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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 10:46

en-tête ami archives Bis

 

HISTOIRE GLACEE

L’usage de la glace à rafraîchir remonte à la plus haute antiquité. Les Mésopotamiens, les Grecs et les Romains, les Indiens du Pérou creusaient des glacières dans le sol. Ce système fut utilisé dans toute l’Europe à partir du XVIIe siècle. La glace servait à rafraîchir, à soigner et surtout à conserver les aliments. Qu’en est-il à Cannes ?

Par un acte passé le 23 novembre 1675, Magdeleine de Gaillard, dame de Venel souz gouvernante des Enfants de France gratifiée par le Roi du Privilège des glacières et débites de la glace en Provence et terres adjacentes a vendu au Vénérable Chapitre du Monastère de Lérins le droit de « debite » dans les lieux de Cannes, Valbonne et leurs terroirs. Trente et un ans plus tard, Cannes deviendra détentrice exclusive de ce droit.

Mais d’où provenait cette glace ? De bassins de congélation peu profonds surnommés lacs, ou de la neige emmagasinée dans un puits à neige qui se transformait progressivement en glace par tassement. Dans les Alpes-Maritimes où les glacières avaient été aménagées à une altitude de 800 à 1500 mètres sur des versants exposés au nord, à l’ubac, ou dans des fonds humides et frais de cours d’eau, ce sont de solides constructions en pierres sèches de forme ronde, creusées dans le sol, avec des murs de plus d’un mètre d’épaisseur. Un escalier circulaire permettait de descendre au fond du puits afin de recueillir la glace. Il en existe encore des vestiges à Lucéram, Peïra Cava et Sospel. A Coursegoules, trois glacières, comblées de nos jours, avaient été aménagées en creusant la roche.

 

  glaciere-a-coursegoules.pngautre type de glacière

 

 Les deux types de glacière.

 

Roger Picco, sur le web, précise que l’une est près du cimetière de Coursegoules, l’autre sur le chemin qui conduit à la chapelle Saint-Michel.

A Caussols, l’aven de la Glacière est un grand puits vertical profond d’au moins six à sept mètres. On peut citer sur la commune de Caille le gouffre de l’Audibergue ou encore à Andon et à Saint-Vallier.

La glace était remontée, découpée en pains empaquetés dans de grands sacs de jute et acheminée à dos de mulets la nuit pour approvisionner restaurants, brasseries et poissonneries du littoral.

Puis vint le temps de la glace fabriquée industriellement. A Cannes, une usine hydraulique est construite en 1893, La Glacière de Cannes, au 15 rue des Marchés (actuellement rue du Docteur Pierre-Gazagnaire), puis en 1896, La Glacière des Alpes, rue des Roses ; dans les années 1896 sont installés Les établissements Mauro, boulevard Montfleury. En 1926, Les Glacières Réunies, avenue Saint-Louis, offrent aux professions alimentaires de grands entrepôts avec des chambres froides.

Cependant en 1913, est inventé à Chicago le réfrigérateur domestique, en 1919 le légendaire Frigidaire et la congélation des aliments est mise au point en 1923 par le canadien Clarence Birdseye. M.D.

 

CE MOIS-CI A CANNES

Le Littoral du 26 octobre 1930, la fatale nouvelle a glissé dans la ville comme un long et douloureux frisson, M. André Capron venait de disparaître, emporté en quelques heures, et l’on était ému. Il fut maire de Cannes dès 1902, sa réélection n’a été qu’une simple formalité jusqu’en 1929. Ce fut un maire qui est venu à l’heure propice et il a été celui qu’il fallait être.

Nous lui devons l’hôtel de ville, la construction du port, le canal du Loup, l’ouverture du boulevard Jean-Hibert, le premier aménagement de la Croisette et du casino municipal, l’acquisition et l’aménagement du parc des Hespérides, la construction d’écoles avec la gratuité des livres et des fournitures scolaires, le collège Carnot. A lire : Cannes, Elles et Eux tome 1 édité par les Archives Communales. villa-madrid.JPG

Sa demeure, la villa Madrid va vivre des heures exceptionnellement brillantes durant un quart de siècle et sera le centre de la vie mondaine. Madame Marcelle Capron, nièce d’André Capron  précise : Ma tante Adela donnait un bal suivi d’un souper de trois à quatre cents personnes tous les lundis, et recevait cinq à six cents personnes tous les samedis. On dansait, on jouait la comédie, on montait des tableaux vivants sur la scène du ravissant petit théâtre qui occupait une aile de la villa.

