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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 23:57

en-tête ami archives Bis

 

Le conseil d'administration du 30 mars a élu à la présidence de l'Ami des archives Jacqueline Leconte qui s'efforcera de maintenir les objectifs de l'association pour que perdure la mémoire collective de notre ville.

 

ADDITIF AU BILLET D’AVRIL N°24

Revue de Cannes le 17/11/1886

Un correspondant anonyme a écrit à la direction pour se plaindre de I’ inobservation du dimanche à Cannes. Partout, dit- il, les ouvriers sont à l'ouvrage, les chantiers sont ouverts, et les étrangers sont scandalisés de voir ainsi profaner le jour du Seigneur. Nous avons déjà eu personnellement plusieurs fois occasion de regretter ces faits, et nous ne pouvons trop engager de nouveau les entrepreneurs de travaux soit pour le compte de la commune, soit pour les particuliers, à ne déroger à cette règle si nécessaire même à l'ouvrier, du repos du dimanche, que dans des cas d'extrême urgence.

 

JEU DE FAMILLE : Le grand-père est Emmanuel Repetto, fondeur à Cannes, la fille est Rose Repetto. Elle monte à Paris auprès du petit-fils Roland Petit qui demande à sa mère de lui confectionner des chaussons « coutures externes ». Repetto n’appartient plus à la famille, la raison sociale demeure.

 

LA PALME D’OR… POUVEZ- VOUS M’EN RACONTER L’HISTOIRE ?

                Il était une fois, en 1939, un ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, Jean Zay, qui eut l’idée d’un festival du film et d’une branche d’acacia pour symboliser le Festival lors de sa création fugace en 1939. La première manifestation ne se déroulera qu’en 1946.

                Lors des premiers festivals, on remet des tableaux aux gagnants des grands prix. Selon les dons faits gracieusement au Festival, des contemporains prestigieux voisinent avec des artistes plus modestes : Chagall, Utrillo, Chapelain-Midy avec quelques naïfs locaux. Les plus rusés, en coulisse, faisaient des échanges. Ainsi René Clément s’arrangea pour faire partie des mieux dotés.

                Ce fut le conseil d’administration du Festival qui décida de remplacer le grand prix par une tige ornée d’un cœur et soutenue par une sculpture en terre cuite puis par une palme d’or représentant les armoiries de la Ville. 

                En 1954, une joaillière parisienne, Suzanne Lazon, proposera aux organisateurs d’offrir au gagnant un bijou en forme de palme, évoquant les arbres de la Croisette. Posé sur un socle sculpté par Jean Cocteau, la Palme d’or est créée en 1955. Delbert Mann est le premier cinéaste à la recevoir pour son film Marty. Elle est en or massif.

On passera progressivement à une palme plaquée or, remise dans son coffre rouge. Mais le trophée ne fait pas l’unanimité : il est abandonné après le festival de 1963, la Palme dont l’élaboration avait été confiée à plusieurs joailliers disparut mystérieusement du palmarès; sans savoir pourquoi elle fut rayée de la liste des prix à décerner, lors de l’édition 1964...

                Le Conseil d’administration revient au diplôme avant d’y renoncer à nouveau en 1975 pour réhabiliter, cette fois pour de bon, la Palme d’or.

                En 1998, le Festival demanda à Caroline Gruosi-Scheufele, des ateliers de la maison Chopard, de redessiner la Palme. C’est maintenant un trophée en or jaune monté sur un bloc de cristal en forme de diamant. La prestigieuse maison suisse, dans le cadre d’un partenariat, fournit chaque année gracieusement la palme d’une valeur de plus de 20 000 euros.

 palme d'or  Délicatement courbée, la tige qui supporte 19 feuilles sculptées à la main, forme à sa base un cœur, symbole de la maison.

Une deuxième palme d’or non datée est toujours en réserve en cas d’accident matériel de dernière minute, ou de palme ex-æquo.

Jusqu’au palmarès, la Palme est à l’abri dans les coffres du joaillier qui la livre au dernier moment à la direction du Festival de Cannes.

En or 24 carats, le trophée est coulé à la main selon la technique à cire perdue, puis fixé sur un cristal de roche taillé en forme de diamant.

"La nature ne donnant jamais naissance à deux cristaux de roches identiques, chaque palme est absolument unique", souligne Mme Gruosi-Scheufele.

Depuis 2000, deux mini-palmes, modèles réduits de leur célèbre aînée, récompensent les prix d’interprétation féminin et masculin.

La remise de la Palme d’or a toujours été un théâtre d’émotions. Récompensé en 1987 pour Sous le soleil de Satan, Maurice Pialat avait lancé au public qui l’avait sifflé sa fameuse réplique : "Si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus".

 

  SOURCES : Henry-Jean Servat  La Légende de Cannes.

                       Michel Pascal  Cris et chuchotements

                       François Guyot sur le web.

