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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 21:45

~~ALPHONSE ALLAIS dans une lettre de décembre 1893 écrivait : Il fait du soleil sur la promenade de la Croisette comme s’il en pleuvait. Qui dit mieux ?

ET POURTANT, SOUVENONS-NOUS

Le Riou, près du square Mistral, en haut de la photo l'avenue Georges-Clémenceau. Photo M.L.R.

Le Riou, près du square Mistral, en haut de la photo l'avenue Georges-Clémenceau. Photo M.L.R.

~~Dans la nuit du 3 au 4 octobre 2015, à cet endroit, une vague gigantesque descendue du Riou a provoqué l’encastrement de vingt voitures, les autres déambulant se sont remplies de boue à la hauteur des sièges. La concentration de pluie en une heure sur Cannes ce soir-là a été la troisième plus forte en France depuis 1958.

ACTUALITÉS : Le 17 septembre 2015 a été baptisée la nouvelle cloche de la chapelle Saint-Cassien.

Cloche de la chapelle de Saint-Cassien, sont gravés les noms de ses deux marraines. Photo M.D.Cloche de la chapelle de Saint-Cassien, sont gravés les noms de ses deux marraines. Photo M.D.

Cloche de la chapelle de Saint-Cassien, sont gravés les noms de ses deux marraines. Photo M.D.

L’ancienne, qui n’avait pas encore été déposée, avait un son fêlé par des impacts de balle, elle datait de 1800, elle sera déposée au-dessus de la souche du chêne touché par les bombardements de 1944.

La confrérie dédiée au culte de saint-Cassien apparait à Cannes en 1653. Les recteurs de la confrérie obtiennent de deux propriétaires, Gaspard Escarras et Jacques Arluc la cession gratuite de l’emplacement du terre-plein de la butte et du passage.

Sur le fronton de la chapelle est gravé C A (Canna abbelia), rappelant l’appartenance aux abbés des îles de Lérins.

Le 15 avril 1792, vingt citoyens cannois, maire et curé en tête, remportent, à Grasse, l’adjudication de la vente de la chapelle avec la butte comme bien national, comme personne autre à oser concourir, en qualité de mandataires de quatre-vingt-trois Cannois. Un comité de recteurs est nommé.

La chapelle sera fortement endommagée par l’explosion d’un stock de munitions allemandes entreposé à l’ouest de la butte en 1944.

Ce n’est qu’en 1969 qu’un comité de sauvegarde de la chapelle est constitué au sein de la municipalité. Les survivants des descendants du rectorat et la municipalité décident de céder la butte et la chapelle à la ville pour en assurer l’entretien.

En 1970, la grande grille originale de 1712 en fer forgé a été refaite. Seule la partie supérieure en forme de demi-lune est nouvellement créée, elle porte les initiales M.A. en remerciement à Antoine Molinéri, entrepreneur qui a pris à sa charge la totalité des frais de la restauration de la chapelle.

Haut de la grille de la chapelle. Photo M.D.

Haut de la grille de la chapelle. Photo M.D.

Honoré Camos reconstitue derrière l’autel le tableau représentant saint Cassien en prières. La messe de Noël y aura lieu le 27 décembre 1970.

Chaque année, le week-end le plus proche du 23 juillet, on célèbre sur le pré la fête patronale, messe en provençal, danse de la souche, pique-nique.

L’édifice reste fragile, dépourvu de fondations profondes. Il est érigé sur un terrain argileux soumis aux intempéries.

Sources : Histoires d’espaces publics, Ville de Cannes, par Michelle David et Marie-Hélène Cainaud.

 

JARDINS ET VOIES PUBLIQUES

Nous commençons une nouvelle rubrique en nous attachant à faire peu à peu, dans l’ordre de leur création, leur histoire. Il faut dire que pour les Cannois qui menaient une vie difficile dans un cadre déjà de rêve, l’idée d’espaces verts n’était pas leur préoccupation.

Une idée de l’état d’esprit : Nous devons dire … qu’on n'acclimate pas les végétaux. On introduit des plantes dans un pays, et quand elles y trouvent les conditions qui sont propres à leur existence, elles y vivent et croissent. Le mot acclimatation est nul dans le règne végétal, on introduit mais on n'acclimate pas.

Revue de Cannes 08/04/1865

 

LE JARDIN DE CANNES ou LE SQUARE MISTRAL (ancien square Brougham, boulevard du Midi).

L’abattoir et ses odeurs délétères, à l’embouchure du Riou, provoquèrent de telles pétitions que la Municipalité décida le 1er mars 1863 de le transférer à La Bocca, d’aménager la zone située à l’ouest devant l’abattoir en un jardin et de le dédier à lord Brougham en témoignage de reconnaissance de la Ville de Cannes envers le premier étranger venu s’installer sur son rivage. L’opération fut retardée faute d’argent. Ce n’est que le 16 février 1865 qu’on décida sa création grâce à une souscription des Cannois et des étrangers.

Nous avons voulu interroger, nous-même, le propriétaire le plus proche sur la rive droite du Riou, pour savoir s'il contribuerait largement à la souscription des riverains, annoncée dans l'article que nous réfutons — Nullement, m'a-t-il répondu, ceci est un rêve et une utopie mis en avant par trois ou quatre personnes qui cherchent à enterrer la vente des terrains. En engagements sérieux, la souscription n'atteindra pas 5 francs.

Revue de Cannes 18/02/1865

Ce à quoi il se trompait. Lord Brougham lui-même cotisa pour 100 francs. Le docteur André, médecin homéopathe suisse, propriétaire d’un hôtel du quartier, supervisa les travaux. Des entrepreneurs prêtèrent leur matériel et main d’œuvre. La liste des souscripteurs est régulièrement publiée dans La Revue de Cannes.

Terminé au printemps de la même année, ce premier square, plus petit que le square actuel, fut agrandi après le départ de l’abattoir et l’endiguement du Riou à la fin de l’année 1867… Un bassin y fut creusé, orné d’un jet d’eau et, plus tard, le premier kiosque à musique des Allées y fut transporté, la musique municipale s’y faisait entendre le mercredi.

Bassin,square Mistral 14/11/2015. Photo M.L.R.

Bassin,square Mistral 14/11/2015. Photo M.L.R.

Lord Brougham, put assister momie enfouie dans une immense cravate aux cent tours à son inauguration. Cela avait coûté 1 600 francs à la municipalité…Il avait écrit : Il faut que la souche reste où l’arbre périt.

Ce square offre aux promeneurs ses pins, palmiers, séquoia, magnolia, érythrine crête de coq et jacaranda. On le surnomme La Petite Provence, un charmant lieu de rendez-vous enrichi par le monument de Victor Tuby à la gloire de Frédéric Mistral.

Statue de Frédéric Mistral. Square Mistral. Photo Irène Payan.

Statue de Frédéric Mistral. Square Mistral. Photo Irène Payan.

CE MOIS À CANNES : Emmanuel de Marande Cannes et Lérins, grands hommes et petites anecdotes.

Le Docteur Roustan, premier médecin cannois.

L’état sanitaire était lamentable en 1767 lorsque la municipalité cannoise s’en inquiéta vraiment. Certes la ville comptait « des chirurgiens » et des chirurgiens-barbiers. Ces derniers, parfois de bonne volonté, étaient souvent des charlatans. Ils alliaient, dans l’exercice de leur art, l’astrologie de bonne-femme, la médecine campagnarde et les boniments de colporteurs !

Le 30 décembre 1767, la municipalité délibéra à ce sujet : … Ceux qui n’ont pas les mêmes moyens n’ont pas cette ressource (faire appeler un médecin étranger) et on a le désagrément de voir cette perte précieuse d’hommes, enlevés à la fleur de l’âge ; priver la communauté de cultivateurs et autres gens de peine, c’est rendre les travaux plus chers et plus difficiles… Enfin les pauvres admis à l’hôpital y languissent et surchargent l’œuvre dont les revenus sont insuffisants.

Il fut décidé de faire à un médecin des propositions assez avantageuses pour l’engager à venir s’installer à Cannes et l’on délibéra « au sujet d’un habile médecin ».

Le choix se porta sur le docteur Darluc qui exerçait alors à Caillan qui refusa.

La municipalité chercha parmi les rares Cannois d’origine ayant le titre de médecin celui qui acceptait de revenir dans sa ville natale… C’est alors que l’on songea au docteur Roustan qui exerçait à Lambesc. Il accepta en précisant que les visites devraient lui être payées à raison de six sols, il soignerait gratis les pauvres et les malades de l’hôpital. Quant à ceux du Cannet ils devraient lui fournir un cheval pour son transport tant à l’aller jusqu’au retour.

De plus, le docteur Rostan demandait un logement et l’exemption des droits de piquet pour sa famille et son domestique : le contrat devait être conclu pour une durée de six années.

Le docteur Roustan par sa science, sa bonté, son dévouement et son inlassable patience, rendit à sa ville natale, avec la santé, un nouveau courage pour affronter les épreuves de la maladie.

Son souvenir méritait d’être vénéré.

Ainsi la rue Gonnet fut débaptisée et porta son nom… pour s’appeler maintenant rue Commandant-André.

 

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE :

Le nom de Marcel Dassault a suscité auprès d’un de nos fidèles lecteurs ces quelques propos : c’est son frère, Paul, qui a inspiré à Marcel Bloch le choix d’un nouveau patronyme. Celui-ci s’est engagé très tôt dans la Résistance sous le nom de Chardasso (il semblerait qu'il aurait même signé plusieurs messages au Général de Gaulle par le pseudonyme de ''général Chars d'Assaut''). On dit que Marcel Dassault voulut, en rajoutant un L illustrer ainsi sa principale activité, l’aviation.

Une autre précision : le socle du buste d'Edouard VII a été réalisé en comblanchien avec gravure inscription par les Etablissements BRAVI, il a été mis en place le 13 octobre 1951. Merci à notre fidèle lectrice.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Samedi 5 décembre une diapo-conférence vous est proposée au Logis des Jeunes de Provence, En baie de Cannes, des régates de légende. Elle sera suivie du traditionnel buffet de fin d’année.

Pour tous renseignements tel : 06 16 78 97 71

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 00:06

~~On peut voir en vitrine de l’agence Taylor la mise en vente de cette superbe propriété.

M.L.R.

M.L.R.

~~C’est une des dernières grandes demeures style belle époque offrant un panorama unique sur la baie. La surface habitable de la propriété est de 1.700 mètres carrés tandis que le parc arboré représente environ 1 hectare. Un projet de transformation approuvé par la Ville de Cannes et l'architecte des bâtiments de France vise à agrandir cette bâtisse en vue de devancer les souhaits non encore exprimés des futurs clients. Elle devrait ainsi compter une quinzaine de suites, trois piscines, un garage pour dix voitures... Le prix n'est pas précisé mais il représente plusieurs dizaines de millions d'euros...

Nous avons pu, en partie, reprendre son passé.

En 1934, Saint-Cyrès a été mise en vente par l’agence Andrau. Elle appartenait à M. Saavedra qui fut architecte à Cannes. Elle est située ainsi : confrontant au midi l’avenue Albert Ier et la propriété villa Beau-Désert, à l’est, la villa Mont-Joli, au nord et à l’ouest la villa Sémiramis… Les immeubles sont bâtis sur le terrain de 10 000 m2, une villa proprement dite, un bâtiment à usage de garage et le logement de personnel et un bâtiment à usage de conciergerie. Prix 100 000 F.

