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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 22:11

L’ETE 1939 A CANNES

Toute la ville est en effervescence, la saison bat son plein et au programme s’inscrit le premier festival international du film du 1er au 20 septembre.

Les enjeux d’une manifestation cinématographique en France sont à la fois politiques (en 1938 Les deux films vainqueurs de la Mostra de Venise sont des films de propagande allemand et italien) et économiques, la France peut exposer la vitalité de sa culture et la qualité de son accueil.

Un contrat est signé entre le gouvernement et la ville de Cannes le 31 mai 1939, c’est la naissance officielle du Festival International du Film.

La France, comme les autres pays, va les sélectionner parmi les toutes dernières productions. Ils doivent être pour la moitié, inédits et pour les autres, avoir moins d’un an. Le nombre de films à présenter est déterminé en fonction de la production de chaque pays. Seront retenus pour la France : L’Enfer des anges de Christian-Jaque, La Charrette fantôme de Julien Duvivier, La Piste du Nord (La Loi du Nord) de Jacques Feyder, L’Homme du Niger de Jacques de Baroncelli, un documentaire long métrage, La France est un empire, ainsi que des courts-métrages et un dessin animé de la série « trois minutes ».

Le 22 août, le Figaro annonce l’inscription de 31 films de long métrage et 30 films en court métrage. Les Anglais continuent à négocier le nombre de films… Les Américains lâchent Venise, qui a lieu en août, et fin août, un contingent de stars américaines, Mae West, Gary Cooper, Tyrone Power et bien d’autres, débarque à Cannes.

La fête commence. La saison estivale bat son plein, on se bouscule le 22 août pour « le bal des petits lits blancs », qui réunit 1000 couverts à 1000 frs, cette soirée doit être le gala des galas, la nuit des bijoux, la nuit de l’élégance… Fin août le Palm Beach brille de tous ses feux. Le 1er septembre, à souper, Jean Zay, ministre de l’Éducation Nationale doit recevoir les principaux délégués au Festival international du Film et, toujours sous le signe du cinéma international, le 16 septembre est prévu le gala de clôture.

BILLET N° 64 AOÛT 2015

Louis Lumière, pionnier du cinéma, âgé de 75 ans accepte la présidence du festival : le séjour lui est offert par le Carlton. Une coupe Louis Lumière doit être remise au meilleur metteur en scène.

En résumé : 15 nations représentées, 4 films par jour. Le prix des places est le même en après-midi et en soirée : 25 à 30 frs avec possibilité d’abonnement.

Le 1er septembre, jour de l’ouverture, Hitler envahit la Pologne. Le 3 septembre, c’est la guerre. La Mostra ouvre le 8 septembre. On reporte l’ouverture de Cannes au 10 septembre.

La seule projection est une séance privée : Quasimodo de l’américain William Dieterlé. Pour la petite histoire, une réplique en carton pâte de Notre-Dame de Paris avait été installée sur la plage.

Le premier Festival n’aura pas lieu. L.S.

BRIDGE CLUB GALLIA

1940-2015, il a fêté son 75e anniversaire d’existence dans les nouveaux locaux de l’hôtel Montfleury; la plus prestigieuse salle de bridge de France, à l’ancien hôtel Gallia, ayant fermé ses portes. Au début de l’année 1940, Steeve Vagliano fonde informellement dans la suite du cercle nautique le Cercle International Mondain de la Côte d’Azur, sa clientèle étant tant cannoise qu’étrangère. Après la débâcle, le gouvernement de l’époque fait paraître des décrets réglementant plus sévèrement le droit d’association et notamment celui des étrangers, René Lefebre-Dibon, chef d’escadron d’artillerie en retraite, déclare, le 22 juillet 1940, à la sous-préfecture de Grasse, l’existence du Cercle International Mondain de la Côte d’Azur dont le siège est à l’hôtel Miramar. Après la guerre, le nouveau président est Étienne Vagliano.

C’est en 1958, que la dénomination de l’association devient Cercle International de Cannes Bridge Club de Cannes et qu’il s’installe dans l’ancien hôtel Gallia sur l’ancienne salle de restaurant et ses annexes, plus de 250 m2. Le président, M. Chevallier, fait un montage juridique pour le rachat de ce bien avec l’aide de deux membres fortunés dont l’un est Louis Ducatel (élections présidentielles 1969, 1,27% des voix au premier tour). Cette SCI, par suite de décès ou de rachats partiels par d’autres membres finira par avoir une gestion compliquée.

C’est le docteur Lamielle qui en 1990 lance le club dans les compétitions.

En 2014, les locaux du Gallia sont vendus, un partenariat est réalisé avec la ville pour une nouvelle installation à l’hôtel Montfleury.

Derniers souvenirs du Gallia , le portail et M. Tintner.
Derniers souvenirs du Gallia , le portail et M. Tintner.

Derniers souvenirs du Gallia , le portail et M. Tintner.

Le 26 mars 2010, tournoi en l’honneur du centenaire de Léon Tintner, qui fut champion d'Europe par équipe, deux médailles de bronze aux championnats du monde.

Sources : fascicule offert par Bridge Club Gallia Montfleury.

P.S. Omar Sharif qui vient de décéder, a fréquenté le Gallia. Une amie m’a rapporté une de ses confidences : « il m’est facile d’avoir une partie adverse féminine, elles ne suivent pas le jeu et me regardent ». Il a été un des plus grands joueurs de bridge au monde.

CE MOIS A CANNES.

02/08/1874 Les ouvriers horticulteurs de la ville ont commencé la taille des pourpriers (?) qui forment bordure sur le boulevard de la Croisette.

La pousse vigoureuse de ces plantes avait rendu cette opération nécessaire, car elles auraient fini par masquer aux promeneurs l'horizon, si agréable à l'œil, des montagnes dorées de la Napoule ainsi que les îles de Lérins.

LIENS ANNEXES : ANDRE COTTALORDA La Fabuleuse Histoire du sport cannois, tome II

En1918, les troupes américaines hébergées dans les centres de repos méditerranéens s'exhibent sur les plages. Ainsi la France fait connaissance avec ce sport non violent mais si attractif qui ne met pas les adversaires en contact. L’un de ses meilleurs propagandistes est Vlado Boudimir, un éclectique yougoslave qui tient son art des Américains eux-mêmes. Vers 1930, il se lie avec le professeur Paul Barrioz et sa femme Louise qui animent à Cannes la plage des Flots Bleus … Deux poteaux fichés dans le sable, un filet (de pêcheur) tendu d’un bout à l’autre…

Carte postale aimablement communiquée par F. V.Carte postale aimablement communiquée par F. V.

Carte postale aimablement communiquée par F. V.

on se bouscule à huit ou dix dans chaque camp sur une petite portion de sable… La première compétition du genre a lieu dans le courant de l’été 1931 sur le sable du Palm Beach. Les époux Barrioz arrivent en tête. Le volley-ball vient de trouver à Cannes son second berceau.

COMPLEMENT D’ENQUETE

Notre aimable associé J.B. a relu pour nous La Riviera dans le vent écrit par George Montagu, époux de Jacqueline Taylor et nous le remercions.

La villa Saint-Michel était menacée d’expropriation depuis des années pour la création d’un grand boulevard central partant du Cannet pour aboutir exactement à son emplacement. Avec l’arrivée de M. Cornut-Gentille en 1963, craignant que le projet ressorte des cartons des urbanistes, l’expert- comptable de l’agence la transforma en deux parties, agence immobilière et SCI, s’associant à leurs voisins Madame de Sainte-Marie Perrin, M. Racine et M. Jean Mineur, propriétaire du défunt restaurant Le Festival (lui-même faisant suite à une boutique de mode appartenant à Jacques Heim). Cela devait décourager toute procédure d’expropriation… Et c’est ainsi que sera érigé Centre Croisette pendant la décennie suivante sur ces sites respectifs (devenu le «17 Croisette»). L’agence, pendant les deux années affectées à la nouvelle construction, logea dans les locaux encore invendus du Parc Croisette. L’entrepreneur est Deromedi. 80 appartements au prix de début de 10 000 F/m2 puis 20 000 F quand les acheteurs affluèrent. La façade fut décidée en accord avec le bureau des « Bâtiments de France ». Architecte Jean Lizero avec M. Grandvaux architecte de Deromedi, dans le parfait alignement du Carlton. La construction avancée regrettable du Noga Hilton bouchera la vue des fenêtres à l’ouest.

ET : Voici une photographie envoyée par Irène Payan de la Vierge sur l’esplanade du Suquet ( voir juillet 2015). La qualité du matériau laisse penser qu’il s’agit d’une reconstitution, à suivre.

ET : Voici une photographie envoyée par Irène Payan de la Vierge sur l’esplanade du Suquet ( voir juillet 2015). La qualité du matériau laisse penser qu’il s’agit d’une reconstitution, à suivre.

ON NOUS COMMUNIQUE

Le 5 août, de 10h à 12h, visite du quartier Prado-République organisée par les Archives municipales.

Pour tous renseignements tel : 04 89 82 20 60.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 22:53

~~ACTUALITÉS

LA MACHINE DE VICTOR a été présenté au « Short film corner » dans le cadre du Marché du film pendant le Festival de Cannes 2015, le rendez-vous du court métrage.

Jean-Marc Olivier en est le réalisateur ; il est enthousiaste : Victor Tuby… Ce personnage énigmatique est un peu notre Léonard de Vinci cannois. C’est un thriller fantastique entièrement tourné et réalisé à Cannes par l’équipe de l’AC2CA. Dans un Nice-Matin du 19 mars 2010, Jean-Marc Olivier était accompagné de Christophe Roussel, également Cannois pour présenter un scénario qui s’élaborait. Jean-Marc Olivier a déjà préparé le scénario d’un long métrage avec la reconstitution de lieux de légende, comme l’hypothétique chemin sous-marin qui relierait le quartier du Suquet aux îles de Lérins. Pour en savoir plus : www.lamachinedevictor.fr

Que connaissons-nous de Victor Tuby, cet homme d’actuelle légende ?

Il est né à La Bocca, quartier Saint-Joseph. Il fait des études de droit et fréquente les Beaux-Arts. Il effectue son service militaire à Aix-en-Provence, découvre à cette occasion le Félibrige et se lie d’amitié avec Frédéric Mistal. En 1919, après la guerre qu’il termine avec le grade de capitaine, il épouse Suzanne Clément, s’installe au moulin de Forville acquis par sa famille en 1835 et fonde la même année l’Académie provençale. Le moulin se transforme en centre culturel, Victor Tuby y enseigne le Provençal et réalise de nombreuses sculptures, l’actualité demandant des monuments aux morts.

