Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 22:34

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UN GRAND PEINTRE DE LA MER ?

Grand peintre de la mer et grand aventurier, GEORGES RICARD CORDINGLEY  parcourut les cinq continents et voua toute sa vie une véritable passion pour la mer, les bateaux, le monde de la pêche et les ciels surprenant de lumière, quelques fois nuageux ou parfois encore orageux.

Né à Lyon en 1873, ce voyageur eut deux ports d’attache, Boulogne-sur-Mer et Cannes. Il eut un immense succès dès son plus jeune âge. La reine d’Angleterre lui avait acheté trois tableaux alors qu’il avait juste 20 ans. Cependant, renonçant à une gloire précoce, il s’embarque pour la grand-pêche à Terre-Neuve où…il fait naufrage et dont il a apporté une aquarelle croquée sur le vif.

De son premier séjour hivernal dans notre cité, de 1919 à 1924, découvrant de nouveaux couchers de soleil, de nouveaux ciels,  Ricard-Cordingley exécute de remarquables huiles et aquarelles sur le ponton de la Pantiero, des tartanes et des pêcheurs, des voiliers devant le Suquet. Il décède brusquement à Cannes le 4 avril 1939. M.D.

Ricard le calme devant le Suquet

Le Calme devant le Suquet,  représenté ici grâce à l’aimable collaboration de sa fille, Gabrielle Ricard-Cordingley, est son œuvre ultime, son testament. Nous lui devons aussi ce message : le ciel, un nuage, une vague, un rayon de soleil sur un mur, un souffle de vent sur l’herbe sont autant de beautés éternelles à qui sait les regarder…

Ne pas peindre ce que je vois mais ce que j’éprouve : si c’est du vent, que ça souffle ; si c’est de la pluie, qu’on sente la pluie vous transpercer ; si c’est du soleil, qu’on dise qu’on est dans un four.

 

CE MOIS-CI A CANNES

14 juin 1790 : la foule envahit l’hôtel de ville, réclamant les reliques de saint Honorat et saint Aygulf que l’évêque avait fait transférer à Grasse lors de la suppression de l’abbaye de Lérins, et se plaignant que le défaut de reliques exit [sic] la colère de Dieu et occasionn [sic]le mauvais temps et les fléaux.

 

CELESTIN FREINET A CANNES (1896-1966)

Au cours de notre visite fort réussie à Vence le mois dernier, nous avons évoqué le souvenir de Célestin Freinet : Plus de manuels scolaires et de bourrage de crâne, proclamait-il dès 1927.

Nous connaissons sa vie romancée par le film de J.P. Le Channois (1949), L’Ecole Buissonnière, mais moins son travail d’éditeur.  Militant syndical et politique, il fonde en 1928, la Coopérative de l’enseignement laïc (CEL) qui édite un bulletin mensuel pédagogique, L’Imprimerie à l’école, où l’on débat de tous les problèmes de l’éducation en France et à l’étranger. Au début de 1932, il publie une revue, La Bibliothèque de Travail (BT), qui deviendra L’Educateur.

 freinet gerbeA cette date, la philosophe Simone Weil adhère au Mouvement Freinet. En 1935, à Vence, malgré l’autorisation refusée, il fonde sa propre école expérimentale. Interdit d’école sous l’Occupation, Freinet s’implique dans la Résistance. Après la guerre, Freinet et son épouse Elise qui l’a toujours secondé, réintègrent l’école de Vence. M.D.

 

C’est en avril 1946 que la CEL s’installe à Cannes dans l’impasse Henri-Bergia, devenue le boulevard du Riou. La fonderie Repetto, en face des ateliers réalise les bâtis des grandes presses à imprimer. Dès 1948, les éditions L’Educateur et la BT sont imprimés en sous-traitance dans les ateliers de l’imprimerie Aegitna à Cannes. En 1954, 600 mètres carrés de nouveaux bâtiments sont construits avec le concours des ouvriers de la CEL. L’effectif salarié atteindra jusqu’à 120 personnes. En 1968, l’unité d’imprimerie est transportée à La Bocca,  24-26 avenue des Arlucs sur 1 700 mètres carrés. En 1978, les locaux de la place Bergia déménagent au 189 avenue Francis-Tonner. Puis c’est le dépôt de bilan en 1986. De nombreux militants de la pédagogie Freinet vont essayer de soutenir une nouvelle maison d’édition, la PEMF (Presse édition du mouvement Freinet). Ils continuent au service des enfants dans le parc d’activités de l’Argile à Mouans-Sartoux diffusant les revues par correspondance ou en librairie.

Les locaux de l’avenue des Arlucs hébergent aujourd’hui l’orchestre régional PACA.  M.D.

  arluc freinet

26, avenue des Arlucs. E.R.

