources de l’Office seront le montant des cotisations, les subventions, les dons manuels, le produit des quêtes et des manifestations autorisées, celui des établissements gérés ; au 73 rue Félix-Faure, est mis à la disposition des retraités et des personnes âgées un premier club. Seront ouverts le club de Notre-Dame des Pins et celui de La Bocca en 1975 et par la suite d‘autres clubs dans les différents quartiers de Cannes. De nombreuses disciplines y ont été développées.

En 2008, les clubs de Cannes Bel Âge comptent 7 000 adhérents, répartis en 9 clubs, avec 60 salariés et environ 170 à 180 bénévoles. Actuellement, sont inscrits 12 000 adhérents.

Vvilla les bleuets 3ient de s’ouvrir en remplacement du « Bel Âge République » le dernier club dans la villa Les Bleuets. Son « plus », une salle de sports et des salons pour recevoir avec une appréciable confidentialité. Ainsi l’association Charles-Vincent y élit parfois domicile, et la grande classe de l’école maternelle Sainte-Marie assure le lien transgénérationnel qu’elle n’avait plus avec la fermeture de la maison de retraite située avenue Maréchal-Juin.

 

 7 avenue Isola-Bella. Photo aimablement communiquée par la GIP Cannes Bel-Âge.

Elle appartenait à E.D.F. après avoir eu comme locataire le directeur de la Compagnie du Gaz. À flanc de colline, la maison comprenait huit chambres de maître, sept chambres de domestiques, trois salons, cuisine et salle de bains et une annexe. Elle fut acquise par la Ville en 2007.

A l’issue d’un an de réhabilitation et 3,1 M€ de travaux, elle accueille à la fois les séniors et les élèves du Conservatoire de musique.

Sources : Histoires d’Espaces Publics. A. Bachemont.

                La Mémoire publique de Cannes. Atelier archives, Cannes-Université.

                  Publication Les Amis des archives. Quartier République. Liliane Scotti.

 

UN GÉNÉREUX DONATEUR : ALPHONSE DE ROTHSCHILD

Alphonse de Rothschild est le fils aîné de James et Betty de Rothschild, installé à Cannes dans la villa que fit bâtir sa mère et actuelle médiathèque.

 Ses donations permettent de restituer fidèlement les nostalgies d’une société 1900, celle des ducs et des altesses en hibernation à Cannes, qui se piquait de donner le bon ton en face des scandales fauves ou cubistes, œuvres charmantes, insouciantes ou anecdotiques, ainsi écrit Roger Soubiran dans son livre « Renaissance du musée des Beaux-Arts de Cannes ».

Alphonse de Rothschild avait fait don, pour une aile du musée qui portait son nom dans l’actuel hôtel de ville et qui exista de 1898 à 1939, d’un fragment de toile dont nous allons narrer l’histoire.

Pour l’exposition universelle de 1889, une commande de l’Etat fut exécutée par Henri Gervex et Alfred Stevens. On y voyait dans un décor postromantique six cent quarante personnages incarnant la grandeur de la France de 1789 à 1889. Œuvre éphémère de plusieurs dizaines de mètres disposée autour du jardin des Tuileries ; l’entrée était fixée à 1 F. Ce panorama du siècle, L’Histoire du siècle, fut découpé de façon raisonnée et partagé entre les actionnaires ayant financé ce projet. C’est ainsi que Alphonse de Rothschild en reçut un « fragment » de 2,28 x 2,28 mètres.

 

Cliché aimablement communiqué par le Musée de La Castre.

2006.0.759_HD_GERMAIN

Le baron, membre de l’Institut, figure au premier plan à droite avec trois autres financiers Léon Say, Pouyer-Quertier, Dufaure qui avaient payé, de plus, le tribut de la libération. Monsieur Thiers, toujours jeune, travailleur toujours infatigable qui s’est donné corps et âme à l’œuvre sainte de la libération et de la reconstitution de la France converse avec le général Le Flô.

 

CE MOIS À CANNES

1970 : MIDEM à Cannes. C’est le triomphe de Mike Brant le 21 janvier. Il en est le gagnant, interprétant Laisse-moi t’aimer.

Le mercredi 22, la chanson Laisse-moi t’aimer est diffusée sur toutes les radios, le 24, au cours du gala de clôture, il interprète en direct Félicita à la manière d’un ténor d’opéra.

 

LIENS ASSOCIES

ALEX BAUSSY : CANNES AUX ENCHÈRES SOUVENIRS D’UN COMMISSAIRE-PRISEUR

Alex Baussy relate la vente, en janvier 1966, du domaine du Grand Jardin, appartenant au sculpteur danois Viggo Jarl en même temps qu’une autre de ses propriétés, la villa Le Pin de la Danse en face du port du Moure Rouge.viggojarl1952 Viggo Jarl résida à Cannes près de vingt ans. Il s’était fixé sur nos rivages en 1925, fasciné par la lumière méditerranéenne tout en restant fidèle, chaque été, à sa province, le Sund. Entre autres furent prisés les soixante-dix volumes des œuvres complètes de Voltaire de 1784 et les trente-six volumes de L’Histoire naturelle de Buffon…Le salon Bernadotte, l’un des clous de la vente. Conformément au vœu de l’artiste, le produit de cette vente fut versé à la Fondation Viggo-Jarl qui abrite et fait vivre plusieurs dizaines d’étudiants en art de toutes nationalités.

Il nous reste une œuvre bien négligée de Viggo Jarl dans un recoin de l’actuel jardin de la Médiathèque et une statue au cimetière du Grand-Jas.

 

Viggo Jarl Cimetière du Grand-Jas.

 

INCONGRU

 balance à bascule

Balance pèse-personnes de l'ancien orphelinat. Photo L.S.

 

Nous avons eu un délicieux goûter de Noël au Logis des Jeunes de Provence et nous sommes passés, à l’aller comme au retour, par cette balance ancienne sans remords !

 

LE COURRIER DES LECTEURS

Une fidèle lectrice, MF, originaire du Piémont, fait elle aussi des gnocchis légers que l’on appelait, se souvient-elle, chicché, se prononçant kiké de même consistance que ceux servis par le restaurateur de "Aux Bons Enfants".

Et puis...Dans le blog de décembre vous évoquez Monsieur Eugène Cornuché. Ma grand’mère me parlait des Cornuchettes, bataillon de jolies filles recrutées par le créateur en 1919 de la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes (SFCMC).

En dehors de ce souvenir de conversations familiales, je n’ai trouvé qu’une référence : Lindy Woodhead dans son ouvrage, Shopping, Seduction & Mr Selfridge raconte que

Cornuché avait fait venir 16 « girls » de Paris, les habilla et les para de bijoux. Installées aux tables de jeux elles devaient passer pour des joueuses normales.

Ces jeunes femmes amèneront une affluence autour des tables et des mises en conséquence.

Une des Cornuchettes épousera un Duc français. J.M.M.

   

ON NOUS COMMUNIQUE

À la demande de Cannes Bel Âge, nous avons présenté le diaporama Ballade à travers Cannes d’hier et d’aujourd’hui dans le cadre de « La Semaine bleue » puis pour son service « animation ».

Notre dernière publication Les Années folles, à Cannes bien sûr, est une invitation à nous solliciter de nouveau.

les années folles-copie-1

Photo les années folles.

Jeudi 15 janvier, Logis des Jeunes de Provence, rue de Mimont, conférence par Jacques Coquelin L’empire Steinway de sa naissance à nos jours. Elle sera suivie de la Galette des Rois. Pour tous renseignements (06 16 78 97 71.

 

Les dés d’une nouvelle année commencent à rouler, encore 364 jours de comédie à jouer. Jean Cau.

Jouons-la bien !

L’équipe du blog souhaite à tous la sacralisation du Respect dont la cinquième République devrait faire la fête, chômée pourquoi pas, après la Fête-Dieu, l’Etre-Suprême, la saint Napoléon (le 15 août) ? Un monument au dos de chaque monument aux Morts, avec quelle égérie sans réminiscence belliqueuse… Ce serait une Bonne Année, au moins pour les statuaires !

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:39

AmiDesArchives

    sans-titre   

LA GARE DE CANNES

La gare de Cannes en chantier, travaux relatés par Nice-Matin, nous incite à raconter son histoire.

Le 10 avril 1863, au terme d’un voyage épuisant de 21 heures et 28 minutes, le premier train venu de Paris entrait dans la gare pimpante et bondée de Cannes…

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Gare de Cannes, document aimablement fourni par les Archives municipales.

