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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 23:12

~~PRÉTEXTE À DIGRESSION

Le terme est à la mode et suivant les opportunités qui se présentent nous ferons état de conférences … digressives. Ce fut le cas de celle donnée samedi 11 décembre dans le cadre de la Société Scientifique et Littéraire, la plus ancienne de Cannes fondée en 1868.

Le sujet : Le Diamant, par Richard David qui évoque la vente de bijoux appartenant à Paul-Louis Weiller. Du 5 au 8 avril 2011 une partie de sa collection de bijoux fut vendue à Drouot dont un diamant de taille ancienne de 12 carats. On est loin du célèbre diamant nommé Le Jubilé qu’il a acheté chez Cartier en 1937 et qui repartit en Afrique du Sud en 1966. Ce diamant incolore glorieux, en forme de coussin avec un poids de 245.35 carats se classe comme le sixième plus gros diamant du monde.

Il était le fils de Lazare Weiller et il hérita au décès de son père de la villa Isola Celesta

Villa Celesta, 100 avenue de Vallauris. Aimablement proposé par F.V.

Villa Celesta, 100 avenue de Vallauris. Aimablement proposé par F.V.

La villa a été construite pour le sénateur Lazare Weiller. Le projet de 1925 est l’œuvre des architectes parisiens Jacques Lambert, Pierre Bailly et Gustave Saacké, l’architecte cannois Jean Arluc étant responsable du chantier.

Elle est bâtie sur une parcelle de terrain de 18 000 m2 environ détachée de l’immense domaine ayant appartenu à la Société Horticole Isola Bella dans le quartier de la Californie. C’est une maison de style néo-provençal à trois corps de bâtiments sur un étage.

L’architecte paysagiste est Marcel Huissmann. La roseraie est alors considérée comme une des plus belles d’Europe et sert de clôture mitoyenne jusque 1936 à la villa Isola Serena. En réalité la roseraie est fermée en son milieu par des lattes vertes et blanches, arrondies en cintres et couvertes de roses, qui donnent l’impression d’un miroir dans lequel se reflèterait le paysage, lit-on dans la revue L’Illustration du 25 septembre 1937. L’article, dithyrambique, se terminant par : Orchestrant le tout, le bruit du jet d’eau qui tombe dans le bassin et où se reflète un arc-en-ciel.

Villa Celesta , Bassin octogonal et son parterre de pensées, de myosotis et d'aubrétias. (Photo Internet)e

Villa Celesta , Bassin octogonal et son parterre de pensées, de myosotis et d'aubrétias. (Photo Internet)e

Lazare Weiller n’aura profité que deux ans de sa villa. En 1928, elle est mise en location. L’architecte américain, Oscar Lang, l’achète en 1930 et la conserve jusqu’en 1937.

La villa subira des agrandissements, elle appartient actuellement à de riches investisseurs qatars.

Nous espérons que nos lecteurs seront curieux de connaître les vies passionnantes que leur offre internet de Lazare et Paul-Louis Weiller.

 

LIENS ANNEXES : GUY RIBES AUTOPORTRAIT D’UN FAUSSAIRE 2015

Guy Ribes a vécu un moment à Malaussène, un « gros et fou » propriétaire terrien lui offre une bergerie sans eau ni électricité. Il achetait son matériel à La Palette de Rubens et vendait les aquarelles sur le port quand il est parti vivre à Cannes sur les hauteurs dans une vieille maison abandonnée qui s’écroulait mais qui avait une vue magnifique sur la baie.

L’été suivant, Emile qui était le fils de la conservatrice du musée de Cannes, est venu me trouver. Il fabriquait des bijoux et moi des aquarelles que nous vendions sur le port. Un jour il a sorti un tableau de Nicolas Poussin du musée et nous l’avons mis pour rigoler sur le trottoir au milieu de mes peintures. Un tableau de maître du XVIIe siècle posé sur le bitume, au milieu de mes aquarelles… C’était en plein festival pyrotechnique de Cannes…. Personne ne s’est rendu compte de quoique ce soit ! Un type finit par hurler au scandale, le Poussin fut rendu.

Le musée de La Castre. Photo M.L.R.

Le musée de La Castre. Photo M.L.R.

De quoi susciter l’envie de retourner au musée de La Castre qui présente une belle collection d’antiquités égyptiennes, syriennes, phéniciennes, grecques, étrusques et romaines et de remarquables sections précolombienne et océanienne (guide Michelin 1961).

