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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 13:11

  en-tête ami archives Bis

 Comme nous l’avait suggéré Marie Brunel, responsable de la salle de lecture des Archives Municipales, nous allons remplacer « blog » à la sonorité guerrière par « billet » tellement plus doux de sorte que nos blogueurs deviennent…Que nous proposez-vous?

 


QUINTO ALBICOCCO 1913-1995
 Quinto Albicocco est né en Italie, très jeune il quitte sa famille, commence à naviguer et prend goût à la photographie, réalisant de beaux clichés sur la voile à l‘aide de son kodak à soufflets.albicocco.jpg
 En 1934, il accoste à Cannes et ouvre un atelier de photographe au 31 du boulevard de la République ; il poursuit ses recherches, procédés à effets spéciaux, trucages sur négatifs ou agrandissements; il deviendra le photographe des grands de ce monde tout en enseignant la photographie à l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques.
 Il fonde en 1946 le Ciné-club de Cannes. La municipalité met à sa disposition une belle pièce de la villa Nérée qui sera équipée en salle de projection et de conférence.
 Il passe au cinéma en devenant directeur de la photographie. Il travaille avec de grands réalisateurs. Un dimanche à la campagne est tourné sur les bords de la Siagne, en costume 1900, Résurrection sur la vallée de la Roya.

Il est photographe de plateau pour La Fille aux yeux d’or, Le Grand Meaulnes, Le Cœur fou, Le Petit matin les films de son fils.
 En 1984, au cours d’une exposition à La Malmaison, il reçoit le grade de chevalier de la Légion d’honneur et accède à la nationalité française.

 

 Voyageur, photographe, cinéaste, il décède en 1995. Depuis, le Studio 13 a pris son nom et une plaque y est apposée. L.S.

 

 

UN VRAI FABULEUX DESTIN : GERMAINE FORD DE MARIA
 Il était une fois une jeune fille, Germaine, dont le père, Jacques Pellegrino, parti du Piémont, était devenu maçon à Cannes.

Germaine, dès l’âge de quatorze ans, devint femme de chambre au Carlton. A dix-sept ans elle était d’une beauté exceptionnelle. L’un des plus riches maharadjas de Kapurthala la remarqua et tout de go lui demanda sa main. C’était dans les années trente, quand se bousculaient à Cannes les rois, les princes et toutes les têtes couronnées que le monde comptait.
…L’homme que j’aimais n’a pas voulu de moi. Je ne pouvais le remplacer que par un roi…avoua-t-elle plus tard. Elle vivra en Inde quelques années, y sera en quête de la Vérité, se rapprochera de Gandhi qui lui écrivit sur une petite feuille de papier qu’elle conservera précieusement God is trust. ’’On‘’ dit que son sac V. à son retour à Cannes était plein de pierres précieuses…germaineforddemaria.jpg Au cours d’un voyage à Paris, elle retrouvera celui qu’elle aimait et l’épousera. C’était Reginald Ford, propriétaire de plusieurs centaines de cinémas dans le monde, créateur du premier réseau de salles de cinéma européen, Cineac. Il possédait, outre un terrain boulevard d’Oxford, la villa Fantasia, boulevard Gazagnaire.
 Devenue veuve à vingt-six ans, elle rencontrera un peintre, Pierre de Maria et en eut deux enfants. A ses côtés, elle deviendra un mécène. La ville de Cannes lui doit la restauration de la chapelle Sainte-Anne, un don pour l’achat de peintures provençales pour le musée de la Castre, l’acquisition d’un fonds documentaire sur le cinéma, au grand dam de l’Institut Lumière et de la Bibliothèque Nationale qui le convoitaient.
 Elle a défendu avec passion l’environnement et la nature, " personne très remarquable d’une exceptionnelle générosité", écrira Jean-Marie Pelt, dont elle fut l’assistante dans "L’aventure des plantes"  qu’il avait lancée.
 Elle a entrepris, sous l’autorité de Christiane Desroches Noblecourt, la restauration de la Vallée des Reines, en Egypte, et a tenu à faire un don similaire en Israël en fondant l’Institut israélien du film.

 Après une vie  digne de donner de la valeur à un scénario de feuilleton estival TV, Germaine Ford de Maria s'est éteinte à Monaco le 17 Septembre 1999, mais elle repose auprès de son époux Pierre de Maria, au cimetière du Grand Jas. MLR.

 

Ne se sont pas rejoints Quinto Albiccoco qui l’aurait photographiée, et Germaine Ford de Maria ailleurs que sur cette page. Quel dommage !

 

LU POUR VOUS
9 novembre 1888
 Duel à Cannes entre Paul Lebrun, ingénieur qui s’est crû offensé dans un article de La Démocratie sous le titre « Expertise et Indépendance » et Jean Hesse, son rédacteur en chef.
 Les témoins de M. Hesse déclarèrent que M. Lebrun n’avait pas été directement visé dans l’écrit. Devant le comportement rigide de M. Lebrun, M. Hesse se trouva à son tour offensé par cette attitude et envoya deux autres témoins pour lui demander réparation.
 M. Lebrun leur opposa une fin de non recevoir.
 M. Hesse le provoqua, il lui fit une offense publique au Café du Théâtre à la suite de laquelle eut lieu une rencontre.
 Il fut décidé que les combattants auront la poitrine nue, les corps à corps interdits.
M. Hugues se chargea de la direction des combats ; la rencontre eut lieu sur le plateau de la Croix-des-Gardes. Les adversaires se firent mutuellement des blessures insignifiantes et à la septième reprise on arrêta le combat, les docteurs ayant constaté que la blessure de M. Lebrun à la quatrième reprise, le mettait en état d’infériorité.

 

A PROPOS
Nous vous avons entretenus par deux fois du peintre Gérôme (notre bulletin N°38 et notre publication  A la découverte de La Bocca) ; il résida à Cannes dans une vaste villa au cours des années 1860.

 Chalet-Gerome-ML.JPG
Le chalet éponyme au long du trottoir de l’avenue du Docteur-Picaud, incongru dans un paysage immobilier florissant, nous avait intrigués.

Jean-Léon Gérôme fut un peintre orientaliste officiellement reconnu, éclipsé par les Impressionnistes qu’il exécrait, le voici réhabilité au musée d’Orsay du 19 décembre 2010 au 23 janvier 2011 au cours d’une exposition qui vous tentera peut-être.

 

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Published by mlr - dans Histoire
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