Très vite la place manqua, les wagons débordèrent dans les rues… En 1879, la ville céda du terrain à la compagnie du PLM pour permettre l’agrandissement de ses installations : salles d’attente, hangars, voie d’évitement. Un salon appelé le « salon des Princes » fut réservé aux hôtes de marque.  

En 1880, la situation se dégradant de plus en plus au voisinage de la gare, la compagnie PLM envisagea le transfert à La Bocca du dépôt des locomotives, contre l’avis des Cannois pour lesquels ce quartier représentait le bout du monde, en pleine cambrousse ! Jules Grévy, alors ministre des Travaux Publics, finit par signer un décret déclarant d’utilité publique l’installation à La Bocca.  

En 1898, des grilles élégantes furent élevées le long du mur du boulevard d’Alsace, de la rue de Châteaudun et de la montée du pont Carnot. Un jardin anglais tracé entre l’aile ouest et le pont sur rail du boulevard Carnot, une marquise édifiée à l’extérieur et l’implantation d’un bureau de poste complétèrent l’ensemble.  

En août 1901, un architecte paysagiste devait transformer en jardin d’art les terrains qui longeaient à l’est la gare des messageries entre le mur de séparation et les voies de garage.  

En 1930, Le Littoral nous renseigne bien sur le mental des Cannois : Les bruits les plus divers circulent sur les travaux entrepris à la gare. On voit déjà l'immeuble actuel démoli et faisant place à une construction magnifique. Non, ce n'est pas cela qui doit être accompli, mais la Compagnie P.L.M. va donner à notre gare un aspect plus nouveau et quelques éléments de confort qui lui manquaient. C'est d'abord l'agrandissement de la salle des pas perdus, et des salles d'attente, par le transfert au côté ouest de certains bureaux, c'est l'aménagement de la salle de dédouanement, c'est, en un mot, une résurrection plus moderne qui, sans nous apporter des modifications considérables donnera à notre station si fréquentée, une allure plus souriante…  

Au surplus, la Compagnie P.L.M. a voulu modifier la gare et a entrepris son chantier. Le léger avancement de deux mètres du pavillon central et son élévation intérieure, par la disparition des appartements qui écrasaient l'entrée, constitueront un hall que de grandes verrières modernes empliront de clarté et que des guichets modernisés meubleront de façon plus coquette.

La longue véranda vitrée qui sera installée de l'Est à l'Ouest sur toute la longueur du bâtiment formera un passage couvert extérieur pour les voyageurs qui ont à se rendre dans les différents services.  

Ajoutons à cela des salles d'attente plus spacieuses par le transfert de certains bureaux et nécessairement mieux ornées, une salle de douane plus appropriée à notre clientèle, un éclairage extérieur et intérieur plus intensif et l'on aura enfin une station ferroviaire digne de Cannes, en attendant les immenses projets d'un transfert de la voie ferrée qui peut-être se produira quelque jour, car il ne faut douter de rien après ce que nous avons déjà vu accomplir dans notre ville,  

L'acquisition faite par la Compagnie P.L.M. des immeubles en bordure de la Croisette et du square Mérimée nous réservera aussi des embellissements très notables.

Cannes va de l'avant et nous devons en être reconnaissant à ceux qui accordent à cet incessant progrès la plus belle marque de leur confiance par une aide puissante.

En réponse à des temps qui pouvaient paraître troublés par les effets d'une stabilisation générale, voici que notre ville affirme sa vitalité et se signale à l'attention d'une clientèle mondiale… Méditons !

 

 GARE DE CANNES irène 2  

 

 

Gare de Cannes, photographie aimablement communiquée par I.P.

 

Bernard Cornut-Gentille, maire bâtisseur, entreprendra le détournement de la R.N.7 par la couverture de la voie ferrée. Ces grands travaux dureront de 1962 à 1967.

 gare 1967 couverture du pont carnot  

Gare de Cannes, photographie aimablement communiquée par I.P.  

 

 Ils nécessiteront la destruction de la marquise au début des années 70. Les bâtiments de la nouvelle gare seront inaugurés le 11 janvier 1975.  

 En 2006, des fresques furent peintes sur ses murs extérieurs évoquant les débuts du cinéma.

 

 gare FRESQUE  

 

Une partie des fresques. Photo I.P.  

 

Sources : Ville de Cannes. Histoire d’Espaces publics par Nicole et Lucien Renoir.

 

Pour terminer, déjà une photographie d’archives, photo I.P. gare de cannes presque dernière  

 

C’est un nouveau point névralgique des transports en cours où doivent cohabiter trains, bus, cars, taxis, piétons et automobilistes. Le calendrier de chantier court jusqu’en mars 2015. Le hall du bâtiment voyageur sera livré en novembre. Les 2 500 m2 de commerces (crèche, centre de fitness, boutiques) en septembre 2015. L’hôtel 4 étoiles de 4 800 m2 en janvier 2016. Les travaux du parvis démarreront en janvier 2015 jusqu’à l’année suivante. Le problème des réseaux ERDF nécessitant beaucoup d’inquiétudes auprès des commerçants des rues avoisinantes, un ambassadeur sera chargé d’expliquer et recueillir les doléances des Cannois.

 

 

LA GANACHE SIGNEE SCHIES, Pâtissier chocolatier depuis 1933.

 

Nous avons connu la Confiserie-chocolaterie Schies au cœur de la rue d’Antibes, elle y resta jusqu’en 1989. L’actuel magasin a conservé la verrière où se tenait le salon de thé ; puis la chocolaterie s’est déplacée dans l’immeuble Les Hespérides, le trottoir embaumait de chocolat, la meilleure invitation à rentrer satisfaire sa gourmandise. Schies vient de fermer.

 

chocolatier schies 

Une des deux vitrines de la chocolaterie Schies, rue d’Antibes. Photo I. P.

 

Cannes Soleil de 2001 avait donné la recette qui suit :

150 g. de crème fraîche liquide, 250 g. de chocolat noir amer, une tablette de chocolat noir couverture pour le moulage, cacao amer en poudre. Préparation :

  1. Porter la crème à ébullition.

  2. L’incorporer au chocolat haché fin

  3. Laisser tiédir la ganache

  4. Ajouter l’arôme de son choix et bien mélanger. Suggestion : extrait de vanille pure, café concentré, une cuiller à café de Grand-Marnier ou de Cointreau.

  5. Verser la préparation sur une plaque sur laquelle vous aurez posé du papier sulfurisé, laisser raffermir et couper en petits carrés.

     

    UNE RENCONTRE INATTENDUE

     « Aux bons enfants’’ l’actuel Bistrot Provençal avec Luc Giorsetti, le maître des lieux. L’histoire remonte à 1935 date à laquelle les grands parents de Luc, Marie et Constant Giorsetti, immigrés piémontais, après avoir raté l’embarquement sur le Titanic et hésité de s’installer à Monaco, jettent l’ancre à Cannes. Photo des années 50 aimablement fournie par Luc Giorsetti.

aux bons enfants F. R. (581x800)

Ils choisissent d’habiter au 80 rue Meynadier qu’ils aménagent en hôtel auberge sorte de ‘’soupe populaire’’ pour une clientèle ouvrière le plus souvent esseulée. (C’est l’époque où le boulevard de la République s’appelait le boulevard d'Italie).

Après trente-deux ans de dur labeur Constant et son épouse se retirent, passant le flambeau à Romain un de leurs six enfants pro à l’ASC, qui dut choisir entre l’AS Cannes et la restauration.

aux bons enfants 2Autant dire que Luc depuis son enfance est « tombé dans la marmite », aidant aux cuisines tout en poursuivant des études à Stanislas qui le conduiront à l’université.

‘’Quand j’étais minot avec ma sœur, l’après-midi, nous regardions à la télé « Michel Oliver » nous confie Luc.

Son choix de poursuivre les traditions culinaires familiales s’est imposé au moment du départ à la retraite de son père et depuis, avec bonheur, il fait le régal de ses clients.

 

En confidence, savez-vous que la doundorinet  (sorte de gnocchis) recette qu’il tient de sa grand-mère, sans grand succès pour les profanes, est concoctée au hasard du plat du jour ou sur demande pour les aventuriers de la gastronomie  authentique.

Nous remercions Luc pour son témoignage aussi sincère que chaleureux.              

CE MOIS A CANNES :

COURRIER DU LITTORAL 10 XII 1895 : le journal s’indigne de ce que l’argent du contribuable serve à entretenir une maison de jeux. Il craint que l’aristocratie cosmopolite boude les salons du casino de peur de « côtoyer son tailleur ou son bottier ». Déserté par l’une et l’autre composante de la population, le Casino des fleurs ferme ses portes en 1898. Pendant 20 ans, une campagne virulente est menée par trois grands noms de l’aristocratie étrangère : le grand-duc Michel de Russie, le grand-duc Cyrille de Russie et le prince de Galles qui craignent de voir se développer une société équivoque qui blesserait leurs habitudes et leurs mœurs.