Il engage des professeurs de danse et de chant, réédite le Trésor du Félibrige de F. Mistral. Le Moulin, en 1933, servira à l’organisation de fêtes latines.

Victor Tuby se livre à d’autres activités, il crée un laboratoire de chimie galénique (en mémoire de la doctrine de Galien (129-200), ainsi baptise-t-il son nouvel atelier pour la préparation et la conservation des médicaments. Il élabore des remèdes contre la fièvre aphteuse ou la fièvre de Malte.

 Prospectus Victor Tuby gaz verso agazol. Photo F.R.

Prospectus Victor Tuby gaz verso agazol. Photo F.R.

Chargé des médicaments de sa composition, il partait dans l’arrière-pays au chevet des malades au volant de sa « Rosengart » encore visible et restaurée au « moulin ».

 Victor Tuby Notice fièvre aphteuse. Photo F.R.

Victor Tuby Notice fièvre aphteuse. Photo F.R.

~~Il s’adonne à la radiesthésie, il étudie les effets des radiations telluriques, la ''thérapeutique phytothérapique''. Il sillonne l’arrière-pays à la recherche de plantes. Il collectionne les antiphonaires enluminés, il s’agit de livres liturgiques catholiques utilisés pour les heures canoniales.

Au cours d’une fête de l’Académie Provençale, le caïd de Tunis fut reçu en 1935 au Moulin Forville où Tuby lui remit solennellement, avec un diplôme d’adhérent, la cigale d’or symbolique. Victor Tuby meurt chez un ami à Tulle le 31 décembre 1945.

N. B. Le moulin était un ancien moulin à huile dit « à sang » car il fonctionnait à la sueur de bêtes ou des hommes. À Cannes, nous pouvons voir outre le monument du Souvenir français, le monument pour le centenaire de la naissance de Mistral, et malheureusement en pierre tendre, la statue de la Sainte Vierge de quatre mètres de haut à la place de la Castre, taillée dans des blocs de pierre de Bourgogne.

Photo Le Souvenir français, la Femme à la Flamme.  Cimetière du Grand Jas. Photo Irène Payan.

Photo Le Souvenir français, la Femme à la Flamme. Cimetière du Grand Jas. Photo Irène Payan.

~~En échange de ses services, Victor Tuby se fait payer en débarrassant les paysans de leurs objets encombrants qu’il restaure, c’est pourquoi on peut voir au moulin Tuby une importante collection de costumes provençaux, de meubles anciens et d’objets traditionnels. Il avait modifié l’intérieur de sa demeure, il est dit que les arcades de son entrée voulaient rappeler la place de Biot. En dernière nouvelle, notre association a pris contact avec l’équipe des cinéastes pour une projection, en septembre, du court métrage, où donc ? Devinez !

~~COMPLÉMENTS D’ENQUÊTES

SUITE ET FIN DES 100 JOURS À CANNES

Le 20 juillet 1815, parvient à la mairie une lettre de Monsieur le sous-préfet : les fonctionnaires qui avaient été remplacés par la violence depuis le 20 mars sont rappelés à leurs fonctions suivant l’ordonnance du Roi donnée à Saint-Denis. Nous avons donné connaissance par écrit tant à M. Poulle qu’à M. Antonio Violet et Antoine Vidal de reprendre leurs fonctions. Aucun d’eux ne s’étant présenté, nous avons cru devoir les faire remplacer par trois membres pris dans le Conseil Municipal afin de ne pas laisser la mairie vacante et pour que le service ne put souffrir. Les conseillers provisoires sont Mrs Vraume, Roustan et Esprit Violet, nous leur avons fait la remise des clefs.

Le maire élu sera Joseph Michel Hibert.

ET

C’était le temps où les coureurs s’installaient sur la côte, au soleil. Anquetil s’installe à Cannes et rend visite à ses amis pâtissiers avec Jean Stablinski. En 68, Anquetil gagne le grand prix du Petit Varois (c’était un journal), en 1969, Gilbert Bellone le régional, fait coup double : il s’impose dans le grand prix de Cannes. Chaque ville a sa course ou presque.

~~Sources : Vélo Star, Cyclette revue N° 389

~~LIENS ASSOCIES : G. K. WILKINSON JOHN TAYLOR AND SON, Un Siècle d’histoire.

En 1884, l’unique bureau de John Taylor était situé route de Fréjus, petites pièces plutôt sombres, et à la porte à côté, le Salon de lecture (de l’ère victorienne). L’Agence poursuit ses activités, elle évacue le front de mer et s’installe dans l’ancien local, rue Maréchal-Foch. En 1964, le Siège social déménage sur la Croisette, à la villa Saint-Michel. La construction date de la fin du XIXe dans le style chalet. Le jardin est l’un des rares jardins qui subsistent sur la Croisette. L’intérieur décoré dans le style de l’époque est composé de pièces aux proportions harmonieuses et aux plafonds délicatement ouvragés. On a plaisir à y travailler… À l’étage supérieur se trouve un appartement confortable à l’usage des invités. Au rez-de-jardin un appartement de gardiens et les réserves pour les archives. Les anciennes écuries à l’arrière ont été transformées en bureaux modernes.

Photo Agence Taylor, anciennement villa Saint-Michel.

Photo Agence Taylor, anciennement villa Saint-Michel.

~~INSOLITE : Les suppositoires en végétaux Dans les palmiers touchés, il a pu être recensé entre 300 et 1 000 charançons et toutes les espèces sont attaquées. La plante meurt entre 2 et 5 ans selon l'importance de l'infection. Les chenilles de Rhynchophorus dévorent les jeunes palmes avant de coloniser les cœurs et d'y creuser leurs galeries.

Photo palmier MLR

Photo palmier MLR

ON NOUS COMMUNIQUE

Au cours de la dernière sortie à Menton, dans les jardins du palais Carnolès, nos amis ont fait un beau voyage en Extrême-Orient, en Afrique ou en Austrasie, en contemplant un immense podocarpus de la famille des conifères mais sans aiguilles proprement dites.

Podocarpus, jardins du palais Carnolès. Photo M.D.
Podocarpus, jardins du palais Carnolès. Photo M.D.

Podocarpus, jardins du palais Carnolès. Photo M.D.

Le nom générique Podocarpus vient du grec pous, podos, le pied - et karpos, fruit, en référence aux pédoncules charnus des fruits. Il a été créé par le botaniste français Charles Louis L'Héritier de Brutelle (1746-1800). Merci Wikipédia, pour le gros plan ci-dessous également.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Visite pédestre et commentée du quartier Prado-République le 10 juillet à 10 heures. Contacter les Archives municipales. Tel: 04 89 82 20 70.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:53

~~C’ÉTAIT AUTREFOIS

Les dernières élections, 22 mars 2015, avec un nouveau découpage électoral, une partie des électeurs de Cannes votant avec ceux du sud du Cannet, (canton de Cannes 1), nous ont donné l’idée de revoir l’histoire de nos deux agglomérations.

Dans le passé, les deux bourgs ont à leurs têtes trois consuls avec une surveillance complexe des abbés de Lérins.

Au XVème siècle, les querelles s’enveniment entre Cannois et Cannetans malgré la présence d’un consul cannetan parmi les trois consuls.

En 1765, le sieur Augier, troisième consul, qui était cannetan, eut l’idée d’emporter au Cannet son chaperon afin de le porter lors de la fête de Saint-Didier, le 23 mai, fête patronale du bourg. Les Cannois s’en indignèrent et adressèrent une protestation auprès du parlement de Provence. La cour d’Aix-en-Provence donna gain de cause au Cannetan à charge pour lui de faire apporter à ses frais le chaperon à Cannes les jours de cérémonies.

Nous voici en 1774, les moines de Lérins gèrent Le Cannet. Les habitants forment alors une véritable communauté par leur origine génoise et leur tradition agricole opposée au commerce maritime de Cannes alors géré par des bourgeois. Ils se sont groupés en hameaux éloignés de Cannes. Ils trouveront un appui auprès du ministre Turgot dans leur démarche pour s’en séparer.

Le 9 août de cette année, Louis XVI érige par un arrêt royal Le Cannet en commune indépendante de Cannes et de Mougins. Cependant, ce n'est que le 29 janvier 1777 que cet arrêt fut enregistré par le Parlement de Provence. Le territoire cannetan est issu de parcelles de ces deux communes.

Le Cannet trouvera des opportunités pour s’agrandir, les immigrés italiens travaillant à Cannes se groupent autour du four à chaux qui deviendra le quartier Rocheville. Le quartier des Bréguières, par la suite, rognant sur Mougins, à la fin du premier Empire donne à la ville son actuelle superficie jusqu’en 1970 avec le quartier Garibondy, le plus occidental, il est géographiquement en marge, mais rattaché à la commune, grâce au chemin de Carimaï.

Le choix de la situation de la gare, engendrera de nouvelles querelles. La gare était déjà en activité depuis 1863 là où nous la connaissons. Suite aux nombreux mécontentements concernant le tracé de sa voie, le conseil municipal envisage en 1881 de la déplacer plus au nord et de la rebâtir à la place d’un hôtel, (actuellement le lycée Jules-Ferry). Les protestations font rage : En reculant la gare jusqu’au territoire du Cannet, on fera une bosse à notre ville, et la voie ferrée au lieu d’étreindre sa taille, paralysera ses bras…

Pont de la Foncière

Pont de la Foncière

~~ De ces tribulations il reste «le pont de Lyon » qui n’a jamais eu la fonction qui lui était réservée. Le tunnel passant par la Croix-des-Gardes et sous la « Californie », l’idée venait du directeur de la Société Foncière Lyonnaise, filiale du Crédit Lyonnais, M. Germain, elle fut refusée par la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée. Mais quel grand dommage que ce pont soit situé si près de ce Cannet que l’on déteste…pouvait-on lire dans la presse locale !

Le Pont de Lyon. Avenue du Camp-Long. Photo FV.

Le Pont de Lyon. Avenue du Camp-Long. Photo FV.

~~De ce passé commun, il reste deux blasons de même inspiration, ils sont traversés par une palme et possèdent deux fleurs de lys, en argent pour Le Cannet et en or pour Cannes.

Sources :

Bernard Cornut-Gentille, Histoire de Cannes.

T. de Ville d’Avray, Histoire de Cannes, tome III.

Christian-Georges Rizzo-Pierrel, Histoire de la butte de Saint-Cassien de Cannes, de sa chapelle et du village d’Arluc.

~~CE MOIS À CANNES : Le Littoral, 1er mai 1932.

Inauguration de la route Napoléon 1er du 10 au 13 Juin 1932.

