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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 22:16

A PROPOS DE LA VILLA LA FAVORITE.

La correspondance échangée avec G.V. (billets précédents) nous a incités à nous intéresser à la villa La Favorite située au 6 avenue de La Favorite. Elle a été décrite dans « Inventaire général du patrimoine culturel » par F. Fray et C. Mondon.

« C’est une maison de plan rectangulaire tripartite avec axe de symétrie traversant passant par le hall et le petit salon. Le perron d'entrée au nord s'oppose à la loggia semi-circulaire couverte en terrasse d'agrément qui repose sur la partie correspondante du sous-sol et qu'encadrent deux terrasses symétriques avec perron cintré. La cage d'escalier de service fait le pendant de l'escalier principal, formant deux avant-corps de part et d'autre de l'entrée. Un oriel rectangulaire à l'ouest et à l'est est couvert en terrasse d'agrément au premier étage. Une échauguette vitrée cantonne l'angle sud-ouest à hauteur du premier étage. Les portes fenêtres disposent de balustrades, comme le portique et les élévations. La perte du deuxième étage qui possédait une loggia centrale au sud et des terrasses d'agrément latérales couvrant le premier étage, rapproche accidentellement cette maison de modèles comme la Maison Blanche de Washington ».

Le jardin paysager est organisé en terrasses au-dessus de l'avenue. La végétation est en partie exotique. La conciergerie est traitée dans le style chalet.

Sur le sous-sol, le rez-de-chaussée est surélevé.

Cette demeure a été construite vers 1884 pour Mr Maxime Outrey, ancien ministre plénipotentiaire aux USA et au Japon. Il la baptisa de ce nom en hommage à l’opéra La Favorite de Donizetti créé en 1840 à l’opéra de Paris et présenté sous sa version italienne à la Scala de Milan en 1843.

La Favorite changea de propriétaire et fut louée notamment à Mrs Dodge l’épouse du célèbre fabricant d’automobiles.

 Onze ans plus tard elle fut rachetée par Mr Gruss-Gallieni (gendre du maréchal) dans le but d’agrandir son domaine (il possédait déjà la villa Wenden rebaptisée par lui Le Rouve ce qui signifie en malgache ‘’la maison du chef’’ souvenir de sa pacification à Madagascar).

Comme la villa lui cachait une partie de la vue sur la mer, il a fait détruire le dernier étage !

Arrive le maharadja de Pudikopta, il vit entre Paris et Cannes de 1922 à 1927. Au cours d’un trajet entre ces deux villes il eut un accident qui le rendit boiteux. On le voit alors avec une canne Fabergé qui rajoute à son élégance. Après sa mort, Molly, son épouse, vend La Favorite.

le 7 mai 1942 Le Littoral est heureux de souhaiter la bienvenue dans notre cité au général Weygand, son épouse et sa famille, et forme le vœu que leur existence cannoise ne leur procure que d'agréables et reposantes heures. Le Général vient, en effet, d'acquérir la Villa "La Favorite".  
On apercevait de temps en temps, sur la Croisette ou dans la rue d'Antibes, l'alerte silhouette du Général Weygand. Mais c'est avec un réel plaisir que l’on apprendra sa décision de devenir plus intimement l'hôte de Cannes.

En 1953, le propriétaire, Jacques Loup, se voit refuser la surélévation de la construction.

Le dernier acquéreur, un Russe, dit-on, a résolu le problème. En creusant le sous-sol il a gagné un niveau rez-de-jardin.

Vente HOUZZ USA.  Photo façade sud de la villa. Panneau publicitaire, 6 rue de la Favorite.

Vente HOUZZ USA.  Photo façade sud de la villa. Panneau publicitaire, 6 rue de la Favorite.

Dans ses dernières années, la veuve du maharadja est restée à l'écart et a commencé à boire beaucoup. On lui a diagnostiqué un cancer du côlon en 1967. Molly est morte à Cannes le 22 Novembre 1967 à l'âge de soixante-treize ans.

Cette villa est en travaux depuis plus d'un an, les nouveaux investisseurs ont conservé uniquement la façade et l'on totalement restructurée.

 

CE MOIS A CANNES : En novembre 1702, le roi d’Espagne, Philippe V, regagnant ses provinces, devait traverser notre contrée. Il fallut mettre en état les chemins et établir un nouveau pont sur la Siagne. Les travaux furent bien menés, la communauté de Cannes avançant pour sa part 39 livres 1 sol. Et le monarque put, sans encombre, effectuer son rapide trajet.

Source : Jean ONIMUS, Les Alpes Maritimes 1999.

 

LIENS ASSOCIES : JEAN-JACQUES ANTIER : Histoires d’amour des provinces de France.

Voici un extrait de ce livre : Lettre de l’évêque de Grasse, sous Louis XIV : Les femmes de Cannes sont trop décolletées, les chirurgiens font la barbe le dimanche, les tenanciers des bouchons n’attendent pas que les offices soient finis pour donner à manger et à boire. On danse trop, les filles courent les rues chaque nuit…

 

HUMOUR OU DESABUSEMENT

Grille d’entrée du jardin du Prado. Photo MLR. Il y manque deux panneaux, Interdit d’uriner et Interdit aux retardataires.