 

LIENS ASSOCIES : ALAIN BARATON  LA VERITABLE HISTOIRE DES JARDINS DE VERSAILLES

Louis XIV commande à Jean-Baptiste Tuby une œuvre destinée au bassin d’Apollon. Cette sculpture en plomb commencée en 1668, mise en place en 1670, représente Apollon sur un char tiré par quatre chevaux fous, entouré de quatre tritons et de quatre monstres marins. L’eau jaillit de la bouche des monstres et des tritons. Trois gerbes magistrales s’élancent vers le ciel et semblent composer une fleur de lis. La gerbe peut atteindre 19 mètres de hauteur…C’est le plus beau, le mieux placé…

A la suite de diverses mésaventures, Jean-Baptiste Tuby s’installa à Villefranche-sur-mer et c’est de là qu’un de ses fils, Joseph Tuby, arrive au Fouery (La Bocca) avec ses enfants Elisabeth et François, à la fin du XIXe siècle. François deviendra avocat au 21 quai Saint-Pierre, il agrandit la déjà vaste propriété de l’autre côté de la bastide d’origine dans laquelle son fils,le jeune Victor Tuby, futur statuaire et félibrige, devait venir se délasser et qui reste le cadre authentique du groupe de logements sociaux Le Bel Azur.  

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 Le Bel Azur 13 avenue François-Tuby M.D.

P.S. On lira avec plaisir Histoires d’os et autres illustres abattis de  C.Portier Kaltenbach, ainsi, à l’église Saint-Eustache à Paris, existe un monument funéraire édifié à l’intention de Colbert, sculpté par Coysevox et Tuby sous lequel reposent les jambes de Colbert.

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    Sculptures de l’arrière-petit-fils, Victor Tuby. Voir le billet N°4, août 2010. Photo M.C.

 

 

DEDICACE

J’ai assisté pour vous à la présentation d’une petite exposition de quelques articles illustrés tirés d’un nouvel ouvrage collectif dirigé par Alex Benvenuto, préfacé par le conservateur de la Médiathèque Noailles : Balade à Nice et dans les Alpes-Maritimes sur les pas des écrivains. Avec musique et lecture de textes.Cannes, bien sûr a une place dans cet itinéraire avec Mérimée, Maupassant, Simenon… Des lectures et des balades pour l'été. L.S. 

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Une journée à l’île Sainte-Marguerite est prévue jeudi 14 juin. Visite commentée aux aquariums et paëlla sous les micocouliers, ainsi qu’une journée à Saint-Jean-Cap-Ferrat, visite guidée de la villa Santo Sospir et de la villa Kerylos. Renseignements ( 04 93 69 11 57.

 

 

 

 

 

 

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 23:57

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Le conseil d'administration du 30 mars a élu à la présidence de l'Ami des archives Jacqueline Leconte qui s'efforcera de maintenir les objectifs de l'association pour que perdure la mémoire collective de notre ville.

 

ADDITIF AU BILLET D’AVRIL N°24

Revue de Cannes le 17/11/1886

Un correspondant anonyme a écrit à la direction pour se plaindre de I’ inobservation du dimanche à Cannes. Partout, dit- il, les ouvriers sont à l'ouvrage, les chantiers sont ouverts, et les étrangers sont scandalisés de voir ainsi profaner le jour du Seigneur. Nous avons déjà eu personnellement plusieurs fois occasion de regretter ces faits, et nous ne pouvons trop engager de nouveau les entrepreneurs de travaux soit pour le compte de la commune, soit pour les particuliers, à ne déroger à cette règle si nécessaire même à l'ouvrier, du repos du dimanche, que dans des cas d'extrême urgence.

 

JEU DE FAMILLE : Le grand-père est Emmanuel Repetto, fondeur à Cannes, la fille est Rose Repetto. Elle monte à Paris auprès du petit-fils Roland Petit qui demande à sa mère de lui confectionner des chaussons « coutures externes ». Repetto n’appartient plus à la famille, la raison sociale demeure.

 

LA PALME D’OR… POUVEZ- VOUS M’EN RACONTER L’HISTOIRE ?

                Il était une fois, en 1939, un ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, Jean Zay, qui eut l’idée d’un festival du film et d’une branche d’acacia pour symboliser le Festival lors de sa création fugace en 1939. La première manifestation ne se déroulera qu’en 1946.

                Lors des premiers festivals, on remet des tableaux aux gagnants des grands prix. Selon les dons faits gracieusement au Festival, des contemporains prestigieux voisinent avec des artistes plus modestes : Chagall, Utrillo, Chapelain-Midy avec quelques naïfs locaux. Les plus rusés, en coulisse, faisaient des échanges. Ainsi René Clément s’arrangea pour faire partie des mieux dotés.

                Ce fut le conseil d’administration du Festival qui décida de remplacer le grand prix par une tige ornée d’un cœur et soutenue par une sculpture en terre cuite puis par une palme d’or représentant les armoiries de la Ville. 

                En 1954, une joaillière parisienne, Suzanne Lazon, proposera aux organisateurs d’offrir au gagnant un bijou en forme de palme, évoquant les arbres de la Croisette. Posé sur un socle sculpté par Jean Cocteau, la Palme d’or est créée en 1955. Delbert Mann est le premier cinéaste à la recevoir pour son film Marty. Elle est en or massif.