Le départ de Golfe-Juan a été fixé au 10 juin à 17 heures. A Cannes aura lieu l'inauguration de la plaque apposée sur la façade de l'Eglise Notre-Dame, à l'endroit même où Napoléon, dans la nuit du ler au 2 mars, établît son campement. Cette cérémonie sera suivie d'une représentation au Palm Beach Casino où sera donnée, une pièce en vers de Mme Moreau-Bellecroix « Le Camée de l'Empereur » et un impromptu de M. Georges Loiseau rappelant les événements qui se sont déroulés à Golfe-Juan et à Cannes, lors du passage de l'Empereur dans ces villes.

La soirée se terminera par une conférence de M. Hubert Dhumez.

Le lendemain, la caravane, empruntant ce qui fut le périlleux chemin que suivait la troupe de l'Empereur, se dirigera vers Grasse où eut lieu, sur le Plateau de Roquevignon, maintenant Plateau Napoléon, la première halte de la petite armée.

Suivant étape par étape la route qui n'était alors qu'un chemin muletier, et que, sous la neige qui tombait à gros flocons et le vent froid qui soufflait, Napoléon parcourut à pied, suivi de ses fidèles grognards. La caravane gagnera Saint-Vallier où, sur la Place Apié, sous un grand ormeau que remplace maintenant une colonne commémorative, Napoléon se reposa. Le passage des troupes impériales a laissé de durables souvenirs dans le pays. Un verre dans lequel but l'Empereur fut pendant longtemps conservé par une famille du pays ; Escragnolles où eut lieu une nouvelle halte et où Napoléon rendit visite à la mère du Général François Mireur, originaire de ce village, qui fut tué pendant la Campagne d'Egypte, à Damanhour, et à laquelle il remit un rouleau de 500 francs en or.

Par Séranon, Castellane qui n'étaient reliés à l'époque que par un mauvais sentier, et où la petite troupe rencontra les pires difficultés ; Barème et Digne, les officiels gagneront Sisteron, où se passera la première nuit.

Napoléon arriva à Sisteron le 6 mars 1815, vers 11 heures du matin, précédé par Cambronne et ses grenadiers qui composaient l'avant-garde.

« Aura-t-on le plaisir de me revoir sur le trône ? » demanda l'Empereur, « Des sottises ont été faites, je le sais. Je réparerai tout, le peuple sera heureux » assura-t-il. Des vivats s'élevèrent et le cortège s'éloigna par la porte du Dauphiné au milieu d'acclamations nourries.

~~La caravane officielle, poursuivant sa route gagnera ensuite Gap, La Mure, Laffrey où partout sur son passage fut acclamé l'Empereur. Villes qui gardent encore vivant, évoqué le soir à la veillée, le souvenir de la magnifique épopée.

L'arrivée à Grenoble, terme du voyage, aura lieu le 13 juin.

C'est à Grenoble, première étape du pouvoir reconquis par l'Empereur, que deux mille paysans armés de faux et de vieux fusils, portant des torches, encadrant les soldats formés en colonnes reçurent l'armée aux cris de « Vive l'Empereur ».

Napoléon y reçut les autorités de la Ville, agit en souverain et, à Sainte-Hélène, il pouvait légitimement écrire : « Jusqu'à Grenoble, j'étais aventurier, à Grenoble, j'étais Prince ».

~~LIENS ANNEXES : André COTTALORDA - La fabuleuse histoire du sport cannois.

La résidence "LE CASTILLE" 15 boulevard Montfleury.

La résidence "LE CASTILLE" 15 boulevard Montfleury.

~~Une des dépendances de l’hôtel Castille est mise à la disposition du « noble art » par son propriétaire Drac del Castillo. Là, à côté d’un minigolf, et d’un bar américain une vaste salle avait permis l’installation d’un ring surélevé de six mètres de côté autour duquel pouvaient prendre place aisément plusieurs centaines de spectateurs. Le premier gala fut organisé le 24 mars 1931. Ce soir-là, on avait distribué à tous les présents un petit opuscule pour mieux les éclairer sur la manière de juger un match de boxe. Au programme, cinq combats opposant en légers le Marseillais Marquet au Lyonnais Dubreuil ; chez les moyens, un Cannois, François Bietta qui envoya rapidement au tapis son adversaire lyonnais nommé Debiesse et surtout Jean Bottero qui, chez les mi-moyens, élimina facilement le Niçois Max Roger.

LES ARBRES ERRATIQUES, suite et fin.

LE TENUIS : Au croisement de la rue Saint-Jin-Jin et de l’avenue de Lérins survit aux démolisseurs de la villa Tenuis, le palmier à qui celle-ci doit son nom. C’est un palmier des îles Canaries Phoenix Juboe Christ. Merci à F.R.

Résidence L'Olympe, avenue des Hespérides.

Résidence L'Olympe, avenue des Hespérides.

~~ Cet arbre introduit par le vicomte Vigier est remarquable par son tronc très robuste supportant une magnifique couronne de feuilles dont on peut compter une centaine sur le même pied. Ses fruits se sèment spontanément mais ne sont guère mangeables même dans leur patrie. On en connait aussi au château des Tours.

ON NOUS COMMUNIQUE

C’est avec plaisir que nous avons vu la Galerie de Cannes rouverte. Elle avait été simplement rafraîchie.

Le samedi 13 juin, il est prévu une journée à La Brigue avec la visite guidée des fresques de Notre-Dame des Fontaines, celle du village de Saorge avec nos amis de l’Académie Clémentine et le Vendredi 26 juin, une journée sur l’île Saint-Honorat, la connaissance des archives du monastère et une promenade guidée dans l’île.

Pour tous renseignements 

Tel : 06 16 78 97 71.

Les archives municipales organisent des visites guidées du « quartier russe » les 2 et 16 juin de 10 h à 12 h. 

Tel : 04 89 82 20 60.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 23:08

~~ACTUALITES :

En 2010, la statue de saint Georges avait été vandalisée.Une nouvelle statue vient d’être installée. Jean-Michel Labarre a été interviewé par Nice-Matin (17 mars 2015) : Il ne restait de la statue d’origine que la partie basse. Je voulais reconstituer la même posture, le mouvement, la façon de tenir l’épée…La statue est en calcaire oolithique de Lens (Gard).

BILLET N° 61 MAI 2015

 Statue de saint Georges.7 boulevard des Pins. Photo F.V.

Nous devions la statue d’origine à Paul-Alfred Liénard, elle fut inaugurée en 1887. Nous laissons les journaux locaux relater l’événement :

La Consécration de la chapelle Saint- Georges, élevée à la mémoire du duc d'Albany, a eu lieu hier à 3 heures 1/2. Dès deux heures, de nombreux équipages se dirigeaient vers le coteau de la Californie, et s'arrêtaient devant la chapelle située, comme on sait, à l'extrémité est du magnifique jardin de l'Hôtel de la Californie. Là, les invités privilégiés — ils n'étaient guère que 500, la chapelle ne pouvant en contenir davantage, et le nombre des demandes avait été de 5000 — franchissaient un petit perron, et pénétraient dans la chapelle, où leur place était indiquée…

A l'extérieur, nous avons remarqué une jolie statue, représentant saint Georges, due, nous dit-on, à M. Pomeroy, un sculpteur de talent. Les Echos de Cannes, dimanche 13 février 1887

L'arrivée du prince de Galles stimule le zèle de MM. les organisateurs de la bataille de fleurs, qui doit avoir lieu le lendemain.

Autre lecture : La Fontaine Saint-Georges.

Nos lecteurs se rappellent sans doute qu'après la mort si inopinée, si malheureuse et si prématurée de S. A. R. le duc d'Albany, nos hôtes de la Colonie anglaise eurent la pieuse pensée de faire élever, sur le versant méridional de la Colline de la Californie, une chapelle en mémoire du regretté fils de la Reine d'Angleterre.

L'année dernière eut lieu, sous la présidence de S. A. R. le duc de Galles, accompagné de son fils, le prince George, la cérémonie de la pose de la première pierre de cette chapelle. Tandis que la colonie anglaise donnait à la famille royale d'Angleterre ce témoignage de S. A. R, le comte de Paris, qu'on ne songeait pas alors à chasser du territoire français, ne pouvait oublier tous les témoignages de bienveillance dont il avait été entouré et dont avaient été entourés avec lui, en Angleterre, tous les princes de la famille d'Orléans durant le long exil qu'ils eurent à subir et que leur imposa l'Empire. Désireux de donner, à leur tour, un témoignage de leur reconnaissance à   S. M. la Reine d'Angleterre, M. le Comte de Paris se mit à la tête d'une souscription faite parmi nos hôtes de nationalité française pour ériger un monument à la mémoire du regretté prince d'Albany.

Ce monument, d'après la décision du Comité, devait se composer d'une superbe fontaine avec une vaste vasque en marbre de Carrare au centre de laquelle s'élèverait une colonne de marbre supportant une statue de Saint-Georges, le patron de l'Angleterre, terrassant un dragon, symbole de l'Anarchie.

Ce fut notre habile sculpteur, M. Liénard … qui fut chargé de sculpter encore la statue en pied de Saint-Georges… Le vénéré patron de l'Angleterre est représenté la tête casquée, suivant le style archaïque qui dominait au Moyen-Âge, et revêtu d'une cotte de mailles et d'un justaucorps en peau de buffle. De sa main droite il tient une épée sortie du fourreau qui pend à sa ceinture et que supporte une solide courroie, la tête légèrement inclinée, il regarde le Dragon qu'il tient terrassé à ses pieds et qu'il est prêt à frapper.

La figure de Saint-Georges respire la confiance qu'il a dans sa valeur et l'artiste a su donner à ses traits comme à l’attitude de son corps un cachet qui révèle la puissance et la souplesse de ses muscles…

Nous avons appris que M. Liénard, sa maquette terminée, en avait envoyé une reproduction en plâtre à S. A. R. le Prince de Galles et que son Altesse la trouva si bien à son goût qu'il voulut la conserver.

Ajoutons encore que, la semaine dernière, Son Altesse Royale la princesse Louise d'Angleterre passant à Cannes avec son mari, le marquis de Lorne, s'empressa de se rendre avec lui dans l’atelier de M. Liénard pour voir la statue dont elle avait vu la maquette chez S. M. la reine, et qu'elle adressa à l'artiste ses plus chaudes félicitations.

Enfin, disons encore que la fontaine dont la statue de Saint-Georges sera l'artistique couronnement, sera installée en face de la villa Nevada, où mourut le jeune duc d'Albany, et que la cérémonie d'inauguration en sera présidée par S. A. R. le Duc de Chartres représentant son frère le Comte de Paris forcément absent.