 

LIENS ASSOCIES

PIERRE REY : L’OMBRE DU PARADIS

Une fille de vingt-cinq ans, en tailleur de laine sombre, est assise sur la Croisette… On lui a légué une ancienne parfumerie du côté de Grasse, à Plascassier.

La minuscule place Mérimée s’agrémente d’un olivier et d’un immense palmier qui fait de l’ombre à une pelouse…S’élève sur un piédestal, la sculpture en bronze d’un certain Leduc, « Course à Rome » représentant un jeune athlète s’accrochant au cou d’un cheval lancé au galop…

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 Square Mérimée : Course libre à Rome, la reprise du vainqueur. Photo MLR.

Le monument fut offert à la ville de Cannes par madame Le Duc, la veuve du statuaire Arthur-Jacques Le Duc. André Capron était alors le maire, Jean Gazagnaire le premier adjoint, André Lacour le deuxième adjoint.

Nous devons à Madame A. Bachemont un complément d’enquête : En 1914, couronné au Salon, le modèle en plâtre reste pendant toute la durée de la guerre dans les sous-sols du Grand Palais à Paris. En 1918, Madame Le Duc souhaite l’offrir à la ville de Caen qui n’est guère enthousiaste. L’abbé Sanson propose la statue à la ville de Cannes. Le groupe est fondu en 1926. En 1942, le préfet des Alpes-Maritimes projette d’enlever le groupe, c'est la guerre. Protestation du maire et de son Conseil municipal, quelles garanties pourraient avoir les bienfaiteurs de la Ville, s’ils sont amenés à penser qu’ils n’ont aucune certitude pour l’avenir… Et nous l’avons gardé. Référence : page 184 de Un siècle de vie cannoise 1850-1950.

 

COURRIER DES LECTEURS

Suite à l’article du mois dernier, un complément d’enquête : Louis Touchagues a également peint le plafond du restaurant Lasserre, face au Palais de la Découverte, à Paris.

Un lecteur qui se dit assidu, nous demande le lien entre Léon Touchagues et Cannes, c’est oublier qui est François André évoqué par l’auteur : avec Eugène Cornuché, il reprit l’exploitation du Majestic.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Le samedi 13 décembre à 15 h 30, Logis des Jeunes de Provence rue de Mimont : Cannes au temps des Années Folles, la diapo-conférence sera suivie du traditionnel buffet de fin d’année.        ( 06 16 78 97 71                                                

  1.  

 

 

       

 

                         

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 22:17

 

sans-titre   AmiDesArchives  

 

LA VILLA CHANTEMERLE

  

Elle fut construite en 1905 pour M. Dollfus, homme d'affaires parisien, par deux architectes associés, James Warnery et Léon Lebel, ce dernier émule de Ferdinand Bac selon la revue Châteaux et villas de la Riviera.

 Pall Mall lui consacre aussi un article : Nous avons déploré bien des fois ici le sabotage de nos jolis sites par un certain nombre de constructions folles pompeusement dénommées châteaux ou villas…

Toute récente, la villa Dollfus qui porte le nom et qui est la propriété d’un de nos hôtes les plus sympathiquement connus, se dresse à Cannes au sommet des terrains longtemps négligés, compris au-dessus de la villa Florida et de l’ancienne villa Evens que fit construire M. Evens, l’un des premiers hôtes anglais de Cannes, contemporain de Lord Brougham et du chevalier Colquhoun. Il est difficile de rêver une situation plus idéale.

 

En mars 1913, un admirateur écrivait : …La villa Dollfus, de grandes baies buveuses d’air et de lumière, des lignes sobres, d’une élégance distinguée et gaie à la fois.  

 

Elle est marquée par le style Art Nouveau, sa façade est richement décorée de motifs floraux et de céramiques vernissées.

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Villa Dollfus. Entrée 53 avenue Maréchal-Juin. Photo MLR

 

C’est un style Louis XVI modernisé… les grès signés Genti et Barleri jouent dans la façade.

  villa Dollfus (800x516) 

 

Photo : Aimablement transmise par les Archives municipales.

 

CE MOIS A CANNES  

 

20/11/1870 : La Commission municipale invite le conseil de fabrique de la paroisse de Cannes à faire don au département des cloches non indispensables de l’Eglise paroissiale, pour être converties en canon.  

 

LIENS ASSOCIES : EN DESSINANT L’EPOQUE. LEON TOUCHAGUES, extraits.  

 

« Sir Basile Zaharoff, fameux marchand de canon, l’homme de confiance de la Wickers-Maxim, l’homme le plus mystérieux d’Europe, surnommé le roi de la mort lente, comme on se plaisait à l’appeler... Il était invisible, impossible à approcher. Jamais aucune photo, aucun dessin de lui n’avait pu être fait. Il se faisait transporter dans ses couvertures assis dans un fauteuil roulant qu’il ne quittait jamais jusqu’au bord de la mer. Il sera autour de toutes les conférences internationales de l’après-guerre…    

François André lui demande d’organiser aux Ambassadeurs une fête sur le thème « Un soir à Bikini ». Jusqu’à la dernière minute, il fallut travailler à l’énorme bombe atomique suspendue au plafond. A minuit, dans le noir le plus complet, de sinistres sirènes commencèrent à mugir. Puis une cascade d’explosions se fit entendre tandis que des lueurs inquiétantes se reflétaient sur les murs de la salle. La bombe à ce moment descendit lentement du plafond. Soudain elle éclata avec un fracas assourdissant, envoyant dans la salle mille projectiles d’aspect redoutable mais tous en coton. Et trois ravissantes filles, deux blanches et une métis, sortirent de la bombe et apparurent à la lumière… Plusieurs spectateurs s’étaient évanouis au moment de l’explosion…  

C’est un soir de réveillon. On soupe à la table du duc de Ségovie en compagnie de la Bégum et de Cécile Sorel. Après les truffes sous la cendre, nous nous retrouvons dans les salles de jeux où Cécile Sorel me demande : Comment faites-vous pour conserver tellement d’entrain ?  

Pour moi, dis-je, la vie commence demain.

C’est merveilleux, dit-elle. Demain je recommence tout. »

Revenons à Zaharoff, il inspirera Hergé ; dans L’Oreille cassée, il s’appelle Mazaroff et dans les éditions ultérieures Bazaroff. Remercions L. S. esprit toujours en éveil, d’avoir déniché ce livre.


SACREE CAROLINE

Une lectrice assidue et experte internaute nous précise:

En juillet 1818, Caroline Murat est déclarée prisonnière de l'Autriche ; elle réside au Palazzo Romano de Trieste du 25 mai au 16 septembre, date à laquelle elle s'installe au château de Haimbourg près de Vienne, prisons dorées, dorées tout de même dans les deux cas... alors que le mot emprisonnée laisse à penser qu'elle serait "embastillée". Effectivement sa situation de V.I.P. pourrait lui permettre de parader avec sa superbe Breguet...E.R.


INSOLITE

Nous vous donnons bien souvent comme adresse de conférence le Logis des jeunes, rue Chevalier-de-Mimont. C'est un sondage à faire, combien d'usagers de cet établissement d'accueil ont été intrigués par ce qui suit ?

 

 cloche logis des jeunes 1cloche logis des jeunes 2

 

 

 

Nous remercions L. S. pour son insolite et ses photographies.

 

 ON NOUS COMMUNIQUE :  

Lundi 3 novembre, de 10 h1/2 à 12 h : Atelier d’histoire régionale. Cannes, la Grande guerre vue de l’arrière. Archives municipales Calmette. Sur inscription ( 04 89 92 20 70.

Jeudi 6 novembre : Visite guidée de la Chartreuse de la Verne du village de Collobrières, suivie de la visite du musée de la Châtaigne. Pour tous renseignements (06 16 78 97 71.

 

 

 


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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 22:05

 

 

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LE PALAIS DES FESTIVALS : PREMIERE ARCHIVE

 

En 1982, le 35e Festival international du film sera le dernier à se dérouler à l’ancien Palais des congrès dit Palais Croisette. La même année à l’emplacement de l’ancien Casino municipal, est inauguré le Palais des festivals et des congrès.        

En 1978, la ville a dû refuser l’organisation de trente congrès, faute de place. Le nouveau palais doit permettre une exploitation sans interruption malgré le montage et le démontage d’activités différenciées et simultanées au cours de l’année.        