On passera progressivement à une palme plaquée or, remise dans son coffre rouge. Mais le trophée ne fait pas l’unanimité : il est abandonné après le festival de 1963, la Palme dont l’élaboration avait été confiée à plusieurs joailliers disparut mystérieusement du palmarès; sans savoir pourquoi elle fut rayée de la liste des prix à décerner, lors de l’édition 1964...

                Le Conseil d’administration revient au diplôme avant d’y renoncer à nouveau en 1975 pour réhabiliter, cette fois pour de bon, la Palme d’or.

                En 1998, le Festival demanda à Caroline Gruosi-Scheufele, des ateliers de la maison Chopard, de redessiner la Palme. C’est maintenant un trophée en or jaune monté sur un bloc de cristal en forme de diamant. La prestigieuse maison suisse, dans le cadre d’un partenariat, fournit chaque année gracieusement la palme d’une valeur de plus de 20 000 euros.

 palme d'or  Délicatement courbée, la tige qui supporte 19 feuilles sculptées à la main, forme à sa base un cœur, symbole de la maison.

Une deuxième palme d’or non datée est toujours en réserve en cas d’accident matériel de dernière minute, ou de palme ex-æquo.

Jusqu’au palmarès, la Palme est à l’abri dans les coffres du joaillier qui la livre au dernier moment à la direction du Festival de Cannes.

En or 24 carats, le trophée est coulé à la main selon la technique à cire perdue, puis fixé sur un cristal de roche taillé en forme de diamant.

"La nature ne donnant jamais naissance à deux cristaux de roches identiques, chaque palme est absolument unique", souligne Mme Gruosi-Scheufele.

Depuis 2000, deux mini-palmes, modèles réduits de leur célèbre aînée, récompensent les prix d’interprétation féminin et masculin.

La remise de la Palme d’or a toujours été un théâtre d’émotions. Récompensé en 1987 pour Sous le soleil de Satan, Maurice Pialat avait lancé au public qui l’avait sifflé sa fameuse réplique : "Si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus".

 

  SOURCES : Henry-Jean Servat  La Légende de Cannes.

                       Michel Pascal  Cris et chuchotements

                       François Guyot sur le web.

 

LU POUR VOUS : LE COACH NICE-CANNES

Gordon-Bennet, dont le yacht Lysistrata était souvent ancré dans le vieux port de Cannes, était le propriétaire du New-York Herald Tribune. Avec Henry Ridgway, riche banquier de Philadelphie, et d’autres associés, ils fondent, en 1890, une ligne hippomobile entre Nice et Cannes desservant Cagnes, Val Claret, Antibes et Golfe-Juan à raison d’un voyage par jour aller et retour. Baptisée Old Rocket, vieille fusée, la voiture, tirée par quatre chevaux et aménagée par Muhlacher, pouvait contenir quatorze personnes.

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 Coach privé Mühlbacher. Internet.

Faisant partie de la collection de Dina Vierny, la berline a été achetée en 2011 et restaurée dans le strict respect de l’époque. Les portières sont ornées des armoiries de Cannes à gauche et de Nice à droite surmontées de l’emblème de Gordon Bennett, une chouette perchée sur un croissant de lune signifiant « la nuit porte conseil ». Nous espérons une prochaine exposition de cette berline.

  

CE MOIS A CANNES

7 mai 1868 : Décès de Lord Brougham (voir le billet N° 20). Grâce à lui, le Tout-Londres n’a que le mot « Cannes » à la bouche. Nous devons à Jean Bresson le récit de ses derniers moments : Evidemment, Lord Brougham était un sage, puisqu’il choisit l’Eden de Cannes pour y écouler en paix les dernières années de sa vie…illustrant ce vieux dicton : « une bonne conscience est le plus sûr garant d’un bon appétit ». Dans la soirée du 7 mai 1868, le noble vieillard, alors nonagénaire, fit encore honneur au menu suivant : Potage, rougets de la Méditerranée, côtelette aux pommes, une aile de poulet, un peu de pudding au riz, le tout arrosé d’un verre de Malaga et de deux doigts de porto. Quelques heures plus tard, ainsi lesté pour le dernier voyage, le noble lord remettait son âme à Dieu.

Lord Brougham se prononce « broum », les Anglais le caricaturaient avec un balai.

Jean Bresson : La Fabuleuse histoire de Cannes.

lord brougham

Statue de lord Brougham par AL TRIVERO d’après LIENARD 1953.

L’ensemble du monument fut inauguré le 10 octobre 1870. Les Allées de la Liberté. MLR

 

LIENS ASSOCIES

PIERRE ASSOULINE  LE DERNIER DES CAMONDO

L’auteur y narre la vie de Moïse de Camondo. Celui-ci épousa Irène Cahen d’Anvers âgée de 19 ans. C’était La Petite fille au ruban bleu du portrait de Renoir. Peu d’œuvres ont réussi comme celle-ci à capter tout ce qui demeure inaccessible du monde intérieur d’un enfant écrit P. Assouline.