Un télégramme expédié de La Bourboule à la date de 1940 est envoyé par Marcel Bloch qui fixe l’achat « avec le terrain » pour la somme de 700 000 F. Il achète donc cette maison meublée dans un quartier calme et tranquille le 18 juillet, la sentant un abri plus sûr que sa maison de campagne à Saint-Aignan à côté du bois. En septembre 40, son fils Serge entre au lycée Carnot en seconde classique.

Marcel Bloch est arrêté alors par le gouvernement de Vichy en octobre 1940 et « interné administrativement ».

Après avoir changé de nom en juin 1946, il débaptise la Société des avions Marcel Bloch créée au moment du Front populaire pour la rebaptiser Société des avions Marcel Dassault dont le siège est transféré de Thiers à la villa Saint-Cyrès. En 1951, la Société immobilière Marcel Dassault, SARL a son siège à Cannes, empire débordant largement le domaine aéronautique avec presse et édition.

Au décès de Marcel Dassault, en 1984, son fils aîné, Claude, hérite de Saint-Cyrès, on pense qu’il y vécut jusqu’à sa mort survenue en 2011.

La propriété a récemment changé de mains.

Sources : Archives municipales 2S762. Publicités sur Internet.

Marcel Dassault ou les ailes du pouvoir. Guy Vadepied.

~~HISTOIRE MOUVEMENTEE D’UNE STATUE

Depuis son inauguration en grande pompe en avril 1912, Cannois et visiteurs admirent la magnifique statue d’Edouard VII édifiée sur l’esplanade du casino, en bord de mer. Deux ans après le décès du roi, la ville a voulu rendre hommage à l’un de ses plus illustres bienfaiteurs. Le sculpteur Maître Denys Puech a fixé dans le marbre la silhouette du roi en costume de yachtman, tenue qu’il aimait porter à bord de son grand voilier. Sur le socle, fondue dans le bronze une jeune fille rieuse jette des fleurs symbolisant la ville de Cannes.

Carte postale aimablement communiquée par les Archives municipales.

Carte postale aimablement communiquée par les Archives municipales.

~~Pour les 25 ans de l’Entente cordiale, en 1929, à l’initiative de Lord Derby proche de la famille royale, une plaque commémorative est déposée au pied de la statue en présence de personnalités et d’une foule nombreuse.

Fin 1941, alors que notre région n’est pas encore envahie par les troupes allemandes, « d’odieux personnages à la solde de Vichy » font basculer et tomber la statue qui se brise, voulant ainsi détruire ce symbole de l’amitié franco-britannique. Les morceaux sont conservés. Dès la victoire de mai 1945 mettant fin à la Seconde guerre mondiale, la municipalité souhaite que la statue retrouve sa place. Le sculpteur Emile Patras est chargé de sa réparation. Cette nouvelle inauguration donne lieu à des réjouissances, les Cannois désirant laver l’affront infligé à un grand roi ami.

Quelques années plus tard la statue est renversée un jour de vent violent... Il est alors question de la reconstituer mais le comité d’Esthétique rejette cette proposition pour des raisons artistiques, ne voulant pas remplacer la statue par une copie.

Il ne reste donc de cette œuvre de Denys Puech que des cartes postales ! Rapidement nos amis anglais comprennent la tristesse des Cannois de ne plus avoir une effigie du roi, symbolisant l’amitié franco-anglaise. Aussi le 13 octobre 1951, c’est dans l’enthousiasme que l’on inaugure un buste d’Edouard VII offert par le sanatorium de Virginia Water près de Londres. Il avait été transporté à bord de la frégate Mermaid qui mouilla au port de Cannes le 7 octobre 1951. T. G.

Buste d'Edouard VII. Signé au dos G.L.1884 Esplanade Pompidou à gauche du Palais des Festivals

Buste d'Edouard VII. Signé au dos G.L.1884 Esplanade Pompidou à gauche du Palais des Festivals

Archives municipales 16M12, Le Littoral 1912, Saison de Cannes 1945, Nice-Matin 1951.

LU POUR VOUS : Le Littoral, 4 novembre 1886.

L'origine de la Toussaint remonte au commencement du VIIe siècle. Le pape Boniface IV, ayant obtenu de Phocas le célèbre temple appelé Panthéon, et bâti par Agrippa, vingt-cinq ans avant Jésus-Christ, le purifia et en fit une église qu'il dédia à la Vierge et aux martyrs. Dès lors, la fête de la Toussaint fut instituée. Dans les premières années du IXe siècle, le pape Grégoire IV ordonna que cette fête fût reçue dans toute la chrétienté, et voulut qu'on la célébrât le premier jour de novembre.

Dans l'église catholique, la commémoration ou fête des morts, devint générale, depuis que saint Odilon, abbé de Cluny, l'eut établie dans son diocèse, vers la fin du Xe siècle.

CE MOIS A CANNES

Les compétitions se déroulent en plein cœur de la ville. On tourne autour des Allées et de la rue d’Antibes. Le 11 novembre 1919, 1° Grand-Prix de l’Armistice couru sur 1500 m. rassemble le tout cannois sportif… et celui qui ne l’est pas. La victoire échoit au parisien Lakhari, mais le cannois Honoré Bottin termine dans sa foulée.

LIENS ASSOCIES ET INSOLITES

Avenue de Flotte et Avenue de la Baronne, c’est dans le quartier « République » cruellement éprouvé samedi 3 octobre et les noms nous ont intrigués.

Croisement de l’avenue de la Baronne et du boulevard de la République.
Croisement de l’avenue de la Baronne et du boulevard de la République.

Croisement de l’avenue de la Baronne et du boulevard de la République.

~~Nous devons à J.B. de quoi satisfaire notre curiosité. Robin de Flotte, marié à Cannes en 1839, aurait possédé une bastide à cet endroit de 1842 à 1852. Gaston Etienne, baron de Flotte, issu d’une vieille famille provençale, est né à Saint-Jean-du-Désert, près de Marseille, le 28 août 1805 et y décède le 25 août 1882. La Baronne est son épouse et l’avenue faisait partie de la propriété.

D’après le roman de Catherine Decours La dernière Favorite, Madame de Flotte était la dame d’honneur de Désirée Clary, princesse de Suède. Toutes deux étaient amoureuses de Maurice de Balincourt à Aix-les-Bains l’été 1812. La princesse de Suède décrivait sa rivale comme une grande femme pointue, de peau affreuse, avec du pissard dans sa manière (Laure d’Abrantès). Quand tout Paris est à Aix : Madame Mère accompagnée de son frère, le cardinal Fesch, sa fille Pauline, flanquée de Talma, l’amant du jour, sa belle-fille, Julie Clary épouse de Joseph, roi d’Espagne, et Désirée énorme formant trois sphères superposées, princesse de Suède, que ne quittait pas sa suivante Mme de Flotte, la duchesse d’Abrantès qui soignait une faiblesse du pylore et même Joséphine...

ON NOUS COMMUNIQUE

Le jeudi 19 novembre, l’Association Les Amis des archives propose une journée à Grasse comprenant la visite guidée de la cité au Moyen Âge suivie de la visite de la nouvelle bibliothèque patrimoniale.

Pour tous renseignements tel : 06 16 78 97 71.

Lundi 2 novembre de 10h30 à 12h, L’Espace Calmette dans le cadre de l’atelier Histoire régionale présente une conférence sur le thème L’Architecte Laurent Vianey.

Tel : 04 89 82 20 70.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 19:00

ACTUALITES : LA PLACE BERGIA

Nice-Matin (14 juillet 2015) nous fournit toujours de quoi susciter nos recherches. Il s’agit d’embellir le site et de recréer une aire de loisirs et de détente. Il est prévu un giratoire surélevé à l’intersection entre le Riou et la Croix-des-Gardes pour améliorer la fluidité du trafic. Espérons un peu moins de rébellion parmi les Cannois.

La Boule suquetane s’est s’installée place du Riou, (ou du Pont-Romain ou Repetto - à l’une des extrémités se trouvait la fonderie - une des industries les plus florissantes de la ville),

Platane de la place Bergia. Photo Irène Payan et  peinture aimablement communiquée par M.D. (vue du Suquet à droite la cheminée de l'usine RepettoPlatane de la place Bergia. Photo Irène Payan et  peinture aimablement communiquée par M.D. (vue du Suquet à droite la cheminée de l'usine Repetto

Platane de la place Bergia. Photo Irène Payan et peinture aimablement communiquée par M.D. (vue du Suquet à droite la cheminée de l'usine Repetto

~~devenue place Henri-Bergia (jeune suquetan héros de la Résistance). Son siège social était au bar du Pont-Romain, à l’angle du boulevard Vallombrosa et de la rue du Pont-Romain, à proximité du collège Stanislas. Une compétition de stature internationale s’intitulait le « Grand Prix de Pâques » et mettait tout le quartier sur le pied de guerre. C’était véritablement la fête au village et chacun pour la circonstance s’endimanchait. Les jeunes n’hésitaient pas à grimper sur le vénérable platane, s’installant à califourchon sur les branches basses afin de ne rien perdre des exploits de leurs favoris. Les marchands de pain d’épices, de berlingots et de pan bagnats faisaient d’excellentes affaires et le bar du Pont-Romain ne désemplissait pas.

~~En 1979, la municipalité envisage une transformation du carrefour Vallombrosa où s’articulerait la future voie rapide en direction de Rocheville. La réaction des gens du quartier est vive, on parle d’investir la mairie et de « faire un malheur ». On se contenta d’y déposer une liste de protestataires qui fit réfléchir le maire, Georges-Charles Ladeveze.

Source : André Cottalorda. La fabuleuse histoire du sport cannois tome 2.

ET PUIS

Deux commerçants, que nous supposons aimables, ont regretté (Nice-Matin 09 juillet 2015) l’absence de travaux d’embellissement pourtant votés en conseil municipal, et de citer les rues piétonnes du Batéguier et Victor-Cousin.

Que vient faire le Batéguier dans le « carré d’or » de Cannes ? La consultation du livre de Pierre Vouland, Etude de toponymie régionale nous apprend que ce terme apparaît en 1503, qu’il est peut-être tiré du verbe provençal batega qui signifie frissonner, quand il s’agit de l’eau. À l’île Sainte-Marguerite, il peut désigner la passe qui, pour les usagers, est très dangereuse à la hauteur de l’étang éponyme.

 Rue du Batéguier.

Rue du Batéguier.

~~Quant à Victor Cousin, la rue voisine, qui porte son nom est tout aussi discrète.

 Rue Victor-Cousin.

Rue Victor-Cousin.

~~Et pourtant ce fut un philosophe illustre sous trois régimes, à qui l’on fit des obsèques nationales, dont la tombe est dans une des allées principales du cimetière du Père-Lachaise, Vanité des vanités

 Pierre tombale de Victor Cousin, cimetière du Père Lachaise, Paris. Photo M.L.R.

Pierre tombale de Victor Cousin, cimetière du Père Lachaise, Paris. Photo M.L.R.