Les Echos de Cannes. 30 janvier 1887

BILLET N° 61 MAI 2015

Photo Charles Vincent, statue de saint Georges vers 1900.

CE MOIS A CANNES : Le Littoral 4 mai 1930

La plaque de bicyclette ne coûtera plus que 12 francs

Voilà une bonne nouvelle qui réjouira les millions de cyclistes qui circulent en France. Les parlementaires n'ont pas oublié, dans leur projet de dégrèvement, la « Petite Reine ». Celle-ci, personne ne peut le nier aujourd'hui, c’est un instrument démocratique, en même temps qu'un moyen de transport utile et pratique. Ils ont voté la détaxe de la plaque du vélocipède (c'est ainsi qu'en haut lieu on appelle encore les bicyclettes), ramenant de 18 à 12 francs le prix de cette plaque. Voilà donc un premier pas de fait ; espérons qu'il ne sera pas le dernier. On parle, en effet, de la suppression complète de cette taxe pour 1931.

 

INSOLITE

Photo apposée sur le mur du Majestic, rue des Serbes.

C’est un Irlandais dont la mère porte un nom célèbre, Letizia Bonaparte ; elle est la fille de Lucien, le frère de Napoléon Ier. Napoléon III lui défendra de porter le nom des Bonaparte et l’expulsera de France. En 1859, ayant vu à Avignon les premières œuvres des nouveaux félibres dans une langue inconnue, il s’enthousiasme et se rend pour la Noël à Maillane où Mistral le reçoit en patriarche. Wyse apprend le provençal et se lie d’une amitié profonde avec les poètes de Provence et de Catalogne. Il sera récompensé d’un rameau d’olivier d’or au centenaire de lord Brougham à Cannes en 1879. Son blason s’inspire de sa qualité d’entomologiste : un papillon embrassant une pervenche avec cette devise : Je me pose où tu fleuris.

Il s’éteint à Cannes à l’hôtel Beau-Rivage le 3 décembre 1892. William Carl Bonaparte-Wyse est enterré au cimetière du Grand-Jas.

Source : Cent ans de félibrige à Cannes.1967.

Courrier de Cannes. 6 décembre 1892.

OFFRE D’EMPLOI : « on demande un fermier pour le café et le restaurant du Casino des Fleurs pour la saison 1895-96».

COMPLEMENTS D’ENQUÊTES

AU SUJET DU PALAIS DES FESTIVALS

De 1946 à 1949, le tapis de la montée des marches n’était pas rouge mais bleu. On doit sa couleur rouge à l’épouse du maire qui la trouvait plus flatteuse pour les robes de soirée. Merci Nice-Matin 09/02/2015.

TOUJOURS NAPOLEON BONAPARTE :

Il nous a été rapporté qu’un premier émissaire arrivé à Cannes le 2 mars 1815 avait gonflé le nombre des militaires débarqués à Golfe afin d’intimider le maire et lui faire abandonner l’idée de toute résistance. Sans garantie de J.B.

Mais aussi grâce à une recherche de Mireille Vincent : le 21 mars, Madame mère, le prince Jérôme, le cardinal Fesch, logèrent chez M. Vidal.

On a retrouvé une grande marmite de cuivre portant le chiffre impérial, provenant des cuisines de Napoléon. Elle aurait été retrouvée dans l’auberge Christinel située près du bivouac.

Le général Gazan de La Peyrière avait, le premier, refusé l’entrevue sollicitée par Cambronne et préféré filer ailleurs. (La Place Commandant-Maria s’appelait autrefois Place La Peyrière).

BILLET N° 61 MAI 2015

ARBRES ERRATIQUES

Le palmier, un peu de son histoire. Sa présence est attestée sur la Côte au XVIIIe siècle. Joseph Vernet fait figurer des palmiers sur une peinture représentant le port d’Antibes. Aubin-Louis Millin le mentionne à Nice, deux palmiers que les Capucins possèdent dans leur jardin, ils leur fournissent des palmes le dimanche des Rameaux. Il semble donc introduit dans le Midi et finit par être décrié par la population car il ne prodiguait guère d’ombre.

BILLET N° 61 MAI 2015

Ces Pritchardia n’atteignent pas quarante mètres, mais ils ont pu inspirer Théodore de Banville : Les palmiers lancent vers le ciel leurs immenses rameaux droits, hardis, luxuriants, agités à peine par le vent tiède, avides d’azur…

Et nous ne savons pas non plus si c’est bien ceux là qui furent plantés venus de la villa Sémiramis (dix-sept jardiniers s’occupaient du parc). A la mort de son époux, Florence Gould offre ses fameux palmiers à la ville. Bernard Cornut-Gentille les fera porter sur la Croisette en 1956. (Gilles Cornut-Gentille et Philippe Michel Thiriet : Florence Gould).

LIENS ASSOCIES :

J.M. GEFFRIER, P. FLET : La cuisine cannoise

L’aïoli géant de Cannes : La tradition perdure depuis les années 1975, à l’époque du maire B. Cornut-Gentil, où la mairie avait l’habitude de recevoir les membres du jury et la presse sur la butte de Saint-Cassien. Aujourd’hui, sur la Place de la Castre au Suquet, l’aïoli du maire réunit, chaque année, un millier de personnes. Vous prenez pour ce millier de personnes, 50 kilos de pommes de terre, 50 kilos de haricots verts, 50 kilos de choux fleurs, 30 kilos de carottes, 180 kilos de morue dessalée, 1000 œufs durs et surtout 50 kilos d’aïoli…et vous obtenez ce plat de fête traditionnelle. On a envie de décerner la brigade des 18 cuisiniers et des 45 serveurs, une palme hors compétition pour cet évènement, celle de l’accueil et de la convivialité.

 

RUE D’ANTIBES, sur le même trottoir, trois galeries d’art ont disparu

En 2007, la galerie Alexandre Léadouze qui avait succédé à la galerie Robin. Je me souviens que Jean-Gabriel Domergue s’était ainsi fait connaître aux touristes du Nord, exposait aussi Georges Capron, le neveu d’André Capron dont le musée de la Castre possède quelques œuvres.

BILLET N° 61 MAI 2015

La Galerie Gantois au 105 où trois générations se sont succédées, je pense y avoir vu des toiles de Chagall et d’Hartung, Bellini, Julian Taylor il y a peu.

BILLET N° 61 MAI 2015

Galerie de Cannes qui accrochait des Bricka, Jequel, Raquin…

BILLET N° 61 MAI 2015

Ces trois clichés sont dus à I.P. Irène Payan que nous remercions vivement.

ON NOUS COMMUNIQUE :

Mercredi 27 mai : Journée à Menton. Visite guidée du Palais Carnolès puis, l’après-midi, après un repas au restaurant, visite guidée du musée Cocteau.

Pour tous renseignements tel : 06 78 97 71.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 01:18

NAPOLÉON A CANNES IL Y A 200 ANS.

NICE-MATIN (1er, 2, 3 mars) a publié des pages si intéressantes à nos yeux que nous en avons pompé les lignes qui s’ajoutent à la publication des billets N° 11 et N° 2.

Après avoir débarqué à Golfe-Juan dans la matinée du 1er mars 1815, Napoléon envoie en éclaireur le général Cambronne auprès du maire de Cannes, François Poulle. Il lui demande de saluer l’Empereur, le maire refuse, même refus à sa demande d’un passeport pour son aide de camp André Pons de l’Hérault mais il l’autorise à bivouaquer avec ses mille deux cents hommes. (Cannes compte alors 3 500 habitants), promettant de les ravitailler Le maire enverra douze agents pour réquisitionner du pain et faire tuer trois bœufs.

Vers minuit, Napoléon arrive à Cannes par le bord de mer. Il campe sur l’emplacement actuel de l’immeuble N° 15 rue des Belges, ses hommes s’installent vers minuit dans un bivouac sur la grève près de la chapelle désaffectée Notre-Dame du Bon-Voyage occupée par le tonnelier Touraine tandis que le général Cambronne monte la garde avec un petit bataillon d’hommes.

15 rue des Belges

15 rue des Belges

A 5 heures du matin, le 2 mars, le camp est levé et se dirige vers Grasse passant par Mouans-Sartoux. Une escouade de vingt-cinq grognards avait été envoyée à Antibes en vue d’une négociation du ralliement de la ville. Elle échouera et les soldats seront enfermés dans la chapelle Saint-Esprit près de la cathédrale.

Rue  Bivouac-Napoléon. Photo M.L.R.

Rue Bivouac-Napoléon. Photo M.L.R.

L’ornementation du bas-relief veut-elle rappeler une des palissades en bois destinées à doubler les murs des fortifications de la ville ?

N.B. Apparu en 1724, le passeport était réservé aux vagabonds, puis, à partir de 1765 et jusqu'à la Révolution, les artisans ne peuvent sortir du Royaume sans passeport, afin de protéger les secrets des fabrications françaises. En 1792 fut institué un nouveau passeport pour se déplacer à l'intérieur du Royaume, en 1795 il devint obligatoire pour voyager en dehors de son canton ; ce passeport temporaire portant mention du lieu de destination n'était délivré qu'aux citoyens ayant prêté serment civique, et devait être visé par le comité de section le plus proche lors de l'arrivée à destination.

En 1810 il devint obligatoire de le faire viser par le Maire, Sous-préfet ou Préfet.

Source : Internet, Alain Caduc, Passeport et Livret ouvrier.

Remarque tout à fait personnelle : la viande de bœuf a besoin d’être rassise plusieurs jours avant d’être mangeable. Cependant Cannes avait alors son abattoir et ses réserves de viande, en témoignent sa rue de la Boucherie (communale), son abattoir, et l’issugan où se conservaient les peaux.

 

CHAR EN BALLON DIRIGEABLE Un extrait un peu tardif d’un article sur le Carnaval à Cannes :

… L'appareil n'a rien de commun avec celui du baron Zeppelin, essayé au siècle dernier. Celui de cet inventeur monte, descend, va à droite, à gauche, dans les airs, mais l’aérostat qui nous occupe a bien plus de mérite puisqu’il a fait hier le service des voyageurs entre le boulevard de Lorraine et la place de l’Hôtel-de-Ville. N’est-ce pas le comble de l’aviation ? On l’a vu hier, c'est une machine toute enguirlandée de rubans roses, verts, jaunes, blancs, etc.

Les dimensions sont celles des petits chars. Au milieu de la plateforme, une nacelle sur un rocher, au-dessus, à un mètre de hauteur, étonnante de grosseur et de longueur couverte d'un bas multicolore, une jambe sectionnée au-dessus du genou, au bout une hélice : c’est le bas long dirigeable… Ce char a obtenu un franc succès.