Ce portrait connut un curieux destin ; après avoir été pris par Goering qui le céda au riche industriel suisse d’origine allemande Georg Bührle, il fut restitué à Irène Cahen d’Anvers devenue comtesse Charles Sampieri. Elle le mit en vente en 1948 et il appartient désormais à la fondation Bührle de Zurich.

Nous retrouvons la comtesse Sampieri à Cannes à l’âge de 90 ans en 1962. Elle y possède les villas Laurence, avenue du Roi-Albert, Elvina, à l’angle du boulevard de la République et de l’avenue de Lyon, Les Araucarias, dans le quartier Terrefial (voir le précédent billet) dans le lotissement du château de Thorenc (billet N° 17). Cette dernière, située 2 chemin des Araucarias, se veut résolument moderne, construite en 1925, une réalisation des architectes associés Emile Molinié, Charles Nicod et G. de Montaut. En 1928, son propriétaire est M. Durand de Lyon et son nom La Carmencita. La comtesse Sampieri l’achètera, dans les années 50, au baron de Dietrich, puissant industriel d’Alsace-Lorraine.  villa araucariaivr93 02060069xb v

C’est sans doute la comtesse Sampieri qui fait agrandir la villa et adapter le jardin, aujourd’hui propriété de Saoudiens et dans son vaste jardin se construisent deux immeubles.

Ayant hérité de la fortune des Camondo par suite de la disparition tragique de ses enfants, elle la dilapide, dit-on, dans les casinos de la Côte d’Azur. Elle meurt en 1963.

Sources complémentaires : Archives municipales 2S883.  

                                                                                                         Ministère de la Culture ; base Mérimée

ON NOUS COMMUNIQUE

                Une sortie est prévue le jeudi 10 mai dans l’arrière-pays, le village médiéval de Vence et le jardin des Fleurs de Poteries de Gattières.

Les renseignements complémentaires seront donnés au ( 04 93 69 11 57.

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Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 00:12

en-tête ami archives Bis

Chers Amis des Archives,

Je pars…en tant que présidente, je reste…en tant que membre…

De février 2001 à  mars  2012, j’ai eu le plaisir de réunir autour de moi, des personnes intéressées voire passionnées comme moi-même et de partager avec elles les surprises de la recherche.

Ce fut une grande joie pour moi de retrouver l’histoire de certaines propriétés privées et publiques, de familles cannoises et étrangères ou encore la vie des quartiers de Cannes.

J’ai partagé avec vous la découverte du patrimoine souvent peu connu de cette ville que j’aime.

Merci de m’avoir suivie et entourée toutes ces années.

Bien  sincèrement

Andrée Bachemont

 

LA VILLA TERREFIAL

Terrefial désigne un quartier de Cannes circonscrit par le boulevard Montrose et le boulevard de Vallauris.

Monsieur le professeur Vouland, dans l’ouvrage Etude de toponymie régionale, écrit que la forme la plus ancienne de ce nom se trouverait dans un testament écrit en 1479 par le notaire Berard qui emploie le mot terre freyal.villa terrefial 1IMGP4370

L’adjectif freyal viendrait du latin friare signifiant réduire en morceaux. Il s’agirait donc d’un terme technique désignant la consistance du terrain en l’occurrence une terre friable. Une villa du quartier porte ce nom. Cette demeure bourgeoise, ne laisse presque rien paraître de l’extérieur ; elle fut construite vers 1870 comme sa voisine, son architecte n’est pas connu.

Villa Terrefial angle de l’avenue Montrose et de l’avenue du Grand Pin. F.B.

Édifié sur un plan carré comprenant deux niveaux sur un sous-sol, l’ensemble est couvert d’un toit à croupe couronné d’une balustrade, un escalier à double révolution donne accès au jardin de 2000m2 à l’époque, planté de palmiers, de cyprès et de bambous. En 1920, le propriétaire est M. Adolphe Jorrand de la manufacture de tapis à Aubusson « Croc Père et Fils et Jorrand » qui existe encore de nos jours. De 1930 à 1941, le propriétaire est M. Gras, il possède dans le quartier une distillerie sous l’enseigne « Gras et Ero », c’est le pharmacien des « Allées » (voir notre billet de décembre 2011 N°20).

Actuellement, la villa porte le nom de The house at Cannes et accueille pendant le Festival les personnalités du cinéma. C’est Pénélope Cruz qui cette année l’investira le temps d’une soirée où elle présidera un tournoi de dominos entre stars, (www.pineletpinel.com). F.B.

 

SAINT CÉSAIRE

Les reliques de saint Césaire d’Arles ont fait l’objet d’une exposition au musée du Louvre qui s’est achevée à mi-février. C’est aussi notre saint Césaire, celui que nous allons évoquer.