~~VICTOR COUSIN

NÉ A PARIS LE XXVIII NOV. MDCCXCII - MORT A CANNES LE XIV JANV. MDCCCLXVII Déchiffré par F. R.

En 1861, il rejoint son vieil ami Prosper Mérimée à Cannes. Ce dernier évoquera les tisanes d’eucalyptus prises ensemble. P. Mérimée parvint à lui réserver l’une des maisons de M. Caillaux dans la propriété Villa des Anges route d’Antibes (actuellement au bout de l’impasse des Anges). Laissons parler Mérimée : J’ai ici la compagnie et le voisinage de M. Cousin qui est venu guérir d’une laryngite et qui parle comme une pie, mange comme un ogre et s’étonne de ne pas guérir sous le beau soleil qu’il voit pour la première fois. Victor Cousin meurt le 13 janvier 1867.

Sources : Elles et Eux, tome 2, publication Ville de Cannes.

Les deux rues précitées sont en bordure du Grand-Hôtel, s’y trouvaient dans les années 1860 entrepôts et dépendances des palaces de la Croisette.

Ces deux rues, la nuit tombée, apportent des frissons et des liaisons dangereuses garanties ...

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE par M. D.

La statue de la Vierge qui se trouve sur l’esplanade du Suquet n’est pas de Victor Tuby mais d’Emile Patras. Ce monument fut érigé en témoignage de reconnaissance à la Vierge Marie pour sa protection pendant la guerre 1939-1945. Il a été inauguré par le cardinal Gerlier, archevêque de Lyon, le 31 mai 1948. Elle a remplacé la croix qui fut déplacée dans le petit jardin jouxtant la place. Nous remercions toujours nos lecteurs pour leur vigilance et leur surveillance du blog.

Statue de la Vierge d’Espérance. Et Détail (signature Emile Patras) Photos M. D.
Statue de la Vierge d’Espérance. Et Détail (signature Emile Patras) Photos M. D.

Statue de la Vierge d’Espérance. Et Détail (signature Emile Patras) Photos M. D.

ET : Le bulbe de l’église russe est tombé. Photo M.D.V.

ET : Le bulbe de l’église russe est tombé. Photo M.D.V.

~~ARBRES ERRATIQUES : Au gré des nouveaux tracés de la Croisette, de nombreux yuccas ont été transplantés. Ils sont depuis longtemps à la mode, en témoigne cet article. Le Littoral 18/11/1934:

Une plante dépolluante. Il absorbe principalement le benzène et l'ammoniac. Ses fruits sont souvent comestibles comme ceux de Yucca filifera.

L'introduction en Europe d'un des plus beaux genres de plantes de la famille des Uliacées, les Yuccas, date de 1696. A la suite des explorations fréquentes faites dans le sud de l'Amérique du Nord, de la Californie et du Mexique, le nombre de ces plantes augmenta dans de fortes proportions. Communément cultivés dans les parties accidentées et rocailleuses, les Yuccas sont d'un effet incomparable au moment de leur floraison. La tige se dresse en colonne, semblable à un tronc de palmier, dont la surface est marquée de cicatrices annulaires, profitant de la chute des feuilles les plus inférieures. Les Yuccas sont utilisés pour la fabrication du papier, auquel les fibres donnent une grande solidité.

Yucca facilement localisable sur la Croisette

Yucca facilement localisable sur la Croisette

~~Un des points les plus intéressants de l'histoire des Yuccas est l'étude de leur fécondation, faite, avec soin par le docteur Engelmann, en Amérique. Il a été amené à considérer les stigmates de l'ovaire de ces plantes comme inutiles dans cette importante fonction ; les anthères ne s'ouvrent que tardivement, alors que la fleur est flétrie, et laissent échapper un pollen visqueux qui ne peut arriver facilement à l'ovaire. D'autre part, le pollen n'a jamais germé en contact avec les pailles stigmatiques. Le matin, les fleurs observées par Engelmann étaient remplies d'insectes, mais l'un d'eux était dominant, un lépidoptère qui, venant s'accoupler dans les fleurs des Yuccas, favorise l'arrivée du pollen dans le tube de l'ovaire. Ces observations s'accordent avec d'autres faites en France, et établissent que la fécondation dans les fleurs peut se faire sans l'intervention du stigmate.

ON NOUS COMUNIQUE :

Mercredi14 octobre : Journée à Antibes. Covoiturage.

Visite du Fort carré le matin, l’après-midi sera réservé à une visite guidée au musée de la carte postale.

Pour tous renseignements tel : 06 16 78 97 71

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 00:47

ACTUALITES : LE POUSSIAT

BILLET N° 65 SEPTEMBRE 2015

Le Musée éphémère du cinéma au palais des festivals avec son « Usine de films amateurs » de Michel Gondry offrait cet été aux visiteurs de réaliser gratuitement un film en trois heures (durée de la séquence, sans reprise, trois minutes). De nombreux box permettaient de jouer dans des décors différents. Cette photo est extraite d’une première co-production.

De quoi faire le lien avec le passé, le poussiat est un pieu, un poteau ; le Poussiat est donc le quartier où se trouvaient les poteaux enfoncés en terre pour y amarrer les embarcations au sec (Pierre Vouland, Etude de toponymie régionale).

Le décor représente une des arcades de l’actuel marché Forville. Ce marché est « récent ». C’est à partir de 1860 que l’on se préoccupe de doter la ville d’un marché central. Avec l’arrivée des riches résidents, il fallait réserver à la promenade la plus belle place de la ville, la place de la Marine, située au bord de la mer, or c’est sur le Grand Cours, à l’extrémité est de cette place, (à l’emplacement actuel de la mairie) que se tenait chaque jour le marché.

Le lieu avait été choisi au cours de la séance municipale du 16 mai 1861. La commission a choisi à l’unanimité le quartier du Poussiat … parce qu’en démolissant les vieilles maisons de ce quartier pour faire l’emplacement de la Halle et en relevant le sol, on assainirait un quartier vraiment infect dont l’état nuit à la santé publique ».

Le nouveau marché n’est édifié qu’en 1884. Ce sont de pittoresques pavillons en bois couverts de tôle.

Remerciements F.V.

Remerciements F.V.

En 1934, sur le même emplacement, de nouvelles halles en maçonnerie lourde remplacent les structures légères, sur un seul niveau, les occupants des immeubles riverains avaient manifesté leur opposition à un bâtiment à deux niveaux, redoutant sans doute des nuisances sonores. Il garde encore une certaine authenticité.

Sources : Gabriel Bernard, Le Suquet, atelier « Recherches sur le passé de Cannes ».

ACTUALITES : LA BASTIDE ROUGE

Service presse de la mairie

Service presse de la mairie

C’est une ancienne maison rurale du XIX e siècle au centre d’une surface d’environ onze hectares, située sur une parcelle d’un vaste domaine abbatial de Lérins vendu à la Révolution.

Vers 1925, la maison se composait d’un corps central encadré de deux ailes. Un portique imitant une galerie de cloître roman bordait la façade sud du corps central, précédé d’un jardin très élaboré dit jardin monastique planté d’essences méditerranéennes que protégeaient au sud des cyprès florentins, avec une exèdre pour cacher la tuilerie voisine et à l’ouest une haie de cyprès de Lambert où s’intercalaient des cyprès florentins.

Le domaine agricole aurait été ensuite acheté par la parfumerie Chris, sans doute sans la bastide.

A. Bachemont, A la découverte de … La Bocca. Publication Les Amis des archives.

Des locaux modernes de 800m2 répartis sur trois étages sont offerts aux jeunes entreprises prometteuses par la ville de Cannes. La Bastide rouge, à La Bocca, abritent désormais des startups autour de l’économie créative, l’imagerie numérique et les nouvelles technologies.

CE MOIS A CANNES : Fête de la Saint-Fiacre

Les jardiniers se préparent à fêter dignement leur patron : Saint Fiacre. Cette fête, qui sera très brillante, aura lieu les 2, 3 et 4 septembre et sera donnée dans le local de l'exposition, rue Oustinoff…

Nos jardiniers et maraîchers s'en sont donné à cœur joie hier dimanche.

Leur bal a été des plus animés.

Bravo !

Aujourd’hui lundi, continuation de la fête. Voici le programme des réjouissances :

- De 2 h à 4 h. de l'après-midi, grand bal.

- A 4 h. concours de chant,

Romances, 1er prix, 10 fr ; 2e prix, 5 fr.

Chansonnettes, prix unique, 10 fr.

Un prix de 5 fr. sera décerné dans les trois concours à celui qui chantera le plus faux.

- A 6 heures, jeu de la marmite, de la poêle, etc.

- A 8 heures, reprise du bal.

Le Littoral 4 septembre 1893

CANNES SOUS LA RÉVOLUTION : LE PETIT COURS

En l'année 1760, le sieur Bounin, de Grasse, avait fait construire sur l’emplacement où nous voyons aujourd'hui le « Splendid Hôtel » une maison à usage de savonnerie et huilerie.

Le sieur Bounin, ayant cédé, par la suite, sa maison à un négociant de Nice nommé Gazielle, la dite maison fut alors désignée au cadastre : Maison Gazielle, et cela jusqu'au moment de la vente passée à M. Morlot, en 1863.

A 30 mètres à l'ouest de cette maison, le sieur François Ricord, de Grasse, fit construire en 1789-90, une maison dont il est si souvent parlé dans notre histoire locale, au sujet des nombreux incidents qu'elle a occasionnés. Elle conserva ce nom de maison Ricord, jusqu'au moment où elle fut démolie pour faire place à l'immeuble du Café des Allées.

Entre la maison du sieur Bounin et celle du sieur Ricord était donc une surface de terrain qui fût appelée par les Cannois : « Le Petit Cours ». C'est sur cette petite place que fût élevée la statue de Lord Brougham, et, du jour de son inauguration, en l'année 1879, le Maire de Cannes, Eugène Gazagnaire en accord avec son conseil décida que la dite place prît dès lors le nom de « Place des Palmiers ».

Ceci exposé, revenons à la période révolutionnaire et citons en passant l'incident qui se produisit aux abords de cette place le 25 septembre 1792.

Ce jour-là, les habitants de Cannes, se portèrent devant notre vieil Hôtel de Ville, occupant à cette époque le rez-de-chaussée de l'école désignée de nos jours Ecole du Mont-Chevalier, et forcèrent notre conseil communal à abandonner le dit local et venir occuper la maison Ricord, pour y tenir dorénavant ses séances, sous le prétexte que cette demeure appartenait à la Commune, à laquelle l'aristocratie l'avait ravie injustement.

La veille, des placards violents avaient été apposés dans différents quartiers de la ville, menaçant le Maire et les Officiers Municipaux des actes les plus terribles s'ils se refusaient au désir de la population. Le déménagement du mobilier municipal et des archives se fit sur la demande du Procureur de la Commune. Cet incident eut lieu le jour de l'inauguration de l'Arbre de la Liberté, planté sur le Grand Cours (les Allées).

Par une pétition du 23 Germinal de l'An II (1794), adressée à la Communauté de Cannes, le sieur Laugier, aubergiste, demande de faire l'acquisition du terrain situé entre la fabrique du sieur Bounin et la maison commune, c'est-à-dire « Le Petit Cours ».