 

LU POUR VOUS : LE COACH NICE-CANNES

Gordon-Bennet, dont le yacht Lysistrata était souvent ancré dans le vieux port de Cannes, était le propriétaire du New-York Herald Tribune. Avec Henry Ridgway, riche banquier de Philadelphie, et d’autres associés, ils fondent, en 1890, une ligne hippomobile entre Nice et Cannes desservant Cagnes, Val Claret, Antibes et Golfe-Juan à raison d’un voyage par jour aller et retour. Baptisée Old Rocket, vieille fusée, la voiture, tirée par quatre chevaux et aménagée par Muhlacher, pouvait contenir quatorze personnes.

muhlbacher

 Coach privé Mühlbacher. Internet.

Faisant partie de la collection de Dina Vierny, la berline a été achetée en 2011 et restaurée dans le strict respect de l’époque. Les portières sont ornées des armoiries de Cannes à gauche et de Nice à droite surmontées de l’emblème de Gordon Bennett, une chouette perchée sur un croissant de lune signifiant « la nuit porte conseil ». Nous espérons une prochaine exposition de cette berline.

  

CE MOIS A CANNES

7 mai 1868 : Décès de Lord Brougham (voir le billet N° 20). Grâce à lui, le Tout-Londres n’a que le mot « Cannes » à la bouche. Nous devons à Jean Bresson le récit de ses derniers moments : Evidemment, Lord Brougham était un sage, puisqu’il choisit l’Eden de Cannes pour y écouler en paix les dernières années de sa vie…illustrant ce vieux dicton : « une bonne conscience est le plus sûr garant d’un bon appétit ». Dans la soirée du 7 mai 1868, le noble vieillard, alors nonagénaire, fit encore honneur au menu suivant : Potage, rougets de la Méditerranée, côtelette aux pommes, une aile de poulet, un peu de pudding au riz, le tout arrosé d’un verre de Malaga et de deux doigts de porto. Quelques heures plus tard, ainsi lesté pour le dernier voyage, le noble lord remettait son âme à Dieu.

Lord Brougham se prononce « broum », les Anglais le caricaturaient avec un balai.

Jean Bresson : La Fabuleuse histoire de Cannes.

lord brougham

Statue de lord Brougham par AL TRIVERO d’après LIENARD 1953.

L’ensemble du monument fut inauguré le 10 octobre 1870. Les Allées de la Liberté. MLR

 

LIENS ASSOCIES

PIERRE ASSOULINE  LE DERNIER DES CAMONDO

L’auteur y narre la vie de Moïse de Camondo. Celui-ci épousa Irène Cahen d’Anvers âgée de 19 ans. C’était La Petite fille au ruban bleu du portrait de Renoir. Peu d’œuvres ont réussi comme celle-ci à capter tout ce qui demeure inaccessible du monde intérieur d’un enfant écrit P. Assouline.

Ce portrait connut un curieux destin ; après avoir été pris par Goering qui le céda au riche industriel suisse d’origine allemande Georg Bührle, il fut restitué à Irène Cahen d’Anvers devenue comtesse Charles Sampieri. Elle le mit en vente en 1948 et il appartient désormais à la fondation Bührle de Zurich.

Nous retrouvons la comtesse Sampieri à Cannes à l’âge de 90 ans en 1962. Elle y possède les villas Laurence, avenue du Roi-Albert, Elvina, à l’angle du boulevard de la République et de l’avenue de Lyon, Les Araucarias, dans le quartier Terrefial (voir le précédent billet) dans le lotissement du château de Thorenc (billet N° 17). Cette dernière, située 2 chemin des Araucarias, se veut résolument moderne, construite en 1925, une réalisation des architectes associés Emile Molinié, Charles Nicod et G. de Montaut. En 1928, son propriétaire est M. Durand de Lyon et son nom La Carmencita. La comtesse Sampieri l’achètera, dans les années 50, au baron de Dietrich, puissant industriel d’Alsace-Lorraine.  villa araucariaivr93 02060069xb v

C’est sans doute la comtesse Sampieri qui fait agrandir la villa et adapter le jardin, aujourd’hui propriété de Saoudiens et dans son vaste jardin se construisent deux immeubles.

Ayant hérité de la fortune des Camondo par suite de la disparition tragique de ses enfants, elle la dilapide, dit-on, dans les casinos de la Côte d’Azur. Elle meurt en 1963.

Sources complémentaires : Archives municipales 2S883.  

                                                                                                         Ministère de la Culture ; base Mérimée

ON NOUS COMMUNIQUE

                Une sortie est prévue le jeudi 10 mai dans l’arrière-pays, le village médiéval de Vence et le jardin des Fleurs de Poteries de Gattières.

Les renseignements complémentaires seront donnés au ( 04 93 69 11 57.

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Published by mlr - dans Histoire
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