Il est né probablement vers 470 à Castillon (près de Chalon-sur-Saône), en territoire burgonde, de parents chrétiens et probablement gallo-romains. En 488 il reçoit la tonsure de l'évêque de Chalon et reste à son service durant deux ans. Attiré par une vie plus solitaire et pour éviter peut-être d'être retenu par sa famille, il s’enfuit à Lérins en 490 ; il est reçu comme novice par l’abbé Porcaire. Il est fortement marqué par la vie monastique. À Lérins il a sûrement acquis l'essentiel de sa culture basée sur les livres saints et les Pères de l'Église.

Il devient évêque d’Arles probablement en 502, le récit le plus ancien de la remise du pallium par le pape à un évêque est celui de la remise de son pallium par le pape Symmaque, il y a plus de 1500ans.

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Chrisme sur le pallium, représentation du pape.                                 Le pallium de Saint Césaire

 

Il continue à vivre comme un moine, exigeant que le clergé soit exemplaire. Il donne un rôle important au libre arbitre comme l’avait prôné saint Augustin. Un acte de donation de Childebert, en 540, fils de Clovis, donne les pêcheries situées au sud de l’étang de Caronte, probablement l’actuel quartier de Jonquières à Césaire. Ce village à 32km de Cannes était connu des Romains sous l’appellation de Castrum Caesari. Les moines de l’abbaye de Lérins, au IX e siècle, l’appelleront  Saint-Césaire.

Et ceci aussi, qui ne peut le dire : nul ne doit rendre un culte aux arbres, observer les augures, s’adresser aux enchanteurs ; nul ne doit s’enquérir auprès des magiciens et des devins, nul ne doit, à la façon sacrilège des païens, prendre garde au jour où il part en voyage et au jour où il rentre chez lui, mal auquel, non seulement les laïcs, mais même un certain nombre de clercs, je le crains, succombent à cause d’une coutume sacrilège. Traduction de sermons par J. Delage, Wikipédia.

Autres sources sur le Web : L’École Hors les Murs ; Christophe de Dréville.

  

ARCHIVES D'HIER ET DE DEMAIN  

                               01 / 07 / 1904

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                                                           nice matin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIENS ASSOCIES

 

ROGER PEYREFITTE Tableaux de chasse

Fernand Legros achète à la galerie 65 de Cannes deux Dufy, deux Vlaminck à la propriétaire, Gilberte Duclaud, années 60. Une Réception de Dufy y est à vendre, fréquemment traitée par le peintre. On contestera l’affiche servant à l’exposition de Dufy (on pense alors que l'oeuvre n'est pas authentique). La galerie a été créée par G. Duclaud en 1953. Y ont été exposées des peintures de François Raty. Il s’avère que ce 65 est maintenant la bijouterie Aubry. L’actuel 65, côtoie deux magasins sans étage encadrés par deux immeubles dont les frontons ont des fenêtres ouvertes, ouvertes sur … un « torrent impétueux », la Foux. Les magasins sont sur un radier, quant à la Foux, elle se jette dans la mer, couverte, pour devenir la rue des États-Unis.

 

65 rue d'antibesplan N° 2 pont de la foux (2)

 

Plan cadastral de 1871, Archives municipales.                                               65 rue d'Antibes ML.R

 

La rue des États-Unis est nommée rue Armand, on voit à gauche la parfumerie et la villa de M. Armand, d’origine alsacienne, il n’était pas bon de rappeler ses origines en 1871, le plan de 1884 rectifiera, il s’agit de M. Herman qui fit recouvrir la Foux à ses frais jusqu’à la mer.

 

Dernière nouvelle : un nouveau magasin ouvre ses portes, la boutique Repetto. La tentation est trop grande de finir ce billet d’avril par ces deux photos à faire réveiller la mémoire des Cannois.

                               

 

 

 regard d' égout pieds-ballerine[1]

   Regard d’égout, avenue Alexandre III M.D

 

 

 

                                                                           

On nous communique : mardi 3 avril, visite guidée du musée Escoffier à Villeneuve-Loubet.

Pour tous renseignements (04 93 69 11 57  

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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 08:22

 

    en-tête ami archives Bis

 

Une nouvelle Histoire de Cannes est parue récemment.

Cet ouvrage, réalisé par un collectif d’auteurs sous la direction d’Alain Ruggiero, maître de conférences honoraire en histoire contemporaine et chercheur, réactualise la dernière Histoire de Cannes publiée en 1977.  Après l’avoir lu et pour en savoir plus, nous avons assisté fin janvier à une petite conférence en présence de deux auteurs Alain Ruggiero et Claude Marro, professeur d’histoire-géographie retraité et vice-président de la Société scientifique et littéraire de Cannes et de l’arrondissement de Grasse. Les auteurs se sont appuyés sur les documents publiés au fil des années et aussi sur les travaux de notre association. Au cours de cette soirée fut posée la question  des armoiries, d'où l'idée de ce billet.  L.S.

 

Jusqu’en 990, Canoïs ne possédait pas de blason particulier.