A ce sujet, le Maire dit ce terrain que la main de fer de la féodalité n'a pu enlever, arracher à la Commune, provoque et irrite le désir du citoyen Laugier, aubergiste, qui, sans doute, se propose d'y élever une auberge. Il ne peut pas ignorer que ce local a fait pendant un long temps, un sujet de combat suscité par le despotisme. Ce terrain est utile et précieux au commerce, au roulage des tonneaux, aux sècheries, à tirer les navires à terre lorsque la tempête les surprend sur la rade, que c'est l'unique endroit propre à y élever les piles de douelles servant à la fabrication des tonneaux, à former un cours utile à la ville et à son embellissement, ainsi qu'aux habitants qui n'ont que ce terrain pour se promener et se garantir du soleil et où l'on aurait replanté des ormeaux si ce terrain n'était absolument nécessaire et indispensable pour y parquer les voitures qui vont et reviennent de l'armée et qui, sans cet emplacement ne pourraient s'empêcher d'obstruer la grande route d'Italie…

LIENS ASSOCIES : CHRISTIANE DECOURS, La dernière favorite.

Il s’agit de Zoé du Cayla, favorite de Louis XVIII et fille d’Omer Talon.

Nuit de Noël 1800, attentat de la rue Saint-Nicaise, contre le Premier consul, 2 morts, 50 blessés. Talon, toujours royaliste est dans le collimateur.

Le 28 septembre 1803, Omar Talon est arrêté dans sa belle propriété de Montargis pour conspiration contre la sécurité publique et incarcéré au Temple. Le 27 vendémiaire an VII, sur ordre de Bonaparte, il est déporté à l’île Sainte-Marguerite. Son fils, Denis, demande à prendre la place de ce vieillard (42 ans), en vain. Le 6 brumaire escorté de deux officiers de gendarmerie, il quitte Paris.

A Draguignan, il faut réparer les voitures. Le 3 frimaire, il est remis entre les mains du chef de bataillon Maret, « commandant d’armes de la place des îles Sainte-Marguerite ». Le préfet du Var et le maire de Cannes essayent de le cuisiner. « Il m’avoua son ignorance absolue sur la cause de sa détention, n’en paraissant point affecté du tout, au reste fort gai et fort content » rapporte le préfet du Var. Talon possède l’art de tirer parti au mieux d’une situation. C’est au maire de Cannes de relater à son tour au préfet du Var : « Un regain de vie s’est manifesté dans l’île depuis son arrivée. C’est actuellement un endroit charmant, avec de superbes allées tracées par ses soins dans la partie boisée. C’est un vrai bois de Boulogne d’avant 1789. Il occupe une fort jolie maison séparée et embellie, flanquée d’une remise pour sa voiture et d’une jolie écurie pour quatre chevaux. Il m’a dit son profit des chemins construits par lui pour ses promenades quotidiennes, soit à pied, soit à cheval, soit en voiture. Enfin il est très satisfait de son exil ».

Ile Sainte-Marguerite, allée des eucalyptus. Photo Irène Payan.

Ile Sainte-Marguerite, allée des eucalyptus. Photo Irène Payan.

Il avait fait de sa prison une thébaïde et pourtant un ami écrivit : Je l’ai trouvé estropié pour le reste de sa vie et journellement sujet à des accidents de santé, et dont la cause est évidemment morale. Napoléon, en 1807, finit par lâcher sa proie…


DERNIÈRE NOUVELLE

Photos Bulbe de l’église russe - Ave Alexandre III . Photo D.C.C 2015  et Eglise russe .M.L.R 2010.
Photos Bulbe de l’église russe - Ave Alexandre III . Photo D.C.C 2015  et Eglise russe .M.L.R 2010.

Photos Bulbe de l’église russe - Ave Alexandre III . Photo D.C.C 2015 et Eglise russe .M.L.R 2010.

Nous n’avons pas de photo où l’on voit deux pères tirant sur les cordes pour sonner les cloches, et pourtant ce serait déjà une archive !

ON NOUS COMMUNIQUE

Samedi 12 septembre, journée à Marseille, transport en autocar : le matin, visite guidée du musée des Docks romains et du musée de l’Histoire de Marseille, l’après-midi celle du Château Borely.

Dimanche 20 septembre : Viva Associations où nous tenons un stand, hall Riviera du Palais des Festivals, entrée libre de10 heures à 18 heures.

Vendredi 25 septembre : La Machine de Victor (voir le blog de juillet 2015) à 17 h 30 au moulin Tuby en présence du réalisateur et des acteurs.

Pour tous renseignements tel : 06 16 78 97 71

Les mardis 8 et 22 septembre, visite guidée du quartier Terrefial de 14 heures à 18 heures. Pour tous renseignements, téléphoner aux Archives municipales : 04 89 82 20 70.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 22:11

L’ETE 1939 A CANNES

Toute la ville est en effervescence, la saison bat son plein et au programme s’inscrit le premier festival international du film du 1er au 20 septembre.

Les enjeux d’une manifestation cinématographique en France sont à la fois politiques (en 1938 Les deux films vainqueurs de la Mostra de Venise sont des films de propagande allemand et italien) et économiques, la France peut exposer la vitalité de sa culture et la qualité de son accueil.

Un contrat est signé entre le gouvernement et la ville de Cannes le 31 mai 1939, c’est la naissance officielle du Festival International du Film.

La France, comme les autres pays, va les sélectionner parmi les toutes dernières productions. Ils doivent être pour la moitié, inédits et pour les autres, avoir moins d’un an. Le nombre de films à présenter est déterminé en fonction de la production de chaque pays. Seront retenus pour la France : L’Enfer des anges de Christian-Jaque, La Charrette fantôme de Julien Duvivier, La Piste du Nord (La Loi du Nord) de Jacques Feyder, L’Homme du Niger de Jacques de Baroncelli, un documentaire long métrage, La France est un empire, ainsi que des courts-métrages et un dessin animé de la série « trois minutes ».

Le 22 août, le Figaro annonce l’inscription de 31 films de long métrage et 30 films en court métrage. Les Anglais continuent à négocier le nombre de films… Les Américains lâchent Venise, qui a lieu en août, et fin août, un contingent de stars américaines, Mae West, Gary Cooper, Tyrone Power et bien d’autres, débarque à Cannes.

La fête commence. La saison estivale bat son plein, on se bouscule le 22 août pour « le bal des petits lits blancs », qui réunit 1000 couverts à 1000 frs, cette soirée doit être le gala des galas, la nuit des bijoux, la nuit de l’élégance… Fin août le Palm Beach brille de tous ses feux. Le 1er septembre, à souper, Jean Zay, ministre de l’Éducation Nationale doit recevoir les principaux délégués au Festival international du Film et, toujours sous le signe du cinéma international, le 16 septembre est prévu le gala de clôture.

BILLET N° 64 AOÛT 2015

Louis Lumière, pionnier du cinéma, âgé de 75 ans accepte la présidence du festival : le séjour lui est offert par le Carlton. Une coupe Louis Lumière doit être remise au meilleur metteur en scène.

En résumé : 15 nations représentées, 4 films par jour. Le prix des places est le même en après-midi et en soirée : 25 à 30 frs avec possibilité d’abonnement.

Le 1er septembre, jour de l’ouverture, Hitler envahit la Pologne. Le 3 septembre, c’est la guerre. La Mostra ouvre le 8 septembre. On reporte l’ouverture de Cannes au 10 septembre.

La seule projection est une séance privée : Quasimodo de l’américain William Dieterlé. Pour la petite histoire, une réplique en carton pâte de Notre-Dame de Paris avait été installée sur la plage.

Le premier Festival n’aura pas lieu. L.S.

BRIDGE CLUB GALLIA

1940-2015, il a fêté son 75e anniversaire d’existence dans les nouveaux locaux de l’hôtel Montfleury; la plus prestigieuse salle de bridge de France, à l’ancien hôtel Gallia, ayant fermé ses portes. Au début de l’année 1940, Steeve Vagliano fonde informellement dans la suite du cercle nautique le Cercle International Mondain de la Côte d’Azur, sa clientèle étant tant cannoise qu’étrangère. Après la débâcle, le gouvernement de l’époque fait paraître des décrets réglementant plus sévèrement le droit d’association et notamment celui des étrangers, René Lefebre-Dibon, chef d’escadron d’artillerie en retraite, déclare, le 22 juillet 1940, à la sous-préfecture de Grasse, l’existence du Cercle International Mondain de la Côte d’Azur dont le siège est à l’hôtel Miramar. Après la guerre, le nouveau président est Étienne Vagliano.

C’est en 1958, que la dénomination de l’association devient Cercle International de Cannes Bridge Club de Cannes et qu’il s’installe dans l’ancien hôtel Gallia sur l’ancienne salle de restaurant et ses annexes, plus de 250 m2. Le président, M. Chevallier, fait un montage juridique pour le rachat de ce bien avec l’aide de deux membres fortunés dont l’un est Louis Ducatel (élections présidentielles 1969, 1,27% des voix au premier tour). Cette SCI, par suite de décès ou de rachats partiels par d’autres membres finira par avoir une gestion compliquée.

C’est le docteur Lamielle qui en 1990 lance le club dans les compétitions.

En 2014, les locaux du Gallia sont vendus, un partenariat est réalisé avec la ville pour une nouvelle installation à l’hôtel Montfleury.

Derniers souvenirs du Gallia , le portail et M. Tintner.
Derniers souvenirs du Gallia , le portail et M. Tintner.

Derniers souvenirs du Gallia , le portail et M. Tintner.

Le 26 mars 2010, tournoi en l’honneur du centenaire de Léon Tintner, qui fut champion d'Europe par équipe, deux médailles de bronze aux championnats du monde.

Sources : fascicule offert par Bridge Club Gallia Montfleury.

P.S. Omar Sharif qui vient de décéder, a fréquenté le Gallia. Une amie m’a rapporté une de ses confidences : « il m’est facile d’avoir une partie adverse féminine, elles ne suivent pas le jeu et me regardent ». Il a été un des plus grands joueurs de bridge au monde.

CE MOIS A CANNES.

02/08/1874 Les ouvriers horticulteurs de la ville ont commencé la taille des pourpriers (?) qui forment bordure sur le boulevard de la Croisette.

La pousse vigoureuse de ces plantes avait rendu cette opération nécessaire, car elles auraient fini par masquer aux promeneurs l'horizon, si agréable à l'œil, des montagnes dorées de la Napoule ainsi que les îles de Lérins.

LIENS ANNEXES : ANDRE COTTALORDA La Fabuleuse Histoire du sport cannois, tome II

En1918, les troupes américaines hébergées dans les centres de repos méditerranéens s'exhibent sur les plages. Ainsi la France fait connaissance avec ce sport non violent mais si attractif qui ne met pas les adversaires en contact. L’un de ses meilleurs propagandistes est Vlado Boudimir, un éclectique yougoslave qui tient son art des Américains eux-mêmes. Vers 1930, il se lie avec le professeur Paul Barrioz et sa femme Louise qui animent à Cannes la plage des Flots Bleus … Deux poteaux fichés dans le sable, un filet (de pêcheur) tendu d’un bout à l’autre…

Carte postale aimablement communiquée par F. V.Carte postale aimablement communiquée par F. V.