Le terrain du Casino municipal appartient à la commune. Cinq candidats présenteront leur projet en entier. Sera retenu celui conçu par Hubert Bennett et une équipe d’architectes français. Les matériaux utilisés se veulent discrets, verre teinté, céramique blonde et béton architectonique de ciment blanc poli.      

Une croisade anti-palais est très vite menée par Maître André-Charles Blanc, il y est question de sauvegarde du panorama, mais aussi du coût. Le conseil régional ne participe qu’à 30 % et ce pour seulement les frais d’études préparatoires, 20 milliards de centimes.

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Palais des Festivals années 1982-1983 photographie aimablement communiquée par le service de presse du Festival.  

 

Le Palais couvre 47 000 m2 dont 9 500 pour le casino. Le bâtiment est peu élevé : 22 mètres 50 au-dessus de l’esplanade. Le grand auditorium Lumière dispose de 2 410 places de congrès et est équipé de traduction simultanée ; le théâtre Debussy peut accueillir 1 000 personnes ; le salon des Ambassadeurs reçoit 3 000 personnes en cocktail et 1 400 en dîner-spectacle ; de nombreux auditoriums sont aménagés ; les halls d’exposition permettent la présence simultanée de 7 000 personnes, salle de conférence de presse, quatre studios de télévision et de régie. Dans l’aile ouest, les salles du Casino municipal comportent des salons de jeux, un théâtre de variétés et un restaurant grand public.    

Georges Ladeveze, maire de Cannes, ne cache pas sa satisfaction. Une semaine entière, du 10 au 16 décembre 1982, permettra de découvrir le Palais des festivals et il paraît que la promotion a été insuffisante, rapidement une brochure bilingue est éditée.  

En juillet 1983, Nice-Matin titre : Premier lifting… sept mois après le baptême ! Des vitrages seront apposés jusqu’au niveau 3 sur la façade est, permettant une avancée sur le parvis, font gagner une surface de 220 m2 environ. On élargit les marches de l’escalier menant au théâtre Debussy ; l’escalier sera recouvert de pierre marbrière.     

1995, le Palais est reconnu comme locomotive économique de la ville ; un projet d’extension est annoncé afin d’offrir 10 000 m2 supplémentaires. Les permis de construire de 1998 puis de 1999 sont annulés car les projets empiètent sur le domaine maritime, propriété d’Etat, celui de l’an 2000 présente un vice de forme sur la date de signature des plans par l’architecte des bâtiments de France. L’inauguration de l’Espace Riviera a lieu le 8 janvier 2000.        

Superbe aménagement et pas le dernier, celui de la Rotonde, construite sans un seul poteau, et offrant une vue panoramique des îles au port. Inaugurée le 16 juin 2006, la Rotonde est sur une emprise de 3 000 m2 . Il est suivi en mars 2009 d’une autre rotonde puis d’une attrayante et « allégeante» terrasse achevée en 2012.  

En faisant la somme des surfaces communiquées sur le site du Palais de, la Rotonde Riviera, la rotonde de Lérins, le hall Riviera, l’espace Riviera et la terrasse Grand Large c’est 17 000m2 qui ont été imaginés et réalisés.  

Sources : Histoires d’Espaces publics, quartier Croisette, par Marie Brunel.  

Site officiel « Palais des Festivals »    

Toute cette évocation, mémorisée par une phrase de Jean Lefebvre sur scène, s’adressant à son public, nous plaignant, nous les Cannois, d’avoir ce blockhaus en guise de Palais.  

PALAIS DES CONGRES 005

Palais des Congrès, la Rotonde. Photographie aimablement adressée par le service Presse du Festival.

 

Pour actualiser nos propos…

Nice-Matin du 7 août 2014 : La structure métallique de la verrière de 180 tonnes est terminée, comme 50 % du chantier. Reste la pose des vitres et les finitions avec comme challenge de tout terminer le 18 septembre.  

L’entrée, un escalier monumental à double révolution habillé de marbre et le foyer du Grand auditorium ont été en chantier. Plusieurs nouveaux étages ont été créés. A suivre…

Du temps du Casino municipal :  

Pepys at a Gala Dinner

February 14  

This night to dine at the Restaurant of the Ambassadors, which I am told is thus named because only a diplomat can hope to find himself a table thereat on a Saturday, unless he had made application early for this privilege. We had agreed to commence our dinner at 9, which I find a late hour for eating.  

But there was a large party of noblemen and their ladies we observed did begin eating only at 10 o’clock for which we were all sad to see it, and they must indeed have felt most hollow but were obliged by courtesy to await the coming of the reigning prince and princess of an adjacent State. And next time I wager they provide themselves with pasties or sandwiches against a like painfull (sic) accident.

 

Archives municipales : Saison de Cannes 1924-1925.

 

LIENS ASSOCIES : La Cité de la peur, c’est évident !

Odile Deray, attachée de presse, vient au Festival de Cannes pour présenter le film « Red is Dead ». Les projectionnistes du long métrage meurent chacun leur tour dans d’étranges circonstances. C’est une fiction et nous n’avons jamais encore vu un commissaire de police (interprété dans le film par Gérard Darmon) et un garde du corps (Alain Chabat) danser sur scène « La Carioca » pour faire patienter le public.

 

CE MOIS A CANNES  

Ephémérides cannois 1870. Le 05/10/1870 : Un écriteau installé devant la mairie rappelle que la patrie est en danger et qu’il est fait appel au concours de tous les citoyens.                Le 18 octobre, les francs-tireurs de Cannes, au nombre de 54, prennent la défense héroïque de Châteaudun.  

 

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

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C’est une des vitrines de Breguet, sur la Croisette. Elle montre les étapes de l’exécution d’un camée. Celui dont on reconstitue son élaboration, avait été créé pour la reine de Naples, Caroline Murat. Le coquillage qui en assure la matière peut être un Conctiglie Sardonica ou un Cassis Madacascarisis. Nous devons ces précisions au directeur des ventes et à sa collaboratrice que nous remercions pour la courtoisie dont ils ont fait preuve.

 

 

Retrouvons Murat dans les archives de Cannes. Le 25 mai 1815, chassé de son royaume de Naples par les Autrichiens, il logea au Relais de la Poste aux Chevaux, l’auberge Pinchinat, alors proche de la route d’Italie (à l’arrivée du chemin-de-fer, l’hôtel sera transféré 4 rue du Port). Il y revint en juillet pour quelques semaines, donnant bals et fêtes. Son épouse, à la même époque, déclarée prisonnière de l'Autriche, réside au Palazzo Romano de Trieste. La petite histoire ne dit pas si elle portait alors une des montres qu’elle commandait à la maison Breguet, une montre-bracelet de 1810, bracelet étant en cheveux garnis d’or, la première montre-bracelet connue au monde.

 

INSOLITE  

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La photo n’est pas explicite : pour la première fois lu devant un grand hôtel Service voiturier payant, le long du trottoir une suite de Lamborghini, Ferrari, Porsch … Relation de cause à effet ?

 

 

 

 

 

Ou bien un autre insolite au choix : UNE VIPER AU GRAND-HOTEL  

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Nice-Matin, dans son "journal de l'été" du 28 août a su remarquer les recherches de Liliane Scotti concernant les plaques marbrières insolites posées sur des murs dans la ville. Les peintures répertoriées par elle ( billet N° 52) ont leur peintre, il a été découvert, il s’agit de Defré Joindreau. Liliane Scotti l’a rencontré au Suquet des Arts au cours d’une sympathique manifestation où il exposait.

 

SORTIE ET DÉCOUVERTE

 

Jeudi 25 septembre nous avions une visite à Valbonne qui nous a conduits sur la place devant l’ancienne abbaye et l’église Saint-Blaise. Là se trouve le premier monument aux morts de France inauguré en 1907. valbonne (527x800)A l’origine du projet Augustin Anglès soutenu par Joseph Bermond et son conseil municipal. Charles Séassal et Laurent Claude, un cannois entrepreneur de maçonnerie seront les architectes et statuaires du monument et Jacques Benvenuti le graveur sur marbre.

On peut retrouver Laurent Claude au cimetière du Grand Jas, un obélisque rouge sur la tombe du marquis de Morès et un mémorial en marbre blanc à la mémoire du duc d’Albany, il créa également les bas-reliefs de la statue de lord Brougham aux Allées. E R.


 

Monument aux morts de Valbonne. Photo J. M. M.    

 

ON NOUS COMMUNIQUE  

Un mois d’octobre chargé.

Dimanche 5 octobre, à la Pantiero, Viva Associations où nous serons heureux de vous accueillir de 9h à 18h.

