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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 23:08

~~ACTUALITES :

En 2010, la statue de saint Georges avait été vandalisée.Une nouvelle statue vient d’être installée. Jean-Michel Labarre a été interviewé par Nice-Matin (17 mars 2015) : Il ne restait de la statue d’origine que la partie basse. Je voulais reconstituer la même posture, le mouvement, la façon de tenir l’épée…La statue est en calcaire oolithique de Lens (Gard).

BILLET N° 61 MAI 2015

 Statue de saint Georges.7 boulevard des Pins. Photo F.V.

Nous devions la statue d’origine à Paul-Alfred Liénard, elle fut inaugurée en 1887. Nous laissons les journaux locaux relater l’événement :

La Consécration de la chapelle Saint- Georges, élevée à la mémoire du duc d'Albany, a eu lieu hier à 3 heures 1/2. Dès deux heures, de nombreux équipages se dirigeaient vers le coteau de la Californie, et s'arrêtaient devant la chapelle située, comme on sait, à l'extrémité est du magnifique jardin de l'Hôtel de la Californie. Là, les invités privilégiés — ils n'étaient guère que 500, la chapelle ne pouvant en contenir davantage, et le nombre des demandes avait été de 5000 — franchissaient un petit perron, et pénétraient dans la chapelle, où leur place était indiquée…

A l'extérieur, nous avons remarqué une jolie statue, représentant saint Georges, due, nous dit-on, à M. Pomeroy, un sculpteur de talent. Les Echos de Cannes, dimanche 13 février 1887

L'arrivée du prince de Galles stimule le zèle de MM. les organisateurs de la bataille de fleurs, qui doit avoir lieu le lendemain.

Autre lecture : La Fontaine Saint-Georges.

Nos lecteurs se rappellent sans doute qu'après la mort si inopinée, si malheureuse et si prématurée de S. A. R. le duc d'Albany, nos hôtes de la Colonie anglaise eurent la pieuse pensée de faire élever, sur le versant méridional de la Colline de la Californie, une chapelle en mémoire du regretté fils de la Reine d'Angleterre.

L'année dernière eut lieu, sous la présidence de S. A. R. le duc de Galles, accompagné de son fils, le prince George, la cérémonie de la pose de la première pierre de cette chapelle. Tandis que la colonie anglaise donnait à la famille royale d'Angleterre ce témoignage de S. A. R, le comte de Paris, qu'on ne songeait pas alors à chasser du territoire français, ne pouvait oublier tous les témoignages de bienveillance dont il avait été entouré et dont avaient été entourés avec lui, en Angleterre, tous les princes de la famille d'Orléans durant le long exil qu'ils eurent à subir et que leur imposa l'Empire. Désireux de donner, à leur tour, un témoignage de leur reconnaissance à   S. M. la Reine d'Angleterre, M. le Comte de Paris se mit à la tête d'une souscription faite parmi nos hôtes de nationalité française pour ériger un monument à la mémoire du regretté prince d'Albany.

Ce monument, d'après la décision du Comité, devait se composer d'une superbe fontaine avec une vaste vasque en marbre de Carrare au centre de laquelle s'élèverait une colonne de marbre supportant une statue de Saint-Georges, le patron de l'Angleterre, terrassant un dragon, symbole de l'Anarchie.

Ce fut notre habile sculpteur, M. Liénard … qui fut chargé de sculpter encore la statue en pied de Saint-Georges… Le vénéré patron de l'Angleterre est représenté la tête casquée, suivant le style archaïque qui dominait au Moyen-Âge, et revêtu d'une cotte de mailles et d'un justaucorps en peau de buffle. De sa main droite il tient une épée sortie du fourreau qui pend à sa ceinture et que supporte une solide courroie, la tête légèrement inclinée, il regarde le Dragon qu'il tient terrassé à ses pieds et qu'il est prêt à frapper.