Carte postale aimablement communiquée par F. V.

on se bouscule à huit ou dix dans chaque camp sur une petite portion de sable… La première compétition du genre a lieu dans le courant de l’été 1931 sur le sable du Palm Beach. Les époux Barrioz arrivent en tête. Le volley-ball vient de trouver à Cannes son second berceau.

COMPLEMENT D’ENQUETE

Notre aimable associé J.B. a relu pour nous La Riviera dans le vent écrit par George Montagu, époux de Jacqueline Taylor et nous le remercions.

La villa Saint-Michel était menacée d’expropriation depuis des années pour la création d’un grand boulevard central partant du Cannet pour aboutir exactement à son emplacement. Avec l’arrivée de M. Cornut-Gentille en 1963, craignant que le projet ressorte des cartons des urbanistes, l’expert- comptable de l’agence la transforma en deux parties, agence immobilière et SCI, s’associant à leurs voisins Madame de Sainte-Marie Perrin, M. Racine et M. Jean Mineur, propriétaire du défunt restaurant Le Festival (lui-même faisant suite à une boutique de mode appartenant à Jacques Heim). Cela devait décourager toute procédure d’expropriation… Et c’est ainsi que sera érigé Centre Croisette pendant la décennie suivante sur ces sites respectifs (devenu le «17 Croisette»). L’agence, pendant les deux années affectées à la nouvelle construction, logea dans les locaux encore invendus du Parc Croisette. L’entrepreneur est Deromedi. 80 appartements au prix de début de 10 000 F/m2 puis 20 000 F quand les acheteurs affluèrent. La façade fut décidée en accord avec le bureau des « Bâtiments de France ». Architecte Jean Lizero avec M. Grandvaux architecte de Deromedi, dans le parfait alignement du Carlton. La construction avancée regrettable du Noga Hilton bouchera la vue des fenêtres à l’ouest.

ET : Voici une photographie envoyée par Irène Payan de la Vierge sur l’esplanade du Suquet ( voir juillet 2015). La qualité du matériau laisse penser qu’il s’agit d’une reconstitution, à suivre.

ET : Voici une photographie envoyée par Irène Payan de la Vierge sur l’esplanade du Suquet ( voir juillet 2015). La qualité du matériau laisse penser qu’il s’agit d’une reconstitution, à suivre.

ON NOUS COMMUNIQUE

Le 5 août, de 10h à 12h, visite du quartier Prado-République organisée par les Archives municipales.

Pour tous renseignements tel : 04 89 82 20 60.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 22:53

~~ACTUALITÉS

LA MACHINE DE VICTOR a été présenté au « Short film corner » dans le cadre du Marché du film pendant le Festival de Cannes 2015, le rendez-vous du court métrage.

Jean-Marc Olivier en est le réalisateur ; il est enthousiaste : Victor Tuby… Ce personnage énigmatique est un peu notre Léonard de Vinci cannois. C’est un thriller fantastique entièrement tourné et réalisé à Cannes par l’équipe de l’AC2CA. Dans un Nice-Matin du 19 mars 2010, Jean-Marc Olivier était accompagné de Christophe Roussel, également Cannois pour présenter un scénario qui s’élaborait. Jean-Marc Olivier a déjà préparé le scénario d’un long métrage avec la reconstitution de lieux de légende, comme l’hypothétique chemin sous-marin qui relierait le quartier du Suquet aux îles de Lérins. Pour en savoir plus : www.lamachinedevictor.fr

Que connaissons-nous de Victor Tuby, cet homme d’actuelle légende ?

Il est né à La Bocca, quartier Saint-Joseph. Il fait des études de droit et fréquente les Beaux-Arts. Il effectue son service militaire à Aix-en-Provence, découvre à cette occasion le Félibrige et se lie d’amitié avec Frédéric Mistal. En 1919, après la guerre qu’il termine avec le grade de capitaine, il épouse Suzanne Clément, s’installe au moulin de Forville acquis par sa famille en 1835 et fonde la même année l’Académie provençale. Le moulin se transforme en centre culturel, Victor Tuby y enseigne le Provençal et réalise de nombreuses sculptures, l’actualité demandant des monuments aux morts.

Il engage des professeurs de danse et de chant, réédite le Trésor du Félibrige de F. Mistral. Le Moulin, en 1933, servira à l’organisation de fêtes latines.

Victor Tuby se livre à d’autres activités, il crée un laboratoire de chimie galénique (en mémoire de la doctrine de Galien (129-200), ainsi baptise-t-il son nouvel atelier pour la préparation et la conservation des médicaments. Il élabore des remèdes contre la fièvre aphteuse ou la fièvre de Malte.

 Prospectus Victor Tuby gaz verso agazol. Photo F.R.

Prospectus Victor Tuby gaz verso agazol. Photo F.R.

Chargé des médicaments de sa composition, il partait dans l’arrière-pays au chevet des malades au volant de sa « Rosengart » encore visible et restaurée au « moulin ».

 Victor Tuby Notice fièvre aphteuse. Photo F.R.

Victor Tuby Notice fièvre aphteuse. Photo F.R.

~~Il s’adonne à la radiesthésie, il étudie les effets des radiations telluriques, la ''thérapeutique phytothérapique''. Il sillonne l’arrière-pays à la recherche de plantes. Il collectionne les antiphonaires enluminés, il s’agit de livres liturgiques catholiques utilisés pour les heures canoniales.

Au cours d’une fête de l’Académie Provençale, le caïd de Tunis fut reçu en 1935 au Moulin Forville où Tuby lui remit solennellement, avec un diplôme d’adhérent, la cigale d’or symbolique. Victor Tuby meurt chez un ami à Tulle le 31 décembre 1945.

N. B. Le moulin était un ancien moulin à huile dit « à sang » car il fonctionnait à la sueur de bêtes ou des hommes. À Cannes, nous pouvons voir outre le monument du Souvenir français, le monument pour le centenaire de la naissance de Mistral, et malheureusement en pierre tendre, la statue de la Sainte Vierge de quatre mètres de haut à la place de la Castre, taillée dans des blocs de pierre de Bourgogne.

Photo Le Souvenir français, la Femme à la Flamme.  Cimetière du Grand Jas. Photo Irène Payan.

Photo Le Souvenir français, la Femme à la Flamme. Cimetière du Grand Jas. Photo Irène Payan.

~~En échange de ses services, Victor Tuby se fait payer en débarrassant les paysans de leurs objets encombrants qu’il restaure, c’est pourquoi on peut voir au moulin Tuby une importante collection de costumes provençaux, de meubles anciens et d’objets traditionnels. Il avait modifié l’intérieur de sa demeure, il est dit que les arcades de son entrée voulaient rappeler la place de Biot. En dernière nouvelle, notre association a pris contact avec l’équipe des cinéastes pour une projection, en septembre, du court métrage, où donc ? Devinez !

~~COMPLÉMENTS D’ENQUÊTES

SUITE ET FIN DES 100 JOURS À CANNES

Le 20 juillet 1815, parvient à la mairie une lettre de Monsieur le sous-préfet : les fonctionnaires qui avaient été remplacés par la violence depuis le 20 mars sont rappelés à leurs fonctions suivant l’ordonnance du Roi donnée à Saint-Denis. Nous avons donné connaissance par écrit tant à M. Poulle qu’à M. Antonio Violet et Antoine Vidal de reprendre leurs fonctions. Aucun d’eux ne s’étant présenté, nous avons cru devoir les faire remplacer par trois membres pris dans le Conseil Municipal afin de ne pas laisser la mairie vacante et pour que le service ne put souffrir. Les conseillers provisoires sont Mrs Vraume, Roustan et Esprit Violet, nous leur avons fait la remise des clefs.

Le maire élu sera Joseph Michel Hibert.

ET

C’était le temps où les coureurs s’installaient sur la côte, au soleil. Anquetil s’installe à Cannes et rend visite à ses amis pâtissiers avec Jean Stablinski. En 68, Anquetil gagne le grand prix du Petit Varois (c’était un journal), en 1969, Gilbert Bellone le régional, fait coup double : il s’impose dans le grand prix de Cannes. Chaque ville a sa course ou presque.

~~Sources : Vélo Star, Cyclette revue N° 389

~~LIENS ASSOCIES : G. K. WILKINSON JOHN TAYLOR AND SON, Un Siècle d’histoire.

En 1884, l’unique bureau de John Taylor était situé route de Fréjus, petites pièces plutôt sombres, et à la porte à côté, le Salon de lecture (de l’ère victorienne). L’Agence poursuit ses activités, elle évacue le front de mer et s’installe dans l’ancien local, rue Maréchal-Foch. En 1964, le Siège social déménage sur la Croisette, à la villa Saint-Michel. La construction date de la fin du XIXe dans le style chalet. Le jardin est l’un des rares jardins qui subsistent sur la Croisette. L’intérieur décoré dans le style de l’époque est composé de pièces aux proportions harmonieuses et aux plafonds délicatement ouvragés. On a plaisir à y travailler… À l’étage supérieur se trouve un appartement confortable à l’usage des invités. Au rez-de-jardin un appartement de gardiens et les réserves pour les archives. Les anciennes écuries à l’arrière ont été transformées en bureaux modernes.

Photo Agence Taylor, anciennement villa Saint-Michel.

Photo Agence Taylor, anciennement villa Saint-Michel.

~~INSOLITE : Les suppositoires en végétaux Dans les palmiers touchés, il a pu être recensé entre 300 et 1 000 charançons et toutes les espèces sont attaquées. La plante meurt entre 2 et 5 ans selon l'importance de l'infection. Les chenilles de Rhynchophorus dévorent les jeunes palmes avant de coloniser les cœurs et d'y creuser leurs galeries.

Photo palmier MLR

Photo palmier MLR

ON NOUS COMMUNIQUE

Au cours de la dernière sortie à Menton, dans les jardins du palais Carnolès, nos amis ont fait un beau voyage en Extrême-Orient, en Afrique ou en Austrasie, en contemplant un immense podocarpus de la famille des conifères mais sans aiguilles proprement dites.

Podocarpus, jardins du palais Carnolès. Photo M.D.
Podocarpus, jardins du palais Carnolès. Photo M.D.

Podocarpus, jardins du palais Carnolès. Photo M.D.

Le nom générique Podocarpus vient du grec pous, podos, le pied - et karpos, fruit, en référence aux pédoncules charnus des fruits. Il a été créé par le botaniste français Charles Louis L'Héritier de Brutelle (1746-1800). Merci Wikipédia, pour le gros plan ci-dessous également.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Visite pédestre et commentée du quartier Prado-République le 10 juillet à 10 heures. Contacter les Archives municipales. Tel: 04 89 82 20 70.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:53

~~C’ÉTAIT AUTREFOIS

Les dernières élections, 22 mars 2015, avec un nouveau découpage électoral, une partie des électeurs de Cannes votant avec ceux du sud du Cannet, (canton de Cannes 1), nous ont donné l’idée de revoir l’histoire de nos deux agglomérations.

Dans le passé, les deux bourgs ont à leurs têtes trois consuls avec une surveillance complexe des abbés de Lérins.