Le Littoral 11/02/1901.

LES ARBRES ERRATIQUES : LE MICOCOULIER.

Il s’agit d’arbres qui se trouvaient dans de grosses propriétés et qui, au fil des expropriations pour la bonne cause, un élargissement des voies, se retrouvent visibles par tous.

Le micocoulier, parce qu'il produit naturellement des branches fourchues à trois fourches a été très longtemps utilisé pour la fabrication des fourches en bois (l'épaisseur des branches de la fourche étant contrôlée en enlevant des feuilles à la branche trop vigoureuse pour favoriser les deux autres. Le micocoulier est encore utilisé de nos jours pour la fabrication des fouets et cravaches car son bois est facile à tresser. Le nom anglais le plus courant de l'arbre est nettle tree (ortie en arbre), sa feuille est nettement dissymétrique à sa base. Il présente un tronc gris et lisse comme une patte d’éléphant.

On peut lire dans Le Littoral du 10/10/1899 : … De là, nos jeunes couples se rendaient souvent dans la propriété de M. Roustan, quartier Montfleury, où ils se livraient à une débauche de jujubes et d'arbouses ; d'autres fois ils poussaient jusqu'à la propriété de Thorenc où les micocouliers étaient pris d'assaut par tous ces jeunes moineaux francs.

Micocoulier angle du Bd  d'Oxford et Ave d'Annam. Photo E.R.

Micocoulier angle du Bd d'Oxford et Ave d'Annam. Photo E.R.

Ce micocoulier, largement centenaire, se trouvait dans le jardin du château de Thorenc (en arrière-plan du cliché, voir billet n°17 septembre 2011).

 

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE

Une lectrice attentive nous a communiqué la remarque suivante : dans le billet N° 58, il est question de l’épouse de Baptiste Clésinger, elle ne s’appelle pas Solange Sand mais Solange Dudevant, Sand étant le pseudonyme de sa célèbre mère. T. G. n’a rien gagné en euros mais notre estime et nos félicitations.

 

A L’HONNEUR

Le 5 mars, Liliane Scotti, membre ô combien actif de notre association, a fait un exposé au Centre d’Etude et d’Histoire du Tourisme de la Côte d’Azur et de la Méditerranée, CEHTAM, installé villa Guiglia, promenade des Anglais, à l’actuel Carrefour Universitaire Méditerranéen (C.U.M.). Le sujet : le Festival de Cannes de 1939 à 1975, et ce fut sans note, compétente et en vraie professionnelle que L. Scotti a fortement impressionné son auditoire. Cette intervention étant faite au nom de notre association, nous ne pouvons que la féliciter et la remercier chaleureusement.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Jeudi 26 avril :

Journée à Villeneuve-Loubet. Rendez-vous à 10h15 esplanade de Marina Baie des Anges. Visite guidée de la marina le matin et du château de Villeneuve-Loubet l’après-midi. Pour tous renseignements  tel : 06 95 37 27 47.

Lundi 13 avril :

Dans le cadre de : ''Histoires régionales'', Liens avec Antibes. Espace Calmette.

 tel : 04 89 82 20 70.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 23:57

ACTUALITÉS ; LE CINÉMA OLYMPIA.

Nice-Matin du samedi 31 janvier 2015 écrit : … Elle a de la gueule cette palme d’or gravée dans le bitume de la rue de la Pompe…De quoi faire plus ample connaissance avec le cinéma Olympia.

Le Majestic-l’Olympia a été construit pour être théâtre et cinéma sur l’emplacement d’entrepôts de grains et de farine ; il ouvre ses portes au début des années 20. Les terrains des entrepôts faisaient partie de l’enclos des Capucins où se trouvait un couvent, la chapelle des Capucins ainsi que celle du Saint-Esprit, vendus comme biens nationaux. Courant 1980, le cinéma est agrandi par la transformation du garage mitoyen Floralia en cinq salles de cinéma qui en 1983 s’appelle L’Olympia.

Raoul Aubert en assurait la direction à sa création, il est décédé le 26 décembre 2014 ; il avait lui-même succédé à son père qui dirigeait les salles du Rex et de l’Olympia, (respectivement magasins Devred et FNAC). Sa fille, Brigitte Auber, est l’auteure de romans policiers dont le cadre est parfois Cannes (voir billet N° 11)

Sources : Histoire d'espaces publics : les salles de cinéma de Cannes par T. G. (Edition Ville de Cannes)

Cinéma Olympia - rue de la Pompe - vu de la rue d'Antibes. Photo MLR.

Cinéma Olympia - rue de la Pompe - vu de la rue d'Antibes. Photo MLR.

N. B. La rue de la Pompe avait été « insolite » dans le billet N° 40, août 2013, la plaque a disparu.

INSOLITE

Sur l’emplacement de l’entrepôt de la parfumerie Spurway, 67 rue d’Antibes (devenu 83) on aménage une salle de spectacle dite Théâtre de l’Olympia et Olympia cinéma Gaumont. Son entrée, rue d’Antibes forme un grand hall partagé par des portes vitrées ; il ouvre sur un salon de thé avec cuisine. Un bar encadre le jardin planté d’arbres avec sortie rue Marceau. Sources : Histoire d'espaces publics : les salles de cinéma de Cannes par T. G. (Edition Ville de Cannes).

12 rue Marceau, vestige de l’ancienne sortie du cinéma. Actuellement sortie des marchandises de la FNAC. Photo MLR.

12 rue Marceau, vestige de l’ancienne sortie du cinéma. Actuellement sortie des marchandises de la FNAC. Photo MLR.

CE MOIS À CANNES

Le 8 mars 1869, Le Figaro annonce la mort de Prosper Mérimée à Cannes. La capitale française est consternée. L’ennui est … que l’information est fausse !

L’écrivain aurait pu répondre à la façon de l’humoriste Mark Twain qui avait connu la même mésaventure et avait envoyé ce télégramme au journal ayant annoncé prématurément son décès : La nouvelle de ma mort est très exagérée ! Mérimée préféra se rendre en personne à Paris, toujours prospère.

Source : André Peyrègne, supplément Nice-Matin Gens célèbres d’ici dans les Alpes-Maritimes et le Var.

LIENS ASSOCIÉS

Il s’agit d’un film de 2007 : Mr Bean’s Holidays

Dans le train qui l'emmène à Cannes pour une semaine de vacances, Mr. Bean rencontre le réalisateur russe Emil Duchevsky, qui doit faire partie du jury du Festival du Film. Dans la confusion du départ, Duchevsky rate le train, et Mr. Bean se retrouve à bord avec Stepan, son fils âgé de dix ans, qui ne parle pas un mot d'anglais. Pour Mr. Bean et Stepan commencent alors un périple vers le sud de la France plein de surprises, de rencontres et d'aventures toutes plus délirantes les unes que les autres.

Monument Alexandra. Parc Alexandra, avenue Alexandre III. Photo  MLR.

Monument Alexandra. Parc Alexandra, avenue Alexandre III. Photo MLR.

Trente secondes de pellicule, Bd Alexandra, nous incitent à parler du joli monument du jardin. Il est bâti sur l’ancienne propriété d’Eugène Tripet, la villa somptueuse de style byzantin au minaret doré qui a été partiellement décrite dans le billet N° 41, septembre 2013. Après la mort de son épouse Alexandra Skrypitzine, le 31 décembre 1894, E. Tripet a fait construire ce monument au milieu d’un bouquet de pins dans l’allée centrale de sa demeure. A l’intérieur se trouve un important cénotaphe en pierre marbrière pour perpétrer son souvenir.

Cénotaphe à l’intérieur du monument. Photo  MLR.

Cénotaphe à l’intérieur du monument. Photo MLR.

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE

Le précédent billet a réveillé le souvenir d’un lecteur attentif et assidu F.V. :

Lors d’un dîner mondain…

L’on demande à Madame Germaine Ford De Maria

- Mais vous êtes née, je crois, Pellegrino,

- En effet

- Ah oui, San Pellegrino les apéritifs, l’eau minérale ?

- Non pas du tout

- (surprise) Mais alors quoi ?

- Mes origines sont par mon père la construction et par ma mère l’élevage

- Ah, oui je vois

- Oui, mon père était maçon, et ma mère possédait trois chèvres.

Une amie intime (Madame Marcelle Capron) disait de Madame de Maria, « elle est au-dessus des vanités »

ON NOUS COMMUNIQUE

Mardi 10 mars, journée à Saint-Jeannet en covoiturage. Le matin sera réservé à la visite guidée du village et l’après-midi consacré à la visite du vignoble des Hautes Collines avec dégustation. Pour tous renseignements tel: 06 16 78 97 71.

Vendredi 20 mars : Assemblée générale à 16 heures, logis des jeunes de Provence, rue de Mimont.

Nous rappelons le montant annuel des cotisations pour 2015, membre : 26 € ; couple : 45 € ; bienfaiteur : 60 €.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 22:28
BILLET N° 58 FEVRIER 2015

~~ACTUALITÉS

Dimanche 11 janvier 2015, la manifestation républicaine a mobilisé de très nombreux Cannois. L’élan de nos concitoyens a été à l’honneur sur les trois chaînes aux informations télévisées. Et nous avons vu une partie du rassemblement aux Allées de la Liberté à Cannes. On devinait le kiosque à musique et nous avons cherché pour vous : La vie à Cannes en lisant Le Courrier de Cannes du 27/08/1874. L’administration municipale s'est décidée à établir le kiosque pour la musique cannoise sur la plus basse allée du Cours en face du cercle du Commerce. Il ne faut point se dissimuler que les étrangers ne viendront que très difficilement écouter la musique sur la promenade des Allées ; la raison est qu'ils se soucient médiocrement de se voir coudoyer par bon nombre de gamins qui se trouveront là, à demeure, les jours de concert dès lors, puisque le kiosque du Cours est spécialement établi pour permettre aux musiciens de se faire entendre aux indigènes, le Petit Cours, situé entre les cafés de Paris et des Allées eût été préférable, car au plaisir de prendre l’été des boissons rafraîchissantes, on aurait joint celui d'écouter, en étant commodément assis, les airs variés joués par la Musique Cannoise. Le kiosque étant placé où il va être établi maintenant, les amateurs de musique seront forcés de rester debout autour du kiosque, ce qui est incommode. On a planté sur le cours des Allées, le mat devant servir de point d'appui au kiosque qui sera établi sous peu, pour la musique cannoise.

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Aimablement communiqué par Les Archives municipales de Cannes.

