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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 22:43

 

en-tête ami archives Bis

LA GARE MARITIME

Son histoire avait commencé dès 1930 lorsque la ville demanda la concession d’installations nécessaires à l’embarquement et au débarquement des passagers de grands navires faisant escale dans notre rade. Un premier pavillon en béton est construit en 1932. Par la suite des locaux pour la douane ainsi que l’inscription maritime y seront installés. En 1950, la Chambre de Commerce et d’Industrie en devient gestionnaire. Elle l’est encore de nos jours.

De nombreux paquebots à destination de l’Amérique du Nord et du Sud faisant escale à Cannes, un agrandissement semble indispensable. Une nouvelle gare maritime d’avant-garde s’appuyant sur une structure métallique est alors construite sur les plans des architectes Georges Buzzi et Lambelin de Nice. Elle sera terminée en 1956. La ville commande au céramiste Roger Capron, de Vallauris, un bandeau de céramique de 150 m2.

Cannes ne méritait pas cet ouvrage…horreur vue par mer ou par terre, le bâtiment et la fresque sont d’une décoration catastrophique…ce granité bon pour le plancher d’une salle de bains n’a pas sa raison d’être au front d’un édifice…ridicule et gigantesque tranche de fromage ! Couleurs mortuaires…pouvait-on lire dans la presse locale.

Surpris par ces nombreux commentaires passionnés, Picasso, Cocteau, des peintres, céramistes et  décorateurs prirent la défense de l’œuvre  en concluant : Le modernisme d’une ville existe, et surtout n’existera, qu’en fonction de sa jeune architecture, de ses jeunes décorateurs et urbanistes. On ne peut continuer à construire comme hier de crainte de mourir étouffé…

En 2004, les abords et les façades du bâtiment sont rénovés par l’architecte Laurent Charpiot, la frise de Roger Capron déposée car elle menaçait de tomber sur les passants.

Pour les Cannois qui pourraient aujourd’hui comme autrefois reprocher l’emploi de matériaux « pauvres » comme le fer et l’aluminium, il est à souligner que ce bâtiment a reçu en 2006 le Label Patrimoine du XXe siècle pour son architecture innovante pour l’époque. L’édifice est cité comme l’un des plus remarquables des années 50 dans les Alpes-Maritimes. Actuellement, au plafond, la structure de la première gare que l’on appelle « le Vestige » est volontairement restée apparente.

 

gare maritime cote Nord

La gare maritime, côté nord. Photo aimablement communiquée par les Archives municipales.

La frise de G. Capron a été reconstituée mais morcelée, visible dans l’entrée et à l’intérieur du nouveau bâtiment qui pourra accueillir différentes manifestations. Un espace de 240 m2, côté quai, sera réservé d’avril en octobre à l’accueil des croisiéristes. M. D.

CE MOIS-CI À CANNES : 29 décembre 1925, mort de Stephen Liégeard à l’âge de 95 ans dans la villa Les Violettes dont son épouse a hérité en 1864. (Ce n’est pas ce qu’il écrit). Extrêmement riche et bon vivant, il fait un grand dîner dans sa villa, relaté dans Annuaire des stars hivernales, revue historique de la saison 1890, pour fêter sa nomination de Commandeur de l’Ordre de la Rose du Brésil, le lundi 6 mai 1890.

La villa est bâtie sur plan carré avec de belles ornementations autour des fenêtres. A l’époque, elle donnait sur la route d’Italie et sur l’avenue de Fréjus, actuellement boulevard du Midi et avenue Georges-Picaud. Elle fut édifiée vers 1865 sur trois étages dans le lotissement Woolfield. Par la suite, une rue qui porte son nom, fut ouverte dans le jardin de la villa afin de rejoindre les deux grands axes.

stephen liegeard plaqueP1020199 (2)

Villa Les Violettes, rue Stephen-Liégeard.    MLR

C’est lui qui  inspira à Alphonse Daudet le personnage de Monsieur le sous-préfet aux champs quand il fut nommé sous-préfet à Carpentras.

Stéphen Liégeard fut, par trois fois, candidat malheureux à l'Académie française, en 1891, 1892 et 1901. Malgré les amitiés qu'il y avait tissées, il ne pouvait lutter face à Pierre Loti, Edmond Rostand ou Émile Zola. Certains dirent, avec humour, qu'il fut victime du Chambertin : en élisant le prétendant, les académiciens n'auraient plus reçu les bouteilles que Stéphen Liégeard offrait avant chaque élection !

En 1887, il écrit à Brochon son ouvrage le plus célèbre, La Côte d’azur, publié à Paris en 1887. Il eut l’idée de l'expression "Côte d'Azur" par analogie avec le nom de son département natal, la Côte-d'Or.

 

CANNES INSOLITE

 plaque chapelle de la miséricorde

Plaque fixée sur la chapelle de la Miséricorde, rue du Dr P. Gazagnaire. E.R.

Cette photo a été prise sur la façade sud de la chapelle de la Miséricorde qui fut chapelle des pénitents noirs, c’est une plaque commémorative qui rappelle son importance dans l’histoire locale. 1635, réunion des États Généraux de Provence pour lever un impôt spécifique à la récupération des îles après l’occupation espagnole. Autre réunion pour la constitution d’un cahier de Doléances de 1789. Dans la réalité, la chapelle était fermée depuis 1787, c’est pourquoi elle n’a pas été prise comme « biens nationaux » durant la Révolution.

ON NOUS COMMUNIQUE :

Le peintre Monticelli, le rêve de la couleur, c’est une vidéo-conférence qui sera suivie du traditionnel buffet de Noël le tout organisé par les Amis des Archives de Cannes. Elle sera donnée au Logis des Jeunes de Provence à 15h45 le samedi 15 décembre.

Pour tous renseignements ( 04 93 69 11 57.

Le lundi 3 décembre, de 18h à 19h, à Espace Calmette, cours de paléographie sur la lecture de textes en Français du XVIe au XVIIIe siècle. (04 93 89 82 60.

 

 

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Published by mlr - dans Histoire
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