  Un riche marchand cannois d’anchois salés, pendant le bombardement de Toulon, força un passage entre les bâtiments de la flotte avec ses petits bateaux à pêche chargés de blé. Il reçut des « lettres de noblesse » et Cannes fut récompensée pour avoir été son lieu de naissance, avec permission de faire sculpter au-dessus de la porte de l’hôtel de ville une branche de palmier et une fleur de lys. En 1830, la fleur de lys fut enlevée mais la branche de palmier resta. Ceci nous est narré par M.M. Brewster dans Lettres de Cannes et de Nice 1856-1857.

 

Traversons à rebours la naissance de Cannes. Les premières armoiries de Cannes présentent les lettres C et A abrégés de Caritas (charité) et d’Amor (amour) et la palme d’argent sur fond azur, emblème de l’abbaye de Lérins. Nous sommes autour de l’an 1 000, époque où l’on prédisait la fin du monde, se faire pardonner et être en paix étant le souci immédiat. Guillaume Gruetta dit « Le Sauvage » fit d’importants dons  à l’Eglise et céda le village de Cannes à l’abbaye de Lérins qui lui donna alors l’emblème de l’abbaye. La palme d’argent fait référence au palmier sur lequel saint Honorat grimpa tandis que la mer noyait les serpents qui infestaient l’île.

 

Les lettres disparurent en 1636. Les consuls de Cannes les remplacèrent par deux fleurs de lys, en hommage au marquis de Saint-Chamond, représentant du gouverneur de Provence. Par la suite le blason fut couronné, eut une branche de laurier et de chêne. La Révolution supprima les armoiries, Napoléon Ier les rétablit, Cannes ne reçut pas les abeilles impériales. Louis XVIII rendit deux ordonnances fixant définitivement nos armoiries.

 

 

Sources : Pierrugues : Cannes à travers les âges.

Revue de Cannes et du Littoral 1903.

 

Cannes Soleil N° 85

 

Margaret Maria Brewster 

 

Lettres de Cannes et de Nice 1856-1857  

 

 Blason de Cannes

 

Blason de Cannes dans ses monuments Théâtre rue Louis-Ardisson MLR

 théâtre hoche

 

 hôtel de ville   blason palais de justice

  Fronton du Palais de Justice, boulevard Carnot. MLR   

 L’Hôtel de Ville MLR

     

 

CE MOIS A CANNES : Le Littoral 1924 annonce la mort si soudaine du prince Léopold d’Albany qui plonge dans la consternation aussi bien les Anglais résidant dans notre cité que les habitants de Cannes.

 

A 2 heures, S.A.R. voulut descendre le grand escalier qui conduit dans le jardin du Cercle Nautique. Le prince marchait seul, devant, selon l'étiquette, derrière lui suivaient quelques familiers, le capitaine Percival et le Docteur Royle lorsqu'il fit un faux pas et tomba sur les marches. La chute avait été si violente que le prince ne put se relever. On s'empressa autour de lui, mais certes on était loin de prévoir un si cruel dénouement ; on supposait la fracture de quelque membre, sans croire à des complications internes.

 

Le prince fut transporté dans les salons du Cercle où on lui donna les premiers soins puis à la villa Nevada chez M. Percival, capitaine de son état-major dont il était l'hôte depuis son arrivée à Cannes.

 

Le prince passa une soirée assez calme à lire, s'entretenant avec des amis ; rien ne faisait prévoir un dénouement fatal, et on croyait tout danger conjuré. Malheureusement il n'en a pas été ainsi. Vers minuit le prince a été pris d'une espèce de torpeur qui a précédé l'agonie et il a rendu le dernier soupir au milieu de ses amis.

 

Le prince Léopold était âgé de 30 ans à peine. Il était né le 7 avril 1853 et était le quatrième fils de la reine Victoria et du feu prince Albert ; il y a quelques années déjà, le prince avait fait une chute qui détermina une grave blessure au genou, mais il put alors être guéri. C'est aujourd'hui des suites d'un accident identique qu'il a succombé.

 

   tombealbany

 

Mémorial au duc d’Albany, Cimetière du Grand Jas. MLR

 

 

 

  LIENS ANNEXES : SUPER-CANNES

 

Publié en 2000, traduit en 2001 - existe en livre de poche

  L’auteur  J.G.Ballard, 1930-2009, écrivain de science-fiction anglais. Deux grands romans ont été adapté au cinéma l’un par David Cronenberg Crash ! l’autre par Steven Spielberg c’est L’Empire du Soleil. J’ai été à Cannes pour la première fois en 1947, c’était une toute petite ville, on en faisait le tour en une demi-heure. Il est revenu en 1996 pour la présentation de Crash ! Au festival et en 2000 parait Super-Cannes.