Au XVème siècle, les querelles s’enveniment entre Cannois et Cannetans malgré la présence d’un consul cannetan parmi les trois consuls.

En 1765, le sieur Augier, troisième consul, qui était cannetan, eut l’idée d’emporter au Cannet son chaperon afin de le porter lors de la fête de Saint-Didier, le 23 mai, fête patronale du bourg. Les Cannois s’en indignèrent et adressèrent une protestation auprès du parlement de Provence. La cour d’Aix-en-Provence donna gain de cause au Cannetan à charge pour lui de faire apporter à ses frais le chaperon à Cannes les jours de cérémonies.

Nous voici en 1774, les moines de Lérins gèrent Le Cannet. Les habitants forment alors une véritable communauté par leur origine génoise et leur tradition agricole opposée au commerce maritime de Cannes alors géré par des bourgeois. Ils se sont groupés en hameaux éloignés de Cannes. Ils trouveront un appui auprès du ministre Turgot dans leur démarche pour s’en séparer.

Le 9 août de cette année, Louis XVI érige par un arrêt royal Le Cannet en commune indépendante de Cannes et de Mougins. Cependant, ce n'est que le 29 janvier 1777 que cet arrêt fut enregistré par le Parlement de Provence. Le territoire cannetan est issu de parcelles de ces deux communes.

Le Cannet trouvera des opportunités pour s’agrandir, les immigrés italiens travaillant à Cannes se groupent autour du four à chaux qui deviendra le quartier Rocheville. Le quartier des Bréguières, par la suite, rognant sur Mougins, à la fin du premier Empire donne à la ville son actuelle superficie jusqu’en 1970 avec le quartier Garibondy, le plus occidental, il est géographiquement en marge, mais rattaché à la commune, grâce au chemin de Carimaï.

Le choix de la situation de la gare, engendrera de nouvelles querelles. La gare était déjà en activité depuis 1863 là où nous la connaissons. Suite aux nombreux mécontentements concernant le tracé de sa voie, le conseil municipal envisage en 1881 de la déplacer plus au nord et de la rebâtir à la place d’un hôtel, (actuellement le lycée Jules-Ferry). Les protestations font rage : En reculant la gare jusqu’au territoire du Cannet, on fera une bosse à notre ville, et la voie ferrée au lieu d’étreindre sa taille, paralysera ses bras…

Pont de la Foncière

Pont de la Foncière

~~ De ces tribulations il reste «le pont de Lyon » qui n’a jamais eu la fonction qui lui était réservée. Le tunnel passant par la Croix-des-Gardes et sous la « Californie », l’idée venait du directeur de la Société Foncière Lyonnaise, filiale du Crédit Lyonnais, M. Germain, elle fut refusée par la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée. Mais quel grand dommage que ce pont soit situé si près de ce Cannet que l’on déteste…pouvait-on lire dans la presse locale !

Le Pont de Lyon. Avenue du Camp-Long. Photo FV.

Le Pont de Lyon. Avenue du Camp-Long. Photo FV.

~~De ce passé commun, il reste deux blasons de même inspiration, ils sont traversés par une palme et possèdent deux fleurs de lys, en argent pour Le Cannet et en or pour Cannes.

Sources :

Bernard Cornut-Gentille, Histoire de Cannes.

T. de Ville d’Avray, Histoire de Cannes, tome III.

Christian-Georges Rizzo-Pierrel, Histoire de la butte de Saint-Cassien de Cannes, de sa chapelle et du village d’Arluc.

~~CE MOIS À CANNES : Le Littoral, 1er mai 1932.

Inauguration de la route Napoléon 1er du 10 au 13 Juin 1932.

Le départ de Golfe-Juan a été fixé au 10 juin à 17 heures. A Cannes aura lieu l'inauguration de la plaque apposée sur la façade de l'Eglise Notre-Dame, à l'endroit même où Napoléon, dans la nuit du ler au 2 mars, établît son campement. Cette cérémonie sera suivie d'une représentation au Palm Beach Casino où sera donnée, une pièce en vers de Mme Moreau-Bellecroix « Le Camée de l'Empereur » et un impromptu de M. Georges Loiseau rappelant les événements qui se sont déroulés à Golfe-Juan et à Cannes, lors du passage de l'Empereur dans ces villes.

La soirée se terminera par une conférence de M. Hubert Dhumez.

Le lendemain, la caravane, empruntant ce qui fut le périlleux chemin que suivait la troupe de l'Empereur, se dirigera vers Grasse où eut lieu, sur le Plateau de Roquevignon, maintenant Plateau Napoléon, la première halte de la petite armée.

Suivant étape par étape la route qui n'était alors qu'un chemin muletier, et que, sous la neige qui tombait à gros flocons et le vent froid qui soufflait, Napoléon parcourut à pied, suivi de ses fidèles grognards. La caravane gagnera Saint-Vallier où, sur la Place Apié, sous un grand ormeau que remplace maintenant une colonne commémorative, Napoléon se reposa. Le passage des troupes impériales a laissé de durables souvenirs dans le pays. Un verre dans lequel but l'Empereur fut pendant longtemps conservé par une famille du pays ; Escragnolles où eut lieu une nouvelle halte et où Napoléon rendit visite à la mère du Général François Mireur, originaire de ce village, qui fut tué pendant la Campagne d'Egypte, à Damanhour, et à laquelle il remit un rouleau de 500 francs en or.

Par Séranon, Castellane qui n'étaient reliés à l'époque que par un mauvais sentier, et où la petite troupe rencontra les pires difficultés ; Barème et Digne, les officiels gagneront Sisteron, où se passera la première nuit.

Napoléon arriva à Sisteron le 6 mars 1815, vers 11 heures du matin, précédé par Cambronne et ses grenadiers qui composaient l'avant-garde.

« Aura-t-on le plaisir de me revoir sur le trône ? » demanda l'Empereur, « Des sottises ont été faites, je le sais. Je réparerai tout, le peuple sera heureux » assura-t-il. Des vivats s'élevèrent et le cortège s'éloigna par la porte du Dauphiné au milieu d'acclamations nourries.

~~La caravane officielle, poursuivant sa route gagnera ensuite Gap, La Mure, Laffrey où partout sur son passage fut acclamé l'Empereur. Villes qui gardent encore vivant, évoqué le soir à la veillée, le souvenir de la magnifique épopée.

L'arrivée à Grenoble, terme du voyage, aura lieu le 13 juin.

C'est à Grenoble, première étape du pouvoir reconquis par l'Empereur, que deux mille paysans armés de faux et de vieux fusils, portant des torches, encadrant les soldats formés en colonnes reçurent l'armée aux cris de « Vive l'Empereur ».

Napoléon y reçut les autorités de la Ville, agit en souverain et, à Sainte-Hélène, il pouvait légitimement écrire : « Jusqu'à Grenoble, j'étais aventurier, à Grenoble, j'étais Prince ».

~~LIENS ANNEXES : André COTTALORDA - La fabuleuse histoire du sport cannois.

La résidence "LE CASTILLE" 15 boulevard Montfleury.

La résidence "LE CASTILLE" 15 boulevard Montfleury.

~~Une des dépendances de l’hôtel Castille est mise à la disposition du « noble art » par son propriétaire Drac del Castillo. Là, à côté d’un minigolf, et d’un bar américain une vaste salle avait permis l’installation d’un ring surélevé de six mètres de côté autour duquel pouvaient prendre place aisément plusieurs centaines de spectateurs. Le premier gala fut organisé le 24 mars 1931. Ce soir-là, on avait distribué à tous les présents un petit opuscule pour mieux les éclairer sur la manière de juger un match de boxe. Au programme, cinq combats opposant en légers le Marseillais Marquet au Lyonnais Dubreuil ; chez les moyens, un Cannois, François Bietta qui envoya rapidement au tapis son adversaire lyonnais nommé Debiesse et surtout Jean Bottero qui, chez les mi-moyens, élimina facilement le Niçois Max Roger.

LES ARBRES ERRATIQUES, suite et fin.

LE TENUIS : Au croisement de la rue Saint-Jin-Jin et de l’avenue de Lérins survit aux démolisseurs de la villa Tenuis, le palmier à qui celle-ci doit son nom. C’est un palmier des îles Canaries Phoenix Juboe Christ. Merci à F.R.

Résidence L'Olympe, avenue des Hespérides.

Résidence L'Olympe, avenue des Hespérides.

~~ Cet arbre introduit par le vicomte Vigier est remarquable par son tronc très robuste supportant une magnifique couronne de feuilles dont on peut compter une centaine sur le même pied. Ses fruits se sèment spontanément mais ne sont guère mangeables même dans leur patrie. On en connait aussi au château des Tours.

ON NOUS COMMUNIQUE

C’est avec plaisir que nous avons vu la Galerie de Cannes rouverte. Elle avait été simplement rafraîchie.

Le samedi 13 juin, il est prévu une journée à La Brigue avec la visite guidée des fresques de Notre-Dame des Fontaines, celle du village de Saorge avec nos amis de l’Académie Clémentine et le Vendredi 26 juin, une journée sur l’île Saint-Honorat, la connaissance des archives du monastère et une promenade guidée dans l’île.

Pour tous renseignements 

Tel : 06 16 78 97 71.

Les archives municipales organisent des visites guidées du « quartier russe » les 2 et 16 juin de 10 h à 12 h. 

Tel : 04 89 82 20 60.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 23:08

~~ACTUALITES :

En 2010, la statue de saint Georges avait été vandalisée.Une nouvelle statue vient d’être installée. Jean-Michel Labarre a été interviewé par Nice-Matin (17 mars 2015) : Il ne restait de la statue d’origine que la partie basse. Je voulais reconstituer la même posture, le mouvement, la façon de tenir l’épée…La statue est en calcaire oolithique de Lens (Gard).

BILLET N° 61 MAI 2015

 Statue de saint Georges.7 boulevard des Pins. Photo F.V.

Nous devions la statue d’origine à Paul-Alfred Liénard, elle fut inaugurée en 1887. Nous laissons les journaux locaux relater l’événement :

La Consécration de la chapelle Saint- Georges, élevée à la mémoire du duc d'Albany, a eu lieu hier à 3 heures 1/2. Dès deux heures, de nombreux équipages se dirigeaient vers le coteau de la Californie, et s'arrêtaient devant la chapelle située, comme on sait, à l'extrémité est du magnifique jardin de l'Hôtel de la Californie. Là, les invités privilégiés — ils n'étaient guère que 500, la chapelle ne pouvant en contenir davantage, et le nombre des demandes avait été de 5000 — franchissaient un petit perron, et pénétraient dans la chapelle, où leur place était indiquée…

A l'extérieur, nous avons remarqué une jolie statue, représentant saint Georges, due, nous dit-on, à M. Pomeroy, un sculpteur de talent. Les Echos de Cannes, dimanche 13 février 1887

L'arrivée du prince de Galles stimule le zèle de MM. les organisateurs de la bataille de fleurs, qui doit avoir lieu le lendemain.

Autre lecture : La Fontaine Saint-Georges.

Nos lecteurs se rappellent sans doute qu'après la mort si inopinée, si malheureuse et si prématurée de S. A. R. le duc d'Albany, nos hôtes de la Colonie anglaise eurent la pieuse pensée de faire élever, sur le versant méridional de la Colline de la Californie, une chapelle en mémoire du regretté fils de la Reine d'Angleterre.