La figure de Saint-Georges respire la confiance qu'il a dans sa valeur et l'artiste a su donner à ses traits comme à l’attitude de son corps un cachet qui révèle la puissance et la souplesse de ses muscles…

Nous avons appris que M. Liénard, sa maquette terminée, en avait envoyé une reproduction en plâtre à S. A. R. le Prince de Galles et que son Altesse la trouva si bien à son goût qu'il voulut la conserver.

Ajoutons encore que, la semaine dernière, Son Altesse Royale la princesse Louise d'Angleterre passant à Cannes avec son mari, le marquis de Lorne, s'empressa de se rendre avec lui dans l’atelier de M. Liénard pour voir la statue dont elle avait vu la maquette chez S. M. la reine, et qu'elle adressa à l'artiste ses plus chaudes félicitations.

Enfin, disons encore que la fontaine dont la statue de Saint-Georges sera l'artistique couronnement, sera installée en face de la villa Nevada, où mourut le jeune duc d'Albany, et que la cérémonie d'inauguration en sera présidée par S. A. R. le Duc de Chartres représentant son frère le Comte de Paris forcément absent.

Les Echos de Cannes. 30 janvier 1887

BILLET N° 61 MAI 2015

Photo Charles Vincent, statue de saint Georges vers 1900.

CE MOIS A CANNES : Le Littoral 4 mai 1930

La plaque de bicyclette ne coûtera plus que 12 francs

Voilà une bonne nouvelle qui réjouira les millions de cyclistes qui circulent en France. Les parlementaires n'ont pas oublié, dans leur projet de dégrèvement, la « Petite Reine ». Celle-ci, personne ne peut le nier aujourd'hui, c’est un instrument démocratique, en même temps qu'un moyen de transport utile et pratique. Ils ont voté la détaxe de la plaque du vélocipède (c'est ainsi qu'en haut lieu on appelle encore les bicyclettes), ramenant de 18 à 12 francs le prix de cette plaque. Voilà donc un premier pas de fait ; espérons qu'il ne sera pas le dernier. On parle, en effet, de la suppression complète de cette taxe pour 1931.

 

INSOLITE

Photo apposée sur le mur du Majestic, rue des Serbes.

C’est un Irlandais dont la mère porte un nom célèbre, Letizia Bonaparte ; elle est la fille de Lucien, le frère de Napoléon Ier. Napoléon III lui défendra de porter le nom des Bonaparte et l’expulsera de France. En 1859, ayant vu à Avignon les premières œuvres des nouveaux félibres dans une langue inconnue, il s’enthousiasme et se rend pour la Noël à Maillane où Mistral le reçoit en patriarche. Wyse apprend le provençal et se lie d’une amitié profonde avec les poètes de Provence et de Catalogne. Il sera récompensé d’un rameau d’olivier d’or au centenaire de lord Brougham à Cannes en 1879. Son blason s’inspire de sa qualité d’entomologiste : un papillon embrassant une pervenche avec cette devise : Je me pose où tu fleuris.

Il s’éteint à Cannes à l’hôtel Beau-Rivage le 3 décembre 1892. William Carl Bonaparte-Wyse est enterré au cimetière du Grand-Jas.

Source : Cent ans de félibrige à Cannes.1967.

Courrier de Cannes. 6 décembre 1892.

OFFRE D’EMPLOI : « on demande un fermier pour le café et le restaurant du Casino des Fleurs pour la saison 1895-96».

COMPLEMENTS D’ENQUÊTES

AU SUJET DU PALAIS DES FESTIVALS

De 1946 à 1949, le tapis de la montée des marches n’était pas rouge mais bleu. On doit sa couleur rouge à l’épouse du maire qui la trouvait plus flatteuse pour les robes de soirée. Merci Nice-Matin 09/02/2015.

TOUJOURS NAPOLEON BONAPARTE :

Il nous a été rapporté qu’un premier émissaire arrivé à Cannes le 2 mars 1815 avait gonflé le nombre des militaires débarqués à Golfe afin d’intimider le maire et lui faire abandonner l’idée de toute résistance. Sans garantie de J.B.

