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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 02:14

 

en-tête ami archives Bis

 

LE CHÂTEAU DES BROUSSAILLES

Sur un terrain de sept hectares et demi, ancienne route de Grasse, Lucien Mangini fait construire un château en 1896. Sur un sous-sol immense, des pièces de réception majestueuses, dix chambres de maître au premier étage, au deuxième, les logements du personnel. En annexe, une petite villa face aux garages et écuries. Une maison de gardien est bâtie à l’entrée de la propriété. Les broussailles ont laissé la place à un parc sur un sous-sol perméable évitant toute humidité, abritant de magnifiques arbres, un étang, de nombreuses statues, même une grotte dans le goût des fabriques de l’époque.

 château des broussailles

 

 Le dernier fils vivant de L. Mangini, (†1900), explorateur, décède accidentellement sans postérité en 1901. Les deux héritiers par testament sont des neveux. Madame Lucien Mangini conservant l’usufruit de la propriété, ce n’est qu’à son décès que les propriétaires soucieux de respecter les désirs de leurs grands-parents de voir édifier un hôpital, proposent en 1919, à la ville de Cannes d’acheter le domaine.

Par délibération du 11 février 1920, le conseil municipal en décide l’achat au prix de 850 000 F ; la première pierre est posée par le Président de la République, Paul Deschanel. Dès novembre 1920, dans l’attente de la construction de l’hôpital, le château est loué, puis cédé aux hospices qui y logent leurs premiers pensionnaires en 1931. Un hôpital-hospice fonctionne dès janvier 1934 sous la direction des Sœurs de Besançon puis des Dominicaines d’Albi.

En 1955, l’hôpital est achevé, il devient Centre hospitalier Pierre-Nouveau en 1960. Une maison de retraite est construite en arc de cercle dans le parc. Après de nombreuses études infructueuses pour incorporer le château dans  l’ensemble hospitalier, il est décidé en 1971 de le détruire pour cause de vétusté. Les vieux pêcheurs en auront un goût d’amertume, c’était leur « enseignure » ou amer.

     château des broussailles 2

 

Après sept ans de travaux et sans abandonner l’activité hospitalière, le dernier hôpital a été inauguré le 24 septembre 2011, l’ancien, démoli. Que reste-t-il de notre histoire ? Dans la mémoire collective, son appellation « l’hôpital des Broussailles ». J. B.

Actualités : Dans le film De rouille et d’os, réalisateur Jacques Audiard (2012), Marion Cotillard, quand elle perd l’usage de ses jambes, est transportée par hélicoptère à l’hôpital Pierre-Nouveau, patronyme officiel. On y voit, trop rapidement, l’actuelle construction.

 

EN SOUVENIR D’HELENE VAGLIANO

Une plaque de rue donnant sur le marché Gambetta honore sa mémoire ; plus fidèlement, le 15 août à l’église russe orthodoxe de Cannes, est célébré un office en son souvenir.

Hélène est née à Paris en 1909. Dix ans plus tard, son père Marino Vagliano, d’origine grecque, très fortuné, sa mère Danaé, Hélène et ses deux frères s’installent en Angleterre, à Ascot près de Windsor, dans une vaste propriété, « La Grange ». 

En 1924, les Vagliano descendent à Cannes, achètent la villa Champfleuri, une demeure qu’ils agrandissent et transforment luxueusement. Madame Vagliano crée le superbe parc qui  comporte un jardin florentin menant à un patio andalou, un jardin japonais, un jardin provençal, un jardin hollandais, un jardin mauresque, offrant une extrême richesse d’espèces botaniques (billet de juillet).

  champfleuri

 

44, Avenue du Roi- Albert.  MLR   

Hélène poursuit ses études à Ascot. C’est une élève modèle, nommée préfet en terminale, pianiste douée et gardienne de but dans son équipe sportive.

En 1927, elle rejoint sa famille à Cannes. Son père est président du Golf Club de Cannes-Mandelieu, sa mère capitaine de l’équipe de golf des dames françaises. Elle-même s’est achetée un hors-bord, fait du ski, de l’alpinisme ; elle organise des courses de tortues on devient presque hors d’haleine à les poursuivre écrit-elle à ses amies anglaises. A côté de ces distractions insouciantes, elle traduit des articles en braille pour des revues destinées aux aveugles.

Arrivent les sombres années de la seconde guerre mondiale : Hélène et sa mère se dévouent à la cantine militaire de la gare, puis à la Maison du Prisonnier. En 1943, elle entre dans la Résistance à l’insu de ses parents, elle est attachée au service de renseignements du général de Gaulle. Veilleuse, son nom de code, cachait dans son guidon de vélo des messages codés et parfois sa radio camouflée dans le panier arrière.

En août 1944, dénoncée, elle est torturée à l’hôtel Montfleury à Cannes, envoyée à Nice ; refusant toute compromission, elle suivra le destin des fusillés de l’Ariane. Ironie du sort, le débarquement allié se faisait le même jour au Dramont.

Maureen Emerson pour Les Amis des Archives.  

 

LIENS ASSOCIES : PHILIPPE ERLANGER dans LA FRANCE SANS ETOILE nous raconte qu’il vit, en 1939, au Grand-Hôtel dont le directeur est Henri Gendre, conseiller municipal, père de Louis Jourdan. Sur ses conseils, trop de Juifs errant au Grand Hôtel, il se réfugie au Gallia jusqu’à ce que l’hôtel soit saisi par la Gestapo en 1943, il regagne alors le Grand-Hôtel. Les estivants dédaignent cette maison (le Gallia) qui n’a pas d’eau chaude et où l’eau froide elle-même est rationnée. grand-hôtel 1 (640x479)    Prendre un bain dans une annexe aménagée à cet effet coûte une fortune. J’ai la joie de cohabiter avec le duc d’Ouver, le héros qui servit La Force, et la marquise de Noailles. Je déjeune chez Mrs Clewes parmi les sculptures fantastiques surgies à l’ombre de sa tour du XIIe siècle, je prends le thé chez Mmede Villeneuve et chez Guichot-Pérère…

 

Le Grand-Hôtel Croisette MLR.

 

 

 

 

 

grand hôtel grille 

     

 

UNE DÉLICATE EXPOSITION

Au musée de La Castre a lieu une rare exposition de « petits peintres » qui témoigne du charme de Cannes et apporte un complément de connaissances aux amoureux du passé. En témoigne

 

 Simpkinson le lac du Riou

 

    F-G. Simpkinson de Wesselow Le lac du Riou.   M. D.

 

cette aquarelle choisie par M. D. apporte une précision inconnue jusqu’alors. Nous connaissions la rue de Lac, en contrebas de la route de Grasse, voici le lac qui alimentait un moulin à huile situé aux abords du Pont-romain.

 

INSOLITE

 

    à étiqueter 1 (640x480)

Une installation : Rue de la Pompe. L. S.

Est-ce une œuvre d‘art, nous n’osons nous prononcer.

 

INFORMATIONS

Nous y travaillons pour un septembre fourni.

 

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Published by mlr - dans Histoire
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