L'année dernière eut lieu, sous la présidence de S. A. R. le duc de Galles, accompagné de son fils, le prince George, la cérémonie de la pose de la première pierre de cette chapelle. Tandis que la colonie anglaise donnait à la famille royale d'Angleterre ce témoignage de S. A. R, le comte de Paris, qu'on ne songeait pas alors à chasser du territoire français, ne pouvait oublier tous les témoignages de bienveillance dont il avait été entouré et dont avaient été entourés avec lui, en Angleterre, tous les princes de la famille d'Orléans durant le long exil qu'ils eurent à subir et que leur imposa l'Empire. Désireux de donner, à leur tour, un témoignage de leur reconnaissance à   S. M. la Reine d'Angleterre, M. le Comte de Paris se mit à la tête d'une souscription faite parmi nos hôtes de nationalité française pour ériger un monument à la mémoire du regretté prince d'Albany.

Ce monument, d'après la décision du Comité, devait se composer d'une superbe fontaine avec une vaste vasque en marbre de Carrare au centre de laquelle s'élèverait une colonne de marbre supportant une statue de Saint-Georges, le patron de l'Angleterre, terrassant un dragon, symbole de l'Anarchie.

Ce fut notre habile sculpteur, M. Liénard … qui fut chargé de sculpter encore la statue en pied de Saint-Georges… Le vénéré patron de l'Angleterre est représenté la tête casquée, suivant le style archaïque qui dominait au Moyen-Âge, et revêtu d'une cotte de mailles et d'un justaucorps en peau de buffle. De sa main droite il tient une épée sortie du fourreau qui pend à sa ceinture et que supporte une solide courroie, la tête légèrement inclinée, il regarde le Dragon qu'il tient terrassé à ses pieds et qu'il est prêt à frapper.

La figure de Saint-Georges respire la confiance qu'il a dans sa valeur et l'artiste a su donner à ses traits comme à l’attitude de son corps un cachet qui révèle la puissance et la souplesse de ses muscles…

Nous avons appris que M. Liénard, sa maquette terminée, en avait envoyé une reproduction en plâtre à S. A. R. le Prince de Galles et que son Altesse la trouva si bien à son goût qu'il voulut la conserver.

Ajoutons encore que, la semaine dernière, Son Altesse Royale la princesse Louise d'Angleterre passant à Cannes avec son mari, le marquis de Lorne, s'empressa de se rendre avec lui dans l’atelier de M. Liénard pour voir la statue dont elle avait vu la maquette chez S. M. la reine, et qu'elle adressa à l'artiste ses plus chaudes félicitations.

Enfin, disons encore que la fontaine dont la statue de Saint-Georges sera l'artistique couronnement, sera installée en face de la villa Nevada, où mourut le jeune duc d'Albany, et que la cérémonie d'inauguration en sera présidée par S. A. R. le Duc de Chartres représentant son frère le Comte de Paris forcément absent.

Les Echos de Cannes. 30 janvier 1887

BILLET N° 61 MAI 2015

Photo Charles Vincent, statue de saint Georges vers 1900.

CE MOIS A CANNES : Le Littoral 4 mai 1930

La plaque de bicyclette ne coûtera plus que 12 francs

Voilà une bonne nouvelle qui réjouira les millions de cyclistes qui circulent en France. Les parlementaires n'ont pas oublié, dans leur projet de dégrèvement, la « Petite Reine ». Celle-ci, personne ne peut le nier aujourd'hui, c’est un instrument démocratique, en même temps qu'un moyen de transport utile et pratique. Ils ont voté la détaxe de la plaque du vélocipède (c'est ainsi qu'en haut lieu on appelle encore les bicyclettes), ramenant de 18 à 12 francs le prix de cette plaque. Voilà donc un premier pas de fait ; espérons qu'il ne sera pas le dernier. On parle, en effet, de la suppression complète de cette taxe pour 1931.

 

INSOLITE

Photo apposée sur le mur du Majestic, rue des Serbes.

C’est un Irlandais dont la mère porte un nom célèbre, Letizia Bonaparte ; elle est la fille de Lucien, le frère de Napoléon Ier. Napoléon III lui défendra de porter le nom des Bonaparte et l’expulsera de France. En 1859, ayant vu à Avignon les premières œuvres des nouveaux félibres dans une langue inconnue, il s’enthousiasme et se rend pour la Noël à Maillane où Mistral le reçoit en patriarche. Wyse apprend le provençal et se lie d’une amitié profonde avec les poètes de Provence et de Catalogne. Il sera récompensé d’un rameau d’olivier d’or au centenaire de lord Brougham à Cannes en 1879. Son blason s’inspire de sa qualité d’entomologiste : un papillon embrassant une pervenche avec cette devise : Je me pose où tu fleuris.

Il s’éteint à Cannes à l’hôtel Beau-Rivage le 3 décembre 1892. William Carl Bonaparte-Wyse est enterré au cimetière du Grand-Jas.

Source : Cent ans de félibrige à Cannes.1967.

Courrier de Cannes. 6 décembre 1892.

OFFRE D’EMPLOI : « on demande un fermier pour le café et le restaurant du Casino des Fleurs pour la saison 1895-96».

COMPLEMENTS D’ENQUÊTES

AU SUJET DU PALAIS DES FESTIVALS

De 1946 à 1949, le tapis de la montée des marches n’était pas rouge mais bleu. On doit sa couleur rouge à l’épouse du maire qui la trouvait plus flatteuse pour les robes de soirée. Merci Nice-Matin 09/02/2015.

TOUJOURS NAPOLEON BONAPARTE :

Il nous a été rapporté qu’un premier émissaire arrivé à Cannes le 2 mars 1815 avait gonflé le nombre des militaires débarqués à Golfe afin d’intimider le maire et lui faire abandonner l’idée de toute résistance. Sans garantie de J.B.

Mais aussi grâce à une recherche de Mireille Vincent : le 21 mars, Madame mère, le prince Jérôme, le cardinal Fesch, logèrent chez M. Vidal.

On a retrouvé une grande marmite de cuivre portant le chiffre impérial, provenant des cuisines de Napoléon. Elle aurait été retrouvée dans l’auberge Christinel située près du bivouac.

Le général Gazan de La Peyrière avait, le premier, refusé l’entrevue sollicitée par Cambronne et préféré filer ailleurs. (La Place Commandant-Maria s’appelait autrefois Place La Peyrière).

BILLET N° 61 MAI 2015

ARBRES ERRATIQUES

Le palmier, un peu de son histoire. Sa présence est attestée sur la Côte au XVIIIe siècle. Joseph Vernet fait figurer des palmiers sur une peinture représentant le port d’Antibes. Aubin-Louis Millin le mentionne à Nice, deux palmiers que les Capucins possèdent dans leur jardin, ils leur fournissent des palmes le dimanche des Rameaux. Il semble donc introduit dans le Midi et finit par être décrié par la population car il ne prodiguait guère d’ombre.

BILLET N° 61 MAI 2015

Ces Pritchardia n’atteignent pas quarante mètres, mais ils ont pu inspirer Théodore de Banville : Les palmiers lancent vers le ciel leurs immenses rameaux droits, hardis, luxuriants, agités à peine par le vent tiède, avides d’azur…

Et nous ne savons pas non plus si c’est bien ceux là qui furent plantés venus de la villa Sémiramis (dix-sept jardiniers s’occupaient du parc). A la mort de son époux, Florence Gould offre ses fameux palmiers à la ville. Bernard Cornut-Gentille les fera porter sur la Croisette en 1956. (Gilles Cornut-Gentille et Philippe Michel Thiriet : Florence Gould).

LIENS ASSOCIES :

J.M. GEFFRIER, P. FLET : La cuisine cannoise

L’aïoli géant de Cannes : La tradition perdure depuis les années 1975, à l’époque du maire B. Cornut-Gentil, où la mairie avait l’habitude de recevoir les membres du jury et la presse sur la butte de Saint-Cassien. Aujourd’hui, sur la Place de la Castre au Suquet, l’aïoli du maire réunit, chaque année, un millier de personnes. Vous prenez pour ce millier de personnes, 50 kilos de pommes de terre, 50 kilos de haricots verts, 50 kilos de choux fleurs, 30 kilos de carottes, 180 kilos de morue dessalée, 1000 œufs durs et surtout 50 kilos d’aïoli…et vous obtenez ce plat de fête traditionnelle. On a envie de décerner la brigade des 18 cuisiniers et des 45 serveurs, une palme hors compétition pour cet évènement, celle de l’accueil et de la convivialité.

 

RUE D’ANTIBES, sur le même trottoir, trois galeries d’art ont disparu

En 2007, la galerie Alexandre Léadouze qui avait succédé à la galerie Robin. Je me souviens que Jean-Gabriel Domergue s’était ainsi fait connaître aux touristes du Nord, exposait aussi Georges Capron, le neveu d’André Capron dont le musée de la Castre possède quelques œuvres.

BILLET N° 61 MAI 2015

La Galerie Gantois au 105 où trois générations se sont succédées, je pense y avoir vu des toiles de Chagall et d’Hartung, Bellini, Julian Taylor il y a peu.

BILLET N° 61 MAI 2015

Galerie de Cannes qui accrochait des Bricka, Jequel, Raquin…

BILLET N° 61 MAI 2015

Ces trois clichés sont dus à I.P. Irène Payan que nous remercions vivement.

ON NOUS COMMUNIQUE :

Mercredi 27 mai : Journée à Menton. Visite guidée du Palais Carnolès puis, l’après-midi, après un repas au restaurant, visite guidée du musée Cocteau.

Pour tous renseignements tel : 06 78 97 71.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 01:18

NAPOLÉON A CANNES IL Y A 200 ANS.

NICE-MATIN (1er, 2, 3 mars) a publié des pages si intéressantes à nos yeux que nous en avons pompé les lignes qui s’ajoutent à la publication des billets N° 11 et N° 2.

Après avoir débarqué à Golfe-Juan dans la matinée du 1er mars 1815, Napoléon envoie en éclaireur le général Cambronne auprès du maire de Cannes, François Poulle. Il lui demande de saluer l’Empereur, le maire refuse, même refus à sa demande d’un passeport pour son aide de camp André Pons de l’Hérault mais il l’autorise à bivouaquer avec ses mille deux cents hommes. (Cannes compte alors 3 500 habitants), promettant de les ravitailler Le maire enverra douze agents pour réquisitionner du pain et faire tuer trois bœufs.

Vers minuit, Napoléon arrive à Cannes par le bord de mer. Il campe sur l’emplacement actuel de l’immeuble N° 15 rue des Belges, ses hommes s’installent vers minuit dans un bivouac sur la grève près de la chapelle désaffectée Notre-Dame du Bon-Voyage occupée par le tonnelier Touraine tandis que le général Cambronne monte la garde avec un petit bataillon d’hommes.

15 rue des Belges

15 rue des Belges

A 5 heures du matin, le 2 mars, le camp est levé et se dirige vers Grasse passant par Mouans-Sartoux. Une escouade de vingt-cinq grognards avait été envoyée à Antibes en vue d’une négociation du ralliement de la ville. Elle échouera et les soldats seront enfermés dans la chapelle Saint-Esprit près de la cathédrale.

