Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:39

AmiDesArchives

    sans-titre   

LA GARE DE CANNES

La gare de Cannes en chantier, travaux relatés par Nice-Matin, nous incite à raconter son histoire.

Le 10 avril 1863, au terme d’un voyage épuisant de 21 heures et 28 minutes, le premier train venu de Paris entrait dans la gare pimpante et bondée de Cannes…

 GARE CANNES irène 3 (480x312)  

Gare de Cannes, document aimablement fourni par les Archives municipales.

Très vite la place manqua, les wagons débordèrent dans les rues… En 1879, la ville céda du terrain à la compagnie du PLM pour permettre l’agrandissement de ses installations : salles d’attente, hangars, voie d’évitement. Un salon appelé le « salon des Princes » fut réservé aux hôtes de marque.  

En 1880, la situation se dégradant de plus en plus au voisinage de la gare, la compagnie PLM envisagea le transfert à La Bocca du dépôt des locomotives, contre l’avis des Cannois pour lesquels ce quartier représentait le bout du monde, en pleine cambrousse ! Jules Grévy, alors ministre des Travaux Publics, finit par signer un décret déclarant d’utilité publique l’installation à La Bocca.  

En 1898, des grilles élégantes furent élevées le long du mur du boulevard d’Alsace, de la rue de Châteaudun et de la montée du pont Carnot. Un jardin anglais tracé entre l’aile ouest et le pont sur rail du boulevard Carnot, une marquise édifiée à l’extérieur et l’implantation d’un bureau de poste complétèrent l’ensemble.  

En août 1901, un architecte paysagiste devait transformer en jardin d’art les terrains qui longeaient à l’est la gare des messageries entre le mur de séparation et les voies de garage.  

En 1930, Le Littoral nous renseigne bien sur le mental des Cannois : Les bruits les plus divers circulent sur les travaux entrepris à la gare. On voit déjà l'immeuble actuel démoli et faisant place à une construction magnifique. Non, ce n'est pas cela qui doit être accompli, mais la Compagnie P.L.M. va donner à notre gare un aspect plus nouveau et quelques éléments de confort qui lui manquaient. C'est d'abord l'agrandissement de la salle des pas perdus, et des salles d'attente, par le transfert au côté ouest de certains bureaux, c'est l'aménagement de la salle de dédouanement, c'est, en un mot, une résurrection plus moderne qui, sans nous apporter des modifications considérables donnera à notre station si fréquentée, une allure plus souriante…  

Au surplus, la Compagnie P.L.M. a voulu modifier la gare et a entrepris son chantier. Le léger avancement de deux mètres du pavillon central et son élévation intérieure, par la disparition des appartements qui écrasaient l'entrée, constitueront un hall que de grandes verrières modernes empliront de clarté et que des guichets modernisés meubleront de façon plus coquette.

La longue véranda vitrée qui sera installée de l'Est à l'Ouest sur toute la longueur du bâtiment formera un passage couvert extérieur pour les voyageurs qui ont à se rendre dans les différents services.  

Ajoutons à cela des salles d'attente plus spacieuses par le transfert de certains bureaux et nécessairement mieux ornées, une salle de douane plus appropriée à notre clientèle, un éclairage extérieur et intérieur plus intensif et l'on aura enfin une station ferroviaire digne de Cannes, en attendant les immenses projets d'un transfert de la voie ferrée qui peut-être se produira quelque jour, car il ne faut douter de rien après ce que nous avons déjà vu accomplir dans notre ville,  

L'acquisition faite par la Compagnie P.L.M. des immeubles en bordure de la Croisette et du square Mérimée nous réservera aussi des embellissements très notables.

Cannes va de l'avant et nous devons en être reconnaissant à ceux qui accordent à cet incessant progrès la plus belle marque de leur confiance par une aide puissante.

En réponse à des temps qui pouvaient paraître troublés par les effets d'une stabilisation générale, voici que notre ville affirme sa vitalité et se signale à l'attention d'une clientèle mondiale… Méditons !

 

 GARE DE CANNES irène 2  

 

 

Gare de Cannes, photographie aimablement communiquée par I.P.