Mardi 7 octobre à 18h30 les archives municipales vous proposent à l' Espace Calmette une conférence 1914 une guerre programmée .  ( : 04 89 82 20 70 

 

Samedi 25 octobre, Forum des Associations Historiques et Scientifiques des Alpes-Maritimes à Nice 12 ter  Place Garibaldi.  (: 06 10 83 12 39

 

 


 

 

 

 

   

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 22:31

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LA GALERIE DU GRAY D’ALBION  

Un chantier de rénovation de cette galerie a fait l’objet d’un article de Nice-Matin du 9 juin. Elle fut ouverte en 1978. L’actuel projet a été proposé par l’architecte Wilmotte. En mars ou avril 2015 la partie Croisette sera en chantier. « Hermès » déménage dans les anciens murs du bar « Le Festival ».

Evoquons Les Galeries Fleuries.

Ce fut l’Hôtel-Pension Gray, datant de 1863, construit sur un terrain planté de vignes et de figuiers. Le prince de Galles, futur Edouard VII, s’y installa en 1872 lors de son premier séjour à Cannes. En 1874, le propriétaire ayant acquis l’hôtel Albion voisin, le fit transformer, l’appelant Hôtel Gray et d’Albion. Un magnifique parc s’étendait jusqu’au boulevard. Après la première guerre mondiale, racheté par la Société Immobilière des Bas-Alpins, il devint un palace. Ainsi furent créées Les Galeries Fleuries composées de magasins de luxe, salons de thé, précédés de colonnades et d’arcades fleuries qui entouraient un jardin. L’architecte Charles Dalmas en traça les plans.

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Carte postale, Archives municipales. Galeries fleuries, golf miniature.

 La Saison de Cannes de 1924 les décrit ainsi : C’est la plus récente création du Cannes moderne, Mecque hivernale de la Mode et du Luxe vers laquelle accourent tous les fidèles de la Beauté et du Goût et les grands prêtres de ce culte profane : tout ce qui porte un nom dans le commerce de luxe et d’art de Paris, de Londres et de New-York… Et sous ces galeries, où J. Patou, Alexandrine, Lacloche, La Pensée, Vaillant, Orel, Redfern et tant d’autres voisinent, la foule élégante flâne, papote, savoure dans la clarté blonde le porto matinal, ou rêve aux harmonies discrètes des violons, dans la vapeur du Ceylan parfumé à l’heure du crépuscule. Sur une partie de la grande pelouse, un grand tea-room avait été     aménagé ainsi qu’un mini-golf. Le duc de Connaught en fut l’un des plus fervents joueurs de l’hiver 1925. M. D.  

Cet ensemble disparaîtra en 1972 pour laisser place au luxueux Gray d’Albion, la galerie fut ouverte en 1978.

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Le Gray d’Albion, 17 Croisette.         

Actualisons : Nice-Matin, 9 juin 2014 annonce que la première partie de rénovation de la galerie marchande est terminée, ce sera au tour de la partie située côté Croisette de subir le lifting. Ce chantier devrait débuter en mars ou en avril 2015.

 

 

 

CE MOIS A CANNES  

05/09/1870 : La veille, le maire, M. Méro, membre du Conseil général, a donné lecture à la population assemblée devant l’hôtel de ville de la dépêche annonçant la proclamation de la République à Paris.

A deux heures de l’après-midi, une cinquantaine de personnes, la plupart étrangères à la localité, et appartenant aussi pour le plus grand nombre à la classe ouvrière, envahissent l’Hôtel de Ville et veulent contraindre le maire à se démettre de ses fonctions.  

Cédant à la force, et après une résistance de plus de deux heures, ce magistrat signe une déclaration constatant qu’il se retire, pour éviter une collision.  

Pendant ce temps, trois ou quatre cents individus, réunis dans le local de l’Alcazar d’été, nomment un comité dont A. Borniol, avocat (absent, mais remplacé par M. Borniol père), Ardisson Pierre, Gazagnaire, docteur médecin et Saissy Amédée, négociant…  

Rappelons qu’en 1865, M. Borniol avait obtenu la majorité des voix pour les élections municipales mais ce fut Donat Méro, arrivé seulement en neuvième position, qui fut nommé maire par l’Empereur et l’opposition n’avait pas désarmé.  

Le 18, M.Baragnon, préfet, dissout le Conseil municipal ; M. Borniol sera maire, et M. Méro sera arrêté sur un mandat de l’autorité administrative. Il est laissé libre sur son engagement de ne pas rentrer à Cannes.

Au cours de nouvelles élections, la liste Méro pour la mairie est réélue en entier en 1871.

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 Donat Mero,

Détail du monument par le sculpteur Puech commémorant l’arrivée des eaux de la Siagne à Cannes.

 

LIENS ASSOCIES : PIERRE BELLEMARE  La Terrible Vérité.

La plupart des historiens pense que le Masque de fer était Eustache Danger. Louis XVI aurait dit à Marie-Antoinette que le Masque de fer était un prisonnier de caractère très dangereux et sujet du duc de Mantoue. Son gardien attitré, Saint-Mars, lui-même, aurait ignoré son identité.     masque de fer 

Stéphane Bern, dans Secrets d’Histoire qui vient de paraître, écrit que E. Danger est émissaire en 1669 entre le roi et Charles II d’Angleterre (beau-frère et allié de Louis XIV) ; en 1681, E. Danger avait perdu de son importance, Saint-Mars souffrait aussi d’une perte de notoriété, les deux firent la paire, Saint-Mars inventant le « masque de fer », en réalité de velours, pour parfaire le mystère.

 

 

Archives municipales : La cellule reconstituée, île Sainte-Marguerite. 

 

INSOLITE : Nouvel hôtel sur la Croisette.

  nouvel hôtel 2  nouvel hôtel

  Photo F. V.  

 

ON NOUS COMMUNIQUE

La reprise de l’atelier le 3 septembre à 15h, au Logis des jeunes de Provence, rue de Mimont.

Jeudi 25 septembre, journée à Valbonne et Mougins : église et musée, le matin à Valbonne, suivi de la visite de Notre-Dame de vie et du musée d’Art classique à Mougins l’après-midi.

Pour tous renseignements ( 06 16 78 97 71.

 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 18:55

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BILLET N° 52 AOÛT 2014

ET SI ON ALLAIT À LA PLAGE ?  

Dans La Saison de Cannes en 1927 on peut lire que les jeux de plage et le bain sont à Cannes plaisir d’hiver, et en 1930 on y parle de l’été à Cannes.    

Dans Les Nouvelles de Cannes du 15 juillet 1973, il est fait état longuement des plages cannoises. La devise de la Ville est propreté, sécurité, confort. Les sept kilomètres de sable fin sont lavés chaque nuit, les baigneurs peuvent disposer de douches, de radeaux de plongée, les surveillants de plages de vedettes rapides… Comme les hôtels, les plages privées sont classées en trois catégories une, deux ou trois bouées et leurs tarifs sont fixés par arrêté préfectoral. En fonction du nombre de bouées, l’entrée est fixée à 2,3 et 3,50F, le matelas à 3,50, 3,80 et 4,50F, le parasol, la chaise longue (la machine à reposer chère à Le Corbusier) et le pédalo suivent également le cours des bouées. Quatre boissons pilotes, bière, limonade, lait et eaux minérales ont leur prix bloqués, 1,50, 1,80, et 2,50F. La formule « Autour d’un plat » se composait d’une entrecôte ou d’un poisson et dessert avec un quart de vin, de bière ou demi d’eau minérale. 18F pour un établissement à une bouée.  

Le teint clair de La Belle Époque n’est plus. Le teint cuivré arrive...

Quand Madame sort, elle dore, elle adore. L. S.

HALÉES SIMPLES : 1935 : Insolée, non rissolée. Eugène Schueller, créateur de l’Oréal, demande à ses chimistes de mettre au point un produit qui permette de bronzer sans rougir. Un an plus tard les congés payés et la pin-up Suzy assureront le succès de l’Huile Ambre Solaire et de son inoubliable parfum de rose jasminée. Les crèmes protègent des UVB mais pas des UVA, les sournoises. Les filtres les plus sophistiqués restent toujours à contrôler. Réf : Madame 2008.  

LA POLITIQUE DE LA CHAISE LONGUE : Les premières chaises de pont (de couleur rouge au départ) apparaissent dans l’histoire de la marine marchande.  Une compagnie anglaise comme « la Cunard » louait ses chaises 4 shillings pour une traversée et un préavis de 24 heures devait être déposé afin d’éviter la déception de ne pas s’asseoir sur sa propre chaise, à réserver de préférence. Le modèle de la chaise ? En bois incliné, cannée d’un treillis en rotin, avec un haut dossier, un repose pied et des accoudoirs.   