Grille d’entrée du jardin du Prado. Photo MLR. Il y manque deux panneaux, Interdit d’uriner et Interdit aux retardataires.

HISTOIRES D’EAUX, suite.

A la demande de lecteurs, voici la carte entière intitulée :

Topographie et Hydrographie. Archives municipales BH 133.

Topographie et Hydrographie. Archives municipales BH 133.

Un véritable magma de boue, de sable et d’eau constituait les surfaces actuelles de l’église Sainte-Marguerite et de ses alentours. La Roquebilière, la Maïre, ruisseaux impétueux alimentés par les eaux des hauteurs voisines, venaient se jeter dans la mer.

               LA FRAYERE : Plutôt les Frayères amènent en période de pluie un très gros volume d’eau, descendant entre les collines des Puits et le massif de la Croix-des-Gardes, finissant par rencontrer le Béal qui fera trois kilomètres de sinuosités dans la Roubine (quartier où se jette le Béal) avant d’atteindre la mer. La Frayère a été formée en sa partie supérieure de gneiss imperméable, ce qui explique ces crues subites emportant le pont de l’ancien chemin Royal allant à Fréjus.

               Le Trou de l’ancre est un marais. Le terrain gagné sur la mer est approximativement d’un mètre par an grâce aux sables et graviers qu’apportent la Siagne et l’Argentière. Mais à la fin du XIXe siècle, un phénomène inverse s’est produit dans le « Trou de l’ancre », la terre a reculé et la mer s’est avancée.

               Il faut encore rappeler aux riverains longeant la Frayère l’obligation de nettoyage et maintien de la largeur du lit. Ils doivent maintenir les arbres sur une certaine largeur de rive et enlacer les branches de façon à former des digues naturelles et continues.

               Le 21 février 1904, La Tribune de Cannes relate que le canal de la propriété Hoffmann (le Château de la Mer) débouche sur un barrage de sable venu de l’écoulement des eaux de la Roquebilière et de la Maïre. En détournant les eaux de celle-ci drainée depuis l’ancienne usine Jeancard jusqu’aux écuries du Château de la mer vers le Trou de l’Ancre, on rendrait possible la culture maraîchère.

Une usine pour le traitement de ces boues en leur transformation en engrais est imaginée par Jean Verdier, ingénieur ECP, ainsi voit le jour l’usine zymothermique (destruction des ordures ménagères) Beccari en 1929.

Le Trou de l’Ancre actuellement.

Le Trou de l’Ancre actuellement.

               LA ROQUEBILIERE : du provençal roca, rocheux, et bihoreau, vieux ou antique à l’extrémité est de la plaine de Laval sort du massif de la Croix-des-Gardes jusqu’à la propriété Hoffmann. Elle ne figure pas sur les cartes avant 1772.

               LA MAÏRE : La Maïre, du provençal « fossé d’écoulement auquel viennent s’ajouter plusieurs autres » selon Mistral, ne coule qu’en temps de pluie, elle prend naissance au milieu des prairies, à hauteur du chalet Mouton, atteint la mer par le canal Hoffmann. En 1818, un curage s’avère nécessaire au frais des riverains de la « Garonne Principale » dite la Maïre.

               LE DEVENS : du provençal defens, « dont l’usage est réglementé ». C’est sur cette partie de terrain que s’est développée en grande partie la première agglomération de La Bocca. Il appartenait avant la Révolution aux abbés de Lérins.

               FONT DE VEYRE, « la fontaine de cristal », pourquoi ne pas supposer qu’il existait une fontaine limpide ? Quelques vignes sont signalées en 1599 ; il est question de ravin de la foun dau veire en 1752 dans un devis de réfection du chemin de l’Oratoire de sainte Marguerite, lequel prévoit un pont de 8 à 10 cannes (4 à 5m.) au-dessus du vieux chemin. Le cadastre de 1814 montre l’existence de six bastides, un bastidon et sept masures dans ce quartier. Il signifie peut-être hors de dérivé de fouert, hors des propriétés du seigneur.

               PEYRE LONGUE est signalé dans notre ancien cadastre datant de 1599 une terro à la peyre longue. La colline dominant le vallon à l’est aurait été choisie comme emplacement d’un corps de garde lors des alertes causées par les pirates barbaresques ; les comptes trésoraires cannois mentionnent, en 1655, le règlement de la garde de nuit des galleres de turc, quatre heures, pour le coût de un écu.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Vendredi 18 novembre : Visite guidée de l’exposition Les Sports Elégants.

Rendez-vous à 14h45, Espace Calmette, rue Docteur-Calmette.

Vendredi 25 novembre : Sur les pas de nos ancêtres à la découverte du Suquet.

Causerie par madame F. Grac. Salle des Mutilés, 45 rue Mimont à 15h.

Pour tous renseignements tel : 06 10 83 12 39

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