 

Bernard Cornut-Gentille, maire bâtisseur, entreprendra le détournement de la R.N.7 par la couverture de la voie ferrée. Ces grands travaux dureront de 1962 à 1967.

 gare 1967 couverture du pont carnot  

Gare de Cannes, photographie aimablement communiquée par I.P.  

 

 Ils nécessiteront la destruction de la marquise au début des années 70. Les bâtiments de la nouvelle gare seront inaugurés le 11 janvier 1975.  

 En 2006, des fresques furent peintes sur ses murs extérieurs évoquant les débuts du cinéma.

 

 gare FRESQUE  

 

Une partie des fresques. Photo I.P.  

 

Sources : Ville de Cannes. Histoire d’Espaces publics par Nicole et Lucien Renoir.

 

Pour terminer, déjà une photographie d’archives, photo I.P. gare de cannes presque dernière  

 

C’est un nouveau point névralgique des transports en cours où doivent cohabiter trains, bus, cars, taxis, piétons et automobilistes. Le calendrier de chantier court jusqu’en mars 2015. Le hall du bâtiment voyageur sera livré en novembre. Les 2 500 m2 de commerces (crèche, centre de fitness, boutiques) en septembre 2015. L’hôtel 4 étoiles de 4 800 m2 en janvier 2016. Les travaux du parvis démarreront en janvier 2015 jusqu’à l’année suivante. Le problème des réseaux ERDF nécessitant beaucoup d’inquiétudes auprès des commerçants des rues avoisinantes, un ambassadeur sera chargé d’expliquer et recueillir les doléances des Cannois.

 

 

LA GANACHE SIGNEE SCHIES, Pâtissier chocolatier depuis 1933.

 

Nous avons connu la Confiserie-chocolaterie Schies au cœur de la rue d’Antibes, elle y resta jusqu’en 1989. L’actuel magasin a conservé la verrière où se tenait le salon de thé ; puis la chocolaterie s’est déplacée dans l’immeuble Les Hespérides, le trottoir embaumait de chocolat, la meilleure invitation à rentrer satisfaire sa gourmandise. Schies vient de fermer.

 

chocolatier schies 

Une des deux vitrines de la chocolaterie Schies, rue d’Antibes. Photo I. P.

 

Cannes Soleil de 2001 avait donné la recette qui suit :

150 g. de crème fraîche liquide, 250 g. de chocolat noir amer, une tablette de chocolat noir couverture pour le moulage, cacao amer en poudre. Préparation :

  1. Porter la crème à ébullition.

  2. L’incorporer au chocolat haché fin

  3. Laisser tiédir la ganache

  4. Ajouter l’arôme de son choix et bien mélanger. Suggestion : extrait de vanille pure, café concentré, une cuiller à café de Grand-Marnier ou de Cointreau.

  5. Verser la préparation sur une plaque sur laquelle vous aurez posé du papier sulfurisé, laisser raffermir et couper en petits carrés.

     

    UNE RENCONTRE INATTENDUE

     « Aux bons enfants’’ l’actuel Bistrot Provençal avec Luc Giorsetti, le maître des lieux. L’histoire remonte à 1935 date à laquelle les grands parents de Luc, Marie et Constant Giorsetti, immigrés piémontais, après avoir raté l’embarquement sur le Titanic et hésité de s’installer à Monaco, jettent l’ancre à Cannes. Photo des années 50 aimablement fournie par Luc Giorsetti.

aux bons enfants F. R. (581x800)

Ils choisissent d’habiter au 80 rue Meynadier qu’ils aménagent en hôtel auberge sorte de ‘’soupe populaire’’ pour une clientèle ouvrière le plus souvent esseulée. (C’est l’époque où le boulevard de la République s’appelait le boulevard d'Italie).

Après trente-deux ans de dur labeur Constant et son épouse se retirent, passant le flambeau à Romain un de leurs six enfants pro à l’ASC, qui dut choisir entre l’AS Cannes et la restauration.

aux bons enfants 2Autant dire que Luc depuis son enfance est « tombé dans la marmite », aidant aux cuisines tout en poursuivant des études à Stanislas qui le conduiront à l’université.