 

CE MOIS À CANNES

Courrier de Cannes 15 février 1872

La vente de charité en faveur des pauvres secourus à Cannes par les dames de la Providence et de la maternité, par la conférence de Saint Vincent-de-Paule (sic) et par l’œuvre de patronage des jeunes filles du peuple a eu lieu… Nous citerons deux coussins larges comme la main gagnés par M. le curé, l’autre par M. Macé et qui avaient motivé le placement de cent billets à 50 cent. Soit la somme de cinquante francs… Il faut bien dire aussi que si ces deux coussins ont été si disputés, c’est qu’ils avaient été confectionnés l’un par les mains de Mme Viannet, l’autre par celles de Melle Guichard. (À l’attention de ces dames de l’Ouvroir qui se plaignent de faire encore des coussins).

 

PEINTURES CANNOISES ANECDOTIQUES

Les peintres ont été nombreux à se mesurer aux paysages cannois. Nous allons à la rencontre de rivages oubliés ou définitivement disparus sans tenir compte de l’importance de l’artiste mais de sa spontanéité et de sa sincérité.

EDOUARD MICHELIN fut à la fois peintre et manufacturier. Avant de se révéler capitaine d’industrie, Edouard Michelin est passionné de peinture et intègre la première place à l’école des beaux-arts de Paris en 1881.

L'Hôtel de la plage. 1883. Huile sur toile,70X104cm.Photo Michel de Lorenzo

L'Hôtel de la plage. 1883. Huile sur toile,70X104cm.Photo Michel de Lorenzo

Tournant le dos au Suquet, cette peinture montre les constructions récentes du Cercle nautique avec son kiosque à musique, de l’hôtel de la Plage avec en face l’établissement de bains de mer.

A côté de l’Hôtel de la Plage, racheté par Henri Ruhl, l’architecte niçois Charles Dalmas construira en 1911, la première partie de l’Hôtel Carlton. La seconde le sera en 1912-1913 sur l’emplacement de l’Hôtel de la Plage préalablement démoli. La Société des Bas-Alpins, riches habitants de Barcelonnette, émigrés au Mexique où ils avaient fait fortune et le grand-duc Vladimir de Russie apportent leur concours financier. L’hôtel disposé en fer à cheval autour d’un jardin, comporte sept étages, cent cinquante mètres de façade ornée d’un riche décor stuqué, deux cent cinquante chambres luxueuses avec salle de bain et salon attenant, ce qui est un luxe rare pour l’époque (les suites d’aujourd’hui). Des salons de réception, un bar, et pour le confort des clients fortunés, des boutiques de luxe et sept courts de tennis. Des hôtes illustres y ont séjourné : le Prince de Galles, le duc de Windsor, des Maharadjas, le roi Farouk et la Belle Otéro. Les débuts sont difficiles, la Première guerre éclate, l’hôtel est transformé en maison de convalescence. Après la guerre, il perdra sa riche clientèle russe. Pendant les années 1920-30, il reçoit des célébrités : le roi du Portugal, le roi de Suède, le Shah de Perse. Des joueurs célèbres comme Suzanne Lenglen, Borotra et Cochet disputeront des compétitions sur ses courts. Mais c’est la Conférence de la Paix en 1922 qui le lança véritablement. En 1940, malgré l’occupation, il continue à fonctionner, cependant, abritant de nombreux espions, la direction décide sa fermeture. Il sera rouvert après la libération de Cannes.

 

NÉCROLOGIE

Frontispice sur la façade du cinéma Star, rue d'Antibes. Photo M.L.R.

Frontispice sur la façade du cinéma Star, rue d'Antibes. Photo M.L.R.

Trois lectures s’offrent aux blogueurs :

Le lion est mort ce soir...

Le Star, c’est fini et dire que c’était le lieu de mon premier amour...

Ou : C’est un scandale... 

Le Star est, non, était, le plus ancien cinéma encore existant à Cannes, ville du Festival et qui pose sa candidature à l’UNESCO pour la conservation du patrimoine. Pour le prochain Festival du Cinéma, ce sont deux salles qui seront fermées aux projections, celle de la MJC étant hors d’usage. Bon courage aux organisateurs !

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Vendredi 5 février 14H45, Fantaisie autour de Guy de Maupassant, une aimable causerie, au cercle Villa Vera, 51 avenue de Vallauris, suivie d’un goûter de crêpes.

Lundi 29 février : Journée à Aix-en-Provence. Au programme, le matin, la visite guidée de la collection du prince de Liechtenstein au centre d’art Hôtel Caumont et l’après-midi celle du mémorial du Camp des Milles.

Pour tous renseignements tel : 06 10 83 12 39.

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