 

C’est à l’aube du troisième millénaire, sur les hauteurs de Cannes, un parc d’activités international Eden-Olympia-genre Silicon Vallée palais des festivals 1970européenne…Un roman qui mêle lieux imaginaires, lieux réels …Eden-Olympia (Sophia Antipolis),…à l’entrée de Cannes l’aéroport avec son musée Nostalgic Aviation ; la Croisette, le Blue Bar, la terrasse du Carlton, le palais des Festivals, Nice-Matin, le Noga-Hilton, la rue Amouretti, la gare et son passage souterrain, le boulevard d’Alsace, le Majestic, le festival du film…Je ne situe pas la rue Valentin rendez-vous nocturne…mal famé.  

 

Palais des Festivals 1970 Cannes-Soleil (le Blue Bar fait l’angle à gauche de la photo)

 

 

À La Bocca, une banlieue industrielle à l’ouest de Cannes… Un refuge pour orphelines, tenu par une douzaine de religieuses noires. Le foyer d’enfants se trouvait entre la gare de marchandises de la Sncf et un groupe d’immeubles délabrés. Le bâtiment de deux étages aux fenêtres gothiques et au toit en pente raide accueillait une école catholique. Un dortoir, au second étage avait été divisé en boxes…contenant chacun trois lits.

Une vision futuriste parfois sordide qui balaye la Côte d’Azur qui s’appuie sur l’histoire des années disparues et sur la beauté des lieux avec des personnages troubles. Une promenade entre crimes, haute technologie, capitalisme et misère humaine. Un parc d’activités dans un décor champêtre transformé en laboratoire de toutes les perversions. 

 Il serait intéressant de retrouver la réalité.

 

 

 

ON NOUS COMMUNIQUE

 

Une visite guidée du Palais des Festivals et des Congrès est prévue le mardi 13 mars à 15 heures, rendez-vous sur place.

 

Vendredi 30 mars, Assemblée Générale au Logis des Jeunes de Provence, rue de Mimont à 16h30. C’est l’occasion pour renouveler ou adhérer à l’association des Amis des Archives, la cotisation est fixée à 25€. (04 93 69 11 57.

 

 

 

 

 

 

 

Par mlr - Publié dans : Histoire
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 23:36
en-tête ami archives Bis
LOUIS GERMAN, UN PEINTRE A REDÉCOUVRIR
Il est dans la lignée des peintres provençaux du XXe siècle. Avant de se lancer dans la peinture, Louis German avait travaillé plusieurs années à Vallauris comme peintre décorateur sur céramiques chez Jérôme Massier. Nous ne connaissons que deux plats signés de sa main dont un qui s’en est allé en Russie.
Puis c’est l’installation à Cannes en 1906. Il s’affiche « peintre aquarelliste » et réalise notamment le décor des bannières en soie que la ville offrait en récompense lors des fêtes locales, Carnaval et des batailles de fleurs.
  German Château Saint-Honorat
Pêcheurs devant Saint-Honorat  M.D.
Sa renommée s’étend, il donne des leçons. Parmi ses élèves, des personnalités de l’aristocratie qui séjournent sur la Côte d’Azur comme la duchesse de Vendôme et la comtesse de Gérard. Aux côtés de peintres locaux reconnus, Pastour, Quertant, Victor Tuby, Pavec, Barol, il participe aux expositions et aux foires aux croûtes organisées par l’Association des Beaux-Arts de Cannes qui a posé ses chevalets dans l’ancienne école de La Castre.
  ecole des beaux-arts
 
Après l’édition d’un album, en 2009, intitulé Louis German, peintre cannois de la Méditerranée, un beau livre très illustré vient d’être édité par son petit-fils Marcel Meaufront-German. Devoir de mémoire empreint d’une profonde émotion et d’affection qu’il avait particulièrement à cœur de réaliser. Une exposition des œuvres de l’artiste vient d’être organisée par la Fondation German en partenariat avec la ville de Cannes, plus de quatre-vingts œuvres retrouvées récemment dans quelques collections privées de France et des pays d’Europe. M.D.
 
     Ecole des Beaux-Arts : deuxième rue du Barri Le Suquet MLR
Vendredi 13 janvier 2012, vernissage à Cannes de l’exposition Louis German. Tous les amis de son petit-fils, Marcel Meaufront-German, l’entouraient, ceux qui voulaient découvrir le peintre dont ils entendaient parler depuis longtemps, ceux qui avaient aidé aux livres ou à l’exposition et c’est dans une ambiance chaleureuse que les représentants du Maire ont retracé l’histoire… En plus des peintures nous avons découvert de belles céramiques que nous n’attendions pas… Certains étaient venus avec d’autres tableaux du peintre pour les faire voir… L.S.
 plat german
Jusqu’au 12 février, salle Miramar.  
 
LE MUSÉE DE LA CASTRE, SES AMBITIONS, SES BESOINS, EN 1934.
L’association des Musées de Cannes-Lérins s’est jointe au Conseil municipal pour la visite du domicile des salles des Seigneurs de Cannes.
... Il réservait des surprises : deux cent-dix mètres carrés de surface, en cinq salles dont deux parfaitement éclairées et toutes voûtées.
Elles se trouvent dans le voisinage immédiat du Musée Lycklama et sont inoccupées. Elles répondraient parfaitement à la première des réalisations prévues par l'Association des Musées de Cannes-Lérins : le Musée des Pêcheries de la Baie de Cannes.
La visite continue par les bâtiments contigus à la vieille chapelle de sainte Anne, dans la cour même du château et qui servent pour le moment d'entrepôts.
     