L'immense champignon destiné à servir d'éteignoir aux effluves de l'harmonie municipale, croît tous les jours mais n'embellit pas. On se demande si la girouette qui en orne le sommet est une allusion aux évolutions politiques de notre député et de notre maire. La partie du kiosque soutenue par des poutrelles en fer figure, à s'y méprendre, les baleines d'un parapluie gigantesque et musical ; elle est d'un fini, d'une élégance de découpures qui fait penser aux Maures de Grenade et aux arabesques de L’Alhambra. Nous serions heureux de connaître le prix de revient de cette œuvre magistrale y compris bien entendu celui du chronomètre destiné à récompenser le talent de l'architecte. C’était le 06/02/1881.

LE CHATEAU DE LA MOSKOVA

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Château Malgré-tout, de la Moskowa, puis villa Tilia aujourd’hui disparu.

Vers 1870, Jean-Baptiste Auguste Clesinger fit édifier en bas de la Californie un magnifique château au milieu d’un parc de 10 000 m² agrémenté d’une pièce d’eau qu’il baptisa Malgré-tout. Avec ses trois tourelles et ses larges fenêtres il ne pouvait qu’en imposer. L’architecte devait être vraisemblablement Bompart.

Clesinger était un sculpteur renommé, auteur de la célèbre Femme au serpent, au caractère érotique et fait d’un « moulage sur nature » très choquant à l’époque. Il s'était déjà séparé de sa femme, Solange Sand (1855) quelques années plus tôt. La brouille avait du reste causé la séparation de George Sand et de Frédéric Chopin qui avait pris le parti de l’artiste. C’est pourquoi celui-ci réalisa le tombeau de Chopin au cimetière du Père Lachaise.

En 1875, la demeure fut acquise par le quatrième fils du Maréchal Ney, prince de La Moskowa puis conservée par la fille de celui-ci , Albine Ney Moskova épouse du duc de Persigny. 

 

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

La duchesse Albine de Persigny .

Par la suite, le château fut racheté par une anglaise, Mary Gooch, qui en changea une troisième fois le nom en Tilia puis le revendit à une compatriote, Mabel Hurst Wright.

Dans Le Littoral du 03/12/1894 on peut lire : Villa Tilia (ancienne villa Moskowa ) entièrement remise à neuf à10 minutes de la ville au pied de la Californie, comprenant 13 chambres de maître, 8 chambres de domestiques, 7 pièces diverses, salle de bains, calorifère, beau jardin et vue, écurie et remise. 12.000 fr, S'adresser aux agents (excepté MM. John Taylor et Riddet) ou s'adresser à M. Lebrun ingénieur, rue Marceau, à Cannes, et pour visiter, sur place. Nota — On n'accepte pour les visites sanitaires qui pourraient être demandées par les étrangers que les architectes sérieux à l'exclusion de marchands de tuyaux.

Après la guerre, la prestigieuse bâtisse fut détruite et remplacée par des immeubles résidentiels. On cite le 7 avenue Général-Koening, proche de la piscine Montfleury. Il ne reste rien du passé, ni nom, ni grille.

 

COURRIER DES LECTEURS

Une fidèle lectrice de passage à Rodez a visité le musée Denis Puech et s’est souvenue que nous avions déjà évoqué ce sculpteur sans lui accorder trop d’importance (billet N° 53, monument à Donat Mero). Il est de notre « devoir » d’en dire plus.

Il fut l’époux de la princesse Anna Gagarine-Stourdza. Elle venait chaque hiver passer la saison à Cannes dans sa villa Manzyrina. Peintre de genre, portraitiste et musicienne, elle expose dès 1904 au salon annuel des Beaux-Arts. Divorcée de son premier mari, elle vit avec sa fille, Hélène, elle épouse en 1908 Denys Puech.

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Denys Puesch réalisera, en 1909, sur la tombe de sa belle-mère une émouvante sculpture en bronze avec les traits de son épouse, triste prémonition, Anna décède le 14 avril 1918 des suites d’une infection bactérienne en soignant les blessés repliés sur Cannes et rejoint sa mère au cimetière du Grand-Jas. Ce complément d’information, nous le devons à M.D.

AUTRE COURRIER

On nous a demandé sur quelle ancienne construction avait été bâtie la résidence actuelle Le Lerina 63 la Croisette . En 1886, c’était deux villas jumelles, Lerina et Félicia, l’une pour Félix Mangini (qui fera construire par la suite le château des Broussailles) l’autre pour Joseph Gillet (des teintureries lyonnaises Gillet), villas inversées avec le même portique. L’architecte était Gaspard André qui fut assisté par l’architecte cannois Bompard, charmante composition colorée pour deux résidences hivernales d’amis sur une surface peu étendue (4 600 m2 !). J.B.

Notre lecteur nous apprend qu’à l’avant de la résidence, des années 1946 à 1951, se tenait un salon de thé qui s’appelait L’Estérel. Lui a succédé le restaurant Felix qui a fermé l’an dernier, et doit son nom au prénom du chef de rang du Carlton qui l’a créé.

ET AUSSI

Pour un complément de connaissance sur Germaine Ford de Maria : See cover of book : The Maharajas Man, where Mme de Maria is on the cover. New Delhi. She also figures in the book Maharaja by Diwan Jarmani Dass.

INSOLITE

BILLET N° 58 FEVRIER 2015

Cette plaque pour une rue heureusement très modeste entre la rue d’Antibes et la rue Marceau intrigue et ne trouve aucune justification.

On relèvera cette critique lue dans Le Littoral de 1930, toujours d’actualité :

Mais, ce qu'il importe particulièrement de constater ; c'est qu'un Cannois, qui fut Cardinal, Pair de France et Archevêque de Reims, ayant eu en cette qualité procédé au sacre d'un roi de France, n'a jamais eu son nom inscrit sur une modeste plaque indicatrice de nom de rue, et ce Cannois est le Cardinal Antoine de Latil, né à l'Ile Sainte-Marguerite.

ON NOUS COMMUNIQUE

Vendredi 6 février : Visite guidée de l’exposition La Guerre de 14 vue de l’arrière à 15 heures aux Archives municipales rue Docteur-Calmette.

Elle sera suivie d’un goûter en ville, 6 boulevard Carnot.

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 22:35

sans-titreAmiDesArchives 

 

BEL ÂGE : Une « institution » cannoise.

Nous en devons l’initiative au docteur Georges Noyer, installé à Cannes comme cardiologue en 1941. Il met, dès son arrivée, ses connaissances professionnelles au service des collectivités. Il entre dans les municipalités Cornut-Gentille et Ladevèze de 1971 à 1983 et développe une action sociale importante en faveur de l’enfance et des personnes âgées.

D’après le recensement de 1968, Cannes compte alors plus de 14 000 personnes de plus de soixante-cinq ans, soit près d’un quart de la population

 plaque georges noyer

Plaque sur la façade du club Bel Âge, rue Félix-Faure.

Le 22 décembre 1972, est ouvert l’Office municipal d’information du troisième âge, son siège est fixé à l’hôtel de ville. Les ressources de l’Office seront le montant des cotisations, les subventions, les dons manuels, le produit des quêtes et des manifestations autorisées, celui des établissements gérés ; au 73 rue Félix-Faure, est mis à la disposition des retraités et des personnes âgées un premier club. Seront ouverts le club de Notre-Dame des Pins et celui de La Bocca en 1975 et par la suite d‘autres clubs dans les différents quartiers de Cannes. De nombreuses disciplines y ont été développées.

En 2008, les clubs de Cannes Bel Âge comptent 7 000 adhérents, répartis en 9 clubs, avec 60 salariés et environ 170 à 180 bénévoles. Actuellement, sont inscrits 12 000 adhérents.

Vvilla les bleuets 3ient de s’ouvrir en remplacement du « Bel Âge République » le dernier club dans la villa Les Bleuets. Son « plus », une salle de sports et des salons pour recevoir avec une appréciable confidentialité. Ainsi l’association Charles-Vincent y élit parfois domicile, et la grande classe de l’école maternelle Sainte-Marie assure le lien transgénérationnel qu’elle n’avait plus avec la fermeture de la maison de retraite située avenue Maréchal-Juin.

 

 7 avenue Isola-Bella. Photo aimablement communiquée par la GIP Cannes Bel-Âge.

Elle appartenait à E.D.F. après avoir eu comme locataire le directeur de la Compagnie du Gaz. À flanc de colline, la maison comprenait huit chambres de maître, sept chambres de domestiques, trois salons, cuisine et salle de bains et une annexe. Elle fut acquise par la Ville en 2007.

A l’issue d’un an de réhabilitation et 3,1 M€ de travaux, elle accueille à la fois les séniors et les élèves du Conservatoire de musique.

Sources : Histoires d’Espaces Publics. A. Bachemont.

                La Mémoire publique de Cannes. Atelier archives, Cannes-Université.

                  Publication Les Amis des archives. Quartier République. Liliane Scotti.

 

UN GÉNÉREUX DONATEUR : ALPHONSE DE ROTHSCHILD

Alphonse de Rothschild est le fils aîné de James et Betty de Rothschild, installé à Cannes dans la villa que fit bâtir sa mère et actuelle médiathèque.

 Ses donations permettent de restituer fidèlement les nostalgies d’une société 1900, celle des ducs et des altesses en hibernation à Cannes, qui se piquait de donner le bon ton en face des scandales fauves ou cubistes, œuvres charmantes, insouciantes ou anecdotiques, ainsi écrit Roger Soubiran dans son livre « Renaissance du musée des Beaux-Arts de Cannes ».

Alphonse de Rothschild avait fait don, pour une aile du musée qui portait son nom dans l’actuel hôtel de ville et qui exista de 1898 à 1939, d’un fragment de toile dont nous allons narrer l’histoire.

Pour l’exposition universelle de 1889, une commande de l’Etat fut exécutée par Henri Gervex et Alfred Stevens. On y voyait dans un décor postromantique six cent quarante personnages incarnant la grandeur de la France de 1789 à 1889. Œuvre éphémère de plusieurs dizaines de mètres disposée autour du jardin des Tuileries ; l’entrée était fixée à 1 F. Ce panorama du siècle, L’Histoire du siècle, fut découpé de façon raisonnée et partagé entre les actionnaires ayant financé ce projet. C’est ainsi que Alphonse de Rothschild en reçut un « fragment » de 2,28 x 2,28 mètres.

 

Cliché aimablement communiqué par le Musée de La Castre.

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Le baron, membre de l’Institut, figure au premier plan à droite avec trois autres financiers Léon Say, Pouyer-Quertier, Dufaure qui avaient payé, de plus, le tribut de la libération. Monsieur Thiers, toujours jeune, travailleur toujours infatigable qui s’est donné corps et âme à l’œuvre sainte de la libération et de la reconstitution de la France converse avec le général Le Flô.