Rue  Bivouac-Napoléon. Photo M.L.R.

Rue Bivouac-Napoléon. Photo M.L.R.

L’ornementation du bas-relief veut-elle rappeler une des palissades en bois destinées à doubler les murs des fortifications de la ville ?

N.B. Apparu en 1724, le passeport était réservé aux vagabonds, puis, à partir de 1765 et jusqu'à la Révolution, les artisans ne peuvent sortir du Royaume sans passeport, afin de protéger les secrets des fabrications françaises. En 1792 fut institué un nouveau passeport pour se déplacer à l'intérieur du Royaume, en 1795 il devint obligatoire pour voyager en dehors de son canton ; ce passeport temporaire portant mention du lieu de destination n'était délivré qu'aux citoyens ayant prêté serment civique, et devait être visé par le comité de section le plus proche lors de l'arrivée à destination.

En 1810 il devint obligatoire de le faire viser par le Maire, Sous-préfet ou Préfet.

Source : Internet, Alain Caduc, Passeport et Livret ouvrier.

Remarque tout à fait personnelle : la viande de bœuf a besoin d’être rassise plusieurs jours avant d’être mangeable. Cependant Cannes avait alors son abattoir et ses réserves de viande, en témoignent sa rue de la Boucherie (communale), son abattoir, et l’issugan où se conservaient les peaux.

 

CHAR EN BALLON DIRIGEABLE Un extrait un peu tardif d’un article sur le Carnaval à Cannes :

… L'appareil n'a rien de commun avec celui du baron Zeppelin, essayé au siècle dernier. Celui de cet inventeur monte, descend, va à droite, à gauche, dans les airs, mais l’aérostat qui nous occupe a bien plus de mérite puisqu’il a fait hier le service des voyageurs entre le boulevard de Lorraine et la place de l’Hôtel-de-Ville. N’est-ce pas le comble de l’aviation ? On l’a vu hier, c'est une machine toute enguirlandée de rubans roses, verts, jaunes, blancs, etc.

Les dimensions sont celles des petits chars. Au milieu de la plateforme, une nacelle sur un rocher, au-dessus, à un mètre de hauteur, étonnante de grosseur et de longueur couverte d'un bas multicolore, une jambe sectionnée au-dessus du genou, au bout une hélice : c’est le bas long dirigeable… Ce char a obtenu un franc succès.

Le Littoral 11/02/1901.

LES ARBRES ERRATIQUES : LE MICOCOULIER.

Il s’agit d’arbres qui se trouvaient dans de grosses propriétés et qui, au fil des expropriations pour la bonne cause, un élargissement des voies, se retrouvent visibles par tous.

Le micocoulier, parce qu'il produit naturellement des branches fourchues à trois fourches a été très longtemps utilisé pour la fabrication des fourches en bois (l'épaisseur des branches de la fourche étant contrôlée en enlevant des feuilles à la branche trop vigoureuse pour favoriser les deux autres. Le micocoulier est encore utilisé de nos jours pour la fabrication des fouets et cravaches car son bois est facile à tresser. Le nom anglais le plus courant de l'arbre est nettle tree (ortie en arbre), sa feuille est nettement dissymétrique à sa base. Il présente un tronc gris et lisse comme une patte d’éléphant.

On peut lire dans Le Littoral du 10/10/1899 : … De là, nos jeunes couples se rendaient souvent dans la propriété de M. Roustan, quartier Montfleury, où ils se livraient à une débauche de jujubes et d'arbouses ; d'autres fois ils poussaient jusqu'à la propriété de Thorenc où les micocouliers étaient pris d'assaut par tous ces jeunes moineaux francs.

Micocoulier angle du Bd  d'Oxford et Ave d'Annam. Photo E.R.

Micocoulier angle du Bd d'Oxford et Ave d'Annam. Photo E.R.

Ce micocoulier, largement centenaire, se trouvait dans le jardin du château de Thorenc (en arrière-plan du cliché, voir billet n°17 septembre 2011).

 

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE

Une lectrice attentive nous a communiqué la remarque suivante : dans le billet N° 58, il est question de l’épouse de Baptiste Clésinger, elle ne s’appelle pas Solange Sand mais Solange Dudevant, Sand étant le pseudonyme de sa célèbre mère. T. G. n’a rien gagné en euros mais notre estime et nos félicitations.

 

A L’HONNEUR

Le 5 mars, Liliane Scotti, membre ô combien actif de notre association, a fait un exposé au Centre d’Etude et d’Histoire du Tourisme de la Côte d’Azur et de la Méditerranée, CEHTAM, installé villa Guiglia, promenade des Anglais, à l’actuel Carrefour Universitaire Méditerranéen (C.U.M.). Le sujet : le Festival de Cannes de 1939 à 1975, et ce fut sans note, compétente et en vraie professionnelle que L. Scotti a fortement impressionné son auditoire. Cette intervention étant faite au nom de notre association, nous ne pouvons que la féliciter et la remercier chaleureusement.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Jeudi 26 avril :

Journée à Villeneuve-Loubet. Rendez-vous à 10h15 esplanade de Marina Baie des Anges. Visite guidée de la marina le matin et du château de Villeneuve-Loubet l’après-midi. Pour tous renseignements  tel : 06 95 37 27 47.

Lundi 13 avril :

Dans le cadre de : ''Histoires régionales'', Liens avec Antibes. Espace Calmette.

 tel : 04 89 82 20 70.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 23:57

ACTUALITÉS ; LE CINÉMA OLYMPIA.

Nice-Matin du samedi 31 janvier 2015 écrit : … Elle a de la gueule cette palme d’or gravée dans le bitume de la rue de la Pompe…De quoi faire plus ample connaissance avec le cinéma Olympia.

Le Majestic-l’Olympia a été construit pour être théâtre et cinéma sur l’emplacement d’entrepôts de grains et de farine ; il ouvre ses portes au début des années 20. Les terrains des entrepôts faisaient partie de l’enclos des Capucins où se trouvait un couvent, la chapelle des Capucins ainsi que celle du Saint-Esprit, vendus comme biens nationaux. Courant 1980, le cinéma est agrandi par la transformation du garage mitoyen Floralia en cinq salles de cinéma qui en 1983 s’appelle L’Olympia.

Raoul Aubert en assurait la direction à sa création, il est décédé le 26 décembre 2014 ; il avait lui-même succédé à son père qui dirigeait les salles du Rex et de l’Olympia, (respectivement magasins Devred et FNAC). Sa fille, Brigitte Auber, est l’auteure de romans policiers dont le cadre est parfois Cannes (voir billet N° 11)

Sources : Histoire d'espaces publics : les salles de cinéma de Cannes par T. G. (Edition Ville de Cannes)

Cinéma Olympia - rue de la Pompe - vu de la rue d'Antibes. Photo MLR.

Cinéma Olympia - rue de la Pompe - vu de la rue d'Antibes. Photo MLR.

N. B. La rue de la Pompe avait été « insolite » dans le billet N° 40, août 2013, la plaque a disparu.

INSOLITE

Sur l’emplacement de l’entrepôt de la parfumerie Spurway, 67 rue d’Antibes (devenu 83) on aménage une salle de spectacle dite Théâtre de l’Olympia et Olympia cinéma Gaumont. Son entrée, rue d’Antibes forme un grand hall partagé par des portes vitrées ; il ouvre sur un salon de thé avec cuisine. Un bar encadre le jardin planté d’arbres avec sortie rue Marceau. Sources : Histoire d'espaces publics : les salles de cinéma de Cannes par T. G. (Edition Ville de Cannes).

12 rue Marceau, vestige de l’ancienne sortie du cinéma. Actuellement sortie des marchandises de la FNAC. Photo MLR.

12 rue Marceau, vestige de l’ancienne sortie du cinéma. Actuellement sortie des marchandises de la FNAC. Photo MLR.

CE MOIS À CANNES

Le 8 mars 1869, Le Figaro annonce la mort de Prosper Mérimée à Cannes. La capitale française est consternée. L’ennui est … que l’information est fausse !

L’écrivain aurait pu répondre à la façon de l’humoriste Mark Twain qui avait connu la même mésaventure et avait envoyé ce télégramme au journal ayant annoncé prématurément son décès : La nouvelle de ma mort est très exagérée ! Mérimée préféra se rendre en personne à Paris, toujours prospère.

Source : André Peyrègne, supplément Nice-Matin Gens célèbres d’ici dans les Alpes-Maritimes et le Var.

LIENS ASSOCIÉS

Il s’agit d’un film de 2007 : Mr Bean’s Holidays

Dans le train qui l'emmène à Cannes pour une semaine de vacances, Mr. Bean rencontre le réalisateur russe Emil Duchevsky, qui doit faire partie du jury du Festival du Film. Dans la confusion du départ, Duchevsky rate le train, et Mr. Bean se retrouve à bord avec Stepan, son fils âgé de dix ans, qui ne parle pas un mot d'anglais. Pour Mr. Bean et Stepan commencent alors un périple vers le sud de la France plein de surprises, de rencontres et d'aventures toutes plus délirantes les unes que les autres.

Monument Alexandra. Parc Alexandra, avenue Alexandre III. Photo  MLR.

Monument Alexandra. Parc Alexandra, avenue Alexandre III. Photo MLR.

Trente secondes de pellicule, Bd Alexandra, nous incitent à parler du joli monument du jardin. Il est bâti sur l’ancienne propriété d’Eugène Tripet, la villa somptueuse de style byzantin au minaret doré qui a été partiellement décrite dans le billet N° 41, septembre 2013. Après la mort de son épouse Alexandra Skrypitzine, le 31 décembre 1894, E. Tripet a fait construire ce monument au milieu d’un bouquet de pins dans l’allée centrale de sa demeure. A l’intérieur se trouve un important cénotaphe en pierre marbrière pour perpétrer son souvenir.

Cénotaphe à l’intérieur du monument. Photo  MLR.

Cénotaphe à l’intérieur du monument. Photo MLR.

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE

Le précédent billet a réveillé le souvenir d’un lecteur attentif et assidu F.V. :

Lors d’un dîner mondain…

L’on demande à Madame Germaine Ford De Maria

- Mais vous êtes née, je crois, Pellegrino,

- En effet

- Ah oui, San Pellegrino les apéritifs, l’eau minérale ?

- Non pas du tout

- (surprise) Mais alors quoi ?

- Mes origines sont par mon père la construction et par ma mère l’élevage

- Ah, oui je vois

- Oui, mon père était maçon, et ma mère possédait trois chèvres.

Une amie intime (Madame Marcelle Capron) disait de Madame de Maria, « elle est au-dessus des vanités »

ON NOUS COMMUNIQUE

Mardi 10 mars, journée à Saint-Jeannet en covoiturage. Le matin sera réservé à la visite guidée du village et l’après-midi consacré à la visite du vignoble des Hautes Collines avec dégustation. Pour tous renseignements tel: 06 16 78 97 71.

Vendredi 20 mars : Assemblée générale à 16 heures, logis des jeunes de Provence, rue de Mimont.

Nous rappelons le montant annuel des cotisations pour 2015, membre : 26 € ; couple : 45 € ; bienfaiteur : 60 €.

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