Sa présence sur les grands transatlantiques la baptise transat. Plus tard, « Le France » utilise les nouveaux matériaux aluminium et formica.

Nous devons ce paragraphe à Nice-Matin du 24/08/2007 ainsi que ce qui suit : La chaise longue, c’est une façon de mettre les vacances en état de siège !

Le Corbusier et son élève et complice Charlotte Pérriand avaient donné le « la » dès avant la seconde guerre mondiale, en bambou, inspiré du japon, leur rocking-chair B306 avait ouvert la voie.

ET LE MAILLOT ?

Pin-up (2) A la fin du XIXe siècle, les baigneuses revêtent un costume de flanelle à jupette, manches longues, espadrilles et chapeau. Dans les années 20, Poiret et Chanel abandonnent le corset : c’est l’apparition du « maillot » collant au corps.        

En 1936, Maman n’ose pas encore se mettre en maillot ; sa fille en a un, tricoté cet hiver, et qui s’allonge quand elle sort de l’eau, son fils porte le caleçon tombant à la Reiser … Heureux !

La bombe anatomique : Le bikini fait son apparition en 1946, il découvrait le nombril ! La France vient de lancer des essais nucléaires dans cet atoll du Pacifique et un ingénieur français, Réard, en profite pour lancer son costume de bain. Nice-Matin 03/08/2007.

         

SOUS LES PAVÉS … A la fin du Moyen-âge, à l’emplacement actuel de l’Hôtel de ville, s’étalait une plage portuaire à l’embouchure marécageuse des ruisseaux descendant des collines environnantes. Sur cette plage, les pêcheurs cannois plantaient des pieux pour amarrer leurs bateaux et dressaient des sortes de palissades en roseaux pour faire sécher leurs filets. Ce lieu, c’était la Marine. Au cours des années, la Marine s’était agrandie par les apports de sable qu’avait laissés la mer. A partir de 1838, la construction du môle et du quai Saint-Pierre accéléra ce phénomène naturel ; en moins de cinquante ans, c’est un élargissement de plage d’une quarantaine de mètres appartenant à l’État ; mais la ville veut se l’approprier pour créer une vaste place publique. Aussi, en 1847, elle décide d’empiéter sur ce territoire en prolongeant les canalisations sous les dunes afin que les effluents rejoignent la mer à travers les terrains. Ce sera une première prise de possession implicite. Après 1859, les Domaines finiront par oublier les débordements et la construction presque illicite de l’Hôtel de ville.

 

CE MOIS À CANNES : sa Libération.    

Avant de se regrouper à Nice, les Allemands ont reçu l’ordre de faire sauter le port et une partie de la Croisette pour retarder l’arrivée des forces alliées. Ange-Marie Miniconi, Jean-Pierre dans la Résistance, obtient un rendez-vous avec le colonel ennemi, Schneider, à la Taverne Royale face à la gare. Il lui propose de quitter Cannes qu’il dit encerclé par les FFI (pieux mensonge) s’il renonce à la destruction de la ville. À deux heures du matin, l’officier dévoile enfin l’endroit où se trouve le mécanisme de mise à feu, c’est le sous-sol de l’hôtel Splendid. Tout est alors désamorcé, la catastrophe est évitée. Le colonel Schneider alla rejoindre son armée à Nice, passa en conseil de guerre et fut exécuté.

Propos recueillis par J.B auprès de la direction de l'hôtel Splendid que nous remercions.

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Place Massuque, quai Saint-Pierre, Archives municipales.

 

La place Massuque connaît des heures tragiques en 1944. Le 15 août une vingtaine d’explosions retentissent quai Saint-Pierre. Au soir de cette journée, le quai est en ruine, la place et la jetée Albert Edouard très endommagées.

Le 23 août des débris jonchent la chaussée devant le restaurant Le Coq hardi et le salon de coiffure voisin par suite de l’explosion d’une bombe allemande. La statue de Capron qui se dressait devant l’hôtel Méditerranée tout proche est à terre. Ce sont les avions alliés qui en seront la cause. F.B.

 

 

LIENS ASSOCIÉS : Nice-Matin 29/10/2013  

André Téchiné a posé hier ses caméras sur la plage « Les Sables d’Or ». Un décor au charme désuet pour planter l’idylle entre Maurice Agnelet et Agnès Le Roux à la fin des années 70. Guillaume Canet est vêtu en complet bleu pat’d’eph, cheveux gras, elle, Adèle Haenel en maillot de bain noir.

14 juillet 2014 010Agnès Le Roux, riche héritière du Casino de la Méditerranée, s’est évaporée à l’automne 1977. C’est dans le décor un brin fané digne des seventies de la plage Les Sables d’Or que des scènes de "L'Homme qu'on aimait trop" ont été tournées, 36 boulevard du Midi.

Ce restaurant sur pilotis est voué à la destruction en octobre. Il est tenu depuis trente-trois ans par Christian Escudier.

 

 

Cliché de L.S. du 14 juillet 2014.  

Nice-Matin du 27 juin 2014 : Les Sables d’Or sera agrandi de 27 m2 et sera déplacé de plusieurs centaines de mètres à l’ouest pour des raisons de sécurité sur prescription de l’État. Le nouvel établissement sera démontable, conforme à la loi de 2006. Christian Escudier a déposé un dossier de candidature, plein de courage malgré un investissement qu’il prévoit de 700 000 €.

INSOLITE TRÈS TENDANCE  

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Cliché de L. S. qui en a d’autres en réserve.

 

ACTUALITÉS : Artemisia Gentileschi retrouve l’actualité. Le billet d’août parlait d’elle. Notre tableau s’était envolé pour Milan, devait revenir au musée Maillol alors que nous ne l’avons jamais vu, nous les Cannois ! Nice-Matin titre le 29 août : Exhumée d’une collection privée près de Cannes, une œuvre caravagesque d’Artemisia Gentileschi représentant Marie-Madeleine a battu un record mondial jeudi dernier chez Sotheby’s Paris. Cette huile sur toile de 1620 a provoqué une bataille entre sept enchérisseurs ; un collectionneur européen l’a emporté pour 8,176M€.

À tous bon mois d’août et portons-nous bien.

 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 00:30

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MONTFLEURY : une renaissance 

Montfleury, devenu un quartier de Cannes, prend sa dénomination avec une vaste propriété rurale située au pied de la colline de la Californie. Madame Bucquet y fera édifier vers 1850 une vaste construction sur trois niveaux d’une vingtaine de pièces, dénommé château Mont-Fleuri, où séjourneront  les premiers hivernants cannois, russes, anglais, français.

L’hôtel Montfleury  est édifié en 1876 sur les lieux et devient l’un des fleurons de l’hôtellerie cannoise pendant des décennies.  

 

Après diverses vicissitudes consécutives aux deux guerres mondiales, en 1953, à l’initiative de François André, le grand patron des casinos, qui veut sauvegarder le capital hôtelier de Cannes indispensable pour maintenir l’attraction touristique de la ville, l’hôtel est transformé et modernisé. F. André conçoit un magnifique complexe sportif avec neuf courts de tennis et une piscine couverte, lieu à la fois mondain et largement ouvert à tous les  résidents cannois et aux jeunes qui veulent s’initier au tennis.

Appliquant une certaine disposition fiscale, François André, habile gestionnaire, finance l’entretien de ces infrastructures par le réinvestissement d’une partie des bénéfices du casino. L’animation et la direction de ce lieu sportif et mondain sont confiées à Monsieur et Madame de Trémeuge.

 

En 1978 le complexe sportif accuse un lourd déficit d’exploitation et le Groupe Barriere cède la gestion à la ville de Cannes. En 1986, le déficit étant devenu trop important, la mairie met fin au bail emphytéotique qui aurait dû se terminer en 2011. La gestion du complexe sportif retourne à l´hôtel Montfleury dorénavant gérée par le groupe Accord-Novotel, qui est également propriétaire du terrain.

Malheureusement les années 90 verront le déclin et l’abandon progressif du site, en 1999 il sera définitivement fermé et deviendra une friche.


Aujourd’hui, à l’initiative de la municipalité de Monsieur Brochand, ces années d’abandon sont oubliées avec l’ouverture en décembre 2013 du complexe sportif Montfleury comprenant une piscine couverte, sept cours de tennis, une salle polyvalente, un parc pour flâner et où, entre la pelouse et le bosquet de bambous, depuis peu, il est possible de lézarder et de se désaltérer tout en grignotant devant le kiosque mini snack, qui vient de s’ouvrir.  F.V.

  

montfleury, complex sportif (800x600)

Complexe sportif Montfleury 19 avenue Beauséjour. Photo F.V.