 

CE MOIS À CANNES

1970 : MIDEM à Cannes. C’est le triomphe de Mike Brant le 21 janvier. Il en est le gagnant, interprétant Laisse-moi t’aimer.

Le mercredi 22, la chanson Laisse-moi t’aimer est diffusée sur toutes les radios, le 24, au cours du gala de clôture, il interprète en direct Félicita à la manière d’un ténor d’opéra.

 

LIENS ASSOCIES

ALEX BAUSSY : CANNES AUX ENCHÈRES SOUVENIRS D’UN COMMISSAIRE-PRISEUR

Alex Baussy relate la vente, en janvier 1966, du domaine du Grand Jardin, appartenant au sculpteur danois Viggo Jarl en même temps qu’une autre de ses propriétés, la villa Le Pin de la Danse en face du port du Moure Rouge.viggojarl1952 Viggo Jarl résida à Cannes près de vingt ans. Il s’était fixé sur nos rivages en 1925, fasciné par la lumière méditerranéenne tout en restant fidèle, chaque été, à sa province, le Sund. Entre autres furent prisés les soixante-dix volumes des œuvres complètes de Voltaire de 1784 et les trente-six volumes de L’Histoire naturelle de Buffon…Le salon Bernadotte, l’un des clous de la vente. Conformément au vœu de l’artiste, le produit de cette vente fut versé à la Fondation Viggo-Jarl qui abrite et fait vivre plusieurs dizaines d’étudiants en art de toutes nationalités.

Il nous reste une œuvre bien négligée de Viggo Jarl dans un recoin de l’actuel jardin de la Médiathèque et une statue au cimetière du Grand-Jas.

 

Viggo Jarl Cimetière du Grand-Jas.

 

INCONGRU

 balance à bascule

Balance pèse-personnes de l'ancien orphelinat. Photo L.S.

 

Nous avons eu un délicieux goûter de Noël au Logis des Jeunes de Provence et nous sommes passés, à l’aller comme au retour, par cette balance ancienne sans remords !

 

LE COURRIER DES LECTEURS

Une fidèle lectrice, MF, originaire du Piémont, fait elle aussi des gnocchis légers que l’on appelait, se souvient-elle, chicché, se prononçant kiké de même consistance que ceux servis par le restaurateur de "Aux Bons Enfants".

Et puis...Dans le blog de décembre vous évoquez Monsieur Eugène Cornuché. Ma grand’mère me parlait des Cornuchettes, bataillon de jolies filles recrutées par le créateur en 1919 de la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes (SFCMC).

En dehors de ce souvenir de conversations familiales, je n’ai trouvé qu’une référence : Lindy Woodhead dans son ouvrage, Shopping, Seduction & Mr Selfridge raconte que

Cornuché avait fait venir 16 « girls » de Paris, les habilla et les para de bijoux. Installées aux tables de jeux elles devaient passer pour des joueuses normales.

Ces jeunes femmes amèneront une affluence autour des tables et des mises en conséquence.

Une des Cornuchettes épousera un Duc français. J.M.M.

   

ON NOUS COMMUNIQUE

À la demande de Cannes Bel Âge, nous avons présenté le diaporama Ballade à travers Cannes d’hier et d’aujourd’hui dans le cadre de « La Semaine bleue » puis pour son service « animation ».

Notre dernière publication Les Années folles, à Cannes bien sûr, est une invitation à nous solliciter de nouveau.

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Photo les années folles.

Jeudi 15 janvier, Logis des Jeunes de Provence, rue de Mimont, conférence par Jacques Coquelin L’empire Steinway de sa naissance à nos jours. Elle sera suivie de la Galette des Rois. Pour tous renseignements (06 16 78 97 71.

 

Les dés d’une nouvelle année commencent à rouler, encore 364 jours de comédie à jouer. Jean Cau.

Jouons-la bien !

L’équipe du blog souhaite à tous la sacralisation du Respect dont la cinquième République devrait faire la fête, chômée pourquoi pas, après la Fête-Dieu, l’Etre-Suprême, la saint Napoléon (le 15 août) ? Un monument au dos de chaque monument aux Morts, avec quelle égérie sans réminiscence belliqueuse… Ce serait une Bonne Année, au moins pour les statuaires !

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:39

AmiDesArchives

    sans-titre   

LA GARE DE CANNES

La gare de Cannes en chantier, travaux relatés par Nice-Matin, nous incite à raconter son histoire.

Le 10 avril 1863, au terme d’un voyage épuisant de 21 heures et 28 minutes, le premier train venu de Paris entrait dans la gare pimpante et bondée de Cannes…

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Gare de Cannes, document aimablement fourni par les Archives municipales.

Très vite la place manqua, les wagons débordèrent dans les rues… En 1879, la ville céda du terrain à la compagnie du PLM pour permettre l’agrandissement de ses installations : salles d’attente, hangars, voie d’évitement. Un salon appelé le « salon des Princes » fut réservé aux hôtes de marque.  

En 1880, la situation se dégradant de plus en plus au voisinage de la gare, la compagnie PLM envisagea le transfert à La Bocca du dépôt des locomotives, contre l’avis des Cannois pour lesquels ce quartier représentait le bout du monde, en pleine cambrousse ! Jules Grévy, alors ministre des Travaux Publics, finit par signer un décret déclarant d’utilité publique l’installation à La Bocca.  

En 1898, des grilles élégantes furent élevées le long du mur du boulevard d’Alsace, de la rue de Châteaudun et de la montée du pont Carnot. Un jardin anglais tracé entre l’aile ouest et le pont sur rail du boulevard Carnot, une marquise édifiée à l’extérieur et l’implantation d’un bureau de poste complétèrent l’ensemble.  

En août 1901, un architecte paysagiste devait transformer en jardin d’art les terrains qui longeaient à l’est la gare des messageries entre le mur de séparation et les voies de garage.  

En 1930, Le Littoral nous renseigne bien sur le mental des Cannois : Les bruits les plus divers circulent sur les travaux entrepris à la gare. On voit déjà l'immeuble actuel démoli et faisant place à une construction magnifique. Non, ce n'est pas cela qui doit être accompli, mais la Compagnie P.L.M. va donner à notre gare un aspect plus nouveau et quelques éléments de confort qui lui manquaient. C'est d'abord l'agrandissement de la salle des pas perdus, et des salles d'attente, par le transfert au côté ouest de certains bureaux, c'est l'aménagement de la salle de dédouanement, c'est, en un mot, une résurrection plus moderne qui, sans nous apporter des modifications considérables donnera à notre station si fréquentée, une allure plus souriante…  

Au surplus, la Compagnie P.L.M. a voulu modifier la gare et a entrepris son chantier. Le léger avancement de deux mètres du pavillon central et son élévation intérieure, par la disparition des appartements qui écrasaient l'entrée, constitueront un hall que de grandes verrières modernes empliront de clarté et que des guichets modernisés meubleront de façon plus coquette.

La longue véranda vitrée qui sera installée de l'Est à l'Ouest sur toute la longueur du bâtiment formera un passage couvert extérieur pour les voyageurs qui ont à se rendre dans les différents services.  

Ajoutons à cela des salles d'attente plus spacieuses par le transfert de certains bureaux et nécessairement mieux ornées, une salle de douane plus appropriée à notre clientèle, un éclairage extérieur et intérieur plus intensif et l'on aura enfin une station ferroviaire digne de Cannes, en attendant les immenses projets d'un transfert de la voie ferrée qui peut-être se produira quelque jour, car il ne faut douter de rien après ce que nous avons déjà vu accomplir dans notre ville,  

L'acquisition faite par la Compagnie P.L.M. des immeubles en bordure de la Croisette et du square Mérimée nous réservera aussi des embellissements très notables.

Cannes va de l'avant et nous devons en être reconnaissant à ceux qui accordent à cet incessant progrès la plus belle marque de leur confiance par une aide puissante.

En réponse à des temps qui pouvaient paraître troublés par les effets d'une stabilisation générale, voici que notre ville affirme sa vitalité et se signale à l'attention d'une clientèle mondiale… Méditons !

 

 GARE DE CANNES irène 2  

 

 

Gare de Cannes, photographie aimablement communiquée par I.P.

 

Bernard Cornut-Gentille, maire bâtisseur, entreprendra le détournement de la R.N.7 par la couverture de la voie ferrée. Ces grands travaux dureront de 1962 à 1967.

 gare 1967 couverture du pont carnot  

Gare de Cannes, photographie aimablement communiquée par I.P.  

 

 Ils nécessiteront la destruction de la marquise au début des années 70. Les bâtiments de la nouvelle gare seront inaugurés le 11 janvier 1975.  

 En 2006, des fresques furent peintes sur ses murs extérieurs évoquant les débuts du cinéma.

 

 gare FRESQUE  

 

Une partie des fresques. Photo I.P.  

 

Sources : Ville de Cannes. Histoire d’Espaces publics par Nicole et Lucien Renoir.

 

Pour terminer, déjà une photographie d’archives, photo I.P. gare de cannes presque dernière  

 

C’est un nouveau point névralgique des transports en cours où doivent cohabiter trains, bus, cars, taxis, piétons et automobilistes. Le calendrier de chantier court jusqu’en mars 2015. Le hall du bâtiment voyageur sera livré en novembre. Les 2 500 m2 de commerces (crèche, centre de fitness, boutiques) en septembre 2015. L’hôtel 4 étoiles de 4 800 m2 en janvier 2016. Les travaux du parvis démarreront en janvier 2015 jusqu’à l’année suivante. Le problème des réseaux ERDF nécessitant beaucoup d’inquiétudes auprès des commerçants des rues avoisinantes, un ambassadeur sera chargé d’expliquer et recueillir les doléances des Cannois.

 

 

LA GANACHE SIGNEE SCHIES, Pâtissier chocolatier depuis 1933.

 

Nous avons connu la Confiserie-chocolaterie Schies au cœur de la rue d’Antibes, elle y resta jusqu’en 1989. L’actuel magasin a conservé la verrière où se tenait le salon de thé ; puis la chocolaterie s’est déplacée dans l’immeuble Les Hespérides, le trottoir embaumait de chocolat, la meilleure invitation à rentrer satisfaire sa gourmandise. Schies vient de fermer.

 

chocolatier schies 

Une des deux vitrines de la chocolaterie Schies, rue d’Antibes. Photo I. P.