‘’Quand j’étais minot avec ma sœur, l’après-midi, nous regardions à la télé « Michel Oliver » nous confie Luc.

Son choix de poursuivre les traditions culinaires familiales s’est imposé au moment du départ à la retraite de son père et depuis, avec bonheur, il fait le régal de ses clients.

 

En confidence, savez-vous que la doundorinet  (sorte de gnocchis) recette qu’il tient de sa grand-mère, sans grand succès pour les profanes, est concoctée au hasard du plat du jour ou sur demande pour les aventuriers de la gastronomie  authentique.

Nous remercions Luc pour son témoignage aussi sincère que chaleureux.              

CE MOIS A CANNES :

COURRIER DU LITTORAL 10 XII 1895 : le journal s’indigne de ce que l’argent du contribuable serve à entretenir une maison de jeux. Il craint que l’aristocratie cosmopolite boude les salons du casino de peur de « côtoyer son tailleur ou son bottier ». Déserté par l’une et l’autre composante de la population, le Casino des fleurs ferme ses portes en 1898. Pendant 20 ans, une campagne virulente est menée par trois grands noms de l’aristocratie étrangère : le grand-duc Michel de Russie, le grand-duc Cyrille de Russie et le prince de Galles qui craignent de voir se développer une société équivoque qui blesserait leurs habitudes et leurs mœurs.

 

LIENS ASSOCIES

PIERRE REY : L’OMBRE DU PARADIS

Une fille de vingt-cinq ans, en tailleur de laine sombre, est assise sur la Croisette… On lui a légué une ancienne parfumerie du côté de Grasse, à Plascassier.

La minuscule place Mérimée s’agrémente d’un olivier et d’un immense palmier qui fait de l’ombre à une pelouse…S’élève sur un piédestal, la sculpture en bronze d’un certain Leduc, « Course à Rome » représentant un jeune athlète s’accrochant au cou d’un cheval lancé au galop…

 statue square mérimée (2) (800x600)

 

 Square Mérimée : Course libre à Rome, la reprise du vainqueur. Photo MLR.

Le monument fut offert à la ville de Cannes par madame Le Duc, la veuve du statuaire Arthur-Jacques Le Duc. André Capron était alors le maire, Jean Gazagnaire le premier adjoint, André Lacour le deuxième adjoint.

Nous devons à Madame A. Bachemont un complément d’enquête : En 1914, couronné au Salon, le modèle en plâtre reste pendant toute la durée de la guerre dans les sous-sols du Grand Palais à Paris. En 1918, Madame Le Duc souhaite l’offrir à la ville de Caen qui n’est guère enthousiaste. L’abbé Sanson propose la statue à la ville de Cannes. Le groupe est fondu en 1926. En 1942, le préfet des Alpes-Maritimes projette d’enlever le groupe, c'est la guerre. Protestation du maire et de son Conseil municipal, quelles garanties pourraient avoir les bienfaiteurs de la Ville, s’ils sont amenés à penser qu’ils n’ont aucune certitude pour l’avenir… Et nous l’avons gardé. Référence : page 184 de Un siècle de vie cannoise 1850-1950.

 

COURRIER DES LECTEURS

Suite à l’article du mois dernier, un complément d’enquête : Louis Touchagues a également peint le plafond du restaurant Lasserre, face au Palais de la Découverte, à Paris.

Un lecteur qui se dit assidu, nous demande le lien entre Léon Touchagues et Cannes, c’est oublier qui est François André évoqué par l’auteur : avec Eugène Cornuché, il reprit l’exploitation du Majestic.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Le samedi 13 décembre à 15 h 30, Logis des Jeunes de Provence rue de Mimont : Cannes au temps des Années Folles, la diapo-conférence sera suivie du traditionnel buffet de fin d’année.        ( 06 16 78 97 71                                                

  1.  

 

 

       

 

                         

Partager cet article

Repost 0
Published by mlr
commenter cet article

commentaires

Présentation

Recherche

Pages

Liens