Puis, ce fut le tour de la chapelle elle-même, joyau du XIIe siècle, qui constituerait le cadre éminemment propice à un Musée d'art religieux de Basse-Provence, qui, on le sait, est un des autres buts de l'Association. M. Jean Gazagnaire fit de cette destination envisagée un clair exposé, conciliant les intérêts relatifs à l'église N.-D. d'Espérance et ceux du Musée. A cet exposé, assistait le curé Grau qui avait fait au Comité les honneurs de sa nef et de sa sacristie, riche de quelques statues anciennes, dont une, très belle de sainte Anne patronne de la plus vieille église de la Castre. Il fut naturellement convenu que toute modification susceptible de survenir dans l'utilisation des locaux dont dispose, dans le voisinage immédiat de sa paroisse, le curé Grau serait faite en pleine entente et après accord avec lui.
  musee de la castre
 
Musée Castre : Arrière du château MLR
 
Le Conseil d'administration des Musées de Cannes-Lérins dès maintenant fait appel aux Cannois qui tiennent à la sauvegarde et à la mise en valeur d'un passé, cœur de leur ancien castrum. Tous les dons seront reçus avec gratitude, les manuscrits ou livres intéressant Cannes, Lérins, jusqu’aux tableaux, miniatures, estampes, cartes, dessins, plans se rattachant à l'histoire locale, depuis le «calen » jusqu'au viro-peï, depuis la modeste «pointe » jusqu'aux falbalas des aïeules. Une chaise, un bahut, un lit, un outil, une table, des armes, des faïences, etc., le Comité acceptera et assurera la conservation de l'objet le plus simple comme le plus rare.
Deux conditions seulement : objets de Basse-Provence, objets anciens. Le nom des donateurs sera publié dans les journaux et affiché dans les musées en regard de chaque don.
En vue de la réalisation de son premier projet, le Comité insiste particulièrement auprès des pêcheurs et navigateurs cannois qui seraient heureux de voir à l'honneur les souvenirs de leurs Vieux et notamment, des engins de pêche, des ustensiles de bord, des appareils, des ancres, des pavillons, des boussoles et aussi bien des sculptures sur bois, des bateaux en réduction, des cartes, des gravures, des dessins, etc. Un Musée régional doit être l'œuvre de tous : ceux qui l'ont entrepris sont au service de tous.
 
CE MOIS- CI A CANNES
Séisme à Cannes – Le Littoral illustré
Le 25 février 1887, un tremblement de terre dont l’axe se trouvait en Sicile était ressenti tragiquement à Cannes. La chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, rue des Roses, a servi de refuge à plus de 150 personnes. Sur la place de l’Oasis, des familles entières bivouaquaient. Cet événement a provoqué une panique en Angleterre qui aidera les sinistrés. La communauté étrangère a rivalisé avec les Cannois pour adoucir les poignantes misères nées de cette terrible catastrophe  51399,50 francs seront recueillis essentiellement en Grande-Bretagne, cependant l’impact de l’événement est tel que la fin de la saison touristique, à l’époque l’hiver, est définitivement compromise.
 
Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est actuellement l’immeuble « 16 République », la rue des Roses la rue des Mimosas et la place de l’Oasis  la place du Commandant Lamy.
Cannes avait connu également un séisme le 16 février 1752, un mercredi des Cendres, ce qui avait fort frappé ses habitants.
     
 
LIENS ASSOCIES   Margaret Maria BREWSTER           LETTRES DE CANNES A NICE 1856-1857
 
Il y a beaucoup de beauté et d’intérêt sur les plages de la Croisette… également ce tas de boules et de cônes poilus qui sont répandus sur le sable. Il y en a de deux sortes, l’une est toute ronde et n’est composée de rien d’autre que des poils secs ou des fibres de noix entrelacés pour former une boule.   posidonie
L’autre a la forme d’un cône dont un bout est aussi sec et fibreux mais l’autre est humide et vert, et où se trouve encore, sur quelques-uns une sorte de calice ou compartiment et sur d’autres il y a des restes de tiges et de feuilles vert-brun.
Les posidonies sont les seules plantes marines capables de fixer les fonds du littoral marin grâce à leurs racines adventives et sont l’objet de beaucoup d’attention actuellement.                                                         
Posidonies ramassées au Moure Rouge MLR
ON NOUS COMMUNIQUE : l’association des Amis des Archives de Cannes organise le jeudi 16 février une conférence intitulée Le Japonisme réalisée par Jacques Vannier. Rendez-vous à l’Hôtel Windsor, à 14h 30, conférence suivie d’une Crêpes Party. Renseignements ( 04 93 69 11 57
 
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