 

 

ADDITIF: Une fidèle lectrice, meilleure utilisatrice des bus de la ville que l’auteur du billet précédent, nous communique qu’en prenant le 6 B depuis la place de l’Hôtel de Ville on arrive directement à l’arrêt « Excelsior ». Nous la remercions, bien sûr.  

 

CE MOIS A CANNES : Le Point : 28 07 2011  

Dans les années 1980, c’est le temps des affaires de baronnage, où clients et croupiers sont de mèche. La plus grosse affaire reste celle du Palm-Beach à la fin des années 80.

Dix-huit prévenus avaient été interpellés à l’époque et le casino avait fermé ses portes. Le montant détourné ? Incalculable. Dans un article publié en avril 1990, L’Humanité parle d’une escroquerie qui porterait sur 50 millions de francs rien que pour l’année 1988.  

Remontons dans le temps : l’illustre roi Farouk, lors d’une partie de poker, dévoile sa main : quatre rois. Assise autour de la table, Madame de Blanchonval, joyeuse et vieille dame fortunée, demande aussitôt à voir les cartes. Sur le tapis, il étale trois rois. Le roi, c’est moi, annonce-t-il. Ni une ni deux, il reçut les cartes de sa virulente adversaire à la figure. Comme de coutume, l’incident fut réglé en haut lieu.

 

 

 

 

INSOLITE  

 

  moustiers 1 (800x600) 

Moustiers fabriqué 10 impasse des Deux-Eglises.

Un affable Tunisien avait installé son tour, ses moules, son four dans l'annexe d’une habitation située au 10. Il était habilité à signer « Moustiers » et à copier les motifs du Moustiers-Sainte-Marie. Son départ, dans les années 2000, a mis fin à cette activité.  

 

LIENS ASSOCIES : ALAIN BELLET.  Aller simple pour Cannes. le petit carlton (2) (600x800) 

Roman policier où on évoque LE PETIT CARLTON souvenir encore récent. Nous mangions dans un  restaurant sympathique de la rue d’Antibes où les techniciens de TDF et des chaînes publiques avaient leurs habitudes…Des dizaines d’Anglais s’appropriaient la salle du premier étage bâtie en duplex  et leurs voix, guère discrètes, répétaient sans cesse les mots clés de ce festival-là, dead, death, killers, gun…  

Evoquons aussi le parfum cuir de Russie, parfum Pivert pour homme avec odeur d’écorce de bouleau, écorce qui servait à rendre les peaux traités cuir de Russie anti moisissures.

Emplacement du Petit Carlton. Angle de la rue d’Antibes et du boulevard de la République. Photo MLR.

 

 

 

LES ARBRES ERRATIQUES

LES EUCALYPTUS DU ROND-POINT GOULD.  

C’est John Taylor qui a introduit en 1854, dans les jardins du château Saint-Georges, propriété de SirThomas Robinson Woolfied dont il était alors le jardinier, les premiers eucalyptus à Cannes venant de Melbourne. Ils ont trouvé les conditions propres à leur existence, y vivent, y croissent avec succès. La Revue de Cannes du 04/04/1865 précisait le mot acclimatation est nul dans le règne végétal, on introduit mais on n'acclimate pas.

Les fleurs de cet Eucalyptus leucoxylon ont de très nombreuses étamines roses. Au départ, les étamines sont enfermées dans un étui fermé par un opercule (d'où le nom d'eucalyptus du grec eu : bien et kaluptos : couvert) formé par la fusion des pétales et, ou, des sépales. Pour un même sujet, les opercules peuvent avoir différentes formes. Lorsque les étamines grandissent, elles soulèvent l'opercule et s'étalent pour former la fleur.

Les eucalyptus  appartenaient à la propriété Bel Respiro, avant l'élargissement du rond-point.

Eucalyptus leucoxylon1 (600x800)

 L’Eucalyptus possède la propriété, grâce aux chloroplastes sur les deux feuilles, de doubler l’activité de la photosynthèse.

 En très peu de temps la culture de cet arbre se généralisa : M. Thuret fit les premiers semis en pleine terre à Antibes, en 1860, produisant des arbres de 30 à 35 mètres de hauteur.

 

L’association des Amis des Archives prépare la rentrée. De belles sorties en perspective, un programme de recherche déjà élaboré, les Amis des billets continuent leurs productions.

A tous bon repos, portons-nous bien.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 18:25

sans-titre        AmiDesArchives

    

  

  

  

  

  

    

  

  

 

 

 

 

LA VILLA EXCELSIOR : La baronne de Ladoucette avait fait un testament et don de tous ses biens en faveur de l'asile de Drancy pour parachever ainsi son entreprise caritative que géraient les Sœurs de Saint-Vincent de Paul.

Ces dernières héritèrent du château de Drancy et de son parc de 5,5 hectares ainsi que de la villa des Ladoucette à son décès le 9 décembre 1897 à Cannes.

Le baron et la baronne de Ladoucette eurent une fille, Berthe de Ladoucette, née en 1844 devenue, comtesse Robert de Mun qui décéda le 24 février 1865, à l'âge de 21 ans. Elle avait collaboré aussi aux œuvres de charité de sa mère.

Ils léguèrent également par testament la plus grande partie de leur fortune aux départements de la Moselle et des Hautes-Alpes pour être employée à des œuvres d'utilité publique.

Dans les années 1870, Madame de Ladoucette a fait édifier à Cannes une grande villa sur un terrain de près de 13000 m2. Elle la destine à l’accueil et au repos de jeunes filles venant de l’asile de Drancy, œuvre qu’elle a créée en 1859 pour l’accueil de jeunes filles démunies, apprenties et ouvrières. La Fondation de Drancy, qui réunit les deux établissements est ainsi créée.  

En 1973 la fondation est confiée par décret ministériel à la Société Philanthropique.
En 2001 la villa, devenue maison de repos et de convalescence, est fermée. Naîtra par la suite le projet d’un Centre d’Accueil Parents-Enfants. Il permettra de répondre à l’insuffisance de places d’accueil pour les familles en grande précarité, notamment sur l’ouest du département.
Le 2 février 2004, sa création est autorisée par le Conseil Général des Alpes-Maritimes.  
Inauguration du centre d'accueil villa Excelsior le 19 mars 2007.  

"Ce centre est géré par la Sté Philanthropique, association loi de 1901, il a pour finalité d'accueillir des familles avec des enfants de moins de six ans en situation précaire et de rupture, en leur offrant pour une période de six mois un hébergement et un accompagnement dans le soutien à leur rôle de parents et dans leurs démarches d'insertion sociale et professionnelle."

 

 CAN-1-.jpg 

 

Villa Excelsior. 9 Avenue de la Californie. Photo       F. V.

 

 

Société Philanthropique Protection de l’Enfance.

 

Un cadre respectueux du patrimoine et des parents en détresse, cela valait bien un article. Et vous pouvez à partir du bus 21, arrêt « Californie », allez voir sur place.

 

 

CE MOIS À CANNES     

10 VI 1788 : le monastère Saint-Honorat est sécularisé. L. de Prunières, évêque de Grasse, distribue aux principales paroisses les reliques qui se trouvent dans les églises cannoises. Cannes conserve la châsse en argent et vermeil dont François 1er avait doté le monastère, Grasse eut la tête de Saint Honorat, les deux bras furent donnés aux paroisses de Mougins et du Cannet.      

 

LIENS ANNEXES :      

 

PHILIPPE COLLAS ERIC VILLEDARY : LA CÔTE D’AZUR AU TEMPS D’EDITH WHARTON

 

  château scott vue de l'avenue maréchal juin     

Château Scott vu boulevard Maréchal-Juin. Photo L. S.

 

Michel Hugh SCOTT, le roi de l'huile de foie de morue, qui pensait bien trouver de riches clients parmi tous ces malades, se fait construire un somptueux domaine, le château Scott, sorte de manoir écossais ; cette nouvelle tendance, celle de l’éclectisme architectural, connaît de grandes heures. M. Scott vivra à l’heure du « Big Ben », important son style de vie plutôt que de se fondre dans la tradition locale. Au château, scones et five o’clock tea seront toujours au rendez-vous. On se croirait dans la résidence d’un chef de clan des Highlands. Cette incroyable demeure, aux tourelles et créneaux gothiques, recevra William Gladstone et inspirera bien des cinéastes. Marcel L’Herbier y tournera « Le mystère de la Chambre jaune » quand W. Gladstone occupait les lieux.      

 

 

 

DEUX CEDRES ERRATIQIES DE L’ATLAS ALGERIEN

 

           cèdre victoria 2 (600x800) L’un est rue Signoret, à l’arrière du rond-point Duboys-d’Angers, qui ayant cessé de croître fait « la table », s’épaississant à la base. Il figurait sur le plan régulateur de 1884 et appartenait à l’hôtel Victoria, rue d’Antibes.  

