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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 21:01

 en-tête ami archives Bis

                Le mot de la présidente : le Conseil d’administration et moi-même vous adressons nos vœux les plus amicaux pour 2011.

            L’équipe de réalisation du billet vous souhaite, pour votre plaisir et le sien, une année riche en découvertes.

 

ETIENNE  ROMANO 1889- 1966

Créateur de l’industrie aéronautique azuréenne

Etienne ROMANO est né à Aubagne le 15 décembre 1889, la condition modeste de ses parents ne lui permet pas d’étudier au-delà du certificat d’études primaires. En 1911, il suit son frère André comme musicien dans un cirque en Algérie puis se propose comme chauffeur pour des excursions dans le Sahara. Il sera chauffeur au service du contre-espionnage allié pendant la Grande Guerre. La paix revenue, M. ROMANO crée une entreprise de mécanique pour l’armement à Neuilly.

En 1920, afin de soigner son fils de santé fragile, il rejoint son frère à Cannes. Celui-ci est associé aux commerces de bois RIVAL, rue Pasteur.

Féru de mécanique, il construit une voiture, l’Armajanvier, équipée d’un moteur de bateau JANVIER, crée ensuite les Chantiers navals de la Méditerranée sur la pointe Croisette. Son premier avion en bois de Roumanie, le R1, prend son envol le 22 janvier 1922 au large de la Croisette.

En 1924 M. ROMANO rachète les chantiers navals BOSQUAINS voisins, 6 000 m2 et un slip de mise à l’eau. Soixante à quatre-vingts personnes seront employées afin de construire yachts, voiliers et autres unités, puis deux hydravions légers, R3 et R4, livrés à la Marine. C’est le début de l’industrie aéronautique cannoise qui allait donner naissance à la Société nationale de constructions aéronavales du sud-est, Sud-Aviation, Aérospatiale puis Alcatel.

1930 : l’industriel qu’il est devenu installe une usine neuve à la Bocca, « l’Aérospatiale ». C’est avec l’hydravion R.80 d’école de voltige qu’il connaît la consécration. Nationalisée en 1936 au sein de la SNCASE, l’usine produiHydravion E.Romanot encore un chasseur naval, un bimoteur et un bombardier léger. 

M. ROMANO quitte l’entreprise en 1938, en désaccord avec le gouvernement et continue ses activités navales à Antibes, il entre dans la  Résistance, réseau Mithridate, est arrêté par la Gestapo en 1943 pour refus de reprendre la direction de l’usine de Cannes, est emprisonné pendant six mois. Il s’expatrie au Mexique, il y fabrique de la fibre textile à base de bananier avant de revenir au pays et d’être élu maire d’Aups. C’est là qu’Etienne ROMANO s’éteint le 19 juin 1966, il sera inhumé au cimetière du Grand Jas.

 

Hydravion E.Romano (Archives municipales)

 

En 2002, dans un atelier de la Bocca, son petit-fils Jean-François ROMANO a reconstitué l’hydravion R1 grandeur nature avec l’aide d’un chantier d’insertion pour personnes en difficulté et la participation de Philippe Yung, ingénieur à Alcatel. C’est au Musée des hydravions de Biscarosse que ce R1 sera définitivement exposé. A. B.

 

 

L’AVENUE SAINT-JEAN 

Située près du boulevard Carnot, elle n’était au début du XIXe siècle qu’un grand champ d’orangers. Peu à peu de jolies villas sont apparues, entourées de parcs et de jardins entraînant la création de nombreux commerces et ateliers d’artisans, le torréfacteur, l‘horloger chargé d‘entretenir l‘horloge du Suquet. Est-ce la caserne des pompiers ou le grand garage Ortelli concessionnaire Peugeot qui les ont attirés?

Le premier à s’installer était un bric-à-brac où l’on trouvait aussi bien de la mercerie que des chaussures…

Ensuite est venue la boulangerie tenue par monsieur et madame Mertens. Arrivé avant la guerre (1914) le boulanger construisit lui-même son four à bois à l’angle du Petit-Juas, dans les rochers. Une droguerie, une cordonnerie, une blanchisserie, des coiffeurs, un tailleur, un chromeur qui amenait les clients « de la ville » s'installent dans le quartier tout comme les Etablissements Rossi et Ribot, importante menuiserie. 

