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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:53

~~C’ÉTAIT AUTREFOIS

Les dernières élections, 22 mars 2015, avec un nouveau découpage électoral, une partie des électeurs de Cannes votant avec ceux du sud du Cannet, (canton de Cannes 1), nous ont donné l’idée de revoir l’histoire de nos deux agglomérations.

Dans le passé, les deux bourgs ont à leurs têtes trois consuls avec une surveillance complexe des abbés de Lérins.

Au XVème siècle, les querelles s’enveniment entre Cannois et Cannetans malgré la présence d’un consul cannetan parmi les trois consuls.

En 1765, le sieur Augier, troisième consul, qui était cannetan, eut l’idée d’emporter au Cannet son chaperon afin de le porter lors de la fête de Saint-Didier, le 23 mai, fête patronale du bourg. Les Cannois s’en indignèrent et adressèrent une protestation auprès du parlement de Provence. La cour d’Aix-en-Provence donna gain de cause au Cannetan à charge pour lui de faire apporter à ses frais le chaperon à Cannes les jours de cérémonies.

Nous voici en 1774, les moines de Lérins gèrent Le Cannet. Les habitants forment alors une véritable communauté par leur origine génoise et leur tradition agricole opposée au commerce maritime de Cannes alors géré par des bourgeois. Ils se sont groupés en hameaux éloignés de Cannes. Ils trouveront un appui auprès du ministre Turgot dans leur démarche pour s’en séparer.

Le 9 août de cette année, Louis XVI érige par un arrêt royal Le Cannet en commune indépendante de Cannes et de Mougins. Cependant, ce n'est que le 29 janvier 1777 que cet arrêt fut enregistré par le Parlement de Provence. Le territoire cannetan est issu de parcelles de ces deux communes.

Le Cannet trouvera des opportunités pour s’agrandir, les immigrés italiens travaillant à Cannes se groupent autour du four à chaux qui deviendra le quartier Rocheville. Le quartier des Bréguières, par la suite, rognant sur Mougins, à la fin du premier Empire donne à la ville son actuelle superficie jusqu’en 1970 avec le quartier Garibondy, le plus occidental, il est géographiquement en marge, mais rattaché à la commune, grâce au chemin de Carimaï.

Le choix de la situation de la gare, engendrera de nouvelles querelles. La gare était déjà en activité depuis 1863 là où nous la connaissons. Suite aux nombreux mécontentements concernant le tracé de sa voie, le conseil municipal envisage en 1881 de la déplacer plus au nord et de la rebâtir à la place d’un hôtel, (actuellement le lycée Jules-Ferry). Les protestations font rage : En reculant la gare jusqu’au territoire du Cannet, on fera une bosse à notre ville, et la voie ferrée au lieu d’étreindre sa taille, paralysera ses bras…

Pont de la Foncière

Pont de la Foncière

~~ De ces tribulations il reste «le pont de Lyon » qui n’a jamais eu la fonction qui lui était réservée. Le tunnel passant par la Croix-des-Gardes et sous la « Californie », l’idée venait du directeur de la Société Foncière Lyonnaise, filiale du Crédit Lyonnais, M. Germain, elle fut refusée par la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée. Mais quel grand dommage que ce pont soit situé si près de ce Cannet que l’on déteste…pouvait-on lire dans la presse locale !

Le Pont de Lyon. Avenue du Camp-Long. Photo FV.

Le Pont de Lyon. Avenue du Camp-Long. Photo FV.

~~De ce passé commun, il reste deux blasons de même inspiration, ils sont traversés par une palme et possèdent deux fleurs de lys, en argent pour Le Cannet et en or pour Cannes.

Sources :

Bernard Cornut-Gentille, Histoire de Cannes.

T. de Ville d’Avray, Histoire de Cannes, tome III.

Christian-Georges Rizzo-Pierrel, Histoire de la butte de Saint-Cassien de Cannes, de sa chapelle et du village d’Arluc.

~~CE MOIS À CANNES : Le Littoral, 1er mai 1932.

Inauguration de la route Napoléon 1er du 10 au 13 Juin 1932.

Le départ de Golfe-Juan a été fixé au 10 juin à 17 heures. A Cannes aura lieu l'inauguration de la plaque apposée sur la façade de l'Eglise Notre-Dame, à l'endroit même où Napoléon, dans la nuit du ler au 2 mars, établît son campement. Cette cérémonie sera suivie d'une représentation au Palm Beach Casino où sera donnée, une pièce en vers de Mme Moreau-Bellecroix « Le Camée de l'Empereur » et un impromptu de M. Georges Loiseau rappelant les événements qui se sont déroulés à Golfe-Juan et à Cannes, lors du passage de l'Empereur dans ces villes.

La soirée se terminera par une conférence de M. Hubert Dhumez.

Le lendemain, la caravane, empruntant ce qui fut le périlleux chemin que suivait la troupe de l'Empereur, se dirigera vers Grasse où eut lieu, sur le Plateau de Roquevignon, maintenant Plateau Napoléon, la première halte de la petite armée.

