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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 00:08

en-tête ami archives Bis  

GEORGES QUERTANT : il est une ancienne figure cannoise, ignoré des jeunes mais sa mémoire nous est restituée par la « toile ».

Réfugiée du Nord en 1917, la famille Quertant s’installe à Cannes où le docteur Maxime Quertant, gazé, avait été nommé directeur de « l’hôpital Gallia », l’hôtel ayant alors été transformé pour soigner les grands blessés de la guerre. Son frère, Georges, en 1918, devient professeur de musique et de chant choral ; en 1932, il fonde et dirige les « Concerts symphoniques » donnés par « les Artistes musiciens professionnels cannois chômeurs ». Sur les ondes de la T.S.F., G. Quertant se produit avec son « Quatuor Quertant » de Radio Côte d’Azur.

Parallèlement, il met au point des techniques expérimentales de connaissance de la « Culture psycho-sensorielle » ou C.P.S. devançant de plusieurs années les pédagogues du monde entier.

G. Quertant a fait une relation entre des perturbations des centres nerveux et des troubles de la fonction visuelle. Il a constaté qu’en normalisant la vue par des mouvements oculaires appropriés, dans les trois-quarts des cas, les troubles fonctionnels aussi variés que l’énurésie, l’eczéma, la dyslexie, les troubles du langage s’amélioraient.

G. Quertant se dévoua aux œuvres de bienfaisance de la ville auprès des enfants en difficulté comme envers les prisonniers et les déportés de la seconde guerre pour assurer leur réadaptation. Il s’est éteint le 8 juillet 1964 ; ce fut une vie consacrée à l’art, à la science et à autrui, récompensée par la médaille de la Légion d’honneur. Il fut également officier de l’ordre des Palmes académiques.

C’est la fille de Georges Quertant qui nous avait communiqué avec émotion une longue documentation insistant ainsi sur l’importance des travaux de G. Quertant : la culture psychosensorielle est au système nerveux ce que la culture physique est au système musculaire. Marguerite Quertant vient de décéder à Cannes, voici par cet article, une façon de ressusciter nos morts.

 

LA BONBONNIERE FLEURIE DE LA COTE D’AZUR

nouveau casino des fleurs

Rue des Belges MLR.

Trois étages, trois travées, les pilastres sont couronnés par une corniche de modillons, la troisième corniche bordée par un balcon continu, le rez-de-chaussée protégé par un auvent…en 1927.

En 1876, dans un immeuble construit avant 1864, s’installe une brasserie-concert. On y accède par la rue d’Antibes. La porte d’accès existe toujours, passants, cherchez.

Par la suite, des galeries, des loges entourent le parterre. L’endroit s’appelle le Casino de la rue Bossu (du nom d’un propriétaire des terrains de cette rue). L’ancienne brasserie revêt dès lors une certaine élégance et les bals sont somptueux.

  Son étoile pâlit quand se construit, pas loin, le casino municipal. Jusqu’en 1914, il abrite des revues locales et des tournées de province ; durant la Grande Guerre sont donnés quelques concerts au bénéfice des blessés.

C’est en 1923 que la façade est entièrement transformée, en même temps la rue devient rue des Belges pour honorer nos vaillants alliés (ainsi naît la rue des Serbes proche). De « petit casino » il devient le Sporting, avec une nouvelle salle de spectacle, des salles de jeu, un restaurant, un dancing le Kit-cat et des galeries d’exposition.     

A l’après-guerre, exceptionnellement y seront données des séances de cinéma muet et parlant. On y joue au bridge, au « baccarat à deux tableaux », au « chemin de fer », à « l’écarté », au « piquet ». Les employés seront de préférence recrutés parmi les Mutilés de guerre, les Anciens combattants et les victimes de la Résistance.

En 1964, le « Nouveau casino des Fleurs » remplace le Sporting. L’équipe d’Action contre la traite des femmes et des enfants s’émeut de la préparation d’une super-revue burlesque où des demoiselles court vêtues viendront faire leur numéro de strip-tease sur les genoux des spectateurs dans la salle. En 1965, est programmé En attendant Godot, quelques scènes sont jugées de mauvais goût par des spectateurs qui quittent la salle. En 1969, le restaurant La Montgolfière y est inauguré, s’élevant sur deux étages et une partie du rez-de-chaussée. Il doit son nom à la hotte qui recouvre le grill en forme d’aérostat.

Autorisation est donnée en 1988 pour la « roulette anglaise », trois tables de « black-jack » et une table de « punto banco ». Ce lieu de divertissement finit ses jours en Casino 6 et en discothèque où Nagui fit ses débuts.

La Caisse d’Epargne donnera-t-il au bâtiment un avenir meilleur ? Il n’est déjà plus mité et miteux.

NB : On peut revoir dans le BILLET N°4 la critique d'une prestation du music-hall. MLR

 

LU POUR VOUS

cartes-postales-photos-Monument-Vercingetorix-au-plateau-de

 

 

 

 

27 août 1942 : Dans le cénotaphe de Gergovie, sont réunies des terres des régions combattantes, des particules de terre en provenance de toutes les Provinces et de l’Empire Français, à l’occasion du deuxième anniversaire de la Légion. Pour l’occasion, il fut pris à Rabat au mausolée du maréchal Lyautey un peu de terre marocaine.

De la terre cannoise a été également prélevée au sommet du Suquet  pour  y être apportée. Le monument est de Jean Teillard en pierre de Volvic, érigé en 1902.

 

 

 

 

 

  LIENS ASSOCIES

JAVIER FIGUERO M.H. CARBONEL : La Belle Otero et de la Belle Epoque où l’on évoque COLETTE : Mes Apprentissages

La renommée des seins de la Belle Otero est telle que l’on murmure que les coupoles de l’hôtel Carlton auraient été inspirées de leur moulage.

Colette était attirée par la Belle Otero qu’elle trouvait intelligente et racée : Elle laissait avec indifférence son peignoir s’ouvrir, la chemise de jour glisser. Jusqu’au vallon d’ombre creusé entre deux seins d’une forme singulière, qui rappelaient le citron allongé, fermes et relevés du bout, descendait une parure agrafée comme par hasard, sept rangs de perles radieux et rosés, une verroterie de théâtre ou un lourd diamant.

  les seins de

La Croisette, le Carlton MLR

 

 

ON NOUS COMMUNIQUE : Rendez-vous directement au musée Bonnard pour une visite guidée et une conférence le jeudi 24 novembre à 15h30. Réservation (06 87 71 58 89.

N’oublions pas d’adhérer à l’Association des Amis des Archives, la cotisation annuelle est de 25€.

 

 

 

 

 

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Published by mlr - dans Histoire
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