 

   

    cèdre gallia (600x800) 

Rue du Lys. Photo MLR.

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L’autre le long de la résidence Le Gallia, dans la rue du Lys ; il a connu le charme de La Belle Epoque, quand il appartenait au Casino des Fleurs. Un square a largement amputé la résidence : Square des Frères Gaudino-Joly, en l’honneur de ces héros morts au champ d’honneur pendant la guerre de 14-18 ; il est aménagé en 1965-1966. On peut y chercher magnolias, palmiers washingtonia, butia, phœnix.     

 

Ces cèdres se devaient de ne pas dépayser les « colons » de séjour à Cannes.

   

INSOLITE

Horloge insolite : c’est un grand bâtiment situé à l’angle de la rue Léon-Noël et de la rue Boucicaut, dominé par une tour nantie sur quatre faces d’une horloge, où se trouvaient les entrepôts des établissements Fellegara et Frères, compagnie de transports, déménagements et garde-meubles. M. D.    horloge insolite m.d. (600x800)

 

Photo M. D.   

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Jeudi 5 juin : un après-midi au quartier Saint-Nicolas. Visite commentée par Jean-Marc Mathieu, suivie d'un goûter champêtre Villa Mignonne.

Samedi 14 juin : Journée à Tourettes-Levens en autocar. Patricia Valensi, conservatrice du musée de la Préhistoire, nous accompagnera dans la visite de ce musée.

Samedi 27 juin : journée à l’île Sainte-Marguerite. Le matin : vidéo conférence « William Turner, précurseur de l’impressionnisme. Déjeuner sous les micocouliers suivi d’une promenade dans le fort.

Pour tous renseignements (06 16 78 97 71.

Un parcours pédestre commenté est organisé par les archives municipales de Cannes dans les quartiers Terrefial et Russe.

Pour tous renseignements (04 89 82 20 60.

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 15:13

AmiDesArchives

 

LE LOGIS DU GOUVERNEUR DU FORT ROYAL

Sur l’île Sainte-Marguerite, le logis des gouverneurs vient d’être remis en l’état. Il date du XVIIIe siècle. Petit historique de cette île :

Claude de Lorraine, duc de Chevreuse, ayant reçu de Louis XIII l’île Sainte-Marguerite, il la cède à son tour à son frère aîné, le duc de Guise et ce dernier abandonne une partie de ses droits à Jean de Bellon pour 4 500 livres en se réservant un droit de rachat perpétuel. Jean de Bellon se fait construire un manoir à l’emplacement des ruines de l’établissement du Bas-Empire romain, vaste plate-forme rocheuse au-dessus de la mer, en face de Cannes.

logis du gouverneur m.d.En 1635, la France rentre dans la guerre de Trente Ans, le fort capitule. Les Espagnols qualifient l’île de Joya incognita.C’est alors que le manoir devient le logis du gouverneur. Deux groupes disposés en angle droit de deux bâtiments parallèles servent de casernement et forment une place d’armes. Deux ans plus tard, les Espagnols abandonnent la place qui n’intéresse plus guère.

 

 

 


                                                                    Logis du gouverneur. Photo M. D.

 

 

 

Le logis du gouverneur va devenir le Centre de conservation et d’étude archéologique, CCE de Cannes. Les objets archéologiques y sont conservés depuis le XIX e siècle. 90% des collections, accumulées sur des étagères, proviennent de l’île. Cannes était une zone marécageuse. Certains vestiges étaient enfouis jusqu’à 34 mètres de profondeur, apprenons-nous par la conservatrice en chef des musées de Cannes, Frédérique Citera-Bullot.

 

Dans une lettre du 05/12/1703, Antoine Niquet écrivait : Il y a bien d’autre chose à faire à cette place pour la mettre en état de deffence (sic) mais à quoy bon ? Elle ne garde ni port ni rade… elle n’est par conséquent bonne à rien, son entretien, sa garnison sont à la charge de l’Etat…

 

Source: Nice-Matin, 17/01/2014.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GEORGES WYATT un ami cannois 

 article journal 1

France Amérique pour le Courrier des ÉTATS-UNIS

The Courrier des Etats-Unis was a French language newspaper published by French immigrants in New York . Le Courrier des États-Unis est un journal de langue française publié par des immigrants français à New York . It was founded in 1828 by Félix Lacoste with the help of Joseph Bonaparte ( Napoleon 's older brother), who was living in New Jersey . [ 1 ] La revue a été fondée en 1828 par Félix Lacoste avec l'aide de Joseph Bonaparte (Napoléon son frère aîné), qui vivait dans le New Jersey .

The Courrierwas the most famous French newspaper across North America, South America and the Caribbean. Le Courrier a été le plus célèbre journal français en Amérique du Nord, Amérique du Sud et dans les Caraïbes. In 1850, it had more than 11,000 registered [ 2 ] readers and was distributed from Quebec to Río de la Plata , and from New York to San Francisco . En 1850, il y avait plus de 11.000 inscrits  lecteurs et a été distribué à partir de Québec à Río de la Plata, et de New York à San Francisco . It also had readers in FrIl a également eu des lecteurs en France.

 

France Amérique est le journal de langue française créé en 1943 diffusé en Amérique.

Monsieur Georges Wyatt né en 1902 à Calais est décédé le 30 décembre 1970 à Cannes (sépulture au cimetière du Claus).

Il a travaillé au consulat général de France aux États-Unis durant plusieurs années.
Photographe de talent, établi à Cannes et correspondant du journal France Amérique il se chargeait des reportages photos sur le festival, c’est à ce titre que sa signature a souvent paru dans ce journal.

 

 article journal 2

 

Recherche par E.R.

 

LIENS ASSOCIES :

J.M. GEFFRIER P. FLET : La Cuisine Cannoise

L’aïoli géant de Cannes : La tradition perdure depuis les années 1975, à l’époque du maire B. Cornut-Gentil, où la mairie avait l’habitude de recevoir les membres du jury et la presse sur la butte de Saint-Cassien. Aujourd’hui, sur la Place de la Castre au Suquet, l’aïoli du maire réunit, chaque année, un millier de personnes. Vous prenez pour ce millier de personnes, 50 kilos de pommes de terre, 50 kilos de haricots verts, 50 kilos de choux fleurs, 30 kilos de carottes, 180 kilos de morue dessalée, 1000 œufs durs et surtout 50 kilos d’aïoli…et vous obtenez  ce plat de fête traditionnelle. On a envie de décerner à la brigade des 18 cuisiniers et des 45 serveurs, une palme hors compétition pour cet évènement, celle de l’accueil et de la convivialité.

 

CE MOIS À CANNES

25 mai 1815 : Joachim Murat, chassé de son royaume de Naples par les Autrichiens, débarque à Cannes et loge à l’hôtel de la Poste aux Chevaux qui était alors à la pointe Saint-Pierre. Plus tard en juillet, après Waterloo, il se retrouve à Cannes avec le général Brune qui commandait l’armée d’observation du Var. (Guide bleu Cannes-Le Cannet 1935. Archives municipale B530.)

 

INSOLITE

Ipoignée de porte 2-copie-1

 Je visitais, début 1990, la Maison des Jeunes et de la Culture, avenue du Docteur Picaud. Je remarquais les très beaux fauteuils équipant la salle principale de cinéma, ainsi que les magnifiques portes.

 Tout n’avait pas été sacrifié à la folie des démolisseurs. J’en fus très heureux. J’en fis compliments et l’on me répondit que c’étaient les vestiges récupérés de feu notre Palais-Festival.

 Les poignées de porte à la MJC. Photo L.S.                                                              L.V.


 COURRIER SANS PAROLES DES LECTEURS

 Square Peyriere

Carte postale antérieure à 1904. F.V.

 

SUITE AU BILLET N° 47 : L’ESPERANTO A CANNES

Jean Basset, participant actif de notre billet, nous signale que « le pou du ciel » des espérantistes était pourvu d’un moteur Aubier-Dunne, fabriqué dans le nord à Saint-Amand-les-Eaux à l’usine fondée en 1929 par Georges Aubier et son gendre John Dunne d’origine américaine, célèbre pour ses moteurs à deux temps équipant les motos et les avions.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Jeudi 5 juin :   Après-midi au quartier St-Nicolas

                        Visite commentée du quartier par Jean-Marc Mathieu

                        Rendez-vous 14h à la sortie du parking St-Nicolas

 

Inscriptions avant le 27 mai

( : 06 16 78 97 71

 

 

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