Suivant étape par étape la route qui n'était alors qu'un chemin muletier, et que, sous la neige qui tombait à gros flocons et le vent froid qui soufflait, Napoléon parcourut à pied, suivi de ses fidèles grognards. La caravane gagnera Saint-Vallier où, sur la Place Apié, sous un grand ormeau que remplace maintenant une colonne commémorative, Napoléon se reposa. Le passage des troupes impériales a laissé de durables souvenirs dans le pays. Un verre dans lequel but l'Empereur fut pendant longtemps conservé par une famille du pays ; Escragnolles où eut lieu une nouvelle halte et où Napoléon rendit visite à la mère du Général François Mireur, originaire de ce village, qui fut tué pendant la Campagne d'Egypte, à Damanhour, et à laquelle il remit un rouleau de 500 francs en or.

Par Séranon, Castellane qui n'étaient reliés à l'époque que par un mauvais sentier, et où la petite troupe rencontra les pires difficultés ; Barème et Digne, les officiels gagneront Sisteron, où se passera la première nuit.

Napoléon arriva à Sisteron le 6 mars 1815, vers 11 heures du matin, précédé par Cambronne et ses grenadiers qui composaient l'avant-garde.

« Aura-t-on le plaisir de me revoir sur le trône ? » demanda l'Empereur, « Des sottises ont été faites, je le sais. Je réparerai tout, le peuple sera heureux » assura-t-il. Des vivats s'élevèrent et le cortège s'éloigna par la porte du Dauphiné au milieu d'acclamations nourries.

~~La caravane officielle, poursuivant sa route gagnera ensuite Gap, La Mure, Laffrey où partout sur son passage fut acclamé l'Empereur. Villes qui gardent encore vivant, évoqué le soir à la veillée, le souvenir de la magnifique épopée.

L'arrivée à Grenoble, terme du voyage, aura lieu le 13 juin.

C'est à Grenoble, première étape du pouvoir reconquis par l'Empereur, que deux mille paysans armés de faux et de vieux fusils, portant des torches, encadrant les soldats formés en colonnes reçurent l'armée aux cris de « Vive l'Empereur ».

Napoléon y reçut les autorités de la Ville, agit en souverain et, à Sainte-Hélène, il pouvait légitimement écrire : « Jusqu'à Grenoble, j'étais aventurier, à Grenoble, j'étais Prince ».

~~LIENS ANNEXES : André COTTALORDA - La fabuleuse histoire du sport cannois.

La résidence "LE CASTILLE" 15 boulevard Montfleury.

La résidence "LE CASTILLE" 15 boulevard Montfleury.

~~Une des dépendances de l’hôtel Castille est mise à la disposition du « noble art » par son propriétaire Drac del Castillo. Là, à côté d’un minigolf, et d’un bar américain une vaste salle avait permis l’installation d’un ring surélevé de six mètres de côté autour duquel pouvaient prendre place aisément plusieurs centaines de spectateurs. Le premier gala fut organisé le 24 mars 1931. Ce soir-là, on avait distribué à tous les présents un petit opuscule pour mieux les éclairer sur la manière de juger un match de boxe. Au programme, cinq combats opposant en légers le Marseillais Marquet au Lyonnais Dubreuil ; chez les moyens, un Cannois, François Bietta qui envoya rapidement au tapis son adversaire lyonnais nommé Debiesse et surtout Jean Bottero qui, chez les mi-moyens, élimina facilement le Niçois Max Roger.

LES ARBRES ERRATIQUES, suite et fin.

LE TENUIS : Au croisement de la rue Saint-Jin-Jin et de l’avenue de Lérins survit aux démolisseurs de la villa Tenuis, le palmier à qui celle-ci doit son nom. C’est un palmier des îles Canaries Phoenix Juboe Christ. Merci à F.R.

Résidence L'Olympe, avenue des Hespérides.

Résidence L'Olympe, avenue des Hespérides.

~~ Cet arbre introduit par le vicomte Vigier est remarquable par son tronc très robuste supportant une magnifique couronne de feuilles dont on peut compter une centaine sur le même pied. Ses fruits se sèment spontanément mais ne sont guère mangeables même dans leur patrie. On en connait aussi au château des Tours.

ON NOUS COMMUNIQUE

C’est avec plaisir que nous avons vu la Galerie de Cannes rouverte. Elle avait été simplement rafraîchie.

Le samedi 13 juin, il est prévu une journée à La Brigue avec la visite guidée des fresques de Notre-Dame des Fontaines, celle du village de Saorge avec nos amis de l’Académie Clémentine et le Vendredi 26 juin, une journée sur l’île Saint-Honorat, la connaissance des archives du monastère et une promenade guidée dans l’île.

Pour tous renseignements 

Tel : 06 16 78 97 71.

Les archives municipales organisent des visites guidées du « quartier russe » les 2 et 16 juin de 10 h à 12 h. 

Tel : 04 89 82 20 60.

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