  

Au pont Saint-Jean se tenait une cressonnière, les jours de marché, la propriétaire sortait de sa villa Lou Creisson, descendait avec sa poussette vendre sa production au marché Forville : c’était la tante de Gisèle Pascal, la comédienne. giacobi

On pouvait aussi rencontrer chez les commerçants la mère de Charles Aznavour qui venait au café Volli, avenue Saint-Louis face aux glacières, Georges Guétary qui habitait la villa Marguerite, avenue du Petit-Juas ou encore Rosella Hightower, la danseuse étoile du ballet du marquis de Cuevas, c’était une amie de la propriétaire de la pension « Madeleine ».

Dès le premier juillet, les résidents cannois partaient pour la campagne ou pour Saint-Vallier, les villas étaient louées pour l’été aux estivants. Si les immeubles et les cabinets d’assurance ont remplacé le passé bucolique, les résidents sont restés fidèles au quartier et lui assurent la continuité de la convivialité. M. B.

 

 

Maison Giacobi ou le Paradisier, avenue Saint-Jean.

 

 

 

LU POUR VOUS : PROSPER MERIMEE à VIOLLET LE DUC

LETTRE DU 17 FEVRIER 1862  Les gens d’ici sont si bêtes qu’ils ne veulent pas souscrire pour un canal qui leur porterait toute l’eau que les Romains avaient à Fréjus. Ils sont habitués à ce que la manne leur tombe du ciel et ils trouvent que le métier d 'écorcher les Anglais est encore meilleur que la culture des jasmins et des tubéreuses.

N.D.R.L : le 16 août 1868, le canal de la Siagne est inauguré par Jean Donat Méro, maire de la ville, long de soixante kilomètres, il alimente en eau toute la ville et les fontaines publiques.

 

COURRIER DE CANNES 7 FEVRIER 1914

On a pu voir la maquette du monument de Méro  dans l’atelier du sculpteur Denys Puech, elle sera placée au centre d’une arche dans le roc, ce buste surmontera une vasque dans quoi couleront l’eau de la Siagne et celle du Loup, une inscription complètera le monument contre le mur du Barri. 

 Donat Joseph Méro

 

JD.Méro rue Georges-Clemenceau. MLR.

 

A PROPOS

Une plaquette ayant trait au cimetière du Grand Jas a été éditée par le Syndicat d’initiative de Cannes d’après le travail de notre association Les Amis des Archives. Dans ce cimetière on retrouve de nombreuses œuvres funéraires de Puech, originaire de Rodez.

 

LIENS EXTERNES 

ANNABEL  BUFFET a passé plusieurs années durant la guerre à la villa Aiguebelle à Cannes, chez sa grand’mère. Elle fut élève à l’Institution Maintenon et quelques Cannoises se souviennent d’elle parlant avec émotion du départ précipité de son père pour les Etats-Unis. Cette demeure s’est appelée Olidia quand elle fut édifiée vers 1880. Quelques années plus tard, la famille Pommery en fait l’acquisition. La propriété s’étend sur 27 815 mètres carrés ; il existe une rivière artificielle alimentée partie en vallon et éventuellement  par des sources présumées existantes et débouchant dans un lac. Cette propriété sera morcelée en prévoyant des voies nouvelles en 1940 encore que dans le bas-fond que forme ce point du quartier Terrefial, il y a peu de chance de voir s’établir quelque jour des voies de 25 et 36 mètres de largeur…Lisons dans « D’Amour et d’eau fraîche »  ce qu’Annabel Buffet a écrit : Je croyais la maison faite de nougat, de meringue et de crème fouettée…La merveille des merveilles était le jardin. Planté des essences les plus rares, regorgeant de fleurs et de fruits, parcouru de ruisseaux dont certains étaient aménagés pour abriter des poissons multicolores, il faisait l’admiration de tous…Le raffinement était quotidien.

 villa aiguebelle

 

 

Un des bâtiments annexes de la villa Aiguebelle, avenue de Bénéfiat. MLR.

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Published by mlr - dans Histoire
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