 

Cannes Soleil de 2001 avait donné la recette qui suit :

150 g. de crème fraîche liquide, 250 g. de chocolat noir amer, une tablette de chocolat noir couverture pour le moulage, cacao amer en poudre. Préparation :

  1. Porter la crème à ébullition.

  2. L’incorporer au chocolat haché fin

  3. Laisser tiédir la ganache

  4. Ajouter l’arôme de son choix et bien mélanger. Suggestion : extrait de vanille pure, café concentré, une cuiller à café de Grand-Marnier ou de Cointreau.

  5. Verser la préparation sur une plaque sur laquelle vous aurez posé du papier sulfurisé, laisser raffermir et couper en petits carrés.

     

    UNE RENCONTRE INATTENDUE

     « Aux bons enfants’’ l’actuel Bistrot Provençal avec Luc Giorsetti, le maître des lieux. L’histoire remonte à 1935 date à laquelle les grands parents de Luc, Marie et Constant Giorsetti, immigrés piémontais, après avoir raté l’embarquement sur le Titanic et hésité de s’installer à Monaco, jettent l’ancre à Cannes. Photo des années 50 aimablement fournie par Luc Giorsetti.

aux bons enfants F. R. (581x800)

Ils choisissent d’habiter au 80 rue Meynadier qu’ils aménagent en hôtel auberge sorte de ‘’soupe populaire’’ pour une clientèle ouvrière le plus souvent esseulée. (C’est l’époque où le boulevard de la République s’appelait le boulevard d'Italie).

Après trente-deux ans de dur labeur Constant et son épouse se retirent, passant le flambeau à Romain un de leurs six enfants pro à l’ASC, qui dut choisir entre l’AS Cannes et la restauration.

aux bons enfants 2Autant dire que Luc depuis son enfance est « tombé dans la marmite », aidant aux cuisines tout en poursuivant des études à Stanislas qui le conduiront à l’université.

‘’Quand j’étais minot avec ma sœur, l’après-midi, nous regardions à la télé « Michel Oliver » nous confie Luc.

Son choix de poursuivre les traditions culinaires familiales s’est imposé au moment du départ à la retraite de son père et depuis, avec bonheur, il fait le régal de ses clients.

 

En confidence, savez-vous que la doundorinet  (sorte de gnocchis) recette qu’il tient de sa grand-mère, sans grand succès pour les profanes, est concoctée au hasard du plat du jour ou sur demande pour les aventuriers de la gastronomie  authentique.

Nous remercions Luc pour son témoignage aussi sincère que chaleureux.              

CE MOIS A CANNES :

COURRIER DU LITTORAL 10 XII 1895 : le journal s’indigne de ce que l’argent du contribuable serve à entretenir une maison de jeux. Il craint que l’aristocratie cosmopolite boude les salons du casino de peur de « côtoyer son tailleur ou son bottier ». Déserté par l’une et l’autre composante de la population, le Casino des fleurs ferme ses portes en 1898. Pendant 20 ans, une campagne virulente est menée par trois grands noms de l’aristocratie étrangère : le grand-duc Michel de Russie, le grand-duc Cyrille de Russie et le prince de Galles qui craignent de voir se développer une société équivoque qui blesserait leurs habitudes et leurs mœurs.

 

LIENS ASSOCIES

PIERRE REY : L’OMBRE DU PARADIS

Une fille de vingt-cinq ans, en tailleur de laine sombre, est assise sur la Croisette… On lui a légué une ancienne parfumerie du côté de Grasse, à Plascassier.

La minuscule place Mérimée s’agrémente d’un olivier et d’un immense palmier qui fait de l’ombre à une pelouse…S’élève sur un piédestal, la sculpture en bronze d’un certain Leduc, « Course à Rome » représentant un jeune athlète s’accrochant au cou d’un cheval lancé au galop…

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 Square Mérimée : Course libre à Rome, la reprise du vainqueur. Photo MLR.

Le monument fut offert à la ville de Cannes par madame Le Duc, la veuve du statuaire Arthur-Jacques Le Duc. André Capron était alors le maire, Jean Gazagnaire le premier adjoint, André Lacour le deuxième adjoint.

Nous devons à Madame A. Bachemont un complément d’enquête : En 1914, couronné au Salon, le modèle en plâtre reste pendant toute la durée de la guerre dans les sous-sols du Grand Palais à Paris. En 1918, Madame Le Duc souhaite l’offrir à la ville de Caen qui n’est guère enthousiaste. L’abbé Sanson propose la statue à la ville de Cannes. Le groupe est fondu en 1926. En 1942, le préfet des Alpes-Maritimes projette d’enlever le groupe, c'est la guerre. Protestation du maire et de son Conseil municipal, quelles garanties pourraient avoir les bienfaiteurs de la Ville, s’ils sont amenés à penser qu’ils n’ont aucune certitude pour l’avenir… Et nous l’avons gardé. Référence : page 184 de Un siècle de vie cannoise 1850-1950.

 

COURRIER DES LECTEURS

Suite à l’article du mois dernier, un complément d’enquête : Louis Touchagues a également peint le plafond du restaurant Lasserre, face au Palais de la Découverte, à Paris.

Un lecteur qui se dit assidu, nous demande le lien entre Léon Touchagues et Cannes, c’est oublier qui est François André évoqué par l’auteur : avec Eugène Cornuché, il reprit l’exploitation du Majestic.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Le samedi 13 décembre à 15 h 30, Logis des Jeunes de Provence rue de Mimont : Cannes au temps des Années Folles, la diapo-conférence sera suivie du traditionnel buffet de fin d’année.        ( 06 16 78 97 71                                                

  1.  

 

 

       

 

                         

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 22:17

 

sans-titre   AmiDesArchives  

 

LA VILLA CHANTEMERLE

  

Elle fut construite en 1905 pour M. Dollfus, homme d'affaires parisien, par deux architectes associés, James Warnery et Léon Lebel, ce dernier émule de Ferdinand Bac selon la revue Châteaux et villas de la Riviera.

 Pall Mall lui consacre aussi un article : Nous avons déploré bien des fois ici le sabotage de nos jolis sites par un certain nombre de constructions folles pompeusement dénommées châteaux ou villas…

Toute récente, la villa Dollfus qui porte le nom et qui est la propriété d’un de nos hôtes les plus sympathiquement connus, se dresse à Cannes au sommet des terrains longtemps négligés, compris au-dessus de la villa Florida et de l’ancienne villa Evens que fit construire M. Evens, l’un des premiers hôtes anglais de Cannes, contemporain de Lord Brougham et du chevalier Colquhoun. Il est difficile de rêver une situation plus idéale.

 

En mars 1913, un admirateur écrivait : …La villa Dollfus, de grandes baies buveuses d’air et de lumière, des lignes sobres, d’une élégance distinguée et gaie à la fois.  

 

Elle est marquée par le style Art Nouveau, sa façade est richement décorée de motifs floraux et de céramiques vernissées.

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Villa Dollfus. Entrée 53 avenue Maréchal-Juin. Photo MLR

 

C’est un style Louis XVI modernisé… les grès signés Genti et Barleri jouent dans la façade.

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Photo : Aimablement transmise par les Archives municipales.

 

CE MOIS A CANNES  

 

20/11/1870 : La Commission municipale invite le conseil de fabrique de la paroisse de Cannes à faire don au département des cloches non indispensables de l’Eglise paroissiale, pour être converties en canon.  

 

LIENS ASSOCIES : EN DESSINANT L’EPOQUE. LEON TOUCHAGUES, extraits.  

 

« Sir Basile Zaharoff, fameux marchand de canon, l’homme de confiance de la Wickers-Maxim, l’homme le plus mystérieux d’Europe, surnommé le roi de la mort lente, comme on se plaisait à l’appeler... Il était invisible, impossible à approcher. Jamais aucune photo, aucun dessin de lui n’avait pu être fait. Il se faisait transporter dans ses couvertures assis dans un fauteuil roulant qu’il ne quittait jamais jusqu’au bord de la mer. Il sera autour de toutes les conférences internationales de l’après-guerre…    

François André lui demande d’organiser aux Ambassadeurs une fête sur le thème « Un soir à Bikini ». Jusqu’à la dernière minute, il fallut travailler à l’énorme bombe atomique suspendue au plafond. A minuit, dans le noir le plus complet, de sinistres sirènes commencèrent à mugir. Puis une cascade d’explosions se fit entendre tandis que des lueurs inquiétantes se reflétaient sur les murs de la salle. La bombe à ce moment descendit lentement du plafond. Soudain elle éclata avec un fracas assourdissant, envoyant dans la salle mille projectiles d’aspect redoutable mais tous en coton. Et trois ravissantes filles, deux blanches et une métis, sortirent de la bombe et apparurent à la lumière… Plusieurs spectateurs s’étaient évanouis au moment de l’explosion…  

C’est un soir de réveillon. On soupe à la table du duc de Ségovie en compagnie de la Bégum et de Cécile Sorel. Après les truffes sous la cendre, nous nous retrouvons dans les salles de jeux où Cécile Sorel me demande : Comment faites-vous pour conserver tellement d’entrain ?  

Pour moi, dis-je, la vie commence demain.

C’est merveilleux, dit-elle. Demain je recommence tout. »

Revenons à Zaharoff, il inspirera Hergé ; dans L’Oreille cassée, il s’appelle Mazaroff et dans les éditions ultérieures Bazaroff. Remercions L. S. esprit toujours en éveil, d’avoir déniché ce livre.


SACREE CAROLINE

Une lectrice assidue et experte internaute nous précise:

En juillet 1818, Caroline Murat est déclarée prisonnière de l'Autriche ; elle réside au Palazzo Romano de Trieste du 25 mai au 16 septembre, date à laquelle elle s'installe au château de Haimbourg près de Vienne, prisons dorées, dorées tout de même dans les deux cas... alors que le mot emprisonnée laisse à penser qu'elle serait "embastillée". Effectivement sa situation de V.I.P. pourrait lui permettre de parader avec sa superbe Breguet...E.R.


INSOLITE

Nous vous donnons bien souvent comme adresse de conférence le Logis des jeunes, rue Chevalier-de-Mimont. C'est un sondage à faire, combien d'usagers de cet établissement d'accueil ont été intrigués par ce qui suit ?

 

 cloche logis des jeunes 1cloche logis des jeunes 2

 

 

 

Nous remercions L. S. pour son insolite et ses photographies.

 

 ON NOUS COMMUNIQUE :  

Lundi 3 novembre, de 10 h1/2 à 12 h : Atelier d’histoire régionale. Cannes, la Grande guerre vue de l’arrière. Archives municipales Calmette. Sur inscription ( 04 89 92 20 70.

Jeudi 6 novembre : Visite guidée de la Chartreuse de la Verne du village de Collobrières, suivie de la visite du musée de la Châtaigne. Pour tous renseignements (06 16 78 97 71.

 

 

 


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