 

 

Villa Madrid et son théâtre devenu villa Granada, un cours d’eau l’agrémente ainsi qu’un bois où évoluent des biches…Avenue Maréchal-Juin. MLR.

 

LIENS ASSOCIES

13/04/1912 : MAUPASSANT a souvent séjourné à Cannes, une mouette toute blanche voluptueusement allongée au bord de la mer bleue. Mais il n’est guère tendre avec ses habitants :

Dans le crâne des gens qui viennent à Cannes, on trouverait des couronnes de tous les modèles comme des pâtes nageant dans un potage ; on se réunit à Cannes parce qu’on aime les altesses impériales et royales.

On peut lire avec plaisir sur la toile Sur l’eau, Maupassant se montre en réel aventurier racontant sur un mode épique comment il a courageusement fait le trajet d’Antibes à l’Estérel.

En 1884, il habite au N°1 de la rue Renan et son yacht Louisette, mouille en rade de Cannes. L’année suivante, il y  passe quelques jours au printemps auprès de sa mère. En janvier 1888, il habite la villa Continentale avec sa nièce. Son yacht est le Bel Ami. L’année suivante, il installe sa mère à Nice tandis que lui séjourne au chalet de l’Isère, 42 avenue de Grasse. Sa santé s’altère, il est atteint d’une grave maladie nerveuse qui va bientôt l’emporter.

Après sa tentative de suicide du 1er janvier 1892, il regagne Paris accompagné de son fidèle François, il est hospitalisé dans la clinique du docteur  Blanche. C’est là, sans avoir retrouvé sa lucidité que l’écrivain meurt à 43 ans.

  808_Cercle_2Fi103.jpg

La jetée Guy de Maupassant et le Cercle Nautique (Archives municipales)

Le conseil municipal de la ville de Cannes décide, le 6 avril 1895, de donner son nom au débarcadère en construction en face du Cercle nautique (actuellement JW MARRIOTT Palais Stéphanie) et de déposer une plaque de marbre sur la façade du

chalet-de-l-isere.jpg

     Chalet de l’Isère, 42 avenue de Grasse

 

Une information importante de Madame Cainaud directrice des archives municipales 

Numérisations aux Archives de Cannes en 2011 

Votre accès par http://archives.ville-cannes.fr

 

Pour vous tenir au courant des numérisations pratiquées cette année, piquer votre curiosité, vous inciter à consulter ces archives, voilà la liste des titres de la presse locale, entièrement numérisés, puis mis en ligne, qui couvrent ce qu’on appelle La Belle Epoque, avant le cataclysme de la Première Guerre Mondiale :

-         Revue de la Riviera, 1908 à 1914 (cote 89Num)

-         Cannes Médical, de 1903 à 1917 (85Num)

-         Revue médicale de Cannes, de 1909 à 1913 (84Num)

-         Le Pall Mall illustré, de 1908 à 1912 (83Num)

-         Le Branle Bas, année 1893 (74Num)

-         Le Radical des Alpes-Maritimes, 1893 (75Num)

-         Le Journal de Cannes, 1893-1894 (77Num).

 

En espérant votre active collaboration, en voici un exemple pris dans Le Littoral 1904

La-Bourboule.png

 

 

ON NOUS COMMUNIQUE

La sortie du mois d’octobre se fera le samedi 22 octobre, nous irons au village de Grimaud et nous visiterons la Chartreuse de la Verne à Collobrières. La veille, le vendredi 21 nous organisons une diapo-conférence, organisée à la demande du Bel Age de notre ville La Belle Epoque à Cannes, salle Stanislas, rue Pastour à 14h45.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Published by mlr - dans Histoire
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