Mais aussi grâce à une recherche de Mireille Vincent : le 21 mars, Madame mère, le prince Jérôme, le cardinal Fesch, logèrent chez M. Vidal.

On a retrouvé une grande marmite de cuivre portant le chiffre impérial, provenant des cuisines de Napoléon. Elle aurait été retrouvée dans l’auberge Christinel située près du bivouac.

Le général Gazan de La Peyrière avait, le premier, refusé l’entrevue sollicitée par Cambronne et préféré filer ailleurs. (La Place Commandant-Maria s’appelait autrefois Place La Peyrière).

BILLET N° 61 MAI 2015

ARBRES ERRATIQUES

Le palmier, un peu de son histoire. Sa présence est attestée sur la Côte au XVIIIe siècle. Joseph Vernet fait figurer des palmiers sur une peinture représentant le port d’Antibes. Aubin-Louis Millin le mentionne à Nice, deux palmiers que les Capucins possèdent dans leur jardin, ils leur fournissent des palmes le dimanche des Rameaux. Il semble donc introduit dans le Midi et finit par être décrié par la population car il ne prodiguait guère d’ombre.

BILLET N° 61 MAI 2015

Ces Pritchardia n’atteignent pas quarante mètres, mais ils ont pu inspirer Théodore de Banville : Les palmiers lancent vers le ciel leurs immenses rameaux droits, hardis, luxuriants, agités à peine par le vent tiède, avides d’azur…

Et nous ne savons pas non plus si c’est bien ceux là qui furent plantés venus de la villa Sémiramis (dix-sept jardiniers s’occupaient du parc). A la mort de son époux, Florence Gould offre ses fameux palmiers à la ville. Bernard Cornut-Gentille les fera porter sur la Croisette en 1956. (Gilles Cornut-Gentille et Philippe Michel Thiriet : Florence Gould).

LIENS ASSOCIES :

J.M. GEFFRIER, P. FLET : La cuisine cannoise

L’aïoli géant de Cannes : La tradition perdure depuis les années 1975, à l’époque du maire B. Cornut-Gentil, où la mairie avait l’habitude de recevoir les membres du jury et la presse sur la butte de Saint-Cassien. Aujourd’hui, sur la Place de la Castre au Suquet, l’aïoli du maire réunit, chaque année, un millier de personnes. Vous prenez pour ce millier de personnes, 50 kilos de pommes de terre, 50 kilos de haricots verts, 50 kilos de choux fleurs, 30 kilos de carottes, 180 kilos de morue dessalée, 1000 œufs durs et surtout 50 kilos d’aïoli…et vous obtenez ce plat de fête traditionnelle. On a envie de décerner la brigade des 18 cuisiniers et des 45 serveurs, une palme hors compétition pour cet évènement, celle de l’accueil et de la convivialité.

 

RUE D’ANTIBES, sur le même trottoir, trois galeries d’art ont disparu

En 2007, la galerie Alexandre Léadouze qui avait succédé à la galerie Robin. Je me souviens que Jean-Gabriel Domergue s’était ainsi fait connaître aux touristes du Nord, exposait aussi Georges Capron, le neveu d’André Capron dont le musée de la Castre possède quelques œuvres.

BILLET N° 61 MAI 2015

La Galerie Gantois au 105 où trois générations se sont succédées, je pense y avoir vu des toiles de Chagall et d’Hartung, Bellini, Julian Taylor il y a peu.

BILLET N° 61 MAI 2015

Galerie de Cannes qui accrochait des Bricka, Jequel, Raquin…

BILLET N° 61 MAI 2015

Ces trois clichés sont dus à I.P. Irène Payan que nous remercions vivement.

ON NOUS COMMUNIQUE :

Mercredi 27 mai : Journée à Menton. Visite guidée du Palais Carnolès puis, l’après-midi, après un repas au restaurant, visite guidée du musée Cocteau.

Pour tous renseignements tel : 06 78 97 71.

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